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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 09:24

Si vous voulez comprendre en 3 minutes

 

et de façon simple

 

ce qu'est le piège mondial de la déflation,

 

cliquez vite ici

 

 

Qu'est-ce que la déflation?Qu'est-ce que la déflation?
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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 15:00

        Chaque jour, dans un paysage politique assez désolant, de nouveaux propos viennent nous désoler un peu plus. Je me contenterai de prendre quelques exemples dans l’actualité récente.

 

   - Un ancien conseiller du Président se dit victime d’une « logique d’épuration ethnique » après avoir été chassé de l’Elysée, en raison de liens avec l'industrie pharmaceutique laissant entrevoir un possible conflit d'intérêts. C'est, dit-il « les Hutus contre les Tutsis » !

 

       - Une ancienne compagne du Président remercie « pour le moment » et, en guise de remerciement (indépendamment de son gain sur les ventes de 1,2 à 1,4 millions d’euros), déverse avec indécence un flot d’horreurs sur celui qui lui a accordé ce moment.

 

      - Un député, devenu ministre pendant quelques jours et révoqué pour malhonnêteté financière, tente d’excuser ses fautes en plaidant la « phobie administrative »

 

      - Un ancien socialiste compare le trader compulsif Kerviel au capitaine Dreyfus, en invoquant Jean Jaurès et en oubliant que Dreyfus, condamné à tort, a été la victime d’un complot antisémite, tandis que Kerviel a fauté!

 

      « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde », disait Albert Camus. Comme il avait raison !

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 09:55

La question posée dans les coulisses de l'Université de la Rochelle

 

à de nombreux participants était intéressante et pertinente:

 

"Pour vous, qu'est ce qu'être socialiste aujourd'hui?"


Le temps imparti était malheureusement un peu court: 15 secondes!!

 

J'ai quand même essayé.  Voici ma réponse

 

Qu'en pensez-vous?

Etre socialiste?
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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 12:02

      Il faut être cohérent! Même si on n’aime pas le fonctionnement quasi-monarchique de la Vème République –ce qui est mon cas-, il faut en respecter les règles ou se battre pour qu’il évolue.

 

      J’ai eu l’occasion (dans mon livre, publié en 2001 : « Les 577, des députés, pour quoi faire ? ») de présenter les réformes susceptibles de mieux répartir les pouvoirs et de rétablir l’Assemblée nationale, censée représenter le peuple, dans un rôle plus conforme à celui qui devrait être le sien dans une véritable démocratie.

 

      C’est à cette époque que j’ai également mis en garde contre une évolution (quinquennat, inversion du calendrier électoral) qui accentuait les risques de dérive de nos institutions.

 

      Aujourd’hui, nous sommes donc toujours régis par la Constitution de 1958, qui, bien que fréquemment modifiée depuis, a conservé les prérogatives quasi-monarchiques du Président. Les principaux responsables politiques ne semblent pas pour l’instant désireux d’y toucher, constatant probablement qu’au cours des deux derniers siècles, les Français n’ont changé la constitution de la République qu’à l’occasion d’une révolution, d’une guerre ou d’un coup d’Etat….sans parler des changements de régime.

 

    Dans ce contexte, ceux qui, présents à une place importante au gouvernement, affichent publiquement leurs désaccords, font fausse route. Non pas que leurs critiques soient infondées ; nous sommes nombreux à gauche à dire depuis 2 ans que le cap fixé par François Hollande n’est pas conforme à ses engagements de 2012. Par contre, ils feignent d’oublier que leur comportement n’est pas conforme à l’esprit de la Vème République….qu’ils ne dénoncent pas par ailleurs !

 

      La cohérence aurait voulu qu’ils aillent jusqu’au bout de leur démarche en démissionnant de leur fonction ministérielle et qu’ils s’engagent désormais à agir pour faire évoluer le fonctionnement de nos institutions.

 

      Cette situation est une nouvelle preuve de l’urgence pour le principal parti de la majorité présidentielle, le Parti socialiste, de prendre ses responsabilités, en engageant rapidement la préparation d’un congrès.

 

       C’est ce que j’ai déjà demandé le 14 juin dernier, lors du Conseil national du PS, dont voici un extrait, qu'il n'est pas inintéressant de relire.

 

***************

 

      " Parmi les raisons de cet échec –largement analysés aujourd’hui- je souhaite en souligner une, qui me semble déterminante pour expliquer notre grande difficulté à modifier le cours des choses. Elle ne concerne pas les choix politiques –discutables par ailleurs- mais la façon dont sont préparés, annoncés et mis en oeuvre ces choix.

 

        Je veux parler ici des conséquences des institutions de la Vème République (système de monarchie républicaine) qui renvoient la plupart des décisions au sommet de la pyramide, avec un Premier ministre qui « exécute » la politique définie par le Président, une majorité parlementaire contrainte, un parti majoritaire sans grande marge d’initiative et dont les militants s’interrogent sur leur utilité. Il ne suffit pas de faire signe à des sympathisants tous les 5 ans lors du vote pour la désignation du candidat lors des primaires pour établir un lien avec un électorat désabusé, désorienté et qui croit de moins en moins à la parole des politiques.

 

        Prenez l’exemple de la réforme territoriale, importante, mais très mal engagée. On a mis la charrue avant les bœufs, en annonçant des mesures fortes (parfois démenties un peu plus tard), avant même d’avoir débattu et d’avoir défini clairement et publiquement les objectifs de cette réforme. Comment vont faire nos candidats aux élections sénatoriales pour s’y retrouver entre les annonces contradictoires (Président, ministres, 1er secrétaire, certains grands élus) ? Que vont comprendre les élus locaux à qui l’on veut s’adresser ?

 

     Certains –dont je ne suis pas- auraient tendance, dans cette ambiance préoccupante, à baisser les bras. C’est vrai qu’on peut toujours craindre la dégringolade fatale qu’ont connue d’autres grands partis français au cours du demi-siècle écoulé. C’est vrai aussi qu’on entend de plus en plus d’analystes et de commentateurs qui annoncent la fin des partis politiques.

 

        D’autres, qui s’étaient faits discrets jusqu’ici, joignent leur voix aux critiques et aux demandes de ceux qui étaient traités hier d’irresponsables ou d’incompétents, parce qu’ils demandaient avec insistance que les promesses de la campagne de 2012 soient respectées et qui s’inquiétaient des conséquences du régime infligé au pays, tout en préconisant d’autres réponses à la crise.

 

        La logique de la Vème République voudrait que tout ceci ne se traduise par rien de déterminant dans le cours de la politique du pouvoir. Pourtant, je persiste à penser – et je sais que je ne suis pas seul- que le rôle du PS pourrait ne pas être insignifiant..…..à condition que des décisions fortes soient prises, dès aujourd’hui et qu’elles mobilisent, non seulement les cadres du parti, mais aussi et surtout les militants. Nous avons un peu trop oublié que ce sont eux qui peuvent recréer le lien indispensable avec les Français, notamment ceux qui ont voté à gauche le 6 mai 2012.

 

        Voilà pourquoi il faut donner l’occasion aux militants socialistes de « relever la tête » (comme le souhaite J.C. Cambadélis). Montrons que le PS n’est pas un parti godillot, un simple outil de sélection de candidats, une chambre d’enregistrement, une agence de communication, qu’il est écouté et entendu.

 

         Donnons la parole à nos militants, en leur permettant de débattre librement et en profondeur. Cela s’appelle, chers camarades, un congrès, ce que François Mitterrand décrivait comme la « Pâques des socialistes », une façon pas très laïque mais bien imagée de parler de leur résurrection !

 

     Le temps est donc venu d’annoncer ce congrès, pour faire du PS un acteur…..un acteur utile….un acteur utile à la gauche…un acteur utile à la France."

Un peu de cohérence!
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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 15:14

    Dans un entretien au Monde qualifié par les observateurs d'explosif,  Arnaud Montebourg vient d’appeler à "faire évoluer nos choix politiques". Il demande que soient apportées "des solutions alternatives", que soit donnée "la priorité à la sortie de crise" et que l’on fasse "passer au second plan la réduction dogmatique des déficits, qui nous conduit à l'austérité et au chômage".

 

      Ceux -dont je suis, avec mes amis de Maintenant la gauche- qui font de telles demandes de changement de politique depuis 2 ans et qui viennent de se faire traiter dimanche dernier d’ "irresponsables" par le Premier ministre, ne peuvent qu’approuver de tels propos.

 

    Mais comment ne pas demander au ministre de l’économie Montebourg s’il compte, après ces déclarations qui contredisent le discours officiel, quitter le gouvernement A moins, et ce serait une bonne nouvelle, qu’il ait convaincu le Président et son Premier ministre de changer de cap !

 

      Nul doute qu’il aura à cœur de répondre clairement à ces 2 questions demain, lors de la fête de la Rose, qu’il organise à Frangy-en-Bresse en Saône-et-Loire.

Questions à Arnaud Montebourg
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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 19:01

      Le Conseil national du PS d’hier –auquel j’ai participé- se tenait à « huit clos », mais les portes devaient être mal fermées et les informations ont vite circulé. C’est ainsi que la formule du Premier ministre, venu s’adresser aux responsables socialistes et affirmant que « la gauche peut mourir », a été largement reprise et commentée. Je me sens donc autorisé à le faire moi aussi......

 

       S’il s’agit de pointer des risques de montée de l’extrême droite au détriment de la gauche dans les prochaines années, cette inquiétude est salutaire….pour autant que l’on s’interroge lucidement et complètement sur les raisons de ce phénomène, qui doit être pris au sérieux.

 

      S’il s’agit par contre de laisser entendre que cette issue fatale pourrait être causée par les critiques de la politique actuelle venant de la gauche (pas toujours infondées) et par la volonté de réorienter certains choix, c’est à mon tour de m’inquiéter. Je trouve que l’utilisation par Manuel Valls de l’étonnante expression «reparlementarisation à outrance des institutions» témoigne d’un alignement brutal sur les aspects les plus caporalistes du fonctionnement de la Vème République.

 

      Au cours de mon intervention (voir ci-après), j’ai à nouveau souligné à quel point ce repli était dangereux, particulièrement dans une période où la confiance entre les politiques et les citoyens apparaît très entamée. J’ai aussi demandé que les militants socialistes puissent s’exprimer rapidement dans un congrès, autre façon de faire vivre le débat et de renforcer le lien avec les citoyens.

 

       C’est bien à cela que devait penser François Mitterrand quand il disait que les congrès étaient la « Pâques des socialistes », façon d’évoquer la résurrection ! Je préfère ce langage de vie à celui des évocations morbides et des prédictions apocalyptiques.

 

***************************

 

Intervention de Paul Quilès devant le Conseil national du 14 juin

 

   " Le mot de crise est un mot banal pour décrire la situation actuelle :

     - un pouvoir désavoué par les urnes,

     - une victoire incontestable du populisme,

    - une désespérance qui gagne du terrain dans de nombreuses couches de la société….

    - une défiance à l’égard des partis politiques, de leurs leaders et de leurs élus, dont ils pensent qu’ils sont impuissants à peser sur les choix européens et sur les orientations politiques françaises et incapables de faire prendre en compte leurs attentes, leurs besoins et une vision d’avenir pour leurs enfants.

 

   Si l’on ajoute à cela les turpitudes de l’UMP, il n’est pas étonnant que l’on assiste à une sorte de décrochage démocratique, qui pourrait favoriser un peu plus le FN.

 

   Parmi les raisons de cet échec –largement analysés aujourd’hui- je souhaite en souligner une, qui me semble déterminante pour expliquer notre grande difficulté à modifier le cours des choses. Elle ne concerne pas les choix politiques –discutables par ailleurs- mais la façon dont sont préparés, annoncés et mis en oeuvre ces choix.

 

   Je veux parler ici des conséquences des institutions de la Vème République (système de monarchie républicaine) qui renvoient la plupart des décisions au sommet de la pyramide, avec un Premier ministre qui « exécute » la politique définie par le Président, une majorité parlementaire contrainte, un parti majoritaire sans grande marge d’initiative et dont les militants s’interrogent sur leur utilité. Il ne suffit pas de faire signe à des sympathisants tous les 5 ans lors du vote pour la désignation du candidat lors des primaires pour établir un lien avec un électorat désabusé, désorienté et qui croit de moins en moins à la parole des politiques.

 

   Prenez l’exemple de la réforme territoriale, importante, mais très mal engagée. On a mis la charrue avant les bœufs, en annonçant des mesures fortes (parfois démenties un peu plus tard), avant même d’avoir débattu et d’avoir défini clairement et publiquement les objectifs de cette réforme. Comment vont faire nos candidats aux élections sénatoriales pour s’y retrouver entre les annonces contradictoires (Président, ministres, 1er secrétaire, certains grands élus) ? Que vont comprendre les élus locaux à qui l’on veut s’adresser ?

 

   Certains –dont je ne suis pas- auraient tendance, dans cette ambiance préoccupante, à baisser les bras. C’est vrai qu’on peut toujours craindre la dégringolade fatale qu’ont connue d’autres grands partis français au cours du demi-siècle écoulé. C’est vrai aussi qu’on entend de plus en plus d’analystes et de commentateurs qui annoncent la fin des partis politiques.

 

   D’autres, qui s’étaient faits discrets jusqu’ici, joignent leur voix aux critiques et aux demandes de ceux qui étaient traités hier d’irresponsables ou d’incompétents, parce qu’ils demandaient avec insistance que les promesses de la campagne de 2012 soient respectées et qui s’inquiétaient des conséquences du régime infligé au pays, tout en préconisant d’autres réponses à la crise.

 

   La logique de la Vème République voudrait que tout ceci ne se traduise par rien de déterminant dans le cours de la politique du pouvoir. Pourtant, je persiste à penser – et je sais que je ne suis pas seul- que le rôle du PS pourrait ne pas être insignifiant..…..à condition que des décisions fortes soient prises, dès aujourd’hui et qu’elles mobilisent, non seulement les cadres du parti, mais aussi et surtout les militants. Nous avons un peu trop oublié que ce sont eux qui peuvent recréer le lien indispensable avec les Français, notamment ceux qui ont voté à gauche le 6 mai 2012.

 

   Voilà pourquoi il faut donner l’occasion aux militants socialistes de « relever la tête » (comme le souhaite J.C. Cambadélis). Montrons que le PS n’est pas un parti godillot, un simple outil de sélection de candidats, une chambre d’enregistrement, une agence de communication, qu’il est écouté et entendu.

 

    Donnons la parole à nos militants, en leur permettant de débattre librement et en profondeur. Cela s’appelle, chers camarades, un congrès, ce que François Mitterrand décrivait comme la « Pâques des socialistes », une façon pas très laïque mais bien imagée de parler de leur résurrection !

 

   Le temps est donc venu d’annoncer ce congrès, pour faire du PS un acteur…..un acteur utile……. un acteur utile à la gauche…….. un acteur utile à la France."

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 14:16

Tribune de Paul Quilès,

 

publiée par L'Humanité du 5 juin 2014

 

sous le titre "Un nouveau pacte majoritaire à gauche"

 

*****

      TINA n’est pas un diminutif féminin, mais un slogan attribué à Margaret Thatcher lorsqu'elle était Premier ministre du Royaume-Uni ! TINA, c’est l’abréviation de "There is no alternative" (en français, "il n’y a pas d’autre choix"), qui signifie qu’il y a pas d’alternative hors des politiques libérales et que tout régime qui cherche à s’en écarter court à l'échec.

 

      Il ne faudrait pas qu’aujourd’hui on essaie de nous convaincre à nouveau qu’ "il n’y a pas d’autre choix" et qu’il n’y a point de salut hors de l’austérité, qu’on présente comme la solution, quand elle est devenue le problème.

 

      Alors que les inégalités sociales n’ont jamais été si fortes, que la cohésion sociale est malmenée et que notre modèle de développement n’est plus soutenable, nous sommes dans une situation politique inédite et désastreuse: un pouvoir désavoué par les urnes, une victoire incontestable du populisme, une défiance à l’égard des partis politiques et de leurs leaders, une désespérance qui gagne du terrain dans de nombreuses couches de la société….

 

      Ce décrochage démocratique témoigne moins d’un désintérêt de nos compatriotes que d’une perception d’impuissance à peser sur les choix européens et les orientations politiques françaises et à faire prendre en compte leurs attentes, leurs besoins et une vision d’avenir pour leurs enfants.

 

      Le désaveu est sévère pour la gauche: le parti socialiste n’arrive nulle part en tête, les écologistes et le front de gauche font des scores médiocres, égaux ou inférieurs à leurs résultats de 2009. Les partis et les hommes l’incarnant n’ont pas vu leurs assises électorales s’élargir.

 

      Depuis près de 2 ans, on refusait d’entendre les voix de ceux qui s’inquiétaient des conséquences du régime infligé au pays, tout en préconisant d’autres réponses à la crise. Et voici qu’aujourd’hui, nombre de ceux qui s’étaient faits discrets jusqu’ici et parfois même qui défendaient la ligne suivie au sommet, joignent leur voix aux critiques et aux demandes de ceux qui étaient fustigés hier et souvent traités d’irresponsables ou d’incompétents !

 

      La question est de savoir quel peut être le débouché des initiatives un peu brouillonnes qui fleurissent çà et là, alors que la logique même du système institutionnel de la Vème République - avec un Premier ministre qui «exécute » la politique définie par le Président, une majorité parlementaire contrainte, un parti majoritaire sans marge d’initiative et peu écouté - empêche qu’aboutisse toute expression déviante.

 

      La seule réponse me semble résider dans un sursaut des forces de gauche et écologistes pour dialoguer et définir des convergences sur des réformes répondant à l’urgence sociale et aux attentes de nos concitoyens.

 

 

      C’est dans cet esprit que le club Gauche Avenir  travaille depuis 6 mois. Au cours d’auditions publiques, il a écouté des responsables des différents partis et des mouvements du monde syndical et associatif, des intellectuels, des économistes. Les propositions qu’ils ont faites sont susceptibles de contribuer à la construction d’un nouveau pacte majoritaire à gauche autour de quelques mesures fortes. Nous les rendrons publiques prochainement.

 

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 19:00

      Je n’ai pas l’intention de revenir sur le constat que partagent largement nos concitoyens, celui d’une situation désastreuse, où que l’on tourne le regard : un pouvoir désavoué par les urnes, une victoire incontestable du populisme, une défiance à l’égard des partis politiques et de leurs leaders, une désespérance qui gagne du terrain dans de nombreuses couches de la société….

 

      Les "éléments de langage", les slogans, les invectives, les solutions miracles sont de peu de secours en pareille circonstance. Ce n’est pas une raison pour sombrer dans un catastrophisme démoralisant et peu efficace. Mieux vaut faire preuve de lucidité et essayer de comprendre les raisons profondes de ces maux, avant d’apporter des réponses.

 

      En politique, il n’est jamais bon d’avoir raison trop tôt. Et pourtant, certaines surdités peuvent avoir des conséquences redoutables. Par exemple :

 

     - Depuis des années (14 ans, pour ce qui me concerne), nous sommes nombreux à demander que les institutions de la Vème République évoluent vers un meilleur partage des pouvoirs et un meilleur équilibre institutionnel. Rien n’a été fait, bien au contraire (instauration du quinquennat et inversion du calendrier électoral), pour en finir avec un système de monarchie républicaine qui renvoie toute décision au sommet de la pyramide. On connaît les conséquences de ce détestable système: un Premier ministre qui « exécute » la politique définie par le Président, une majorité parlementaire contrainte, un parti majoritaire pétrifié, sans marge d’initiative, peu écouté et dont les militants, de moins en moins nombreux, s’interrogent sur leur utilité. Il ne suffit pas de faire signe à des sympathisants tous les 5 ans lors du vote pour la désignation du candidat lors des primaires pour établir un lien avec un électorat désabusé, désorienté et qui croit de moins en moins à la parole des politiques.

 

      - Depuis près de 2 ans, dans la logique même de ce système, on refusait d’entendre les voix de ceux qui demandaient avec insistance que les promesses de la campagne de 2012 soient respectées et qui s’inquiétaient des conséquences du régime infligé au pays, tout en préconisant d’autres réponses à la crise. Et voilà qu’aujourd’hui, nombre de ceux qui s’étaient faits discrets jusqu’ici et parfois même qui défendaient la ligne suivie au sommet, joignent leur voix aux critiques et aux demandes de ceux qui étaient fustigés hier et souvent traités d’irresponsables ou d’incompétents ! Maigre consolation, car la question est bien de savoir maintenant quel peut être le débouché des initiatives un peu brouillonnes que l’on voit fleurir çà et là, alors que la logique même du système institutionnel de la Vème république empêche qu’aboutisse toute expression "déviante ".

 

      La seule réponse me semble résider dans un sursaut de ceux qui croient encore au rôle - il est vrai très discrédité en ce moment- des partis politiques. Laissons l’UMP à ses (graves) turpitudes, qui affectent malheureusement aussi l’ensemble de la vie politique française et intéressons-nous au PS. Ses responsables doivent comprendre que des décisions fortes doivent être prises rapidement, pour éviter une dégringolade comme celle qui a été fatale à d’autres grands partis français au cours du demi-siècle écoulé.

 

      Si l'on montre que le PS n’est pas un parti godillot, un simple outil de sélection de candidats, une chambre d’enregistrement, une agence de communication, qu’il est écouté et entendu, alors ses militants, en plein désarroi aujourd’hui, militeront et recréeront l'indispensable lien avec les Français, notamment ceux qui ont voté à gauche le 6 mai 2012.

 

      Redonnons donc la parole aux militants. Cela passe par l’organisation rapide d’un congrès, seule façon de débattre en profondeur et de définir avec clarté le cap susceptible de rendre au PS une crédibilité actuellement très entamée.

 

***********

PS : En ces temps de déprime, il faut aussi se raccrocher à quelques petits bonheurs! J’ai apprécié à cet égard les propos de Claude Bartolone ce matin sur France Inter , ainsi que l’interview d’Emmanuel Maurel dans Libération d’hier.

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 10:17

      Dans le climat plutôt glauque qui accompagne les résultats de ces élections européennes, j’ose à peine me féliciter de la saine réaction des électrices et électeurs de la commune de Cordes sur Ciel, dont je suis maire. 

 

      Cela ne va pas m’empêcher de participer à la réflexion en profondeur que nécessite la double alerte –démocratique et politique- qui nous est lancée (voir sur ce blog)…..mais c’est quand même encourageant !

 

   ( %)                              Cordes         Comparaison              Comparaison

                                                               avec Tarn                  avec France

PS/PRG                          24,43                    +8,5                            +10,0

UMP                               17,05                      -1,1                               -4,0

FN                                  11,93                    -14,5                             -13,5

EELV                              14,20                     +3,2                              +4,8

UDI/Modem                    10,23                     +2,2                                0

Front de gauche               5,97                      -2,6                              -0,5

 

Nombre de votants         55,88                     +5,9                            +11,4

Un motif de satisfaction
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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 22:47

Communiqué de presse de "Maintenant La Gauche"

suite aux résultats des élections européennes

 

Les résultats des élections européennes en France constituent une alerte majeure pour les dirigeants de notre pays et de l’UE, ainsi que pour les responsables politiques.

 

Une alerte démocratique.
Le décrochage démocratique perdure, témoignant moins d’un désintérêt de nos compatriotes que d’une perception d’impuissance à peser sur les choix européens et les orientations politiques françaises et à faire prendre en compte leurs attentes, leurs besoins et une vision d’avenir pour leurs enfants.
Même si le taux d’abstention est en légère réduction, il demeure très préoccupant dans les quartiers populaires et massif au sein de l’électorat de gauche.

 

Une alerte politique.
Nul ne peut sous estimer la gravité de voir pour la première fois de notre histoire le FN en tête d’une élection dans notre pays. Cette situation exige des changements majeurs tant au niveau gouvernemental qu’au sein des partis politiques.
Le score historique du Front national met chacun devant ses responsabilités.
Les mauvais résultats du PS confirment une défiance persistante, voire accrue, à l’égard de la majorité gouvernementale. Les bonnes réponses aux avertissements lancés par les Français lors des municipales ne semblent pas avoir été apportées..
Depuis de longues années, le Parti Socialiste n’a pas su résorber la fracture entre ses dirigeants et ses électeurs comme avec le peuple de gauche sur la question de la construction européenne. La non tenue par François Hollande de ses engagements sur la réorientation de l’Europe a accru le désarroi de nos concitoyens, qui refusent la politique d’austérité et de concurrence généralisée.

 

Aujourd’hui, c’est toute la gauche qui est percutée par l’ampleur de la crise. C’est pourquoi le rassemblement des forces de gauche s’impose, autour d’objectifs concrets inversant rapidement les priorités et engageant le redressement du pays dans la justice.

 

Le PS, premier parti de la gauche, a une responsabilité particulière pour retrouver son rôle moteur dans ce rassemblement. Ses militants doivent pouvoir rapidement prendre la parole.

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Recherche

Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez