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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 10:56

regionales.jpgGrand « classicisme »….La soirée d’hier n’a pas échappé à l’ambiance habituelle d’une soirée électorale de premier tour d’élections locales. Je veux bien sûr parler des commentaires convenus et répétitifs, tant des vainqueurs que des déçus, des gagnants comme des perdants, des commentateurs et des sondeurs.

     Je n’ai donc pas l’intention d’en rajouter, sauf pour dire ma joie de constater la réussite de mon ami Martin Malvy, qui dépasse 40% dans la région Midi-Pyrénées et dans ma commune, Cordes, approchant de peu ce chiffre  dans mon département, le Tarn. Il réalise ainsi, avec ce score (plus que royal !) le meilleur résultat de la gauche en France métropolitaine. Juste appréciation par les électeurs de son travail à la tête de la région et de sa volonté de rassembler la gauche sur une ligne claire.

     Bien entendu, le beau succès de la gauche et du parti socialiste lors de ce 1er tour demande à être confirmé dimanche prochain. Je souhaite que la mobilisation et les bons reports de voix soient au rendez- vous, non seulement pour reconduire des majorités de gauche dans les régions, mais aussi pour sanctionner N. Sarkozy et sa politique. A ceux qui l’auraient oublié, le nez dans les sondages, oubliant les mouvements de fond de la société française, s’intéressant plus aux questions de personnes qu’aux stratégies….la gauche existe et le PS n’est pas mort !

     Par contre, il serait illusoire, voire dangereux, de chercher à tirer de ce vote du 14 mars 2010 des enseignements définitifs pour  2012. Beaucoup reste à faire à gauche pour définir la stratégie qui permettra la victoire à l’élection présidentielle et aux élections législatives, seules échéances qui pourront offrir aux Français le changement radical de politique qu’ils attendent.

     Chacun commence désormais à le comprendre un peu mieux: le rassemblement à gauche est indispensable, mais il ne se fera qu’à partir d’un débat sur le projet. Dès que les élections régionales seront passées, il faudra très vite en reparler pour donner un contenu à ces intentions si souvent proclamées et les traduire en actes. Le rassemblement, c’est un peu comme l’amour, il ne faut pas se contenter des mots…. 

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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 11:14

Freche.jpgL'affaire Frêche ne concerne pas seulement quelques départements du sud de la France. Elle est révélatrice d'un malaise profond qui touche l'ensemble du monde politique.
   Pour ma part, cela fait des années que je mets en garde contre les conséquences de la dérive populiste du président de la région Languedoc Roussillon, bien loin des valeurs de la gauche (
voir sur ce blog).
    Il est regrettable que la direction du PS, après avoir exclu G.Frêche, n'ait pas adopté plus tôt la position ferme qu'elle a décidé de prendre aujourd'hui.
    Les soutiens que lui apportent en ce moment certains responsables socialistes (et non socialistes!) sont confondants. Ils relèvent à l'évidence de lamentables petits calculs.     
    Ils prouvent un peu plus le besoin urgent de redéfinir ce que sont véritablement les valeurs de la gauche.
   C'est pourquoi j'apprécie tout particulièrement  
cette prise de position argumentée et solide des élus socialistes du Gard, publiée ce matin sur le site de Rue 89.
    Je vous invite vivement à relayer ce message de salubrité politique!

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 14:30

Tribune publiée par Le Monde.fr
et que j'ai signée avec

Marie Noëlle Lienemann, David Cayla (économiste), Gérard Gaumé et Maxime Dumont (syndicalistes), membres du Conseil politique du club Gauche Avenir

 

            Depuis une vingtaine d’années, les replâtrages successifs des régimes de retraite n’ont répondu en aucune façon au problème de fond, tel qu’il est généralement posé : comment garantir à la fois le financement du système et le pouvoir d’achat des retraités ? Ils ont même, d’une certaine façon, aggravé les injustices et les inégalités de notre système.

            Cette question complexe, préoccupation majeure des Français, mérite mieux que les approximations, les positionnements tactiques, les campagnes politiciennes et les discours mystificateurs. La gauche ne doit pas tomber dans ce panneau et, sous prétexte de prouver son « réalisme »,  l’asseoir sur de fausses solutions.

            Il lui faut d’abord poser le bon diagnostic et rappeler quelques vérités peu fréquemment mises en avant. Ainsi, l’allongement continu de la durée de cotisation, l’indexation des pensions sur les prix (et non plus sur les salaires) et la remise en cause de droits sociaux spécifiques ont eu pour conséquence de faire fondre le niveau des pensions. Alors que la moyenne des pensions versées aux retraités actuels s’établit à 1300 euros, de nombreux retraités (surtout des femmes) touchent moins de 1000 euros par mois. Par ailleurs, plus de 600 000 personnes ne bénéficient que du minimum vieillesse, soit 677 euros par mois. Enfin l’OCDE a montré[1] que la France est un pays très inégalitaire dans le versement des pensions.

            La gauche doit aussi dénoncer l’idée, vieille antienne des tenants de la pensée unique, selon laquelle la répartition serait incompatible avec l’allongement de la durée de la vie. Plus on vit vieux longtemps, plus on touche de retraite et plus il serait difficile de la financer : l’équation paraît simple et imparable. On comprend que le gouvernement s’en saisisse pour faire peur. Il doit préparer une négociation difficile avec les syndicats de salariés dans le cadre du rendez-vous de 2010 et cherche à tout prix à faire passer pour une réforme l’allongement de la durée de cotisations des salariés.

            Face à cette menace de régression sociale, la gauche doit au contraire défendre ses valeurs et montrer  qu’elle n’adhère pas à cette logique. L’augmentation de l’âge légal de départ en retraite au moment où la crise fait exploser le nombre de chômeurs et où les générations de jeunes qui entrent sur le marché du travail ne trouvent pas d’emploi ne peut en aucun cas être une solution. Au mieux, cette méthode de « sapeur Camembert » permettrait de combler le trou des régimes de retraite en agrandissant le trou de l’indemnisation des chômeurs et du RSA. Au pire, allonger la durée d’activité entraînerait un accroissement des inégalités entre les générations et entre les salariés du haut de l’échelle (qui pourront effectivement travailler plus et toucher une bonne retraite) et ceux du bas de l’échelle, qui sont les premiers à être licenciés à 55 ans et qui doivent alors se contenter d’une retraite incomplète.

            Repousser l’âge de la retraite ne conduirait pas à un accroissement de la période de travail. En effet, depuis la réforme de 2003, malgré l’allongement de la durée de cotisation, le taux d’emploi des 55-65 ans n’a pratiquement pas bougé et se situe toujours en dessous de 40%. L’âge moyen de cessation d’activité, quant à lui, s’établit autour de 58 ans. Dans ce contexte, proposer de travailler jusqu’à 61 ou 62 ans est une fausse bonne idée, qui aurait pour conséquence de grossir les rangs des chômeurs et des retraités pauvres. Seule une minorité de cadres supérieurs pourrait alors bénéficier d’une pension complète.

            La gauche ne peut pas accepter qu’une telle situation se maintienne et elle doit refuser toute réforme qui conduirait à accentuer les inégalités et les injustices. Il n’est naturellement pas question de nier qu’il existe un problème du financement. De nombreuses solutions sont imaginables et il faut en débattre.

            Par exemple, il est possible de faire participer davantage les revenus du capital au financement de la protection sociale. Pourquoi ne pas instaurer une cotisation spéciale pour les entreprises qui abusent du travail précaire et qui ne jouent pas le jeu des négociations salariales ? On peut aussi envisager de mettre à contribution les revenus non salariaux, tels que les primes, les bonus, l’intéressement et la participation, les stocks options ou encore les indemnités que reçoivent certains grands patrons. Tous ces revenus sont aujourd’hui pratiquement absents du financement des retraites.

            Enfin, il ne faut pas craindre de proposer une hausse des taux de cotisations des employeurs et des employés, ce que suggèrent d’ailleurs les Français en premier lieu dans les sondages d’opinion. Cette hausse pourrait même être compensée par des augmentations salariales et une véritable politique d’emploi, dans la mesure où des salaires plus élevés et un emploi plus important facilitent le financement du régime de retraite.

            C’est par un diagnostic et des propositions de cette nature, loin des analyses de la droite et du gouvernement, que la gauche crédibilisera sa démarche visant à bâtir un système de retraites plus juste et plus solidaire. C’est ainsi qu’elle pourra rassembler une majorité de Français.



[1]  Dans une étude de 2007, l’OCDE montre que la France, avec un revenu de remplacement net moyen représentant 62,8 % du salaire médian, contre 72.1 % dans les pays de l'OCDE et se situe au 21ème rang sur les 31 pays en matière de générosité de son système de retraite.

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 16:13

C'est fou comme certains responsables politiques oublient vite....
Le 11 décembre 2009, j'ai pris position contre l'acceptation par le PS de la candidature de G. Frêche comme tête de liste en Languedoc Roussillon. Avec Martine Chantecaille et Michael Moglia, nous avions expliqué nos raisons dans une tribune publiée par MEDIAPART (voir sur ce blog).
Il faut relire ce que nous avions écrit alors et notamment cette phrase, malheureusement prémonitoire:
 
"A trop vouloir s’adapter « pragmatiquement » à une réalité présentée comme s'imposant fatalement, les socialistes risquent de se fracasser contre elle."

Voila pourquoi nous venons de faire le communiqué suivant, en espérant être, cette fois-ci,
 entendus:

"Le 11 décembre dernier, nous avons cosigné une tribune demandant à la direction du Parti Socialiste de ne pas prendre acte d’une liste conduite par G.Frêche, exclu en 2007  pour des propos déjà incompatibles avec les valeurs socialistes.

Si nous n’avons pas alors été entendus, les dernières paroles de G.Frêche évoquant la « tronche non catholique » de L.Fabius imposent de revenir sur cette décision.

Par les candidats qu’elle présente, par les alliances qu’elle noue, une liste envoie toujours un message aux électeurs : rien ne peut justifier celui envoyé par une « tête » de liste qui s’appelle G.Frêche."

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 09:00

Logo.jpgLe quotidien Libération a publié une version plus courte de ce texte dans son édition du 28 janvier 2010

    L’élection présidentielle est, depuis 1962, l’évènement majeur de la vie politique française. Les décisions prises en 2000 par L. Jospin (quinquennat et inversion du calendrier) ont malheureusement accentué le phénomène. On peut le regretter, ce qui est mon cas(1), mais on est bien obligé d’en accepter les conséquences.
    La principale d’entre elles est que tous ceux qui participent à l’animation de la  vie politique -partis, commentateurs, médias- ont les yeux rivés en permanence sur l’échéance présidentielle. Logiquement, même s’ils s’en défendent, les états-majors des partis se mobilisent très longtemps à l’avance pour bâtir des stratégies de conquête ou de conservation du pouvoir.
    Dans cette tâche, il est essentiel pour la gauche de ne pas se tromper de diagnostic et de ne pas se laisser abuser par de « fausses évidences ». Il est de loin préférable de partir de constats qui, à défaut d’être des évidences, sont largement partagés à gauche. Contentons-nous ici d’en énoncer quelques uns :
 - au niveau international, c’est la fin du modèle soviétique, les insuffisances du modèle social- démocrate dans la crise économique et sociale actuelle, l’origine structurelle de cette crise, la redistribution des influences entre grandes puissances et blocs, les effets discutables du libre échange généralisé, la nécessité de faire évoluer le fonctionnement et les objectifs de l'’Europe;
 - au niveau national, c’est le rejet d’une certaine forme de monarchie républicaine et l’aspiration à d’autres formes de prise de décision, l’attachement au « modèle social » français, l’éparpillement de la gauche institutionnelle et la floraison de lieux de réflexion et d’organisations diverses, la nécessité pour la droite de faire des concessions aux idées d’extrême- droite, si elle veut l’emporter.
     Bien entendu, il ne suffit pas d’énoncer ces constats pour en déduire automatiquement la conduite à tenir. Par contre, ce qui me paraît plus dangereux, c’est la démarche qui consiste à bâtir une stratégie à partir d’hypothèses considérées comme des évidences, parce que « politiquement correctes » et largement véhiculées par les médias, les politologues et les sondages.
    Toute démarche fondée sur ces « fausses évidences » conduit en effet à coup sûr à l’échec. Par exemple:

 N. Sarkozy est en perte de vitesse, voire en chute libre ; il ne se « relèvera » pas.
C’est un raisonnement de ce type qui a conduit à sous-estimer la candidature de J. Chirac en 2002 (L. Jospin) et en 1995 (E. Balladur), avec les conséquences que l’on connaît.
Même si l’image de N. Sarkozy est abîmée, ce que personne ne conteste, la stratégie de la droite peut fonctionner et l’actuel président être réélu, si la gauche continue à se diviser (projets, candidats). De plus, personne ne paraît en mesure de rivaliser avec N. Sarkozy, l’éventuelle candidature de Villepin ne pouvant agir qu’à la marge et celle de F. Bayrou mordant surtout sur l’électorat de gauche.
Le danger pour la gauche d’accepter cette « fausse évidence» est qu’elle accentue l’émulation entre les nombreux candidats. Quand la victoire semble à portée de main,  chacun pense avoir sa chance. Le combat premier consiste alors à chercher à imposer sa candidature dans son propre camp, en n’hésitant devant aucune surenchère interne et en faisant passer les idées et le projet au second plan.

 Il suffit d’observer les sondages prévisionnels pour déterminer dans quel sens il faut aller.
Fausse évidence encore ! Ceux qui en douteraient feraient bien de méditer ces cinq exemples, pris parmi bien d’autres dans l’histoire politique récente. Que nous disaient en effet les sondages et les commentaires dominants?
- 1981 : « V. Giscard d’Estaing sera élu sans problème. Les socialistes ont commis l’erreur de choisir comme candidat F. Mitterrand, qui a une mauvaise image, au lieu de M. Rocard »
- 1995 : « E. Balladur sera élu dans un fauteuil, face à J. Chirac, au plus mal dans l’opinion »
- 2002 : « L. Jospin devrait l’emporter, face à un président sortant, dont l’image s’est dégradée »
- 2004 : «F. Hollande, proclamé homme de l’année, sera certainement le rival de N. Sarkozy à l’élection de 2007 »
- 2006 : « Les socialistes devraient choisir S. Royal comme candidate, car elle est la seule à pouvoir l’emporter »


 Le PS est le parti dominant à gauche et il peut définir seul son projet et choisir son candidat. Les « autres » seront bien obligés d’accepter ses choix et de rejoindre son candidat au 2ème tour de la présidentielle.

Cette thèse s’appuie sur une appréciation ancienne de la situation politique à gauche et d’une vision erronée des rapports de forces, réduite à l’observation des résultats d’élections, dont la nature est très différente de celle de l’élection présidentielle. Depuis 20 ans et même depuis 10 ans, il s’est passé nombre d’évolutions et d’évènements, qu’il serait dangereux de négliger : les 3 échecs successifs du candidat socialiste à la présidentielle, l’hésitation de certains dirigeants du PS sur la question des alliances, la lutte interne pour le leadership, l’incapacité à imposer une ligne, l’éparpillement de la gauche institutionnelle, l’existence d’un foisonnement d’organisations et de clubs, non assimilables aux partis et souvent peu attirés par eux.
Vouloir forcer l’ensemble de la gauche à entrer dans une conception du combat politique de moins en moins adaptée à cette réalité peut conduire à des affrontements brutaux, avec par exemple une multiplicité de candidatures au 1er tour en 2012, au prétexte de laisser aux électeurs la responsabilité de déterminer le rapport de forces entre les partis. On se souvient de ce qu’il est advenu de cette stratégie en 2002 !

 Les alliances doivent se bâtir à partir de considérations chiffrées, issues des précédentes élections.
Pour arriver à 50%, on imagine des alliances sur la base des résultats des précédentes élections, censées  se reproduire fidèlement et permettre d’atteindre le chiffre qui donne la victoire. C’est ce que j’appelle « la fausse évidence arithmétique ». Elle conduit certains socialistes à lorgner du côté du Modem (en feignant de ne pas savoir que F. Bayrou sera, quoi qu’il advienne, candidat au 1er tour). D’autres, au contraire, considèrent que le faible score du PC aux dernières élections rend inutile la recherche d’alliance de ce côté. D’autres socialistes, enfin, attendent que les prochaines élections régionales viennent fixer le rapport de forces avec les Verts.
Tous ces raisonnements négligent les dynamiques inhérentes à la vie politique, qui s’accentuent au moment des campagnes électorales. Plus grave, ils font l’impasse sur la question du contenu du projet, de sa crédibilité et de sa capacité à mobiliser l’électorat.

 Les primaires sont le meilleur moyen de faire émerger un candidat crédible et reconnu.
Vouloir s’inspirer du système américain ou italien n’a pas de sens, compte tenu des différences considérables institutionnelles, politiques, culturelles et historiques entre nos différents pays. Vouloir s’inspirer de la méthode utilisée par le PS en 2006 et désigner le seul candidat socialiste en accroissant et généralisant le système des « adhérents à 20 euros », c’est déconnecter la primaire du choix des alliances et du projet. De plus, il n’est pas compliqué d’imaginer l’ambiance et les dégâts que créerait un affrontement public, largement médiatisé pendant plusieurs mois, entre 6 ou 7 candidats socialistes, tentés de pratiquer une surenchère médiatique pour mieux convaincre des électeurs qui ne seraient plus des militants. Sans dynamique associant la plateforme, les alliances, le rassemblement de la gauche et le choix du candidat de cette unité à la fin du processus, les primaires sont dangereuses et donc inacceptables…si l’objectif est bien de l’emporter en 2012 !


     La seule solution qui permettra à la gauche de mobiliser une majorité autour d’un projet et de désigner un candidat porteur de ses espoirs est d’adopter une démarche comportant plusieurs temps (2) :
  -  le lancement des Etats généraux de la gauche, rassemblant  non seulement les responsables des partis, mais aussi des personnalités du monde associatif, syndical, intellectuel, représentant les forces vives de la gauche  ;
   - l’élaboration d’un «manifeste pour le changement», issu de ces Etats généraux et fixant les grands engagements de la gauche pour 2012, servant de base à une plateforme législative ultérieure et de charte pour tout candidat à l’élection présidentielle ;
   - l’organisation de primaires, auxquelles participeront les militants et adhérents de toutes les organisations ayant accepté la Charte.

     Cette démarche de «nouveau Front populaire» n’est pas encore très médiatisée. Il est vrai qu’elle n’est pas née autour de l’un de ses 12 candidats potentiels actuels (3) . Elle commence néanmoins à faire son chemin dans les esprits et cela est réconfortant pour tous ceux qui espèrent que la gauche saura se défaire des démons de la division et saisir la chance historique d’offrir une véritable alternative aux Français en 2012.
_____________________________________________


[1]  J’ai été l’un des rares à m’élever contre cette décision

[2]
  C’est dans cet esprit que le club Gauche Avenir organise le 28 janvier le forum « La gauche, c’est nous ». Des représentants des forces vives de la gauche exprimeront leurs attentes et interpelleront des responsables des partis de gauche sur les voies démocratiques nouvelles permettant de construire un projet commun. Voir sur ce blog

[3]  Pour l’instant : 3 candidats « certains », 3 candidats qui se positionnent pour 2017, 3 candidats qui hésitent et attendent (« au cas où… »), 3 candidats non socialistes….cela fait bien 4X3=12

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 15:22
                                    laicit-.jpg
    Lors du colloque du club Gauche Avenir consacré le 10 octobre 2009 à la laïcité de la République, nous avons souhaité "la
création d'une organisation mondiale de la laïcité, appelée à intervenir à l'ONU et dans les instances européennes" (voir le compte rendu du colloque)
    C'est pourquoi, nous nous réjouissons de la naissance, le 9 décembre, à Paris , du "Bureau Laïque International".
    Ses fondateurs font appel à des signatures de soutien. Gauche Avenir relaie bien évidemment cet appel.....
Cliquez ici
 
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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 16:30

Ce texte, que j'ai signé avec
Martine Chantecaille (conseillère municipale, secrétaire fédérale aux droits de l’homme de la Fédération de Vendée du PS) et
Michaël Moglia (conseiller régional, membre du CN du PS), vient d'être publié par le site MEDIAPART

           

           La direction du Parti Socialiste semble avoir  décidé de « prendre acte » du vote des militants du Languedoc-Roussillon et de ne pas opposer de liste alternative à celle de Georges Frêche pour les prochaines élections régionales.
           En 2007, la commission nationale des conflits du Parti Socialiste avait pourtant pris à l’unanimité la décision de l’exclure, estimant qu’« au-delà de leur caractérisation pour le droit », ses propos n’étaient « pas compatibles avec les valeurs d’égalité et de respect des droits humains qui fondent depuis toujours l’engagement du Parti Socialiste ».

            Aujourd’hui, en s’appuyant tantôt sur le respect de la démocratie interne, tantôt sur l’argument classique du regrettable « réalisme » électoral, on laisse à penser que les socialistes peuvent se retrouver derrière celui qu’ils ont décidé d’exclure pour des raisons de principe il y a deux ans.

            Certes, les militants du Languedoc-Roussillon ont voté. Mais ce vote suffit-il à contrebalancer les causes de l’exclusion? La déclaration de principes qui fonde l’appartenance collective au Parti Socialiste ne peut pas être remise en cause par un tel vote, tout comme la Constitution de la République ne peut l’être par un vote local.

            A trop vouloir s’adapter « pragmatiquement » à une réalité présentée comme s’imposant fatalement, les socialistes risquent de se fracasser contre elle. Est-ce vraiment un gage de notre détermination à changer la vie que de renoncer à agir sur ce qui dépend pourtant collectivement de nous ? Les échecs répétés du PS sont autant d’indices qui témoignent de la nécessité d’afficher clairement ses valeurs.

            Depuis un an, le PS a entrepris un travail de rénovation important. Il ne faudrait  pas qu’il soit contredit par un choix d’autant plus incompréhensible que Georges Frêche n’a jamais exprimé de regrets. Ne laissons pas une décision régionale mettre en péril la crédibilité générale de la parole des socialistes.

            C’est pourquoi, au nom de la nécessité d’avoir, aux prochaines échéances régionales, des candidats qui incarnent vraiment ce que nous défendons, nous demandons à la direction du PS de proposer en Languedoc Roussillon une liste conduite par un socialiste et reflétant ainsi pleinement le sens de notre idéal.

 

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 19:03

sarko-UMP.jpgEtonnant mépris d'un chef de l'Etat à l'égard de ses adversaires politiques: N.Sarkozy s'est cru drôle en se proclamant "directeur des ressources humaines du PS" (voir la vidéo).
   S'il cherche vraiment à se rendre utile, N.Sarkozy devrait proposer ses services (directeur de la communication par exemple) à son parti, l'UMP, qui vient de sombrer dans le ridicule, avec ce clip incroyable sur "tous ceux qui veulent changer le monde". Luc Ferry, ancien ministre de l'Education nationale et de la recherche de 2002 à 2004, le  trouve "consternant et dégoulinant de bêtise", ce qui me paraît assez bien résumer l'initiative de l'UMP 
(visionner le clip).
  Tristes façons de faire de la politique!

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 23:03

 Pour visionner le débat que j'ai eu à propos de "l'identité nationale"
avec
Eric Raoult (député UMP) 
sur la Chaîne parlementaire LCP
le jeudi 3 décembre,

cliquer ici


Dérive: Dans le guide adressé aux préfets par E.Besson pour servir de trame aux discussions dans les préfectures, figurait une question assez odieuse, que j'ai citée au cours du débat: "comment éviter l'arrivée sur notre territoire d'étrangers en situation irrégulière, aux conditions de vie précaires génératrices de désordres divers (délinquance, travail clandestin).....?"
   Cette phrase vient d'être supprimée du questionnaire: bel aveu des dérives auxquelles conduit le pseudo "grand débat sur l'identité nationale"!

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 16:16

-   Quelle est la signification réelle du mot "identité nationale"?
-  Quel est l'objet du débat organisé sur ce sujet dans les préfectures par E.Besson ?
-   Ce débat est-il vraiment pertinent, utile, dangereux?

Je débattrai de ces questions avec Eric Raoult (député UMP) dans l'émission "Pile et face" sur la Chaîne parlementaire LCP jeudi 3 décembre à 21h30.

Quelques repères: 

* 72% des Français sont convaincus que ce débat est motivé par des raisons politiques et qu'il s'agit d'une "stratégie pour gagner les élections régionales" (sondage IFOP)

* parmi les 200 questions que devront aborder les préfets dans les débats, figure celle-ci, assez révélatrice, qui demande ce que l'on pense de "l'arrivée d'immigrés aux conditions de vie génératrices de désordre (délinquance, travail clandestin...)"!

* E.Besson a annoncé qu'il voulait "piquer au FN des valeurs qu'il croyait s'être attribuées". Le même, pas encore converti au sarkozisme, écrivait en janvier 2007: "Sous la fausse bonne idée de reprendre des voix au FN, les propos de N.Sarkozy renvoient à une période que l'on croyait révolue, celle où la droite républicaine n'était pas au clair avec l'extrême droite". (dans "les inquiétantes ruptures de Sarkozy"). Cherchez l'erreur....

* lire sur ce blog:
"identité nationale: que doit dire la gauche?", tribune de Marie Noëlle Lienemann et Paul Quilès,animateurs du club Gauche Avenir, publiée par MEDIAPART.

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Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez