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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 18:05

      Il y a quelques mois, David Cameron enjoignait à la France de ne pas livrer les navires Mistral à la Russie. Laurent Fabius, notre ministre des Affaires étrangères, lui rappela alors que la Grande-Bretagne continuait à livrer des armes beaucoup plus sophistiquées à Vladimir Poutine, que Londres était la capitale d’adoption des oligarques russes et il lui conseilla donc de balayer devant sa porte, avant de nous faire la leçon.

 

      De l’autre côté de l’Atlantique, on n’a pas été avare non plus de "fermes recommandations" à la France, sommée de revoir sa coopération avec la Russie par le gouvernement américain, celui-ci n’hésitant pas à manifester ouvertement à plusieurs reprises son opposition à la vente des deux bâtiments. Par contre, ce même gouvernement se garde bien de nous dire que les moteurs russes RD-180 destinés à équiper les lanceurs américains Atlas V, qui envoient dans l’espace leurs satellites militaires, continuent à leur être livrés ! Touchante discrétion. La règle est bien : "Faites comme je dis, mais pas comme je fais"

 

Brève chronique des annonces et contre annonces

 

     1- Il y a quatre ans, Nicolas Sarkozy annonçait que les chantiers STX de Saint-Nazaire allaient construire pour la Russie deux bâtiments BPC (bâtiment de projection et de commandement) de classe Mistral*.

 

   2- En juillet dernier, malgré la tension entre Occidentaux et Russes, Laurent Fabius assure qu’il n’est pas question de revenir sur la vente des Mistral à la Russie. Pour lui, « il y a une règle que les contrats signés sont payés et honorés ».

 

    3- Quelques semaines plus tard, devant la montée de la crise ukrainienne, les Européens se mettent d'accord sur des sanctions économiques à l'encontre de Moscou, notamment une interdiction de vendre du matériel de défense.

 

    4- En septembre, le gouvernement français annonce que les conditions pour autoriser la livraison du premier navire Mistral à la Russie "ne sont pas à ce jour réunies". Le contrat est alors suspendu jusqu'en novembre. La raison invoquée est "la situation en Ukraine" jugée "grave", parce que les actions menées par la Russie "contreviennent aux fondements de la sécurité en Europe".

 

     5- Le 25 novembre, François Hollande "considère que la situation actuelle dans l'est de l'Ukraine ne permet toujours pas" la livraison des Mistral. Il estime qu'il convient "de surseoir, jusqu'à nouvel ordre" à son autorisation.

 

     6- Aujourd’hui, le premier navire, le Vladivostok** est prêt à être livré et, dans le contexte de tension forte créé par la crise ukrainienne, il n’y a que 2 solutions, aussi mauvaises l’une que l’autre :

      - soit on respecte le contrat, mais on donne le sentiment de ne pas être solidaire de la politique actuelle de fermeté des pays européens à l’égard de la Russie ;

      - soit on ne livre pas le bâtiment, mais on court le risque de conséquences économiques coûteuses et d’une perte d’image dans les contrats internationaux.

 

    Au-delà de ces contradictions et ces va-et-vient, on voit bien que la résolution du problème passe par l’instauration d’une relation nouvelle avec la Russie. Il faut s’efforcer de sortir des problématiques confuses et trop souvent traitées de façon irresponsable, comme en témoigne l’utilisation abusive de l’expression "nouvelle guerre froide". Il faut trouver les voies d’un dialogue, ni naïf, ni agressif, posant clairement les questions les plus délicates : les intérêts de chaque partie, les conséquences d’un conflit durable, les erreurs commises, les compromis possibles de part et d’autre.….

 

    Le sujet mérite d’être abordé en profondeur. J’y reviendrai prochainement.

_________________________________________________________________

* Le BPC est long de 199 mètres et capable d'embarquer 16 hélicoptères, 13 chars et 450 soldats. Le contrat se monte à 1,2 milliard d'euros et génère plus de 500 emplois pendant quatre ans.

** Le second navire, baptisé Sébastopol, doit être livré en 2015.

Mistral : le bal des hypocrites
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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 14:42

Extraits de l’intervention de Paul Quilès

 

devant le monument aux morts de Cordes,

 

le 11 novembre 2014

 

 

      « Il ne suffit pas de commémorer la fin de la guerre de 14-18 et de célébrer la mémoire de ceux qui ont payé de leur vie cette épouvantable boucherie. Il faut aussi, comme nous y invite le discours du ministre que je viens de vous lire, réfléchir aux conditions de préservation de la paix. » (…)

 

      « Il est des paix qui n’en sont pas vraiment. Le traité de Versailles (1919) qui suivit la fin des combats, portait en germe l’humiliation de l’Allemagne, dont l’exploitation par Hitler et les Nazis déboucha sur l’autre catastrophe du 20ème siècle, la seconde guerre mondiale. Les traités de Sèvres (1920) et de Lausanne (1923), censés régler la situation de la Turquie et des pays environnants à la suite du démantèlement de l’Empire ottoman, ne surent pas trouver une solution au "problème kurde" et nous en voyons les conséquences en ce moment. »  (…)

 

      « Le rôle des dirigeants des Etats, des responsables politiques, des diplomates est déterminant dans le déclenchement des conflits. Le beau discours de Jean Jaurès à Vaise le 25 juillet 1914, une semaine avant son assassinat, dont les jeunes collégiens viennent de nous lire des extraits (réécouter), montre bien que les voix les plus lucides ne sont pas entendues lorsque prévaut un climat de haine, de provocation et d’irresponsabilité. Non, ce ne sont pas les peuples qui veulent la guerre, mais ceux qui ne savent pas ou ne veulent pas chercher et construire la paix. »   (…)

 

      « Permettez-moi à ce propos de prendre un exemple proche de nous. Ici, dans le Tarn, un drame vient de se dérouler autour d’un projet d’aménagement, mal monté et confus à bien des égards Dans le climat tendu qui règne autour de ce projet, il est évident que ce n’est pas en jetant des braises dans le feu que l’on favorisera le dialogue indispensable pour calmer les esprits.

 

      C’est la raison pour laquelle je ne me rendrai pas à l’invitation du Président de l’Association des maires du Tarn de manifester à Albi samedi prochain en faveur du maintien du projet de barrage. Vouloir la paix, cela commence par la vouloir près de chez soi. Pour cela, on ne doit pas encourager les affrontements (bien entendu, c’est toujours la faute de l’Autre !) et il faut chercher avec patience et esprit de responsabilité tous les moyens d’aboutir aux compromis nécessaires. »

Gagner la guerre….mais aussi gagner la paix
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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 21:44

     Alors que des tensions se multiplient entre la Russie et les pays occidentaux, le think-tank ELN , auquel je participe, décrit, dans un rapport publié ce jour, près de 40 incidents militaires qui ont eu lieu depuis mars dernier,

 

      Ce rapport exclusif insiste en particulier sur le caractère très grave de 14 d’entre eux, qui témoignent d’une volonté de provocation de la part de la Russie. (voir la carte interactive)

 

      Même si la confrontation militaire directe a été évitée jusqu'à présent, la conjonction de ces attitudes agressives et l’intention des forces militaires occidentales de les contrer pourrait conduire à une involontaire mais dangereuse escalade et à une perte de contrôle sur les évènements.

 

      Les responsables politiques doivent se souvenir que toutes les guerres ne commencent pas intentionnellement !

 

      A l’évidence, les Russes ont engagé cette forme de confrontation dans le climat créé par la crise ukrainienne.

 

    1) Le rapport recommande aux dirigeants occidentaux d’intervenir clairement auprès des Russes pour les convaincre que ce qu'ils font est dangereux pour eux, aussi bien que nous.

 

     2) Le rapport suggère aussi que, des deux côtés, les dirigeants civils donnent des consignes de retenue à leurs chaînes de commandement militaire, ainsi qu’à leurs alliés et partenaires (Géorgie, Moldavie, Transnistrie et autres points chauds potentiels entre Russie et pays occidentaux).

 

       3) Le rapport souhaite enfin que soit améliorées la communication et la transparence sur les déploiements militaires, de façon à donner aux dirigeants le temps nécessaire à la décision, en évitant de leur communiquer des informations potentiellement erronées sur ce que l'autre fait. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit ici d’un risque de confrontation entre un pays, la Russie et une alliance (l’OTAN) disposant d’armes nucléaires.

Eviter une escalade dangereuse avec la Russie
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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 09:28

      Pendant 41 ans et 132 jours, l’Allemagne a été séparée en Allemagne de l’Est et Allemagne de l’Ouest.

 

      Après plus de quatre décennies de guerre froide et de menace nucléaire entre l’Est et l’Ouest, la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, a marqué le début d’une période nouvelle.

 

     Tout ne s’est pourtant pas réglé instantanément et il a fallu près d’un an de négociations pour aboutir à la réunification de l’Allemagne.

 

     A l'occasion du 25ème anniversaire de la chute du Mur, la chaîne de télévision Toute l'histoire revient sur ces évènements demain, dimanche 9 novembre à partir de 15h.

 

Souvenirs.....

 

     *  9 novembre 1989, à 19h45: mon intervention à la télévision, juste après la chute du Mur de Berlin, où j'ai été le premier homme politique français à commenter l'évènement.

 

     * 9 novembre 2009: commémoration du 20ème anniversaire de la chute du Mur à Cordes sur ciel…..« les murs n’arrêtent pas l’Histoire » .

Comprendre la chute du Mur de Berlin
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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 18:17

       « Il n’est pas toujours approprié ou nécessaire que les institutions militaires jouent un rôle majeur dans les crises humanitaires ou de santé. Toutefois, aussi longtemps que toute assistance militaire fournie est compatible avec les directives d'Oslo sur l'utilisation des forces militaires étrangères et de la protection civile en cas de catastrophe élaboré par le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires, un rôle pour l'OTAN serait justifié, précieux et largement salué.  (….)

 

        Par ses capacités uniques, l'OTAN peut vraiment faire la différence dans ce désastre, en mobilisant ses moyens aériens, en apportant un soutien logistique maritime, par l'utilisation de navires-hôpitaux, et par son expertise en matière de défense chimique, biologique, radiologique et nucléaire. »

 

      C’est dans cet esprit que plus de quarante personnalités, dont deux anciens secrétaires généraux de l'OTAN, trois anciens premiers ministres et un certain nombre d'anciens ministres des Affaires étrangères et de la défense, appellent à une mobilisation de l'OTAN pour lutter contre l’épidémie d’Ébola en Afrique de l'Ouest.

 

       Je fais partie des signataires de deux lettres adressées en ce sens, l'une au Secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, et l'autre conjointement au Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon et à la Directrice générale de l'Organisation mondiale de la Santé, Margaret Chan.

 

 Lire ces lettres

Ebola: lettre au secrétaire général de l'OTAN
Ebola: lettre au secrétaire général de l'OTAN
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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 21:02
L'horreur de la "Grande guerre"
L'horreur de la "Grande guerre"
L'horreur de la "Grande guerre"
L'horreur de la "Grande guerre"
L'horreur de la "Grande guerre"

       Je vous recommande d'aller visiter, si vous le pouvez, la remarquable exposition "Vu du front", qui raconte en images l'horreur de la guerre de 14-18. Cela vaut mieux que de grands discours.....

 

Du 15 octobre au 25 janvier 2015,

à l'Hôtel des Invalides- Paris (7ème)

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 14:45

     Alors qu'on nous envoie au visage chaque jour la réussite du modèle allemand et de ses recettes, il n'est pas intéressant de lire cette analyse de l'économiste allemand Marcel Fratzcher.

 

    Selon lui, "l’économie de ce pays est en échec. Sa croissance depuis l'an 2000 est plus faible que la moyenne européenne. Les salaires y ont progressé moins vite, et la pauvreté, en hausse, touche un enfant sur cinq".

 

                                                             Lire  

Le chant du cygne de l'économie allemande
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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 19:11

Une très intéressante analyse d'Olivier Soulier 

 

      Ebola vient confronter des décennies de souffrance de guerre effrayante dans nos anciens pays coloniaux et les mémoires d’esclavagisme.


      Certains voudraient en faire une nouvelle source de profit pharmaceutique, d'autres cèdent à la peur et Ebola devient le catalyseur de notre angoisse face à ce monde qui change.


      Ebola, connu depuis 30 ans et annoncé régulièrement comme un grand péril, apparait maintenant sur le devant de l’actualité.


      Quelle est la gravité réelle d’Ebola ?   (....)

 

                                                                 Lire la suite

Ebola, le sens d’une épidémie
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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 09:15

       J'ai signé, avec 34 personnalités européennes, cet appel aux chefs d'Etat, pour que soit mise en oeuvre une réponse rapide et efficace à la menace liée à l'épidémie du virus EBOLA. Les besoins sont énormes et les discours ne suffisent pas, il faut des actes!

35 responsables européens demandent une réunion urgente des chefs d'Etat sur la crise du virus Ebola ​​

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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 14:34

Tribune de Paul Quilès publiée dans l'Humanité du 30 septembre

 

       Ce qui se passe avec le pseudo Etat prétendument islamique est préoccupant. L’EI, qui a usurpé les habits de la religion, dispose de beaucoup d’argent, d’un armement important, d’une base géographique à cheval sur 2 pays, de soutiens locaux, d’effectifs provenant de plusieurs pays occidentaux. Il s’est rapidement développé, en tirant profit du sectarisme du précédent gouvernement irakien et des nombreuses erreurs commises par les Occidentaux dans cette région, notamment celles des Etats- Unis depuis 10 ans.

 

          Ce groupe se nourrit des multiples tensions qui traversent la région :

 

      - Le dessin des frontières, résultat d’un partage de la région entre la France et la Grande Bretagne datant de 1923, portait les germes de conflits futurs, en raison notamment du refus de la Turquie de reconnaître la minorité kurde.

      - Les sociétés du Liban, de la Syrie et de l’Irak sont marquées par une fragmentation entre des identités multiples, religieuses, ethniques ou tribales.

     - Les ambitions de l’Arabie Saoudite sunnite, alliée indéfectible de l’Occident, malgré son régime obscurantiste et répressif, se heurtent à celles de l’Iran chiite, qui aspire à prendre l’ascendant sur le monde musulman en proposant son modèle de république islamique.

      - L’influence de l’Iran s’étend au Liban en raison du poids du Hezbollah chiite, à la Syrie dominée par la minorité alaouite, proche du chiisme et à l’Irak majoritairement chiite.

      - Dans le camp sunnite, le leadership de l’Arabie saoudite est contesté par ceux qui réclament à la fois des élections libres et l’application de la loi islamique : le Qatar (malgré son régime autoritaire), la Turquie, mais aussi le mouvement des Frères musulmans.     

 

      L’apparition de l’EI est donc le produit d’une accumulation de tensions et de conflits non résolus. Dans cet imbroglio, la tentation est de limiter le débat public à des simplifications extrêmes, pouvant donner lieu à de la démagogie ou à des manipulations.

 

      Ainsi, vouloir arrêter la progression de l’EI et favoriser le rétablissement de l’autorité du gouvernement irakien, est légitime, mais l’idée que l’on pourra « éradiquer » militairement cette organisation « barbare » est une idée fausse.

 

      La réponse au défi de l’EI ne peut qu’être politique. Elle doit être recherchée par une nouvelle conférence internationale, moins dominée par la seule puissance américaine et clairement placée sous l’autorité de l’ONU. La fin du régime d’El-Assad serait un facteur déterminant dans la défaite de l’EI, mais ce serait une illusion de croire qu’elle ne pourra être obtenue que par des moyens militaires. La poursuite indéfinie de la guerre civile nourrit l’extrémisme.

 

      Il faut donc, sur la base des acquis des conférences de Genève, reprendre les négociations sans préalable entre toutes les forces syriennes (à l’exception des mouvements terroristes) et avec la participation de toutes les puissances intéressées, en vue d’un partage du pouvoir, conforté par de nouvelles élections sous contrôle international. La stabilisation durable de la Syrie, de l’Irak et sans doute du Liban ne pourra pas être acquise sans une réintégration progressive de l’Iran dans le jeu diplomatique, ce qui suppose un règlement négocié du litige nucléaire.

.

      En attendant, des questions se posent à propos de l’engagement de la France. Aura-t-elle la maîtrise des buts de cette opération pilotée par les Etats-Unis ? Son action aura-t-elle toute la portée politique souhaitable, en particulier si elle est associée à des campagnes de bombardement plus intenses frappant des populations sunnites ? En tout cas, notre pays doit avoir la sagesse d’exclure toute intervention en Syrie en l’absence de mandat international.

La réponse au défi de l’EI ne peut qu’être politique
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Recherche

Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez