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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 09:28

Avant la réunion du G20 de Pittsburgh (24 septembre), nous avons été plus de 3500 à signer une pétition dénonçant le scandale des bonus. Il s’agissait d’exprimer modestement mais fermement notre dénonciation de ce dérèglement caricatural du système financier international, emblématique des pratiques immorales et dangereuses dont il se nourrit. 
     Les décisions prises à Pittsburgh sont très modestes, mais, malgré cela, les banques ont déjà imaginé les moyens de contourner les restrictions imposées !

     On vient par exemple d’apprendre (le Monde du 9 septembre) qu’à Londres, « Barclays et la Société générale rendent leur liberté à leurs responsables des activités à risque. Ces derniers créent des structures privées style hedge funds, qui peuvent fixer les bonus comme elles l’entendent. Ces PME indépendantes sont souvent financées par la banque mère elle-même qui, en échange, bénéficie des commissions sur les opérations de marché ».

     Décidemment, il y a encore du travail pour que « demain ne soit pas comme avant » !

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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 18:05

     Plus qu'une semaine avant la réunion du G20 à Pittsburgh! C'est l'occasion pour les économistes de revenir, dans de multiples articles, sur les origines de la crise mondiale qui s'est déclenchée il y a un an.
     Aucun doute aujourd'hui: au delà de la faillite de la banque Lehman Brothers et de l'affaire des "subprimes", on sait que la crise est beaucoup plus profonde. C'est bien celle du capitalisme financier, avec ses mécanismes pervers (les produits bancaires "toxiques", la spéculation permanente) et ses ressorts profonds (la compétition à tout prix, l'argent qui finance de plus en plus l'argent et pas l'économie réelle). L'absence de tout contrôle sérieux, l'impunité des actes délictueux, souvent protégés par les paradis fiscaux et le secret bancaire, ont accentué la dérive.  
      Un autre danger menace: celui de voir les banques poursuivre dans la voie fatale qui a déclenché le cataclysme économique et social. Pendant que les politiques entonnent des discours lénifiants sur le thème de la reprise "qui est désormais en vue", le système bancaire se démène pour faire en sorte que l'activité reprenne "comme avant" (lire à ce sujet l'excellent papier de Sylvain Cypel dans le Monde du 16 septembre).
     Il ne faut donc pas se laisser endormir. On a vu que le précédent G20 de Londres, malgré les satisfecits que ses sont décernés les chefs d'Etat et de gouvernement, a eu peu de conséquences concrètes et qu'il s'est surtout limité à des effets d'annonce.
     Voila pourquoi la pression des opinions publiques est indispensable et ne doit pas fléchir. La pétition contre les bonus des traders que j'ai lancée il y a un mois a contribué modestement à la prise de conscience de cette nécessité. Elle a rassemblé plus de 3500 signatures, venant d'horizons très divers, de simples citoyens comme d'élus et de responsables politiques*.
     Certes, la question des bonus n'est qu'un aspect des dérèglements du système financier international, mais il est emblématique des pratiques immorales et dangereuses dont il se nourrit. 
     La dernière en date dépasse, si cela est encore possible, les bornes....que l'on croyait déjà franchies avec l'affaire des subprimes. Il s'agit, ni plus ni moins, de spéculer sur la maladie et sur la mort!! Lisez cet article édifiant de Marianne 2  sur les "subprimes de la mort" et vous comprendrez le mécanisme des nouveaux "produits toxiques" que les banques et les assurances américaines (et peut-être bientôt françaises) préparent. 
     Je trouve cette nouvelle dérive écoeurante et j'aimerais entendre plus de voix s'élever contre une telle ignominie. Avant de "moraliser le capitalisme" (ce qui ne veut rien dire!), il vaudrait mieux règlementer vigoureusement et empêcher ce genre de scandales. Pour cela, les demi mesures seront sans effet.
___________________________________________________________
* Parmi les signataires, j'ai relevé: le Président de la Commission des finances de l'Assemblée Nationale, Didier Migaud, le député européen et directeur de l'Humanité, Patrick Le Hyaric, des parlementaires (Serge Blisko, Olivier Dussopt, Michel Françaix, Jean Mallot, Jean Michel, Alain Vidalies...), des responsables politiques (Marie-Noëlle Lienemann, Olivier Dartigolles, Renaud Lagrave), de nombreux et élus locaux (Martin Malvy, Emile Zucarelli, Denis Baupin, Gérard Berthiot, Serge Méry, Philippe Dorthe, Marc Vuillemot....), des personnalités (Ivan Levaï, Pascal Boniface, Fodé Sylla, Guy Georges...), des organisations politiques (Béziers PCF, PS de Bollène, Pôle écolo PS, Socialiste de gauche, PCF Corbeil Essonne, République et socialisme.....) etc......

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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 09:21

    Je viens d'entendre à la radio un éminent spécialiste de la finance internationale affirmer que rien de sérieux ne sortirait du prochain G 20, si l'opinion publique mondiale ne se mobilisait pas pour exercer une forte pression sur les dirigeants!

    Fort bien.....mais c'est ce que je ne cesse de répéter depuis des semaines (voir encore ce matin ma tribune dans l'Humanité) et c'est pour aider à cette sensibilisation que j'ai pris l'initiative de lancer la "pétition internationale contre les bonus".

    C'est avec ce même objectif que les présidents de l'Internationale socialiste (IS) et du Parti socialiste européen (PSE) viennent d'être interpelés par Marie Noëlle Lienemann.
    Dans son courrier, celle-ci déclare notamment:
"Les socialistes et sociaux démocrates ne peuvent pas rester passifs ou demeurer  dans une posture classique de bonnes  intentions, non suivies d’effet. Il est urgent de réinventer un internationalisme militant. La limitation des bonus des traders peut être la première mobilisation qui sonne le réveil de l’Internationale Socialiste et du Parti Socialiste Européen, ainsi que leur retour sur la scène mondiale comme acteurs majeurs de la transformation sociale.
C’est pourquoi je m’adresse à vous pour que soit lancée par l’IS et le PSE une pétition citoyenne internationale, pour faire pression sur les dirigeants de la planète en vue du prochain G20.   (......) 
A quoi serviraient l’IS et le PSE, si, dans pareille crise et face à de pareils excès, ils se contentaient de protestations formelles, sans agir, sans agir avec les citoyens du monde ?»

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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 09:04

Tribune de Paul Quilès, publiée dans le quotidien l'Humanité
 le 25 août 2009

 

            Il y a quelques mois, les responsables des grands pays de la planète, réunis au G 20, nous annonçaient solennellement que « la moralisation de la finance internationale » était en marche, que les excès et les pratiques qui avaient conduit au désastre allaient disparaître. N. Sarkozy, jamais à cours de formule, n’hésitait pas à parler de « refondation du capitalisme » !

            Force est de constater que la réalité est bien différente de ce qu’ils voulaient nous faire croire. Des banques, aidées par les Etats, parfois sauvées de la faillite par les pouvoirs publics, grâce à l’argent du contribuable, continuent à agir comme s’il ne s’était rien passé : mêmes pratiques, mêmes surenchères, mêmes justifications vaseuses sur le thème du « mérite » ou de la « prise de risque ». Songez qu’un trader américain réclame à sa banque 100 millions de dollars, alors que celle-ci a eu recours à des fonds publics à hauteur de 45 milliards de dollars ! En France aussi, on trouve des situations aussi indécentes: la BNP, par exemple, vient de provisionner 1 milliard d’euros pour les bonus, après avoir reçu de l’Etat 5,1 milliards de fonds propres.

            Certes, la question des bonus des banques n'est qu'un aspect des dérèglements du système financier international, mais il est indispensable de le dénoncer, parce qu’il est emblématique des pratiques immorales et dangereuses dont il se nourrit. C’est pour cette raison qu’une « pétition internationale contre les bonus »* a été lancée. Il s’agit de dénoncer et de proposer, afin de prendre au mot les responsables politiques des grands pays, qui ne cessent de se plaindre de leur impuissance. Pour Madame Lagarde, il est « impossible d’agir au niveau d’un seul Etat », de crainte de créer une « distorsion de concurrence avec les autres places financières ». Quant à Barack Obama, il confesse: « on n’a pas l’impression que ce qui s’est passé ait provoqué un changement de culture ou d’attitude ». On croit rêver !

            Cette apparente impuissance devant les acteurs arrogants de la finance internationale n’est peut-être qu’une façon de masquer leur intention de ne pas bouleverser les règles du système. Se contenter, comme ils le font, de donner des conseils de bonne conduite aux banques et aux traders est aussi ridicule que de recommander à un alcoolique de réduire sa consommation, dans l’intérêt de sa santé et dans celui de son entourage ! Auraient-ils oublié que le rôle de l'Etat est de fixer des règles, de mettre en place des mesures de rétorsion, lorsque celles-ci ne sont pas respectées ?

            Si l’on n’en finit pas avec ces comportements -dont les excès et l’immoralité sont de plus en plus souvent dénoncés[1]-, les déséquilibres de l’économie mondiale vont s’accentuer et ceux qui souffrent des effets de la crise risquent d’être poussés à bout. Comment accepter en effet que l’argent des contribuables soit ainsi bradé ? Comment supporter que les banques aidées par l’Etat[2] préfèrent engranger des bénéfices et distribuer des bonus, plutôt que de remplir leurs obligations de prêt à l’économie et aux particuliers ?  

            Avant le prochain G20, qui se tiendra fin septembre à Pittsburgh, les citoyens de toute la planète doivent se mobiliser, pour exiger des décisions mondiales effectives. Par exemple :

  • l’instauration d’une taxe sur l’ensemble des réseaux de la finance internationale. Les sommes prélevées contribueraient au financement des grandes causes mondiales : protection de l’environnement, lutte contre le réchauffement climatique, politique de l’eau, lutte contre la faim….
  • la limitation de la rémunération variable des traders, en pourcentage de leur rémunération fixe ;
  • la fixation d’un impôt dissuasif sur les hauts revenus[3] ;
  • le contrôle strict de l’activité des banques par l’Etat, chaque fois qu’il est présent dans leur financement.           

           Cette pétition vise à redonner du sens à l’internationalisme. Les citoyens du monde doivent dénoncer, proposer et montrer qu’ils ne résignent pas à voir leurs dirigeants abdiquer devant ce système fou et devant les ravages économiques et sociaux qu’il engendre.

___________________________________________________________________________
* Pour signer la pétition :

 -  http://www.facebook.com/group.php?gid=143635741468

- http://www.mesopinions.com/Petition-internationale-contre-les-bonus-petition-petitions-7ddf068d8745418dd0a9576cfe4d1db5.html 



[1]  Voir le très critique « Rapport Cuomo », qui vient d’être publié aux Etats-Unis

[2]  18,7 milliards d’euros de fonds propres

[3]  Il est savoureux de rappeler qu’aux Etats-Unis,  le taux marginal d’imposition des revenus supérieurs à un million de dollars était supérieur à 90%, dans les années 1930. 

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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 16:57

Je vous recommande la lecture de ce texte très parlant sur
les rémunérations des banquiers et des grands patrons.
Il émane d'un signataire de notre "pétition internationale contre les bonus",
qui propose des réponses concrètes
pour mettre à l'indécence de la situation actuelle.
Cliquez ici

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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 10:31

Une tribune de Paul Quilès sur le site de Rue89                   
"En quelques jours, plus de 2000 personnes ont approuvé la « Pétition internationale contre les bonus ».

Encore une pétition, diront certains ! Il est vrai que la question des bonus des traders n'est qu'un des aspects du dérèglement du système financier international, mais il est emblématique des pratiques immorales et dangereuses dont il se nourrit. Il est donc sain de dénoncer, mais aussi de proposer.".........lire la suite


 

 

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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 11:38

En quelques jours, près de 2000 personnes ont approuvé cette démarche (notamment par l'intermédiaire du site "mesopinions.com" ou du groupe Facebook).      
     La question des bonus des banques n'est évidemment qu'un aspect des dérèglements du système financier international, mais cette question est emblématique des pratiques immorales et dangereuses dont il se nourrit. 
    L'objet de cette pétition internationale est donc de montrer aux gouvernements des grands pays (le G 20), qu'ils doivent prendre des décisions fortes pour transformer un système qui conduit à des ravages économiques et sociaux considérables. En effet, contrairement à ce que la propagande officielle nous suggère depuis quelques jours, la crise n'est pas derrière nous et le monde n'a pas fini de souffrir de ses conséquences.       
     Je vous invite à signer cette pétition et, pour être plus nombreux encore, à faire suivre le message ci- après* à votre carnet d'adresses    
    
     Vous trouverez également des liens** avec des documents intéressants sur ce sujet, dont je vous recommande la lecture.      
_____________________________________________________________________________________________ * Message à faire suivre 
                                            
 "Pétition internationale contre les bonus"

 

     Les grands dirigeants du monde prétendent ne rien pouvoir faire dans leur pays contre le retour des énormes bonus versés aux traders des banques….au motif que l’action doit être internationale. 

   

    Alors, il faut les prendre au mot ! Avant le prochain G20 qui se tiendra fin septembre à Pittsburgh, les citoyens de toute la planète doivent se mobiliser, pour exiger des décisions mondiales effectives, concernant le fonctionnement des réseaux de la finance internationale. 

   

    Ils doivent montrer qu’ils ne résignent pas à voir leurs dirigeants abdiquer devant ce système fou et devant les ravages économiques et sociaux qu’il engendre.

    C’est pourquoi nous vous proposons de signer la pétition internationale suivante : 

« Nous citoyens de différents pays du monde, exigeons des dirigeants de la planète qu’ils décident, lors du prochain G20, des mesures immédiates et efficaces pour limiter partout les bonus des traders dans les organismes financiers, soit en limitant leur rémunération variable, en pourcentage de leur rémunération fixe, soit en plafonnant ces bonus. »   
Pour signer la pétition..... cliquez ici   

Pour rejoindre le groupe Facebook..... ........cliquez ici

_______________________________________________________________________________________________________ 

 ** Liens avec des documents intéressants:

- http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/08/11/bonus-des-traders-dans-la-pratique-rien-ne-change_1227456_1101386.html

http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/08/10/les-etats-semblent-impuissants-face-au-retour-des-bonus_1227179_0.html?xtor=AL-32280259

http://www.lefigaro.fr/societes/2009/08/13/04015-20090813ARTFIG00232-bonus-un-juge-defie-bank-of-america-.php

http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2009/08/un-milliard-de-bonus-pour-bnp-paribas-les-raisons-de-sindigner.html

http://www.facebook.com/group.php?gid=18050361465

http://paul.quiles.over-blog.com/article-34789080.html "Hypocrites ou impuissants ?"  (tribune publiée par Libération le 13/08/2009, sous le titre " Appel international contre les bonus" )

http://eco.rue89.com/2009/08/15/bnp-paribas-50-millions-pour-les-dix-cadres-les-mieux-payes

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 10:30

 

Cette analyse a été publiée le 13 août par le quotidien Libération, sous le titre "Appel international contre les bonus".


          « Finis les excès, finies les surenchères….La moralisation de la finance internationale est en marche ! ». Il y a tout juste 4 mois, le G 20 annonçait solennellement que l’on allait empêcher les pratiques qui avaient conduit au désastre et que le « monde d’après » ne ressemblerait plus au « monde d’avant »!

            Les derniers épisodes concernant les rémunérations dans les banques apparaissent comme un pied de nez à ceux qui prétendaient « refonder le capitalisme ». Deux exemples montrent l’étendue de la mystification : la banque américaine Goldman Sachs provisionne 11,3 milliards de dollars de bonus, après avoir bénéficié de 10 milliards d’aide publique ; la BNP provisionne 1 milliard d’euros pour le même objet, après avoir reçu de l’Etat 5,1 milliards de fonds propres.

            La réaction des responsables politiques est pour le moins déconcertante. Pour la ministre française de l’économie, il est « impossible d’agir au niveau d’un seul Etat », de crainte de créer une « distorsion de concurrence avec les autres places financières ». De son côté, le Président américain, apparemment pessimiste, confesse: « on n’a pas l’impression que ce qui s’est passé ait provoqué un changement de culture ou d’attitude ».

            Devant de telles attitudes, il est légitime de se poser la question : sont-ils hypocrites ou impuissants ? Hypocrites, s’ils ne veulent pas avouer qu’ils ne souhaitent pas vraiment bouleverser les règles du système ; impuissants, s’ils sont paralysés par la toute puissance des acteurs arrogants de la finance international.

            Faut-il leur rappeler que le rôle d’Etat est de fixer des règles, de mettre en place des mesures de rétorsion lorsque celles-ci ne sont pas respectées ? Se contenter de donner des conseils de bonne conduite est aussi inconséquent que de recommander à un drogué de réduire sa consommation, dans l’intérêt de sa santé et dans celui de son entourage !

            Car c’est bien de drogue qu’il s’agit ici. Les opérateurs avisés et habiles que sont les traders doivent être motivés par l’appât des gains mirobolants qu’on leur promet, avec le système des bonus[1], qui multiplie leur rémunération fixe par 5, 10, voire plus. Quant au fonctionnement lui-même du système financier et bancaire international, qui ne voit qu’il est lui aussi drogué à la recherche systématique du profit et du rendement, y compris en créant des produits sans lien avec l’économie réelle et en exploitant la moindre faille de la règlementation internationale.

            S’il n’y est pas mis fin, ces comportements, largement dénoncés, même aux Etats-Unis[2], peuvent conduire à nouveau vers des errements qui accentueront dangereusement les déséquilibres de l’économie mondiale. De plus, en mettant au grand jour les excès et l’immoralité de ces pratiques, ils risquent de pousser à bout ceux qui souffrent des effets de la crise dont elles sont en grande partie responsables. Comment pourront-ils longtemps accepter que l’argent public, le leur –celui des contribuables- soit ainsi bradé ou utilisé à des fins d’enrichissement indu ? Combien de temps encore supporteront-ils que, malgré les aides de l’Etat aux banques[3], celles-ci préfèrent engranger des bénéfices et distribuer des bonus, plutôt que de remplir leurs obligations de prêt à l’économie et aux particuliers ?


            Les solutions existent, si l’on veut bien prendre la mesure du danger de l’inaction ou des remèdes homéopathiques. Par exemple :

  • la limitation de la rémunération variable des traders, en pourcentage de leur rémunération fixe ;
  • la fixation d’un impôt dissuasif sur les hauts revenus ; souvenons- nous qu’aux Etats-Unis, le taux marginal d’imposition des revenus supérieurs à un million de dollars était supérieur à 90% dans les années 1930 ;
  • le contrôle strict de l’activité des banques par l’Etat, chaque fois qu’il est présent dans leur financement ; c’est ce que préconise la Cour des Comptes[4] ;
  • l’instauration d’une taxe sur l’ensemble des réseaux de la finance internationale, à l’instar de la « taxe Tobin » (qui se limitait au seul marché des changes). Les sommes ainsi prélevées contribueraient au financement des grandes causes internationales : protection de l’environnement, lutte contre le réchauffement climatique, politique de l’eau, lutte contre la faim….

            N’oublions pas enfin que la plupart des mesures doivent être prises au niveau de tous les Etats, faute de quoi les intervenants des marchés financiers déporteront les risques vers les zones non règlementées, ce qui affaiblira considérablement, voire annihilera l’effet des dites mesures.

            D’ici la réunion du G20 de Pittsburgh, fin septembre, la pression internationale doit se faire plus forte sur les responsables politiques de la planète, qui ne peuvent plus se résigner à l’hypocrisie ou à l’impuissance. Il faut redonner du sens à l’internationalisme ! Les opinions publiques, relayées par leurs organisations les plus engagées et par les médias, doivent dénoncer, proposer et refuser d’accepter que ce système fou conduise à d’autres  folies.

     Une "Pétition internationale contre les bonus" vient d'être lancée à cet effet
signez la pétition
 

Lire aussi: "une pétition de gauche contre les bonus",
sur  
le blog de Frédéric Lemaître,
rédacteur en chef du Monde


[1]  mal nommé d’ailleurs, puisque, contrairement au principe qui prévaut dans les assurances, il n’y a pas de malus.
[2] Rapport Cuomo

[3]  18,7 milliards d’euros de fonds propres

[4]  Rapport du 30 juin 2009

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 18:33

Je viens de lancer la pétition suivante, que je vous invite à signer et à faire signer.
Je vous communiquerai jeudi plus longuement l'analyse
qui justifie cette initiative et qui a donné lieu
à un article
qui sera publié dans la presse.

***********************

     Les grands dirigeants du monde prétendent ne rien pouvoir faire dans leur pays contre le retour des énormes bonus versés aux traders des banques….au motif que l’action doit être internationale.

    Alors, il faut les prendre au mot ! Avant le prochain G20 qui se tiendra fin septembre à Pittsburgh, les citoyens de toute la planète doivent se mobiliser, pour exiger des décisions mondiales effectives, concernant le fonctionnement des réseaux de la finance internationale.

    Ils doivent montrer qu’ils ne résignent pas à voir leurs dirigeants abdiquer devant ce système fou et devant les ravages économiques et sociaux qu’il engendre.

    C’est pourquoi nous vous proposons de signer la pétition internationale suivante :
 

« Nous citoyens de différents pays du monde, exigeons des dirigeants de la planète qu’ils décident, lors du prochain G20, des mesures immédiates et efficaces pour limiter partout les bonus des traders dans les organismes financiers, soit en limitant leur rémunération variable, en pourcentage de leur rémunération fixe, soit en plafonnant ces bonus. »   


Pour signer la " pétition internationale contre les bonus"........cliquez ici
Pour rejoindre le groupe de Facebook ........cliquez ici

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- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez