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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 16:30
Pourquoi ministre des armées?

      Ainsi, le premier gouvernement d'Emmanuel Macron ne comprend plus de ministre de la défense, mais un(e) ministre des armées.

 

      S’agit-il d’un hasard ou d’une volonté délibérée ? J’aimerais le savoir, parce que je ne pense pas que cette reprise de l’appellation ancienne de ministre des armées, qui date de 1958, au début de la Vème République, soit anodine. 

 

      Depuis 1974, le ministre de la défense est responsable de la préparation et de la mise en œuvre de la politique de Défense. Il est en particulier chargé de l’infrastructure militaire, de  l’organisation, de la gestion, de la mise en condition d’emploi et de la mobilisation des Forces armées. Il a autorité sur les armées et leurs services. Il veille à ce que les armées disposent des moyens nécessaires à leur entretien, leur équipement et leur entraînement. Il est responsable de leur sécurité. 

 

      Je ne pense pas que ces attributions vont changer. En revanche, le signal qui risque d’être donné par le changement d’appellation est celui d’un affaiblissement de la capacité de ce ministère à intervenir dans la définition de la politique de défense et de sécurité de notre pays.

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 20:53
En marche ou en bateau ?

     " En bateau pour 2016" : c’était le titre de mes vœux pour 2016.

 

     En les relisant à la lumière de ce qui se passe en ce moment, je ne peux m’empêcher de prolonger ma comparaison. Embarqué sur ce bateau, je souhaitais que de bons conseils soient prodigués au capitaine du navire," balloté par la tempête, qui tangue et qui prend même l’eau et dont l’équipage peine à garder son cap dans le brouillard". Je suggérais aussi de se tenir "éloigné des canots de secours et de l’atmosphère angoissée que génèrent ceux qui s’apprêtent à les utiliser".           

 

    Aujourd’hui le brouillard ne s’est pas encore levé, il  reste encore quelques canots à bord, le nouveau capitaine et son équipage s’efforcent de définir un cap et tous ceux qui sont embarqués sur le bateau s’efforcent de déchiffrer ce qu’ils entendent.

 

   Revenons sur terre et écoutons : décomposition, recomposition, éclatement, dégagisme, nouveau et ancien monde, nouvelle et ancienne politique, fin des combinaisons, mort des partis….Ces expressions, répétées à satiété par les médias et les réseaux sociaux, entretiennent une confusion, dont on voit bien à quelle fin elle est utilisée par les vainqueurs de l’élection présidentielle et leurs allié(e)s.

 

     Comment vont se comporter les Français qui auront à élire dans un mois une Assemblée nationale, dont la majorité définira la politique du gouvernement ? Il leur faudra certainement une grande capacité de discernement au moment de voter.

 

     Pour l’instant, alors  que la campagne des élections législatives n’a pas commencé, on distingue plusieurs types de comportement :

   

   - il y a ceux qui sont de droite (mais oui, la droite, ça existe…...c’est le nouveau Premier ministre qui le dit !) et qui acceptent l’idée d’une majorité composée de députés de droite et de gauche ;

 

   - il y a ceux qui sont de gauche (mais oui, la gauche, ça existe aussi!) et qui accepteraient aussi ce type de majorité ;

 

   - il y a ceux qui sont de droite ou de gauche et qui souhaiteraient une majorité clairement positionnée ;

 

   - il y a ceux qui veulent tout changer, probables adeptes de la formule de Tancrédi dans  Le Guépard , "il faut que tout change pour que rien ne change" ;

 

   - il y a ceux qui pensent que les partis politiques vont disparaître, sans dire par quoi les remplacer et oubliant l’article 4 de notre Constitution, qui en définit la place dans notre démocratie ;

 

   - il y a enfin ceux qui proclament que les concepts de droite et de gauche sont dépassés (ce que j’entends depuis que j’ai commencé à m’intéresser à la politique !), sans s’interroger sur l’existence de caractéristiques qui différencient toujours clairement la gauche de la droite.

 

     Et c’est bien là que se situe le principal problème pour la gauche. Ces marqueurs qui concernent autant l’affirmation des valeurs (social, économie, questions de société, politique internationale), que les objectifs et les moyens à mettre en œuvre ont été parfois négligés au cours du dernier quinquennat. La confusion qui en a résulté et à laquelle le nouveau Président a pris sa part pendant plusieurs années, est probablement la cause de la confusion actuelle.

 

    Il reste à espérer, en reprenant ma comparaison initiale, que les incertitudes sur le cap suivi par le capitaine du navire et son équipage soient rapidement levées, afin qu’après nous avoir invités à nous mettre en marche, on ne nous mène pas….en bateau

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 06:30

 

 

Monsieur le Président de la République

 

Lors de votre arrivée à l’Elysée, vous participerez ce matin à un entretien privé avec votre prédécesseur, pour le rituel de la "passation des codes nucléaires". C’est un moment grave, puisqu’il sacralise le nouveau Président de la République en le faisant le détenteur suprême et unique du pouvoir de déclenchement de l’apocalypse nucléaire. Vos lointains prédécesseurs ont évoqué à ce sujet la « responsabilité énorme qui pèse sur un seul homme » et sa « solitude effroyable ».


Lors de cet entretien, vous serez assisté du Chef d’Etat- Major Particulier (CEMP) et, plus tard, vous recevrez les conseils et les avis de nombreux experts, civils et militaires. Ils vous recommanderont très probablement de poursuivre la politique menée jusqu’ici.

 

Pour vous qui voulez rompre avec « l’ancien monde » et qui souhaitez incarner un visage nouveau de la France, ce peut être l’occasion d’abandonner les concepts éculés d’un monde ancien -celui de la guerre froide-  qui continuent à alimenter la doctrine officielle.

          

L’enjeu est de taille, puisque, selon l’ancien Secrétaire à la Défense américain William Perry, jamais l’éventualité d’une conflagration nucléaire n’a été aussi élevée qu’actuellement. Tout concourt à abaisser le seuil d’emploi des armes nucléaires, sans parler de la menace invisible de cyber attaques et du danger d’explosion nucléaire terroriste ou accidentelle.

 

Il n’est pas raisonnable de continuer à s’arc-bouter sur le maintien d’une arme que nombre d’experts militaires et stratégiques s’accordent à reconnaître comme obsolète et inadaptée, rappelant furieusement la triste "ligne Maginot". En outre, on sait aujourd’hui avec certitude qu’un emploi même limité d’armes nucléaires dans le monde aurait des conséquences catastrophiques pour l’humanité toute entière. Comment concilier cette perspective avec l’attachement de la France au respect du droit humanitaire et à la préservation des civils dans les conflits ? Comment croire encore que la sécurité de notre pays repose sur la capacité d’anéantissement de millions de civils innocents ?

 

Une opportunité historique s’offre à notre pays aujourd’hui de montrer la voie vers un désarmement négocié, vérifiable et universel, en se joignant aux 132 Etats qui négocient actuellement à l’ONU un traité d’interdiction des armes nucléaires.

 

Grâce à vous, ce serait un nouveau point de départ, qui non seulement renforcerait les obligations du Traité de Non- Prolifération (TNP) mais pourrait également entraîner les pays nucléaires encore absents de cette négociation. La France aurait ainsi saisi l’occasion de prendre la tête du mouvement vers l’objectif d’un monde libéré des armes nucléaires.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de mes sentiments respectueux.

 

Paul Quilès, ancien Ministre de la défense

 

 

PS : Je soumets à votre réflexion ces 2 phrases de Ronald Reagan, Président des États-Unis, dans une interview à Time en 1985. 

« Vous apprenez que des missiles soviétiques ont été lancés, vous savez que, désormais, plus rien ne peut les arrêter et qu'ils vont détruire une partie de votre pays, beaucoup plus grande que ce que vous pouvez imaginer. Et vous êtes assis là, sachant que tout ce que vous pouvez faire est d'appuyer sur le bouton pour que des Soviétiques meurent aussi, alors que nous serons déjà tous morts ».

Lettre à Emmanuel Macron, Président de la République
Lettre à Emmanuel Macron, Président de la République
Lettre à Emmanuel Macron, Président de la République
Lettre à Emmanuel Macron, Président de la République
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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 11:44
Nostalgie?

      Est-ce de la nostalgie de rappeler quelques moments de bonheur du "vieux monde" ? Je ne le crois pas, si j’en juge par la façon dont le nouveau Président s’en est inspiré pour célébrer sa victoire le 7 mai 2017.

 

      Je comprends la joie de ceux qui étaient présents au Louvre ce soir là. Et pourtant, un détail surprend ceux qui, comme moi, ont préparé la grande fête populaire qui a suivi l'élection de François Mitterrand le 10 mai 1981. Il a été relevé dans un article du magazine du Mondequi rappelle que la cérémonie du Panthéon (regarder à partir de 3’40) s’est déroulée le jour de son investiture, le 21 mai 1981 et non le jour de son élection, le 10 mai.

 

     Pour revivre quelques instants de la liesse populaire du soir de la victoire historique du 10 mai 1981, voici quelques images….très bruyantes !

 

    Voir aussi "On a repris la Bastille"

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 10:35
Enfin, les difficultés commencent !
Enfin, les difficultés commencent !     Enfin, les difficultés commencent !
Enfin, les difficultés commencent !     Enfin, les difficultés commencent !

       Tout au long de sa campagne, Emmanuel Macron a utilisé les formules de grands hommes qui ont marqué l’Histoire :

 

      De Gaulle (“Je vous ai compris”), Jésus Christ (“Je vous aime”), Jaurès (“La République est un grand acte de confiance et un grand acte d’audace”)

 

     Au lendemain de son élection, je suggère au nouveau Président de méditer la célèbre phrase prononcée par Alexandre Bracke-Desrousseaux le 10 mai 1936, après la victoire du Front Populaire: “ Enfin, les difficultés commencent !”.

 

     Ces difficultés risquent malheureusement d’apparaitre si, passée l’ivresse de la victoire, Emmanuel Macron oublie que tous les électeurs qui ont voté pour lui ce dimanche ne partagent pas obligatoirement l’ensemble de ses convictions et de son programme.     

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 10:51
Aucune hésitation !

        La société française traverse actuellement une période de tension extrême, en raison des incertitudes que les élections en cours laissent planer sur l'avenir.

 

     Dans ce climat, chacun doit s'exprimer clairement en faisant connaître les raisons de son choix, dont il faut mesurer les conséquences.

 

      En ce qui me concerne, j'ai déjà dit que "tous les efforts doivent converger pour que la candidate du FN soit battue". Cela signifie naturellement que je voterai Macron dimanche prochain, sans hésiter.

 

      Toute autre attitude contribuerait à laisser le terrain libre à un parti extrêmiste et populiste, dont les valeurs et les propositions sont dangereuses pour la France et la République.

 

      Pour autant, ce choix de raison n'est pas un choix de conviction. Les prochaines élections législatives seront l'occasion de rouvrir ce débat, mais pour l'instant, pas d'hésitation. 

 

********

 

      Les humoristes savent rire des événements graves et sérieux!

 

lire la fable politique d'Anne Roumanoff

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 10:59
D'abord battre le FN

      Le résultat de ce 1er tour n'a pas été vraiment une surprise pour qui voulait bien prendre un peu de distance par rapport aux proclamations enflammées des candidats et à la dramatisation mise en scène par les commentateurs.

 

      Certains sont déçus et on les comprend. D’autres considèrent que l’élection est terminée et ont laissé paraître, dès hier soir, un enthousiasme démesuré et imprudent. Ainsi que je l’ai rappelé, « au premier tour, on choisit, au second, on élimine ».

 

      Même si l’issue du scrutin du 7 mai est assez prévisible, il ne faut pas perdre de vue que tous les efforts doivent converger pour que la candidate du FN soit battue. C’est une évidence pour celles et ceux, dont je suis, dont les valeurs sont aux antipodes des propositions dangereuses pour la France et la République de ce parti extrêmiste et populiste.

 

      Il est donc trop tôt pour procéder aux examens de conscience indispensables qui permettront d’expliquer par exemple la dégringolade du score socialiste. Ce travail devra être mené en profondeur, en évitant les règlements de compte ou les empressements suspects, qui semblent malheureusement déjà tenter quelques responsables.

 

     Très rapidement, la question principale qui va se poser sera celle de la composition de la future assemblée nationale qui sortira des urnes le 18 juin. C’est elle qui déterminera la ligne politique du gouvernement chargé de répondre aux attentes des Français. On verra alors ce que valent les formules répétées et ressassées pendant ces semaines de campagne et qui ne m'ont pas convaincu : "la fin des partis", "le nouveau visage de la politique française", "la disparition du clivage droite- gauche"

 

      Il faudra donner du contenu aux mots et ne pas hésiter à engager les réformes sans lesquelles la démocratie française risque de se dégrader. Je pense en particulier à la nécessité de modifier le caractère quasi monarchique de nos institutions (voir ce que j’écrivais il y a quelques années : « Réformer les institutions de la Vème République ? »

 

      Je pense aussi à la nécessité d’abandonner -pour le PS en tout cas- ce système absurde des primaires, dont on a pu constater les conséquences tragiques à l’occasion de cette élection et que j’ai eu l’occasion de dénoncer à de multiples reprises (voir « La primaire à gauche est un leurre »  )

 

      Bien d’autres sujets seront à mettre à l’ordre du jour de la réflexion à venir des partis politiques et tout particulièrement du PS. Ce n’est qu’à l’issue de ce travail que l’on pourra dire si cette élection a véritablement permis, selon une autre formule en vogue, d’"ouvrir une nouvelle phase de la vie politique française".

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 09:12
Pour vous aider à mettre un bulletin dans l'urne....

 

     A quelques jours d'un scrutin marqué, nous dit-on, par l'indécision de nombreux électeurs, la revue Time To Philo a co- publié avec l'hebdo Le1 ce texte se référant à de célèbres philosophes.... pour vous aider à mettre un bulletin dans l'urne !

*****

L'âne dans l'isoloir

     Jamais le nombre d’indécis n’aura été aussi important à la veille d’une élection présidentielle (40% selon un récent sondage Ipsos !). Nombre d’électeurs se retrouvent ainsi dans la position de l’âne de Buridan : selon ce fameux paradoxe scolastique (attribué de manière apocryphe au théologien médiéval Jean Buridan), un âne ayant autant faim que soif, et placé à égale distance d’une botte de foin et d’un seau d’eau, se laissera mourir d’inanition, faute de pouvoir choisir… 

     A cet aimable paradoxe, les trois plus grands métaphysiciens de l’âge classique ont tenté d’apporter une réponse. Espérons que leurs analyses aident nos indécis à mettre un bulletin dans l’urne.

      (....)

Lire le texte

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 06:51
Mesdames et Messieurs les converti(e)s, un peu de courage!

J'ai publié cette tribune dans le Huffington Post

sous le titre " Ce que cachent les politiques qui rejoignent Macron"

 

      Il s’agit peut-être d’une formule de la "vieille politique", dont on nous dit qu’elle va être balayée par la prochaine élection….mais, jusqu’ici, sous la Vème République, "au premier tour de l’élection présidentielle, on choisit et au second tour, on élimine".


      La répétition presque machinale d’une autre formule par la plupart des convertis qui rejoignent EM ne suffit pas à me convaincre. Ils disent : "Je choisis EM, parce que je veux barrer la route à Marine Le Pen".

 

      Ah bon, dès le premier tour? Je ne sache pas pourtant que la présidente du FN ait la moindre chance de dépasser 50% des suffrages exprimés au premier tour!

 

      Auraient-ils honte d’expliquer les vraies raisons de leur choix ? Lesquelles d’ailleurs ? Le programme du candidat ? La diversité de ses soutiens, allant de personnalités ayant longtemps affiché leurs convictions de droite, du centre, de gauche ? Le niveau des sondages ?

 

      En réalité, ces nouveaux convertis n’arrivent pas à donner un argument positif justifiant leur choix, parce qu’ils craignent de ne pas être crédibles. Qu’y a-t-il en effet de commun dans les engagements politiques* de R. Hue, A. Madelin, M. Valls, F. Bayrou, A. Minc, J.Y. Le Drian, B. Kouchner, C. Lepage, etc… ?

 

      Il est vrai que l’on promet de faire disparaître les partis politiques. Ne s’agirait-il pas plutôt de construire un mouvement (le MEM ?) rassemblant les composantes de cet arc extravagant ? Il faudra bien alors l’appeler parti, comme le précise la Constitution (article 4) : "Les partis et groupements politiques concourent à l'expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie."

 

       On ne peut pas oublier non plus que c’est à partir de l’existence des partis que se détermine le financement public de leur activité**, indispensable pour ne pas être tributaire des dons privés. Sera-t-il versé à un seul parti (le MEM) ou à chacune de ses composantes, qui souhaiteront avoir leur vie propre*** ?

 

      Alors, Mesdames et Messieurs les converti(e)s, un peu de courage ! Expliquez-nous clairement les raisons de votre choix et ne vous cachez pas derrière l’argument "je veux barrer la route au FN dès le premier tour". Il y aura un second tour et vous pourrez vous manifester dans ce sens. En attendant, n’utilisez pas ce faux argument, qui n’est que le paravent d’autres préoccupations probablement plus opportunistes, dont l’avenir dira si elles seront prises en compte par EM.

______________________________________________________

 

* J’ai noté que 4 des principaux supporters d’EM (F. Bayrou, A. Madelin, R. Hue, C. Lepage) étaient candidats à l’élection présidentielle de 2002 et qu’ils avaient rassemblé sur leurs noms au premier tour 16% des voix ! Mais c’est de la vieille politique….

 

** Les lois du 11 mars 1988, du 15 janvier 1990, du 19 janvier 1995 et du 11 avril 2003 ont prévu qu’un financement public est accordé aux différents partis, en fonction de deux critères cumulatifs :

– les résultats aux élections législatives, pour ceux qui ont présenté des candidats ayant obtenu au moins 1% des voix dans au moins 50 circonscriptions,

– le nombre de parlementaires.

 

*** comme F. Bayrou, qui compte bien avoir des députés du MODEM au sein de cette alliance.

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 07:49
Les femmes sont l'avenir de la santé

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A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, Emmanuelle vient de publier dans le Huffington Post cette excellente tribune « pour rendre justice à ces femmes dont le travail fut crucial pour l’avancée de la recherche ».

 

 

 Pourquoi je suis convaincue que les femmes

sont l'avenir de la santé , 

par Emmanuelle Quilès, Présidente Directrice Générale de Janssen France

 

     Les médias regorgent, en particulier à l'occasion de la journée de la femme, de parcours de femmes dites "inspirantes", sorte d'héroïnes des temps modernes qui ont osé et su briser les stéréotypes et les chaines des inégalités pour réussir.

 

     De nombreuses et heureuses initiatives se multiplient pour rendre justice à ces femmes dont le travail fut crucial pour l'avancée de la recherche. A titre d'exemples, la sortie du Film Les Figures de l'ombre, adaptation du livre éponyme dont le titre en dit long, ou la création d'un marathon d'édition par Wikipédia en faveur des femmes scientifiques: qui sait en effet qu'en 2016, l'encyclopédie compte, en français, 450 000 biographies d'hommes pour... 75 000 biographies de femmes? Soit un taux de 14% qui passe à 9% lorsqu'il s'agit de femmes scientifiques!

      Objectif affiché, que je défends au quotidien: contribuer à faire face à certaines incohérences de la société liées le plus souvent à de l'ignorance, à de fausses croyances ou à de vrais a priori; argumenter en faveur de l'équité professionnelle entre les hommes et les femmes, cette fameuse parité qui vient à nouveau de faire l'objet d'un 'plan de mixité' (numérique cette fois-ci) exposé par le gouvernement fin janvier.

      Ainsi, ces femmes inspirantes, que je salue en cette journée qui leur est dédiée, sont-elles neurochirurgiennes, directrices d'usine ou de laboratoire, chercheuses, ingénieures, data "cruncheuses"... avec comme caractéristique commune d'être audacieuses et uniques, malgré la persistance des obstacles à franchir, dans un environnement où le sexisme est qualifié d'ordinaire.

      Ordinaire... c'est bien de femmes ordinaires, invisibles, mais bien présentes, dont je veux parler aujourd'hui. De ces millions de femmes qui, en silence, se croisent au cœur du dispositif de santé publique et sans qui la santé en France aurait un tout autre visage. Est-il légitime de parler des femmes comme d'un enjeu de santé publique? Qu'est-ce qui les distingue dans l'accès aux soins? Jouent-elles un rôle spécifique?

Sans hésitation, trois fois oui!

      Au cœur de la famille, ce sont en effet les femmes qui prennent majoritairement en charge les enjeux de santé en se plaçant aux commandes de la santé familiale. Qui sait qu'à hauteur de 85%, ce sont les Françaises qui assument la santé de leurs enfants, voire de leur conjoint? (1)

     A l'autre bout de la pyramide familiale, ce sont elles, une fois encore, qui sont directement concernées par le soin aux parents devenus dépendants. Autre chiffre éloquent relatif au vieillissement de la population et aux problèmes de dépendance qui en découlent: 74% des aidants familiaux qui font face à une dépendance lourde sont des femmes. En somme, la dépendance est bel et bien une 'histoire de femmes' aujourd'hui: des femmes à l'espérance de vie supérieure aux hommes qui s'occupent de leurs conjoints et de leurs parents, après avoir pris soin de leurs enfants. Des femmes qui bien souvent vieillissent seules, avec une retraite bien inférieure en moyenne à celle des hommes.

Des femmes qui aident d'autres femmes.

     En effet, ce sont elles encore qui représentent jusqu'à 80% des personnes travaillant dans le secteur médico-social (2). Nombreux sont les métiers de la santé et des services à la personne considérés comme féminins, parmi lesquels figurent entre autres les aides-soignant(e)s ou les secrétaires médicaux/médicales en contact quotidien avec les patients, à plus de 90 % exercés par des femmes. Une sur-représentation qui ne me surprend pas finalement car l'ensemble de ces professions incarnent les vertus de transmission, de partage, de collaboration qui sont souvent propres aux femmes... à moins que je ne tombe dans les stéréotypes à mon tour!

      Cette véritable féminisation de la santé se traduit également par la hausse constante du nombre de médecins femmes: 41 % des médecins sont désormais des femmes en France (contre 30% en 1990). Et à l'horizon 2022, elles deviendront majoritaires en raison de la forte féminisation (60 %) des études de médecine.

      Au passage, j'en profite pour rappeler qu'entre 1915 et 1919, elles constituaient déjà 20 % des effectifs en médecine car elles avaient profité du départ des hommes au front pour investir les facultés...

    C'est à toutes ces femmes, ces "figures de l'ombre" que je veux rendre hommage aujourd'hui. En anticipant les besoins d'aide et de soins de ses proches et d'elle-même, la femme française se positionne sans le vouloir en "agent actif" qui reçoit, décode et transmet les messages de prévention, de dépistage et de promotion de la santé à toute la famille, ce qui en fait des partenaires clé dans l'évolution de notre système de santé. Pour les y aider, d'autres femmes, travaillant dans le secteur médico-social qu'elles représentent à hauteur de 80%, qui ne font jamais parler d'elles alors qu'elles sont les interlocutrices privilégiées des patients et de leurs familles au quotidien. Nous sommes en train, chez J&J, de mettre toutes ces femmes en réseau, grâce au Forum Femmes et Santé lancé l'an dernier et que nous relançons cette année. Car j'en suis persuadée et avec moi toute mon entreprise: les femmes sont plus que jamais l'avenir de la santé en France!

 

  1. Enquête Lir/Ipsos/Steria – mars 2015
  2. source: Insee
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Recherche

Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez