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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 16:45

      Je viens de participer à une passionnante rencontre à Londres avec plusieurs personnalités européennes de haut niveau, notamment des anciens ministres de la défense et des affaires étrangères de Russie, de Grande Bretagne, d’Allemagne, de Turquie, de France.

 

      Au cours de cette réunion*, a été débattue la question lancinante des relations entre la Russie et les pays occidentaux. Grâce à l’expérience des personnalités en présence et à leur connaissance approfondie des relations internationales, les échanges ont permis de jeter les bases d’un document susceptible d’être utilisé dans les contacts qui seront pris avec les décideurs politiques des différents pays impliqués dans le règlement de la crise actuelle.

     

      Pour ma part, après avoir donné mon analyse des origines de la crise (voir ci-après : A), j’ai fait 5 propositions concrètes qui pourraient constituer les grandes lignes d’un compromis permettant une désescalade (voir ci-après : B).

 

* Cette réunion a été organisée par le "Think tank" ELN (European Leadership Network), en liaison avec le RIAC (Russie) et le PISM (Pologne).

 

A- Les origines de la crise avec la Russie

 

      L’Ukraine est devenue le théâtre de tensions croissantes entre la Russie et les pays occidentaux depuis l'annexion russe de la Crimée et de la prise de contrôle de larges pans de l'Ukraine orientale par les rebelles pro-russes. Quelles sont les causes profondes de cette escalade dangereuse?

 

      1) Une politique russe à l’égard de l'Ouest qui se nourrit de la frustration et du mécontentement populaire survenus à la suite de la perte de pouvoir et d'influence de la Russie sur la scène mondiale. Vladimir Poutine semble vouloir attribuer toutes les difficultés de la Russie à ce qu’il considère comme « l'ingérence occidentale ». Sa dernière intervention devant l'Assemblée fédérale russe offre un exemple frappant de cette attitude. Il va jusqu'à accuser les Occidentaux de soutenir le terrorisme tchétchène. Il dénonce le retrait américain du traité ABM** en 2002 comme une tentative de perturber l'équilibre stratégique des forces.

 

     2) Une politique américaine qui a été pour le moins imprudente et parfois, sous la présidence de George W. Bush ouvertement provocatrice. Il n'y a pas eu de négociation après le retrait du traité ABM et les pressions sur l'OTAN pour envisager l'adhésion de l'Ukraine et de la Géorgie ne pouvaient être considérées par la Russie que comme une menace directe à sa sécurité. Pour la Russie, cette adhésion de l'Ukraine à l'OTAN signifiait l’abandon de presque tout le contrôle de la région de la mer Noire à une coalition potentiellement hostile. Cela signifiait également la nécessité d’organiser la protection d'une large partie de ses frontières.

     Le tout récent vote du Congrès américain d’une proposition de loi autorisant de nouvelles sanctions économiques contre la Russie et prévoyant une augmentation de l’aide militaire à l’Ukraine, passant par la livraison d’armes, ne va pas dans le sens de l’apaisement.

 

    3) Une politique européenne de partenariat oriental qui n’a pas suffisamment pris en compte les intérêts légitimes russes. S’agissant de l'Ukraine, l'interconnexion de son économie et en particulier de son industrie avec celles de la Russie est une évidence. Au lieu de prendre en compte cette réalité, l'UE n’a concentré son attention que sur l'alignement des normes de production et règlements douaniers de l’Ukraine sur les règles européennes. Cela était maladroit, parce qu’aucun progrès n’a été réalisé dans le même temps pour définir un partenariat UE-Russie, en arguant de prétendus obstacles que les Russes ont considéré comme autant prétextes pour ne pas aboutir.

 

** Le traité ABM (Anti-Balistic Missile) a été signé à Moscou le 26 mai 1972, dans le cadre des négociations sur la limitation des armes stratégiques. Il interdisait de déployer un système pour défendre le territoire national contre une attaque de missile balistique stratégique.

 

B- Les grandes lignes d’un possible compromis

 

     L'annexion de la Crimée et les hostilités en Ukraine orientale ont ajouté un peu plus de complexité et de gravité à la crise entre la Russie et les pays occidentaux.

 

     Vladimir Poutine vient de déclarer que la Russie respecterait «le droit souverain et inaliénable de l'Ukraine de déterminer sa propre voie de développement, de choisir ses alliés et son régime politique, de créer son économie et d'assurer sa sécurité ».

 

     Nous devons le prendre au mot, en proposant d’agir dans 5 directions :

 

1- la mise en œuvre effective de l'accord de Minsk sur un cessez-le feu dans l'Est de l'Ukraine;

 

2- la reprise par le gouvernement ukrainien de ses paiements aux habitants de ces régions;

 

3- l’autorisation donnée à tous les réfugiés de retourner dans leurs foyers, avec l'aide des organisations internationales compétentes;

 

4- la réintégration progressive des régions de l'Est de l’Ukraine dans l'Etat ukrainien, sur la base d'un statut leur accordant l'autonomie et des droits linguistiques. Le statut récemment adopté par le Parlement ukrainien devrait être modifié, afin de mieux refléter les exigences des habitants, puis être soumis à un référendum pour adoption dans les régions concernées. Le règlement inclurait un désarmement négocié et la dissolution des autorités de facto des districts de Donetsk et Lugansk.

 

5- la traduction devant la justice des coupables de crimes de guerre (des deux bords). Le gouvernement ukrainien devrait accepter la compétence de la Cour pénale Internationale à cet effet.

 

     Si ces cinq conditions étaient remplies, les sanctions européennes pourraient être levées progressivement.

 

     La situation en Crimée soulève des questions plus délicates, dans la mesure où la Russie semble ne pas être disposée à reconnaître l'illégalité de l'annexion. Il serait cependant contre-productif de conditionner la levée des sanctions européennes au règlement de la question de la Crimée. Son retour à l’Ukraine devrait être traité par la diplomatie européenne comme un problème de long terme, de façon à ne pas compromettre les possibilités de parvenir à un accord avec la Russie dans d'autres domaines.

 

      Des solutions peuvent être imaginées pour ce retour. La Crimée pourrait, par exemple, se voir offrir une large autonomie en Ukraine, en conservant des liens particuliers avec la Russie et, dans le même temps, la Russie serait autorisée à garder sa base de Sébastopol pendant une longue période. Dans l'intervalle, le gouvernement ukrainien devrait être encouragé à reprendre certaines relations avec la Crimée, afin d’améliorer la situation des habitants en ce qui concerne, par exemple, l'approvisionnement en eau et en électricité.

 

       La mise en œuvre de cet ensemble de mesures de compromis exige une claire volonté des parties en présence, qui doivent être convaincues qu’une confrontation durable entre la Russie et les pays occidentaux pourrait présenter de sérieux risques de sécurité et avoir un coût très élevé pour toutes les parties en présence.

Comment sortir de la crise entre la Russie et les pays occidentaux ?
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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 18:30

      Lors de sa dernière interview à France Inter (25 novembre), le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a souligné à juste titre que le nucléaire militaire au Moyen-Orient "serait un danger considérable".

 

     L’emploi du conditionnel est curieux, puisqu’il existe déjà un Etat nucléaire dans la région : Israël. Il n’en reste pas moins que tout doit être fait pour empêcher que d’autres Etats de la région puissent également accéder à l’arme nucléaire.

 

      Les négociations internationales visant à garantir que l’Iran abandonne ses tentatives d’acquérir l’arme nucléaire doivent donc aboutir. Mais le succès de ces négociations, pour souhaitable qu’il soit, n’écartera pas tout danger de prolifération dans la région. Seule l’institution d’une "zone exempte d’armes de destruction massive" et en particulier nucléaires permettra d’y parvenir.

 

      Or la création de cette zone est prévue par un accord international conclu dans le cadre de l’examen quinquennal de la mise en œuvre du TNP (Traité de non-prolifération). Malheureusement, la conférence préparatoire prévue en Finlande à la suite de cet accord n’a  pas pu se réunir. Il est regrettable que le ministre n’ait pas annoncé d’initiative française pour relancer ces négociations essentielles pour la paix au Moyen-Orient.

Le nucléaire militaire au Moyen-Orient
Le nucléaire militaire au Moyen-Orient
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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 18:05

      Il y a quelques mois, David Cameron enjoignait à la France de ne pas livrer les navires Mistral à la Russie. Laurent Fabius, notre ministre des Affaires étrangères, lui rappela alors que la Grande-Bretagne continuait à livrer des armes beaucoup plus sophistiquées à Vladimir Poutine, que Londres était la capitale d’adoption des oligarques russes et il lui conseilla donc de balayer devant sa porte, avant de nous faire la leçon.

 

      De l’autre côté de l’Atlantique, on n’a pas été avare non plus de "fermes recommandations" à la France, sommée de revoir sa coopération avec la Russie par le gouvernement américain, celui-ci n’hésitant pas à manifester ouvertement à plusieurs reprises son opposition à la vente des deux bâtiments. Par contre, ce même gouvernement se garde bien de nous dire que les moteurs russes RD-180 destinés à équiper les lanceurs américains Atlas V, qui envoient dans l’espace leurs satellites militaires, continuent à leur être livrés ! Touchante discrétion. La règle est bien : "Faites comme je dis, mais pas comme je fais"

 

Brève chronique des annonces et contre annonces

 

     1- Il y a quatre ans, Nicolas Sarkozy annonçait que les chantiers STX de Saint-Nazaire allaient construire pour la Russie deux bâtiments BPC (bâtiment de projection et de commandement) de classe Mistral*.

 

   2- En juillet dernier, malgré la tension entre Occidentaux et Russes, Laurent Fabius assure qu’il n’est pas question de revenir sur la vente des Mistral à la Russie. Pour lui, « il y a une règle que les contrats signés sont payés et honorés ».

 

    3- Quelques semaines plus tard, devant la montée de la crise ukrainienne, les Européens se mettent d'accord sur des sanctions économiques à l'encontre de Moscou, notamment une interdiction de vendre du matériel de défense.

 

    4- En septembre, le gouvernement français annonce que les conditions pour autoriser la livraison du premier navire Mistral à la Russie "ne sont pas à ce jour réunies". Le contrat est alors suspendu jusqu'en novembre. La raison invoquée est "la situation en Ukraine" jugée "grave", parce que les actions menées par la Russie "contreviennent aux fondements de la sécurité en Europe".

 

     5- Le 25 novembre, François Hollande "considère que la situation actuelle dans l'est de l'Ukraine ne permet toujours pas" la livraison des Mistral. Il estime qu'il convient "de surseoir, jusqu'à nouvel ordre" à son autorisation.

 

     6- Aujourd’hui, le premier navire, le Vladivostok** est prêt à être livré et, dans le contexte de tension forte créé par la crise ukrainienne, il n’y a que 2 solutions, aussi mauvaises l’une que l’autre :

      - soit on respecte le contrat, mais on donne le sentiment de ne pas être solidaire de la politique actuelle de fermeté des pays européens à l’égard de la Russie ;

      - soit on ne livre pas le bâtiment, mais on court le risque de conséquences économiques coûteuses et d’une perte d’image dans les contrats internationaux.

 

    Au-delà de ces contradictions et ces va-et-vient, on voit bien que la résolution du problème passe par l’instauration d’une relation nouvelle avec la Russie. Il faut s’efforcer de sortir des problématiques confuses et trop souvent traitées de façon irresponsable, comme en témoigne l’utilisation abusive de l’expression "nouvelle guerre froide". Il faut trouver les voies d’un dialogue, ni naïf, ni agressif, posant clairement les questions les plus délicates : les intérêts de chaque partie, les conséquences d’un conflit durable, les erreurs commises, les compromis possibles de part et d’autre.….

 

    Le sujet mérite d’être abordé en profondeur. J’y reviendrai prochainement.

_________________________________________________________________

* Le BPC est long de 199 mètres et capable d'embarquer 16 hélicoptères, 13 chars et 450 soldats. Le contrat se monte à 1,2 milliard d'euros et génère plus de 500 emplois pendant quatre ans.

** Le second navire, baptisé Sébastopol, doit être livré en 2015.

Mistral : le bal des hypocrites
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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 14:42

Extraits de l’intervention de Paul Quilès

 

devant le monument aux morts de Cordes,

 

le 11 novembre 2014

 

 

      « Il ne suffit pas de commémorer la fin de la guerre de 14-18 et de célébrer la mémoire de ceux qui ont payé de leur vie cette épouvantable boucherie. Il faut aussi, comme nous y invite le discours du ministre que je viens de vous lire, réfléchir aux conditions de préservation de la paix. » (…)

 

      « Il est des paix qui n’en sont pas vraiment. Le traité de Versailles (1919) qui suivit la fin des combats, portait en germe l’humiliation de l’Allemagne, dont l’exploitation par Hitler et les Nazis déboucha sur l’autre catastrophe du 20ème siècle, la seconde guerre mondiale. Les traités de Sèvres (1920) et de Lausanne (1923), censés régler la situation de la Turquie et des pays environnants à la suite du démantèlement de l’Empire ottoman, ne surent pas trouver une solution au "problème kurde" et nous en voyons les conséquences en ce moment. »  (…)

 

      « Le rôle des dirigeants des Etats, des responsables politiques, des diplomates est déterminant dans le déclenchement des conflits. Le beau discours de Jean Jaurès à Vaise le 25 juillet 1914, une semaine avant son assassinat, dont les jeunes collégiens viennent de nous lire des extraits (réécouter), montre bien que les voix les plus lucides ne sont pas entendues lorsque prévaut un climat de haine, de provocation et d’irresponsabilité. Non, ce ne sont pas les peuples qui veulent la guerre, mais ceux qui ne savent pas ou ne veulent pas chercher et construire la paix. »   (…)

 

      « Permettez-moi à ce propos de prendre un exemple proche de nous. Ici, dans le Tarn, un drame vient de se dérouler autour d’un projet d’aménagement, mal monté et confus à bien des égards Dans le climat tendu qui règne autour de ce projet, il est évident que ce n’est pas en jetant des braises dans le feu que l’on favorisera le dialogue indispensable pour calmer les esprits.

 

      C’est la raison pour laquelle je ne me rendrai pas à l’invitation du Président de l’Association des maires du Tarn de manifester à Albi samedi prochain en faveur du maintien du projet de barrage. Vouloir la paix, cela commence par la vouloir près de chez soi. Pour cela, on ne doit pas encourager les affrontements (bien entendu, c’est toujours la faute de l’Autre !) et il faut chercher avec patience et esprit de responsabilité tous les moyens d’aboutir aux compromis nécessaires. »

Gagner la guerre….mais aussi gagner la paix
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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 21:44

     Alors que des tensions se multiplient entre la Russie et les pays occidentaux, le think-tank ELN , auquel je participe, décrit, dans un rapport publié ce jour, près de 40 incidents militaires qui ont eu lieu depuis mars dernier,

 

      Ce rapport exclusif insiste en particulier sur le caractère très grave de 14 d’entre eux, qui témoignent d’une volonté de provocation de la part de la Russie. (voir la carte interactive)

 

      Même si la confrontation militaire directe a été évitée jusqu'à présent, la conjonction de ces attitudes agressives et l’intention des forces militaires occidentales de les contrer pourrait conduire à une involontaire mais dangereuse escalade et à une perte de contrôle sur les évènements.

 

      Les responsables politiques doivent se souvenir que toutes les guerres ne commencent pas intentionnellement !

 

      A l’évidence, les Russes ont engagé cette forme de confrontation dans le climat créé par la crise ukrainienne.

 

    1) Le rapport recommande aux dirigeants occidentaux d’intervenir clairement auprès des Russes pour les convaincre que ce qu'ils font est dangereux pour eux, aussi bien que nous.

 

     2) Le rapport suggère aussi que, des deux côtés, les dirigeants civils donnent des consignes de retenue à leurs chaînes de commandement militaire, ainsi qu’à leurs alliés et partenaires (Géorgie, Moldavie, Transnistrie et autres points chauds potentiels entre Russie et pays occidentaux).

 

       3) Le rapport souhaite enfin que soit améliorées la communication et la transparence sur les déploiements militaires, de façon à donner aux dirigeants le temps nécessaire à la décision, en évitant de leur communiquer des informations potentiellement erronées sur ce que l'autre fait. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit ici d’un risque de confrontation entre un pays, la Russie et une alliance (l’OTAN) disposant d’armes nucléaires.

Eviter une escalade dangereuse avec la Russie
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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 09:28

      Pendant 41 ans et 132 jours, l’Allemagne a été séparée en Allemagne de l’Est et Allemagne de l’Ouest.

 

      Après plus de quatre décennies de guerre froide et de menace nucléaire entre l’Est et l’Ouest, la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, a marqué le début d’une période nouvelle.

 

     Tout ne s’est pourtant pas réglé instantanément et il a fallu près d’un an de négociations pour aboutir à la réunification de l’Allemagne.

 

     A l'occasion du 25ème anniversaire de la chute du Mur, la chaîne de télévision Toute l'histoire revient sur ces évènements demain, dimanche 9 novembre à partir de 15h.

 

Souvenirs.....

 

     *  9 novembre 1989, à 19h45: mon intervention à la télévision, juste après la chute du Mur de Berlin, où j'ai été le premier homme politique français à commenter l'évènement.

 

     * 9 novembre 2009: commémoration du 20ème anniversaire de la chute du Mur à Cordes sur ciel…..« les murs n’arrêtent pas l’Histoire » .

Comprendre la chute du Mur de Berlin
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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 18:17

       « Il n’est pas toujours approprié ou nécessaire que les institutions militaires jouent un rôle majeur dans les crises humanitaires ou de santé. Toutefois, aussi longtemps que toute assistance militaire fournie est compatible avec les directives d'Oslo sur l'utilisation des forces militaires étrangères et de la protection civile en cas de catastrophe élaboré par le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires, un rôle pour l'OTAN serait justifié, précieux et largement salué.  (….)

 

        Par ses capacités uniques, l'OTAN peut vraiment faire la différence dans ce désastre, en mobilisant ses moyens aériens, en apportant un soutien logistique maritime, par l'utilisation de navires-hôpitaux, et par son expertise en matière de défense chimique, biologique, radiologique et nucléaire. »

 

      C’est dans cet esprit que plus de quarante personnalités, dont deux anciens secrétaires généraux de l'OTAN, trois anciens premiers ministres et un certain nombre d'anciens ministres des Affaires étrangères et de la défense, appellent à une mobilisation de l'OTAN pour lutter contre l’épidémie d’Ébola en Afrique de l'Ouest.

 

       Je fais partie des signataires de deux lettres adressées en ce sens, l'une au Secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, et l'autre conjointement au Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon et à la Directrice générale de l'Organisation mondiale de la Santé, Margaret Chan.

 

 Lire ces lettres

Ebola: lettre au secrétaire général de l'OTAN
Ebola: lettre au secrétaire général de l'OTAN
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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 21:02
L'horreur de la "Grande guerre"
L'horreur de la "Grande guerre"
L'horreur de la "Grande guerre"
L'horreur de la "Grande guerre"
L'horreur de la "Grande guerre"

       Je vous recommande d'aller visiter, si vous le pouvez, la remarquable exposition "Vu du front", qui raconte en images l'horreur de la guerre de 14-18. Cela vaut mieux que de grands discours.....

 

Du 15 octobre au 25 janvier 2015,

à l'Hôtel des Invalides- Paris (7ème)

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 14:45

     Alors qu'on nous envoie au visage chaque jour la réussite du modèle allemand et de ses recettes, il n'est pas intéressant de lire cette analyse de l'économiste allemand Marcel Fratzcher.

 

    Selon lui, "l’économie de ce pays est en échec. Sa croissance depuis l'an 2000 est plus faible que la moyenne européenne. Les salaires y ont progressé moins vite, et la pauvreté, en hausse, touche un enfant sur cinq".

 

                                                             Lire  

Le chant du cygne de l'économie allemande
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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 19:11

Une très intéressante analyse d'Olivier Soulier 

 

      Ebola vient confronter des décennies de souffrance de guerre effrayante dans nos anciens pays coloniaux et les mémoires d’esclavagisme.


      Certains voudraient en faire une nouvelle source de profit pharmaceutique, d'autres cèdent à la peur et Ebola devient le catalyseur de notre angoisse face à ce monde qui change.


      Ebola, connu depuis 30 ans et annoncé régulièrement comme un grand péril, apparait maintenant sur le devant de l’actualité.


      Quelle est la gravité réelle d’Ebola ?   (....)

 

                                                                 Lire la suite

Ebola, le sens d’une épidémie
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Recherche

Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez