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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 16:26

 

Sur Sud Radio, Paul Quilès parle de Pierre Mauroy,

 

qui vient de décéder

 

et des enseignements

 

qu'il tire de son action politique.

 

ECOUTER

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 16:23

 On-a-repris-la-Bastille_medium.jpg

     Si, ce soir, vers 20h, vous voulez revivre

(ou, pour les plus jeunes, découvrir)

les moments forts d'il y a 32 ans,

lisez le petit livre que j'ai écrit avec Béatrice Marre

("On a repris la Bastille-10 mai 1981"),

disponible en cliquant ici

 

    Pour voir quelques photos de la soirée du 

10 mai 1981 et de la campagne

              de François Mitterrand .....cliquez ici 

 

 

Introduction du livre

 

            "Soudain, le tonnerre gronde et le vent se lève. L’immense foule joyeuse et multicolore accueille les premières gouttes de pluie dans la bonne humeur, mais commence à refluer vers des abris, desserrant l’étreinte qu’elle exerçait dangereusement sur « l’enclos ».
              Le matériel électrique n’est pas étanche et il faut éviter les courts circuits. C’est pourquoi Huguette Bouchardeau se dépêche de conclure rapidement son intervention, comme nous le lui avons demandé.
            Il est environ minuit et l'incroyable fête de la Bastille va bientôt se terminer. Elle deviendra un symbole pour plusieurs générations, parce qu’elle a été aussi, d’une certaine manière, un évènement politique.
             Pourtant, s’il a souvent été évoqué, le véritable moment d’Histoire qu’ont représenté ces instants d’intense liesse populaire n’a jamais été narré dans ses détails. Que s’est-il exactement passé ce soir-là? Pourquoi la Bastille ? Quand la décision d’organiser sur cette place une fête le 10 mai 1981 à 20h a-t-elle été prise? Quels en ont été les acteurs ?
            Alors que nous allons célébrer le 30èmeanniversaire de l’élection du seul président de la République de gauche qu’ait connu jusqu’ici la Vème République, nous nous  proposons de répondre à ces questions et de décrire ces moments exceptionnels par le menu. Il se trouve que tous deux, l’un comme directeur de la campagne de François Mitterrand, l’autre comme responsable des grands évènements, nous connaissons bien la genèse de l’opération et sa mise en œuvre.
            De la Bastille, on se souvient d’images joyeuses, de slogans souvent drôles et parfois peu aimables pour le Président sortant, pour son premier ministre et pour quelques journalistes, de visages radieux malgré la pluie, les gouttes d’eau se mêlant aux larmes de joie.  
            Mais en reconstituant l’histoire et le déroulement de ce rassemblement populaire sans précédent depuis mai 1968 et en réécoutant les acteurs directs ou les simples témoins, nous nous sommes replongés dans la réalité de l’époque. De nombreux détails, apparemment sans importance, souligne le chemin parcouru en 30 ans dans le mode de vie et l’état d’esprit du pays. En 1981, pas de téléphone portable, pas d’Internet, trois chaînes de télévision seulement. Plus important, la trop faible place des femmes dans la société.
            Outre l'opportunité de livrer un récit inédit, ce livre nous offre aussi l’occasion d’apporter notre contribution à la nécessaire réflexion de la gauche d’aujourd’hui. Ses responsables auraient tort de négliger les leçons de l’histoire de la gauche et des moments forts qu’elle a traversés. Ce n’est pas céder à la nostalgie que d’admettre la pertinence actuelle de stratégies gagnantes éprouvées. "

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 12:15

   Je suis intervenu sur la chaîne de télévision Télé Grenoble,

dans l'émission Récap Infos (52')


                                  Regarder l'émission

 

                           Au cours de cette émission, j'ai évoqué:

 

      - la situation économique et sociale ainsi que la proposition du courant de gauche du PS ("Maintenant la gauche") concernant un plan de relance économique.....de 26'30 à 35'

 

      - le désarment nucléaire, thème principal* de mes livres récents ("Nucléaire, un mensonge français", "Arrêtez la bombe")....du début à 25'

 

     - la moralisation de la vie politique….de 36’ à 42’

 

     - la sécurité publique…..de 42’ à 45’

 

     - le CICE (Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi)…..de 45’ à 49’

 

     - le mariage homosexuel…..de 49’ à 50’30

 

     - le scalpel de Mitterrand ….de 50’30 à 52’
_____________________________________________________________________
* J'ai participé à une vingtaine de réunions sur ce sujet depuis un an.(Albi, Toulouse, Rennes, Malakoff, Aubagne, Carmaux, Paris (4), Tain Hermitage, Lyon, Cordes, Brive, Bezons, Saint Nazaire, Grenoble, Montmélian, Latour de France......).

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 10:19

      Dans cette période de trouble et de doute
concernant la vie politique,
je n'ai rien à ajouter à cet éditorial
de Jean Marcel Bouguereau
dans La République des Pyrénées.


      "Pourquoi cherche-t-on à nous faire croire que la crise que nous vivons serait morale alors qu'elle est à l'évidence politique et économique ? L'affaire Cahuzac a certes fait dévier le parcours gouvernemental mais la crise était antérieure. Et rien n'indique que les mesures annoncées par François Hollande permettent d'en venir à bout. Toutes ne sont pas mauvaises, comme celles visant à renforcer la lutte contre la grande délinquance économique et financière et à lutter contre les paradis fiscaux.

     

      Mais les mesures sur la transparence de la vie politique, anticipées par plusieurs hommes et femmes politiques dans une course à la modestie plutôt pathétique laissent craindre le pire"  (....)

 

                                               Lire la suite

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 22:14


Au cours de son interview par la radio Rd’autan,
Paul Quilès a traité notamment ces questions :
 
 

Ø  Comment réagir face à l’affaire Cahuzac ?

                                 ECOUTER
                           ( de 21'30 à 27'30)

 

Ø  Pourquoi il faut se débarrasser des armes nucléaires ?

                                 ECOUTER  
                                
(de 6' à 14')

 

Ø  L’importance de l’organisation des transports (Carmaux, Cordes) ; les conséquences d’une erreur commise il y a 25 ans dans le Tarn

                                 ECOUTER 
                               (de 35'40  à 40')

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 13:19

       L'homme a failli depuis longtemps. Il a fraudé avant même d’être parlementaire puis ministre. Il a menti publiquement, alors qu’il était ministre. La situation est d’autant plus grave que ce ministre était chargé de lutter contre la fraude fiscale et que son comportement est aux antipodes des valeurs dont se réclame sa famille politique.

 

 

      Pas étonnant que les Français aient le sentiment qu’il y a « 2 poids, 2 mesures » et qu’il existerait « une caste qui se croit tout permis ».

 

 

      Même si ces sentiments peuvent paraître excessifs, ils témoignent d’une crise politique et morale, dont les effets s’ajoutent à ceux de la crise économique et sociale actuelle.

 

 

       Seule une initiative forte peut éviter que s’enclenche une spirale de la défiance des citoyens, à l’égard des élus d’abord, puis de tous les responsables politiques et de la politique elle-même et enfin de la démocratie.

 

 

      Comme nous sommes dans la Vème République, qu’on en apprécie ou non ses institutions, c’est au Président de la République de prendre cette initiative. La seule solution me semble être qu’il s’adresse directement aux Français par l’intermédiaire d’un référendum*, en leur soumettant un texte comprenant des mesures fortes de moralisation de la vie publique.

      

      Plusieurs thèmes devraient être traités :

 

     - l’établissement du mandat parlementaire unique

 

    - l’acceptation de la nomination des principaux ministres par une commission composée de parlementaires et de magistrats

 

     - la lutte contre les conflits d’intérêt

 

     - la garantie absolue de l’indépendance de la justice

 

     - la lutte implacable contre la fraude et l’évasion fiscale

 

 

 

      Je suis convaincu que c’est ainsi que le Président de la République pourra retrouver son autorité et rétablir un « contrat de confiance » avec les Français.


____________________________________________________________________
 

 

* Article 11 de la Constitution : «  Le Président de la République, sur proposition du Gouvernement pendant la durée des sessions ou sur proposition conjointe des deux assemblées, publiées au Journal officiel, peut soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent, ou tendant à autoriser la ratification d'un traité qui, sans être contraire à la Constitution, aurait des incidences sur le fonctionnement des institutions. Lorsque le référendum est organisé sur proposition du Gouvernement, celui-ci fait, devant chaque assemblée, une déclaration qui est suivie d'un débat. » 

 

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 20:52

Vice-président de la région Ile-de-France, le socialiste Emmanuel Maurel réagit à l'édito de Nicolas Demorand du 6 mars sur la situation de l'emploi en France, titré «Compromis». 

     "Bien sûr, la politique passe par des compromis. Mais on ne les concède pas, on les gagne, au terme de vrais combats. On ne rend pas les armes avant la bataille, on commence par rendre les coups !

 

     Or ce n’est pas un «compromis» que vous nous proposez, c’est une défaite en rase campagne. Vous pensez peut être aider ce gouvernement en endossant le costume des résignés : vous ne faites que décourager un peu plus celles et ceux (et il y en a beaucoup parmi vos lecteurs) qui n’ont pas renoncé à changer la vie."             (....)

                                            Lire la tribune

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 16:01

photo.JPG
Interview de Paul Quilès par Carl Meus

au Talk Orange-Le Figaro.

Regarder la vidéo

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 23:53
      Comment sortirons-nous de la crise ?” , “Comment desserrer l’étau qui pèse sur les salariés ?”, “Quel modèle européen soutenir ?”, “La gauche au pouvoir porte-t-elle les aspirations des couches populaires?”, ”Le redressement en France peut-il encore supporter plus longtemps les critères de l’austérité ?”…
     
      Ces questions que les animateurs de "Maintenant la Gauche" (motion 3 du parti socialiste) mettent au coeur du débat public depuis plusieurs mois, et sur lesquels ils ont été 400 à travailler le 9 février dernier, sont enfin entendues. Heureusement !
     
      Car des millions de compatriotes se les posent avec d’autant plus d’inquiétude qu’en dépit des mesures prises par le pouvoir de gauche depuis l’élection présidentielle, tout porte à croire qu’aucune embellie économique n’est envisageable à court ou moyen terme. Il n’y a guère que la finance qui a tranquillement traversé la crise dont elle est pourtant largement responsable. Le monde de l’argent en est sorti indemne, ce qui ne l’empêche pas de demander à l’immense majorité des salariés de nouveaux sacrifices.
    
      Nous le mesurons depuis plus de 6 mois : les résistances au changement social sont fortes. L’offensive du MEDEF est d’une rare vigueur. Aujourd’hui, la gauche doit contribuer à construire un rapport de forces favorable au monde du travail.
     
      C’est tout de suite qu’il faut assumer des choix alternatifs ! 
     
      En baissant son budget, pour la première fois de son histoire, les dirigeants de l’Union Européenne ajoutent l’austérité communautaire à celle qu’ils ont imposée aux Etats membres. Aujourd’hui, c’est le réalisme qui impose «un tournant de la relance» en France et en Europe.
 
      Samedi dernier les 400 animateurs de Maintenant la Gauche réunis pour une journée de travail ont adopté une résolution porteuse de propositions concrètes pour un tournant de la relance. Ils seront présents dans les débats pour défendre ces exigences économiques,sociales et environnementales. !

                                               ***************************** 
                          Voici la résolution adoptée à cette occasion

     

      Quand et comment sortirons-nous de la crise ? Des millions de compatriotes se posent cette question avec d’autant plus d’inquiétude qu’en dépit des mesures prises par le pouvoir de gauche depuis l’élection présidentielle, tout porte à croire qu’aucune embellie économique n’est envisageable à court ou moyen terme.

 

      Dans un contexte international incertain, l’Europe semble incapable du moindre sursaut : budget d’austérité, euro fort qui pénalise nos industries, dumping social et fiscal qui encourage les délocalisations. Il n’y a guère que la finance qui a tranquillement traversé la crise dont elle est pourtant largement responsable. Le monde de l’argent en est sorti indemne, ce qui ne l’empêche pas de demander à l’immense majorité des salariés de nouveaux sacrifices.

 

      Bref, cela ne peut continuer comme cela ! On pensait que la crise financière obligerait les dirigeants à inverser la donne : on constate aujourd’hui qu’elle la conforte.

 

                                                Vite une nouvelle politique !


      Quand François Hollande, devant le Parlement Européen, affirme que la France elle-même a pris des engagements, et elle les tiendra, mais en même temps nous devons collectivement, et constamment, ajuster nos objectifs aux réalités de la conjoncture », il confirme en termes feutrés ce que nous disons clairement depuis des mois : dans un contexte de croissance nulle, les politiques de rigueur mènent inexorablement à l’austérité généralisée. Même le FMI l’admet : la rigueur n’est pas « efficace », puisqu’elle mène tout droit à la récession, à l’augmentation vertigineuse du chômage, et au creusement de la dette qu’elle est pourtant censée combattre !

 

      Faudra-t-il attendre la fin de l’année pour constater que ni les prévisions de déficit, ni les objectifs de croissance n’ont été tenus ? Faudra-t-il attendre que la droite européenne se saisisse de ces mauvaises nouvelles pour préconiser de nouveaux tours de vis ? A l’évidence non.

 

      C’est maintenant qu’il faut rouvrir le débat sur notre stratégie macro-économique ! C’est tout de suite qu’il faut assumer des choix alternatifs ! La priorité c’est la croissance : la résorption des déficits et de la dette doit être étalée dans le temps.C’est maintenant, parce qu’il n’est plus possible d’entretenir l’illusion d’une reprise conséquente de la croissance portée par un volontarisme européen.

 

      En baissant son budget, pour la première fois de son histoire, les dirigeants de l’Union Européenne ajoutent l’austérité communautaire à celle qu’ils ont imposée aux Etats membres.

 

      C’est maintenant, parce que la relance de notre appareil productif prend du temps. C’est maintenant, parce que nos concitoyens perdent espoir et qu’il appartient à la gauche de répondre à l’urgence sociale tout en préparant l’avenir.

 

      Il revient désormais au Président, dont l’autorité est renforcée sur la scène internationale, de prendre une initiative en faveur d’un changement de politique au niveau européen comme au niveau national. François Hollande a souvent indiqué qu’il se refusait d’opérer un « tournant de la rigueur » après des choix insuffisamment réalistes. Aujourd’hui, c’est le réalisme qui impose « un tournant de la relance ».

 

                                  La relance, elle est d’abord industrielle

 

      Plans sociaux en cascade et délocalisations massives dévastent des milliers de vies et fragilisent nombre de territoires. Parce qu’il n’y a pas de fatalité, nous en appelons à un volontarisme sans faille C’est le rôle d’un Etat stratège qui élabore une véritable politique en faveur des industries, à leur modernisation, mais aussi à leur sauvetage. Il est crédible de proposer aujourd’hui de mobiliser du capital public, voire d’engager des nationalisations dans des secteurs stratégiques. Elles peuvent être temporaires, elles ne sont pas nécessairement à 100%. Mais se priver de cet outil, c’est faire preuve de dogmatisme là où les Français attendent de nous de l’audace et des résultats. L’Etat doit, en même temps, engager une stratégie offensive, par une politique de soutien aux filières, en particulier celles qui permettront l’indispensable transition énergétique.


      La relance passe par un grand plan d’investissements publics. Il est impossible de soutenir notre économie, sa compétitivité, sa force d’innovation, sans y consacrer les moyens suffisants.

 

      Nous avons toujours demandé que soient exclus du calcul des déficits les dépenses d’investissements. Parce que nous empruntons à des taux historiquement très bas, parce que la France mérite de nouvelles infrastructures publiques de très haute qualité, le gouvernement ne saurait, pour des raisons comptables, négliger la préparation de l’avenir. De nombreux chantiers sont en attente : l’accès au haut débit sur tout le territoire, le développement du transport logistique et fluvial, l’amélioration des réseaux de transports collectifs et de l'hopital public.

 

      Parce que nous croyons en l’innovation, nous pensons que les dotations prévues pour le lancement de la Banque Publique d’Investissement, actuellement 42 millards, ne sont pas suffisantes. Nous proposons qu’elles soient portées à terme à 200 milliards d’euros pour aider nos PME dans la crise et pour leur permettre de se développer, d’innover et d’exporter. Une part de ces crédits doit être consacrée à des prises de capital.

 

      Nous proposons que la réforme de l'épargne, qui va s'engager après la réforme bancaire, intègre une réorientation de l'épargne détenue par les Français. Outre le doublement du plafond de Livret de Développement Durable et la poursuite du doublement du plafond du livret A, nous proposons de pouvoir réorienter une partie des fonds de l'Assurance Vie vers le financement de l'économie productive.


       Nous attendons de l'examen du projet de loi bancaire par le Parlement qu'il améliore la séparation des activités de dépôts et d’investissements, des activités speculatives.

 

      Enfin, nous devons sortir de nos contradictions. On ne peut pas à la fois solliciter toujours davantage les collectivités locales, dont on connait le rôle décisif en matière de développement économique et de soutien à l’emploi, tout en les ponctionnant de plusieurs milliards d’euros dans les années à venir. On ne peut préconiser la construction massive de logements tout en augmentant la TVA sur le logement social!

 

      La relance passe par un soutien au pouvoir d’achat et une hausse de salaires. Le pouvoir d’achat des Français est en berne. Cela est dû notamment à l’explosion des dépenses consacrées au logement. Nous demandons un blocage des hausses des loyers pendant 3 ans dans les secteurs où l’on a pu constater des excès insupportables.

 

     Le gouvernement a mis en oeuvre des dispositifs utiles en faveur des jeunes et des familles (emplois d’avenir, contrats de génération, plan pauvreté, revalorisation des allocations). En complément de ces mesures importantes, il est temps de remettre l’augmentation des salaires à l’ordre du jour. C'est maintenant qu'il faut une substantielle revalorisation du SMIC et des salaires de la fonction publique négociée par les partenaires sociaux. Au moment où l’on consent de larges baisses d’impôts aux entreprises, le monde du travail est fondé à demander de justes contreparties en terme de revenus et de réduction de la précarité.

 

     Cela ne nous empêchera pas de continuer à douter du bien fondé du CICE, qui aurait dû être ciblé (quel besoin d’aider la grande distribution ou les cliniques privées, alors que c’est aujourd’hui l’industrie qui souffre ?) et conditionné (comment justifier qu’un aussi lourd effort budgétaire bénéficient à des entreprises qui licencient ou délocalisent ? )

                          La relance doit se faire avec les salariés !

 

      Nous le mesurons depuis plus de 6 mois : les résistances au changement social sont fortes. L’offensive du MEDEF est d’une rare vigueur. Aujourd’hui, la gauche doit contribuer à construire un rapport de forces favorable au monde du travail.

 

     Si nous saluons l’effort du gouvernement en faveur du dialogue social, nous ne saurions nous satisfaire de l’accord signé récemment entre le patronat et des syndicats représentant une minorité de salariés. Cet accord inacceptable contient de nombreuses régressions sociales que les quelques avancées ne peuvent en aucun cas justifier. Nous ne souhaitons pas que le texte soit présenté en l’état au Parlement.

 

     Dans cette étape décisive, députés et sénateurs auront un rôle majeur à jouer pour améliorer la protection des salariés. Comme la gauche s’y était engagée, il est temps de faire voter l’interdiction des licenciements boursiers, d’instaurer l’obligation de reprise des entreprises en cas d’offre viable et le droit de priorité donné aux salariés pour reprendre leur entreprise en coopérative. Enfin, il est indispensable de renforcer les pouvoirs des comités d’entreprises et des CHSCT, en adoptant une grande loi sur les nouveaux droits des salariés, à l’instar des lois Auroux dans les années 80.


      Le temps presse, et les esprits sont mûrs pour une nouvelle politique : une politique qui rendra possible, nous en sommes sûrs, une nouvelle étape dans le rassemblement de la gauche et des écologistes. C’est aujourd’hui qu’il faut négocier le tournant de la relance.

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 12:50

       Dans les affrontements, souvent confus, autour de la question du mariage homosexuel, la compréhension des véritables enjeux est trop souvent occultée par l’utilisation de sophismes (« Un sophisme est un raisonnement fallacieux, malgré une apparence de vérité, qui est délibérément conçu pour tromper ou faire illusion »).


      C’est pourquoi, j’ai apprécié cette tribune de Nathalie Heinich, sociologue et directrice de recherche au CNRS, parue dans le Monde du 29 janvier et intitulée "Mariage gay: halte aux sophismes"). Je vous en conseille la lecture.

                                 Lire la tribune


      Pour aider à la réflexion sur la délicate question du droit des enfants, j'ai également aimé l'analyse claire et intelligente de Jean-Pierre Rosenczveig, Président du tribunal pour enfants de Bobigny, interviewé sur France Inter, ce matin.

                               Ecouter l'interview
                                            (entre 82'35 et 93')

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Recherche

Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez