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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 17:07

Voici la lettre que je viens de signer avec les responsables

nationaux du courant "Maintenant la gauche"

Cette lettre est adressée aux militants du PS

et à sa direction nationale

 

Chères et chers camarades,

 

       Au lendemain de la défaite historique du PS aux dernières élections municipales, il nous paraît essentiel d’analyser lucidement la situation et d’en tirer de fortes conséquences. Il en va de l’avenir de la gauche, de celui de notre parti et, avant tout, de la crédibilité même du projet que nous avons présenté aux Français il y a 2 ans.

 

       Si le Parti socialiste a traversé bien des crises dans le passé, sa situation est extrêmement préoccupante aujourd’hui, parce que, cette fois-ci, il se trouve confronté simultanément à trois crises :

 

- une crise électorale exceptionnelle, avec la perte de 10 villes de plus de 100 000 habitants et d’un tiers des villes de plus de 10 000 habitants, qui s’accompagne d’un début d’implantation du FN dans la gestion communale. Par ailleurs, l’éloignement des urnes atteint des sommets, avec près de 40% de Français qui se sont abstenus ou ont voté blanc ou nul. Quant aux perspectives des prochaines élections (européennes, sénatoriales, régionales, départementales), elles sont, de l’avis général, assez sombres.

 

- une crise de fonctionnement qui se prolonge, avec une évaporation des militants, de moins en moins nombreux, de plus en plus démotivés et de moins en moins formés, sans parler d’une procédure de désignation des dirigeants qui abaisse le rôle des militants.

 

- une crise existentielle que l’on n’ose pas aborder de face, parce qu’elle conduit à poser la question dérangeante : à quoi sert le PS aujourd’hui ?

 

       Cette dernière question résume bien la somme des interrogations à laquelle nous devons répondre aujourd’hui, si nous ne voulons pas connaître à nouveau les grands échecs du passé (1969, 1993, 2002). Il ne faut pas oublier non plus que les grands partis ne sont pas éternels : à gauche, les exemples du délitement du parti radical et du parti communiste sont là pour nous le rappeler.

 

       La crise existentielle est accentuée par le poids du fonctionnement quasi régalien de la Vème République, que les socialistes n’ont pas réduit, malgré leurs déclarations (quand ils ne l’ont pas accentué, comme en 2000, avec l’instauration du quinquennat et l’inversion du calendrier électoral). Les dernières décisions pilotées par l’Elysée en sont une nouvelle preuve éclatante.

 

       La question « à quoi sert le PS aujourd’hui ? » doit maintenant être posée collectivement. L’objectif de ce travail sera de définir, sans se limiter à des formules incantatoires, le rôle du PS et les moyens qu’il doit se donner s’il veut être un acteur de ce changement tant annoncé et non le spectateur passif et désolé d’un scène où il n’a pas sa place.

 

      Nous ne pouvons pas rester insensibles à l’interpellation de ces militants qui nous quittent en reprochant au PS de ne pas être un « outil de transformation de la société » et qui ne comprennent pas comment nous pouvons accepter sans trop réagir les changements de position sur des dossiers emblématiques (Europe, austérité,…)

 

      La gravité de la situation exige que la parole soit donnée aux militants, ce qui sera la première étape pour leur rendre le pouvoir. Ils doivent intervenir à la fois sur le fond de la ligne politique, sur le fonctionnement démocratique et pluraliste de leur parti, ainsi que sur son rôle.

 

       C’est pourquoi nous proposons la mise en place d’une direction collégiale, car il serait impensable qu’un changement de premier secrétaire se fasse sans que les militants aient pu en décider, ce qui suppose qu’ils puissent voter entre des candidatures alternatives claires.

 

       Cette direction collégiale serait chargée d’organiser rapidement des Etats généraux des socialistes, qui se saisiraient d’ici la rentrée des "cahiers de doléances et de propositions" transmis par les militants. A l’automne, un congrès viendrait conclure ce processus.

 

      Au-delà de l’avenir du PS, c’est celui du pays et de la gauche qui se joue, car il faudra aussi trouver les voies de l’indispensable rassemblement des forces de gauche et des écologistes. Pour cela, il est essentiel et primordial que le PS redevienne ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être : un parti socialiste au cœur du peuple de gauche, capable de porter l’espérance des couches populaires.

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 08:30

Excellente tribune d'Emmanuel Maurel

 

dans le magazine Marianne,

 

sous le titre: "Oui, M.Julliard, un besoin de gauche"

 

       Dans son dernier éditorial, M. Julliard convoque Lewis Carroll et le Père Noël (excusez du peu !) pour moquer une formule utilisée par moi le soir du second tour des élections municipales. A l’encontre des apparences, je prétendais en effet que ce scrutin témoignait d’un "indéniable besoin de gauche".

 

       "La France vote à droite", rétorque M. Julliard. A un homme de lettres, je demande de m’excuser par avance d’opposer le triste prosaïsme des chiffres.

 

       Entre 2008 et 2014, la droite n’a pas progressé en nombre de suffrages exprimés. En pourcentage, elle passe de 45,3 % à 45,9 %. A contrario, la gauche, elle, s’effondre : elle réalise 43,8% des voix en 2014 là où elle en totalisait 50,9 % en 2008. Le différentiel de participation est également frappant : là où François Hollande rassemblait plus de 60 % des suffrages exprimés le 6 mai 2012, l’abstention atteint 43,1 % ; là où il en recueillait moins de 50 %, l’abstention n’est plus que de 38,6 %.

 

       La droite ne s’est pas plus mobilisée que d’habitude, ce sont les électeurs de gauche, et singulièrement les socialistes, qui ont boudé les urnes. Il n’y a pas de vague bleue. Il y a une énorme vague blanche, nourrie par la déception, l’impatience, parfois même la colère. A défaut d’un « besoin », cette abstention-sanction de gauche témoigne bien, et même M. Julliard n’en disconviendra pas, d’un « manque ». Oui, la gauche manque à une partie de nos électeurs qui se sont reconnus dans le message de la campagne de 2012, et qui ne se retrouvent pas toujours dans une politique qui trop souvent s’en éloigne.

 

       Mais le reste de la gauche ne profite pas de la déroute du PS, observe finement l’éditorialiste. Ça se discute. Certes, EELV et le Parti communiste ne font pas des percées spectaculaires. Mais ils résistent relativement mieux que les socialistes. Bien entendu, il n’y a pas de principe des vases communicants entre les forces. Pour mieux étayer son implacable démonstration, M. Julliard fait mine de s’en étonner. C’est oublier que c’est le cas…depuis plus de trente ans ! Pour nos électeurs, même diverse, la gauche est une. Quand le PS défaille, le reste de la gauche en pâtit.

 

       De ces constats, je tirai le soir du second tour des municipales une conclusion : il faut mener une politique plus équilibrée (qui privilégie la relance de l’activité économique à la baisse des dépenses publiques, qui cesse de résumer la question de la compétitivité au seul « coût du travail », et qui fasse de la réorientation de la construction européenne une priorité absolue), soutenue par une majorité plus large (qui rassemble les forces qui ont épaulé François Hollande en mai 2012).

 

       Pour le reste, je fais évidemment mienne l’interprétation « non politicienne » de Jacques Julliard. Le scrutin de dimanche révèle une colère grandissante devant l’apparente impuissance des hommes politiques à peser sur le cours des choses, à maîtriser un monde où l’argent est la mesure de tout. Quand les dirigeants semblent redouter la pression des marchés financiers plutôt que la colère des peuples, comment leur donner tort ?

 

       Mais, de ce constat lucide, M. Julliard tire une conclusion surprenante : "Même de gauche, les électeurs ne croient pas à l’autre politique". Ainsi donc, les électeurs sanctionneraient une ligne qu’ils considèreraient pourtant comme la seule possible ? Cela ne tient pas. Pour une raison simple. Le peuple, dans sa grande sagesse, n’a jamais cru que la politique se réduisait à un choix entre deux seules options : celle des raisonnables (il fut un temps où ils s’enorgueillissaient d’appartenir à un « cercle ») et celle des irréalistes (tous les « autres »). Il y a une multitude de politiques possibles. Il y a des dizaines de choix. A commencer par celui de changer de cap quand les résultats ne sont pas au rendez-vous.

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 22:40

J'ai signé ce texte avec les responsables nationaux

 

du courant "Maintenant la Gauche"

 

********

      Monsieur le Président,

 

      La défaite est sévère. Son ampleur, son impact sur tout le territoire en dépit du travail de qualité des élus locaux, témoigne d’une volonté des électeurs de gauche de sanctionner les choix politiques engagés depuis le début du quinquennat.

 

     Ce soir, c’est toute la gauche qui est pénalisée. Mais plus que nos partenaires écologistes ou communistes, ce sont les candidats socialistes qui subissent le plus durement le désaveu des urnes.

 

      L’exécutif ne peut rester sourd au message des électeurs. Rien ne serait pire que de relativiser l’ampleur de la défaite. Rien ne serait plus dangereux que de se tromper dans l’analyse de ses causes. Le problème n’est pas de nature méthodologique, il est politique. Le sujet central n’est pas la demande d’autorité, il est le refus de l’austérité. Il ne s’agit pas d’ "envoyer des signaux de gauche" à notre électorat, il faut changer de cap.

 

      Monsieur le Président, vous aviez fait du "redressement dans la justice" le mot d’ordre de votre campagne présidentielle. A juste titre, vous aviez pointé la responsabilité historique du monde de la finance dans les difficultés que traversent notre pays et notre continent. Vous aviez porté haut et fort l’exigence d’une réorientation de la construction européenne, en dénonçant le caractère néfaste des politiques d’austérité. Vous aviez rappelé avec force que "l’âme de la France, c’est l’égalité".

 

      Deux ans après, cette analyse nous paraît toujours aussi pertinente. Force est de constater que, parfois, les actes ont démenti les paroles. Certes, des réformes salutaires ont été entreprises. Certes, personne ne méconnaît la gravité de la crise et le lourd bilan laissé par Nicolas Sarkozy. Certes, l'éradication du chômage de masse requiert du temps et de la constance. Mais, comme nous le faisons inlassablement depuis des mois, nous vous exhortons à changer de cap.

 

      Augmentation de la fiscalité indirecte, flexibilité du marché du travail, réduction à marche forcée des déficits publics, baisse massive du coût du travail : nous ne contestons pas seulement ces solutions parce qu'elles risquent de fragiliser notre modèle social et nos services publics, nous les contestons parce qu'elles s'avèrent inefficaces pour relancer l'activité économique!

 

     Comme vous, nous pensons que les Français attendent avant tout des résultats en matière d’emploi. Comme vous, nous pensons que nous serons jugés sur notre capacité à améliorer concrètement les conditions d’existence du plus grand nombre.

 

     Aujourd'hui, c'est le pragmatisme qui impose d’être audacieux! Parce que la France n’est jamais aussi grande que dans le sursaut, il est possible de démentir les résignés, les fatalistes et les pessimistes. Il n'y a pas qu'une seule politique possible.

 

     Pour réussir une nouvelle étape du quinquennat, il faut remplir trois conditions.

 

     1) A l’échelon européen, il est temps de desserrer l’étau des contraintes du pacte de stabilité. Concrètement, il s’agit dès demain d’engager le rapport de force avec la Commission en lui notifiant non seulement l’impossibilité, mais surtout le refus respecter dans les délais les critères de déficit restrictifs qu’elle nous assigne. La réduction à marche forcée des déficits publics érigée en dogme est absurde en période de croissance atone, alors que c’est précisément l’investissement, et singulièrement l’investissement public qui soutient l’activité. L’austérité conduit l’Europe vers l’abîme, tant elle réduit les protections de ses citoyens sans aboutir à un autre résultat qu’un dumping social qui ne dit pas son nom. La politique monétaire est aujourd'hui plus un handicap qu'un atout, le libre-échange généralisé nous affaiblit. Les Français se moquent d’être présentés comme les mauvais élèves de l’Europe libérale. Au contraire, ils plébisciteraient un gouvernement qui se donnerait comme objectif d’être l’acteur déterminé de la réorientation du projet européen. Proposer un autre chemin pour l’Europe, jeter les bases d’une coalition progressiste contre l’austérité, voilà une façon de "réenchanter le rêve français"

 

      2) Sur le plan intérieur, le temps est venu d'un tournant économique majeur. Plutôt qu’à la "politique de l’offre" et aux coupes massives dans les dépenses publiques, la priorité doit revenir à la croissance, à l'emploi, au redressement productif. A l'évidence, la transition écologique doit en être le fil conducteur.

 

     Le pacte de responsabilité est mort-né. Prenons acte de la position intransigeante du MEDEF, qui refuse toute contrepartie pour le monde du travail. Désormais minoritaire chez les syndicats de salariés, extrêmement coûteux pour les finances publiques, ce pacte n’est pas aujourd’hui le "grand compromis social" que vous aviez souhaité. N'ayons pas peur d’abandonner cette voie. La mobilisation générale pour l’emploi passe par la relance de l'investissement public et par celle de la consommation.

 

      Car il est urgent d'agir pour le pouvoir d'achat. La réforme fiscale est évidemment un outil pour améliorer le quotidien des Français les plus modestes. Mais l'augmentation substantielle du SMIC lors de sa revalorisation annuelle, le dégel des salaires des fonctionnaires, la revalorisation des petites retraites nous paraissent tout aussi nécessaires

 

      3) De même qu’il n’y aura pas de redressement sans justice, il n’y aura pas de réussite de la gauche si elle ne parvient pas à se rassembler. Le changement ne peut devenir une réalité sans la prise en compte des aspirations de la majorité sociale à laquelle nous devons notre majorité politique acquise en 2012. Pour le traduire en actes, la gauche ne réussira qu’avec un nouveau pacte majoritaire qui rassemble, au service de la France, toutes celles et tous ceux qui ont contribué à la défaite de la droite lors de la dernière campagne présidentielle.

 

      Mais au-delà de la gauche, c'est au profond malaise qui traverse notre pays qu'il faut aujourd’hui répondre. Comme à chaque période décisive de son histoire, la France peut retrouver le meilleur d'elle-même en s’inspirant des principes qui font la force et la singularité de son modèle républicain. Respect de la souveraineté populaire, défense de notre modèle social, promotion de l’égalité : en cette "année Jaurès", la République sociale reste un projet fédérateur. Ce projet, il vous appartient de le faire vivre.

 

     Nous espérons que vous entendrez cette adresse, qui se veut une contribution franche et constructive, tournée vers un seul objectif : la réussite de votre quinquennat, celle de la gauche, celle de la France.

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 17:34
Mieux vaut en rire!
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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 16:20

« Vu de l’intérieur »:

 

un livre de Laurent Huberson sur les ministres de l'Intérieur

 

      De Pierre Joxe à Jean-Louis Debré, de Jean-Pierre Chevènement à Claude Guéant en passant par Brice Hortefeux et Michèle Alliot-Marie, Paul Quilès et une dizaine d’anciens ministres de l’Intérieur dont l’actuel Manuel Valls se livrent sans fard et racontent avec force anecdotes leur vécu à Beauvau, les moments tragiques, la solitude du pouvoir, les chausse-trappes politiques, les relations privilégiées avec le président, les adieux souvent amers, et le tout sous un angle inédit : vu de l’Intérieur.

 

      Que se passe-t-il dans la tête d’un ministre de l’Intérieur quand il parcourt une station de métro dévastée par un attentat, quand il est informé qu’un préfet a été assassiné en Corse, quand il apprend que des routiers s’apprêtent à bloquer toutes les voies d’accès à la capitale ?

 

      Que ressent-il lorsqu’il s’installe derrière le grand bureau de Cambacérès, à la tête d'une puissante administration notamment policière, pour gérer à la fois l'extraordinaire, les événements hors normes, les catastrophes mais aussi l'ordinaire et la sécurité des Français ?

 

      Comment ces fortes personnalités, souvent des cadors de la vie publique rompus aux joutes partisanes les plus cruelles, à la fois grands commis de l’État et princes de la manœuvre politique, ont-elles enduré le quotidien oppressant de la place Beauvau ?

 

Un livre de Laurent Huberson, publié au Cherche Midi

 

Laurent Huberson est journaliste, producteur associé de l’agence de presse audiovisuelle Let’s Pix et réalisateur pour la chaîne Public Sénat du documentaire Vu de l’Intérieur.

Collection « Documents » 288 pages (14x22) – 17 €

Le cherche midi 23 rue du Cherche-Midi 75006 Paris www.cherche-midi.com

Vu de l'intérieur
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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 13:25

      Il y a exactement 50 ans aujourd’hui, le 31 janvier 1964, le Président de la République de l’époque, le Général de Gaulle, expliquait dans une conférence de presse, ce que devait être le fonctionnement de la Vème République.

 

      Il faut vraiment relire et méditer cette déclaration :

 

      “Le pouvoir procède directement du peuple, ce qui implique que le chef d’Etat élu par la Nation en soit la source et le détenteur. Il doit être évidemment entendu que l’autorité indivisible de l’Etat est confiée tout entière au Président par le peuple et qu’il n’en existe aucune autre, ni ministérielle, ni civile, ni militaire, ni judiciaire qui ne soit conférée et maintenue par lui. Il lui appartient d’ajuster le domaine suprême qui lui est propre avec ceux dont il attribue la gestion à d’autres.”

 

      Pour situer le contexte de ces propos, on était deux ans après le référendum de 1962 instituant l’élection du Président de la République au suffrage universel et un peu moins de deux ans avant la première élection de ce type.

 

     Le mérite de cette déclaration, au-delà de sa brutalité, est de bien décrire la mécanique de la Vème République. Quelques modifications de la Constitution ont certes adouci à la marge les aspects les plus autoritaires de la fonction présidentielle. Il n’en demeure pas moins que son caractère quasi-monarchique demeure et s’est même trouvé accentué depuis 2002 par la mise en oeuvre de la double décision, prise en 2000, d'instaurer le quinquennat et d'inverser le calendrier électoral*.

 

      On comprend mieux pourquoi, dans la vie médiatique française, on attend en permanence que la vérité tombe de l’Elysée, dont les annonces rythment et orientent l’action politique, au détriment de ce que devrait être le fonctionnement d’une démocratie parlementaire.

__________________________________________________________________

* A cette époque, j'ai été un des rares responsables politiques à mettre en garde contre les risques de ces décisions.

Il y a 50 ans, le général de Gaulle....
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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 16:44

Tribune de Paul Quilès

 

publiée sur le site de La Croix

 

 

       Ayant été ministre de l’Intérieur, j’évite en général de commenter les évènements concernant les domaines d’intervention des ministres de l’Intérieur ou de la Justice, pour ne pas apparaître dans le rôle –forcément déplaisant- du donneur de leçons.

 

       Cependant, cette fois-ci, je ne peux pas m’empêcher de dire quelques mots sur le psychodrame national qui s’est déclenché autour de « l’affaire Dieudonné ». Je dois avouer que j’ai été profondément choqué par l’ampleur prise soudainement à la suite de faits, qui se sont pourtant répétés depuis des années. Faits délictueux, non sanctionnés ou, pire, condamnés, sans que les condamnations aient été exécutées.

 

Une ambiance d’affrontement de gladiateurs

 

       Et, comble de l’ironie et du cynisme, voici que l’auteur multirécidiviste de ces délits, qui ne sont pas minces (racisme, anti sémitisme, appel à la haine….) se pose aujourd’hui en héraut de la liberté d’expression et en victime d’un prétendu « système »…..dans lequel il baigne d’ailleurs totalement !

 

       Sans vouloir en rajouter, je souhaite simplement, devant le déferlement actuel de commentaires et d’analyses de toutes sortes auquel on assiste, que l’on aille au-delà de la nécessaire indignation. Evitons aussi de réduire ce combat, qui doit être collectif –c’est celui de la République pour défendre ses valeurs- à un « bras de fer » entre un ministre et un trublion, dans une ambiance d’affrontement de gladiateurs.

 

Remonter à l’origine de cette situation insupportable

 

       Il me semble à cet égard indispensable de remonter à l’origine de cette situation insupportable, en essayant de comprendre pourquoi la Justice n’est pas intervenue depuis longtemps avec détermination pour sanctionner les infractions pénales commises par Dieudonné dans son spectacle du Théâtre de la Main d’or.

 

       Même si les RG n’existent plus, le système policier (et notamment la PJ) permettait de relever de tels délits et de donner à la Justice –ici, en l’occurrence, le Procureur de Paris- les moyens d’intervenir en application de la loi Gayssot. Il s’agit d’un « oubli » ou plutôt d’un laxisme dont nous payons malheureusement les conséquences aujourd’hui.

 

                                                                            Paul Quilès

Dieudonné et la justice: un regrettable laxisme
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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 08:50

Vous voulez rire (ce n'est pas si fréquent en ce moment)? Vous voulez comprendre comment fonctionne

un cabinet ministériel?

 

Allez voir Quai d'Orsay, le film de Bertrand Tavernier, dont j'ai assisté à la projection en avant première hier soir.


J'ai effectivement beaucoup ri.

Le scénario est bien mené, les acteurs sont remarquables.

 

Pourtant, le trait est parfois forcé pour décrire

le comportement du personnage*

-aux réactions il est vrai excessives-

qui a inspiré le film,

d'après une "bande dessinée" à succès.

 

Cela complique la compréhension du fonctionnement réel

d'un cabinet ministériel et de la vie d'un ministre.

 

Si vous voulez en savoir plus sur l'exercice du pouvoir

visionnez ce passionnant débat

 

* Dominique de Villepin

Quai d'Orsay
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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 23:55

                                           

Visionner un passionnant débat

 

autour de ce thème toujours d'actualité:

 

L'exercice du pouvoir. Action, nécessité, solitude.

 

1- De la fiction à la réalité

2- L’exercice du pouvoir au quotidien

3- L’homme politique en exercice : seul en équipe

4- Le désenchantement politique au cœur du pouvoir

5- Politique et communication. L’influence des "spin doctors"

6- Le rôle des sondages

7- Les différences entre pouvoir et pouvoir politique. "Faire l’Histoire ?"

 

Participants:

 

Paul Quilès, Ministre (1983-1993) 

 

Pierre-Emmanuel Guigo,  Professeur agrégé d'histoire,

doctorant  Sciences Politiques Paris, spécialiste de la communication

politique. 

 

 

Aude Harlé, Sociologue, Maître de conférence à l'Université de Perpignan. Auteure de Le coût et le goût amer du pouvoir: le désenchantement politique face à l'épreuve managériale.

 

 

Pierre Schoeller, Scénariste et réalisateur de L'exercice de l'Etat (2011)

 

Le débat, animé par Claude Soula, journaliste au Nouvel Observateur, s'est déroulé le 1er octobre 2013. Il a été organisé par LAZULI, en partenariat avec la Maison du Danemark à Paris

et la chaîne Public Sénat.

 

"Le plein exercice de sa citoyenneté devrait passer par une meilleure appréciation des enjeux quotidiens de la politique et des personnes qui en ont la charge. L'objet de cette table ronde est de comprendre le quotidien psychologique et opérationnel de l'individu en position de gérer les leviers du pouvoir" 

L'exercice du pouvoir:un débat d'actualité!
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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 18:41

                                                

 

     - dimanche 15 septembre: participation à 2 débats dans le cadre de la Fête de l'Humanité, à La Courneuve 

 

      * Jaurès et Clémenceau: ordre ou révolution?, au Village du Monde

 

      * Vers un monde sans armes nucléaires, à l'Agora

 

    Signature de mes livres ( "Arrêtez la bombe", "Nucléaire, un mensonge français"), au Village du Livre

 

     - vendredi 20 septembre: intervention lors de la 1ère conférence des villes pour la paix en Méditerranée, à Aubagne (13)

 

     - samedi 21 septembre: intervention sur le désarmement nucléaire, au Creusot (71), à l'invitation du Comité de la Paix

 

     - mardi 1er octobre: débat sur "L'exercice du pouvoir. Action, nécessité, solitude", dans le cadre des évènements organisés par "Fiction politique.prolongation"

 

     - jeudi 3 octobre: à l'occasion du 53ème anniversaire de la Constitution, cérémonie au Conseil constitutionnel réunissant les membres de tous les gouvernements de la Vème République.

    

    - samedi 5 et dimanche 6 octobre: rencontre avec la section socialiste de Pauillac (33) et salon du livre de Saint -Estèphe (33)

 

     - du 8 au 15 octobre: spectacle "Jaurès, une voix pour la paix", présenté à Carmaux

Agenda de Paul Quilès
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Recherche

Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez