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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 10:58
Bel humour indien

"No comment", comme on dit là-bas......

 

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 09:38
Bien vu !

"2/3 des femmes de Trump étaient des immigrées....

preuve encore une fois que nous avons besoin d'immigrés 

pour occuper des emplois

que la plupart des Américains ne voudraient pas occuper"

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 14:51
Trump, premier "comandante" des Etats-Unis ou despote arabe?

Cet article de Catherine Gouëset, publié hier dans l’Express,

résume bien ce que beaucoup de Français ressentent

à propos du nouveau président américain,

déconcertant et inquiétant à la fois.

*****

Le nouveau président américain partage pas mal de caractéristiques avec les dirigeants populistes du Moyen-orient ou d'Amérique latine observent, mi-amusés, mi-sérieux plusieurs spécialistes de ces régions.

Plus iconoclaste que Reagan, plus surprenant que Bush. Le phénomène Donald Trump est inédit dans la vie politique américaine. Sa truculence qui confine à la vulgarité, ses obsessions, son attitude avec les électeurs, la classe politique et les médias ont un air de déjà vu dans dans certaines régions du monde. Au Moyen-Orient et en Amérique du Sud, notamment, bien des aspects du 45ème président des Etats-Unis sont parfaitement familiers.

"N'ayez pas peur, je vais tout arranger"


Trump veut bâtir un mur pour stopper les migrants et les produits en provenance d'Amérique latine, constate le Washington Post, "mais il a importé une spécialité politique locale: celle du démagogue nationaliste".
Trump partage pas mal de points communs avec des démagogues populistes d'Amérique latine du passé: le dominicain Rafael Trujillo, l'argentin Domingo Perón, ou, plus récemment, le chilien Alberto Fujimori, le vénézuélien Nicolas Maduro ou le nicaraguayen Daniel Ortega. Comme eux, "il dit aux gens ce qu'ils ont envie d'entendre, leur fait peur, avant de les rassurer: 'N'ayez pas peur, je vais tout arranger', commente un éditorialiste dans le Miami Herald.
Comme les autocrates latino-américains, Trump a mené campagne à coup de provocations destinées à faire les gros titres explique Andrés Oppenheimer. Et quand ses allégations sont démenties, il rétorque qu'on a déformé ses propos." Le Guardian, lui, trouve des échos de la rhétorique du "comandante" Chavez dans sa relation symbiotique avec la foule, le mélange de grandiloquence, de menaces et d'humour paillard.

Agiter des bouc-émissaires


Le spectre de la menace étrangère agité par Trump fait partie de la panoplie des national-populistes du sous-continent. A l'instar d'un Perón, il capte le ressentiment créé par l'essor des inégalités et se pose en défenseur des "oubliés" du système. Pour remédier à leurs maux, il désigne des boucs émissaires: les étrangers. Exactement comme Trujillo avec les migrants haïtiens en République dominicaine, rappelle Foreign Affairs.

Egocentrique et machiste

 

Comme ces despotes, Trump est égomaniaque: son mot favori est "je". Il rabâche qu'il est le plus malin, que ses rivaux sont des "imbéciles" ou des "vendus". Il n'a pas de programme concret ni d'organisation politique pour le mettre en oeuvre.
Des tyrans d'Amérique latine, Trump partage le machisme, observe Diego Von Vacano sur NBC News. Le politologue souligne l'importance de la sexualité dans la figure du caudillo. "Trujillo s'est marié trois fois, a eu de multiples maîtresses, et se vantait de ses prouesses sexuelles, un moyen d'affirmer sa stature d'homme fort." Dans l'Amérique de Trump, on appelle ça un mâle alpha.
Ironie du sort, relève Andrés Oppenheimer, c'est au moment où l'Amérique latine "commence à rejeter les autocrates messianiques que les Etats-Unis adoptent cette figure".

La passion pour la chose militaire

 

De l'autre côté du globe, c'est plutôt la figure du despote moyen-oriental que Trump évoque. Coïncidence? Le milliardaire répète souvent que le Moyen-Orient se porte beaucoup mieux avec des régimes forts, hier (Saddam Hussein ou Mouammar Kadhafi), ou aujourd'hui (Abdelfatah al-Sissi).
Dans Politico, le Libanais Karl Sharro raille la fascination de Trump pour les militaires -il en a fait entrer trois dans son administration et aurait même rêvé d'un défilé militaire pour son investiture: "Grâce au nouveau président, on peut maintenant parler de 'régime américain', Votre pays mérite cet honneur", ironise le blogueur.

Le népotisme

 

Autres points communs entre Trump et les despotes arabes, la zone grise entre famille et politique, selon le site Al-Araby Al-Jadeed, basé à Londres. Trump règne entouré des siens, comme la plupart des dirigeants du Moyen-Orient. Il a placé dans l'équipe de transition ses enfants et son gendre, puis nommé ce dernier haut-conseiller.

La défiance envers les médias

 

L'attitude de Trump envers les médias ressemble fort à celle des régimes de "l'Orient compliqué": "Des accusations de conspiration pour saper son autorité aux menaces d'interdire leur accès à son palais (la Maison Blanche) en passant par le refus de répondre à certains journalistes, cela rappelle nos dirigeants", moque Karl Sharro.
Comment s'y prendra-t-il pour les "remettre à leur place", interroge le satiriste? "A la manière d'Erdogan (le dirigeant turc) en écrasant graduellement la liberté de la presse, ou bien choisira-t-il l'approche arabe: remplacer tous les médias par un ou deux organes d'Etat?"

Le goût du clinquant

 

Al-Araby Al-Jadeed trouve une autre analogie entre Trump et les caciques arabes: le goût pour les dorures, manifeste chez le magnat de l'immobilier.

L'obsession du complot

 

Dernier effet-miroir, les manifestations anti-Trump, au lendemain de son élection ou le jour de son investiture, dénoncées comme factices par le nouveau président et son camp: "des professionnels, attisés par les médias". Un leitmotiv dans les capitales arabes selon qui les manifestations étaient forcément téléguidées de l'étranger.
Mi-amusé, mi-amer, Karl Sharro lance un avertissement aux Américains: "Nous avons essayé la révolution, et ça n'a pas très bien marché. Vous devriez peut-être vous résigner à vivre avec le nouveau régime. On nous répète sans cesse qu'un homme fort et responsable est la meilleure solution pour les pays arabes, sinon, c'est le chaos. Après tout, le peuple américain n'est peut-être pas prêt pour la démocratie"…

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 15:55
Syrie : pourquoi la défaite de l’ASL à Alep ?

     "Aux yeux de Bachar el-Assad, ce sont tous des "terroristes". Pour ses opposants, ils sont au contraire de valeureux "résistants modérés" face à la répression aveugle du régime syrien.

 

     À l'heure où la rébellion syrienne s'apprête à perdre la partie orientale d'Alep, seule grande ville qu'elle occupait encore en Syriele chercheur Charles Lister, spécialiste reconnu de la Syrie au Middle East Institute, s'est penché dans un rapport sur l'histoire de l'Armée syrienne libre depuis le début de la guerre civile syrienne."

 

     Lire l’excellente analyse du Point

"Syrie : pourquoi les modérés ont échoué"

 

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 16:50
Comment se déclenche une guerre?

      Chaque année, la cérémonie du 11 novembre est l’occasion de se replonger dans la terrible histoire d’un conflit qui a fait des millions de victimes.

 

     Ce matin, devant le monument aux morts de Cordes, j’ai naturellement lu le traditionnel message du secrétaire d’Etat aux anciens combattants, qui rend hommage à « celles et ceux qui ont payé de leur vie leur engagement pour la défense de notre pays et de ses valeurs ».

 

     Mais j’ai souhaité aller au-delà, en invitant à une réflexion sur la guerre et sur les enchaînements qui conduisent aux conflits armés. Y a-t-il une fatalité à faire la guerre ? Quel est le rôle des dirigeants dans le déclenchement des guerres ?

 

    Pour illustrer ces lourdes interrogations, j’ai choisi de lire quelques extraits du discours prémonitoire de Jean Jaurès à Vaise le 25 juillet 1914. Une semaine avant son assassinat, qui précéda de deux jours la déclaration de guerre, le député du Tarn alertait l’opinion sur le drame qui se préparait. Il dénonçait le rôle des dirigeants des Etats, des responsables politiques, des diplomates. Il mettait en garde contre les erreurs pouvant conduire à une guerre qu'il décrivait comme une immense boucherie. Il répétait que ce ne sont pas les peuples qui veulent la guerre, mais ceux qui ne savent pas ou ne veulent pas chercher et construire la paix.

 

     Certes, nous ne sommes pas en 1914 et, malgré les désordres du monde actuel, traversé par tant de conflits et de tensions, nous ne semblons pas menacés par une conflagration mondiale. La lecture de ce texte peut néanmoins faire réfléchir aux conditions de préservation de la paix.

 

 LIRE le discours                  ECOUTER un extrait du discours

 

Jaurès et la guerre de 14-18

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 09:35
Avec Trump....dans l'inconnu

Ce texte publié dans Les Echos

 

 résume bien la problématique de l'élection de Donald Trump

 

**************************

 

      Ah, la révolte du petit peuple blanc ! Fallait-il qu'elle soit puissante pour amener la démocratie américaine à confier son destin à Donald Trump ! Le 45ème président des Etats-Unis a bien joué, comme on dirait sur la scène du reality show dont il fut la vedette pendant de nombreuses saisons. Il y a vu une force, un mouvement de fond et il a raison : cette révolte traverse toutes les sociétés occidentales. Elle n'est d'ailleurs pas sans fondement et mérite à l'évidence de vraies réponses.

 

      Mais ce n'est pas son souci ! Non, on en veut pour preuve la lecture édifiante de son programme, exercice sans doute réservé à ces élites honnies mais qui montre bien, qu'à cette révolte contre la mondialisation, le creusement des inégalités très marqué aux Etats-Unis et le déclassement des classes moyennes Donald Trump n'apporte aucune réponse crédible, en dehors de l'excitation éphémère d'une nuit de victoire contre l'establishment. Spectacle et vie publique ne formant plus qu'une même scène, l'important sans doute à ses yeux n'est pas l'argument mais le trophée. S'asseoir dans le fauteuil d'Abraham Lincoln. Prendre les commandes de l'Etat le plus puissant du monde. Mais dans quel but ? Pour quel projet ? On songe ici aux promoteurs du Brexit, tellement occupés à concocter leur campagne populiste qu'ils en oublièrent d'imaginer un plan de route pour la suite...

 

      Donald Trump a attisé la révolte du petit peuple blanc. Ses mensonges ont porté, la faiblesse de son adversaire et les réseaux sociaux ont fait le reste. Plus de la moitié des Américains ne s'informent plus que de cette manière, via des réseaux savamment programmés au filtre de leurs fantasmes et leur servant, à jet continu, un n'importe quoi de nature à renforcer leurs croyances, fussent-elles les plus obscures. On ne fera croire à personne qu'il s'agit d'un progrès de la démocratie. Par millions, on se complaît dans des complots, on gobe les pires ignominies, on auto-entretient la haine et la peur. La bêtise est virale.

 

      Le n'importe quoi a payé, la foule a suivi le milliardaire new-yorkais. Mais « souvent la foule trahit le peuple », prévenait Victor Hugo. Belle définition du populisme. Porté au pouvoir dans ces conditions, Trump, avec ses obsessions sur la fermeture des frontières et le renvoi des étrangers, ne peut maintenant que décevoir. La première victime de sa politique économique, ce sera justement cette foule blanche qui l'a fait président. Une fois celle-ci déçue, que deviendra sa révolte ? Aujourd'hui, une moitié de l'Amérique ne se reconnaît plus elle-même, une autre a le sentiment d'avoir retrouvé son visage perdu. Elle ne va pas tarder à s'apercevoir que le visage que lui présente Trump, celui de l'« America great again », est un mirage.

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 16:32
Alep : à qui profite le crime ?

     Comme toutes les images de guerre, de destruction de bâtiments, de massacres de civils, ce qui nous est montré du carnage d’Alep ne peut que nous bouleverser. Notre indignation, nos cris d’horreur devant ce déchaînement de barbarie ne suffiront malheureusement pas à convaincre les parties en présence  d’arrêter le terrible engrenage.

 

    Trop souvent la compréhension des conflits est obscurcie par des approximations, des mensonges et des affirmations de propagande, qui empêchent de juger les responsabilités des acteurs. Cela se traduit par des discours hypocrites, qui ne valent pas mieux que certains silences honteux.

 

     Dans cette « bataille d’Alep », quels sont précisément les acteurs et leurs objectifs ?

 

     Non, ce n’est pas de la guerre contre Daech qu’il s’agit. Celle-ci est menée par la coalition internationale à 300 kms d’Alep. Ici, c’est l’insurrection contre le régime syrien, née en mars 2011, que Bachar el Assad veut éliminer. Son seul objectif est de conserver le pouvoir à tout prix. Les Russes, qui entendent faire la preuve de leur capacité d’intervention au Moyen-Orient, lui apportent, sans état d’âme, leur aide militaire pour écraser le territoire tenu par la rébellion sous leurs bombes.

 

     La motivation unique de ces rebelles est le départ immédiat d’Assad, ce qui est contraire aux termes des négociations ayant fixé les conditions de la trêve. A leurs côtés combattent les djihadistes du Front Al Nosra (rebaptisé Fateh Al-Cham et issu de la mouvance d’Al Qaïda), ce qui donne un alibi à Assad et aux Russes pour prétendre qu’ils luttent contre les « terroristes ».

 

     D’autres forces (Arabie Saoudite, Qatar), moins visibles, mais toujours présentes en sous-main dans le conflit syrien, poussent les rebelles à prendre des positions « jusqu’au-boutistes » (jusqu’au dernier civil ?) pour combattre Assad, l’allié de l’Iran chiite.

 

    Dans cette confusion, les Etats-Unis semblent impuissants à faire respecter la trêve qu’ils ont négociée avec les Russes.

 

     Quant à l’ONU, dont le secrétaire général n’a pas de mot assez dur pour dénoncer les crimes de guerre commis à Alep, on aimerait qu’elle consacre tous ses efforts à exiger un retour à un cessez le feu durable et à la mise en place d’un couloir humanitaire.

 

     A qui profite le crime ? Parmi tous ces acteurs du drame syrien, il en est probablement qui pensent tirer parti de ces affrontements criminels pour atteindre leurs objectifs. Ce qui est sûr par contre, c’est que la population civile en est la principale victime.

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 14:23
Shimon Peres et Yasser Arafat, en 1994, peu après la remise du prix Nobel de la paix que les deux hommes ont partagé avec Ytzhak Rabin | UMA PRESS/MAXPPP/MAXPPP

Shimon Peres et Yasser Arafat, en 1994, peu après la remise du prix Nobel de la paix que les deux hommes ont partagé avec Ytzhak Rabin | UMA PRESS/MAXPPP/MAXPPP

    A la suite de la disparition de Shimon Peres, les réactions sont nombreuses* et, pour la plupart, élogieuses.

 

      Rien de plus normal, s’agissant d’un homme qui a marqué fortement l’histoire de l’Etat d’Israël et qui fut un personnage clé dans les multiples tentatives pour trouver une solution au conflit israélo-palestinien.

 

       Coïncidence, j’ai appris sa mort quelques heures après avoir regardé sur ARTE les 2 films (premier film, second film) du réalisateur israélien Shimon Doton  intitulés « les colons ». Même s’il ne présente qu’un volet de cette violence (le côté israëlien), ce documentaire remarquable montre comment la violence et la haine se sont développées depuis les premières implantations de colons en Cisjordanie …..à l’égard desquelles Shimon Pérès eut d’ailleurs une attitude ambiguë.

 

       J’ai rencontré Shimon Pérès, ainsi qu’Yitzhak Rabin, au cours d’une visite en Israël dans les années 80 et je me souviens de l’opposition, parfois vive, qui existait entre les deux leaders du parti travailliste. Elle ne les a pas empêchés de signer avec Yasser Arafat les fameux « accords d’Oslo » le 13 octobre 1993 et de recevoir le prix Nobel de la paix quelques mois plus tard. Les campagnes de haine des extrémistes eurent raison de ce projet de paix, qui passait notamment par un compromis territorial entre Israéliens et Palestiniens.

 

     De façon paradoxale, Shimon Peres, qui fut le « père » de la bombe atomique israélienne**, est reconnu comme un artisan de la paix, en raison de sa contribution aux « accords d’Oslo ». Il a montré que la recherche de la paix passe toujours par des compromis avec les adversaires, même si ce combat n’est jamais définitivement gagné, comme on l’a malheureusement vu après l’assassinat d’Yitzhac Rabin en 1995. Encore faut-il, bien entendu, que les dirigeants aient la volonté d’être des artisans de paix qui ne considèrent pas que seule la violence des armes peut régler les conflits. Vaste programme….

___________________________________________________________________

 

* Voir notamment l'analyse de Cyrille Louis dans Le Figaro et la vidéo d'Alain Frachon sur le site du Monde

 

** Voir ici l’origine de cette bombe atomique israélienne, dont on se demande bien à quoi elle peut servir aujourd’hui…..à supposer qu’elle ait pu être d’une quelconque utilité dans le passé !

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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 13:41
Réflexions sur le terrorisme

Loin des banalités et des surenchères politiciennes, parfois indécentes, une réflexion en profondeur sur le terrorisme s'impose.

 

Je vous recommande la lecture de ces 2 textes, qui peuvent alimenter votre réflexion, même si je trouve leurs conclusions extrêmement pessimistes.

 

- La stratégie de la mouche: pourquoi le terrorisme est-il efficace ?

 

Texte de Yuval Noah Harari, publié dans l’Obs fin mars 2016, au lendemain des attentats de Bruxelles.

 

Extraits : « Un terroriste, c’est comme une mouche qui veut détruire un magasin de porcelaine. Petite, faible, la mouche est bien incapable de déplacer ne serait-ce qu’une tasse. Alors, elle trouve un éléphant, pénètre dans son oreille, et bourdonne jusqu’à ce qu’enragé, fou de peur et de colère, ce dernier saccage la boutique. C’est ainsi, par exemple, que la mouche Al-Qaïda a amené l’éléphant américain à détruire le magasin de porcelaine du Moyen-Orient.

 

Comme son nom l’indique, la terreur est une stratégie militaire qui vise à modifier la situation politique en répandant la peur plutôt qu’en provoquant des dommages matériels. Ceux qui l’adoptent sont presque toujours des groupes faibles, qui n’ont pas, de toute façon, la capacité d’infliger d’importants dommages matériels à leurs ennemis. Certes, n’importe quelle action militaire engendre de la peur. Mais dans la guerre conventionnelle, la peur n’est qu’un sous-produit des pertes matérielles, et elle est généralement proportionnelle à la force de frappe de l’adversaire. Dans le cas du terrorisme, la peur est au cœur de l’affaire, avec une disproportion effarante entre la force effective des terroristes et la peur qu’ils parviennent à inspirer. »

 

                                                    LIRE LE TEXTE

 

 

- La guerre asymétrique

 

Présentation du livre de Paul Rogers, expert britannique des affaires sécuritaires, professeur des études sur la paix à l'Université de Bradford, publié le 14 juillet 2016.

 

Extraits : « Ce rapport d'un spécialiste international de la sécurité explique que les guerres contre Al-Qaida et Daesh sont des exemples de conflits qui vont dominer les questions internationales. Cela conduira à un monde profondément instable et violent dans les décennies à venir, à moins qu’interviennent des changements fondamentaux à l'échelle mondiale dans les approches de la marginalisation et du changement climatique.

 

Le monde économique produit en effet de plus en plus d'inégalités et engendre de la marginalisation de masse, du ressentiment et de l'amertume. Ces souffrances, combinées à l'apparition des limites environnementales mondiales persistantes, en particulier la perturbation climatique, sont un vrai cocktail explosif. »

 

                                        LIRE LA PRESENTATION (en anglais)

 

                                      Traduction en français (approximative)

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 10:24
Comment combattre le terrorisme?

      Devant l'horreur du massacre de Nice, devant ces images et ces témoignages parfois insoutenables, nous ressentons naturellement tous une immense émotion.

 

        Pour autant, les responsables politiques ont le devoir de ne pas se livrer à des analyses sommaires, à des déclarations hâtives ou à des surenchères.

 

      Personnellement, depuis 15 ans, je me suis exprimé à de nombreuses reprises sur le terrorisme, sur ses origines, sur la façon de le combattre et j'ai le sentiment de ne rien avoir à ajouter aujourd'hui.

 

      Jugez-en plutôt:

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CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez