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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 18:59

                                   2010.jpg   
   
                               

            Cette période de l'année a toujours été pour moi un moment de perplexité. Comment souhaiter les vœux ? A qui ? Pour dire quoi ?

        Bien entendu, cet évènement est l’occasion sympathique de redire son amitié et de reprendre des contacts qui se seraient distendus. Mais il y a aussi la tradition, qui veut que l’on respecte les conventions de la vie sociale, en souhaitant, souvent de façon mécanique, des vœux de « bonne année », de « bonne santé », de « réussite ».  Je ne faillirai donc pas à ces obligations, même si le sens des formules rituelles a fini par s’émousser. Personne n’est dupe….mais c’est ainsi.

        En revanche, ce moment peut être l’occasion de faire un bilan de l’année écoulée et d’exprimer des espoirs partagés. Au cours de 30 années de vie publique, j’ai eu à connaître des bilans forts et enthousiasmants, d’autres plus tristes et graves ; j’ai toujours tenté de tracer des perspectives mobilisatrices, inspiré par le fameux « optimisme de la volonté », cher au philosophe  Gramsci…..

        Aujourd’hui, à l’aube de 2010, en cette fin de la première décennie du XXIème siècle, c’est un sentiment mêlé que j’éprouve devant la façon dont le monde se débat dans la crise sans précédent qu’il traverse. Malgré les grandes phrases, les déclarations ronflantes, les superlatifs et les promesses des dirigeants, malgré l’émotionnel qui dégouline en permanence à travers les médias, on sent bien que nombre d’entre eux attendent, de façon irresponsable, que « tout recommence comme avant ».

        Ce que je souhaite donc, en particulier à ceux qui décident, à quelque poste qu’ils se trouvent, c’est que la prise de conscience réelle de la gravité des désordres du monde –économiques, sociaux, environnementaux…- se traduise par des actes forts, qui nous permettront dans un an d’être fiers de l’action des hommes en 2010 et pleins d’espoir pour l’avenir.
                          Paul Quilès

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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 11:03

Un ami m'envoie cette vidéo effarante, avec un commentaire assez pertinent:
"C'est la confirmation que la bêtise humaine
est sans limite..."
http://www.malhanga.com/videosflash/ 
(couper le son)
Comme disait Albert Einstein:
"Deux choses sont infinies, l'Univers et la bêtise humaine. Mais, en ce qui concerne l'Univers,
je n'ai pas encore de certitude absolue".

 

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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 20:26

    On connaît les sketches d’Anne Roumanoff, qui se terminent par un tonitruant : « On ne nous dit pas tout… ».
    C’est exactement l’impression que je ressens en ce moment en suivant l’actualité, à travers les commentaires des médias et les déclarations des principaux responsables politiques !

    Parmi bien d’autres, voici quelques exemples, dans des domaines très divers, de ce véritable « enfumage » de l’opinion publique.


- Le faux débat sur « l’identité nationale ». Certains, dont je suis, ont prévenu dés    le départ que cette initiative de N. Sarkozy, dont la maitrise d’œuvre a été confiée au ministre de l'immigration, était dangereuse. Les dérapages de nature raciste auxquels on assiste quotidiennement en sont la preuve et il ne faut pas s’en étonner, puisqu’il s’agissait, non pas d’un « débat », mais d’une opération destinée à "piquer des valeurs au Front national", selon la délicate expression d’E. Besson !


- La dramaturgie autour du sommet de Copenhague
, dont l’objet était, d’après les commentaires les moins exaltés, de "sauver la planète et l’humanité". N. Sarkozy et son super ministre Borloo, si prompts à se présenter comme les meilleurs défenseurs de l’écologie, feraient bien de s’interroger sur les raisons de l’insuffisance de production d’électricité pendant l’hiver, dans un pays qui, pendant 30 ans, a parié sur le développement du nucléaire et donc de l’électricité pour répondre au défi énergétique ! Ils devraient aussi expliquer pourquoi, alors qu'on se vante de pouvoir atteindre bientôt des chiffres élevés de production d’électricité renouvelable, on prend des décisions incompréhensibles. Témoin cet arrêté tarifaire sur le solaire photovoltaïque en préparation, qui prévoit notamment une diminution brutale de 10% du tarif au 1er janvier 2010 et une très forte limitation règlementaire pour les toitures intégrées. Juste au moment ou la filière commençait à décoller...

    Pour ceux qui s’intéressent à une expertise sérieuse et argumentée sur les questions de changement climatique et de développement mondial , voici un site très utile: http://www.global-chance.org/

- La « nouvelle stratégie » de B.Obama en Afghanistan  est présentée comme la réponse à la situation inextricable que rencontrent l’OTAN dans ce pays en guerre depuis 8 ans. Il y aurait beaucoup à dire sur le sujet. Je me contenterai d’un chiffre, qui a fait l’objet de peu de commentaires : celui du coût fantastique de l’engagement américain (désormais 100 000 soldats), qui va se monter à 100 milliards de dollars par an ! Si une part de ces sommes avait été consacrée au cours des années passées à la reconstruction du pays et à des dépenses civiles, la situation serait moins grave. Les Américains et l’OTAN pourrait aussi méditer ces autres chiffres, qui expliquent pourquoi les Talibans attirent autant de combattants : ils les payent 250 à 300 $/mois, alors que l’armée afghane ne leur donne que 120 $/mois !

- la tragi comédie autour de Johnny
. Il faut être aveugle ou naïf pour ne pas réaliser depuis le début de cette affaire qu’il s’agit d’une mascarade, dans laquelle le chanteur est l’otage (probablement consentant) d’une affaire de gros sous. Il est regrettable que trop de médias, au cours de longs reportages, commentaires et émissions se soient faits les relais de cette opération sordide, montée par des gens qui s’intéressent moins à la santé de Johnny qu’au magot de la tournée qu’ils risquent de perdre…..et qu’ils voudraient se faire rembourser par une compagnie d’assurance. Petite question: notre chanteur « national » (comme l’identité du même nom !), est-il toujours domicilié fiscalement en Suisse ? Si c’est le cas, on se demande pourquoi son ami, N. Sarkozy, ne lui a pas parlé du bouclier fiscal…

- la taxe "charmante" sur les bonus bancaires
, annoncée à grands coups de clairon par Gordon Brown et Nicolas Sarkozy, est avant tout une opération médiatique destinée à permettre au Premier Ministre britannique, mal en point dans les sondages, d’améliorer sa position à quelques encablures des élections législatives et à N. Sarkozy de montrer sa prétendue détermination à "moraliser le capitalisme". Il est étonnant que cette idée, aux effets pourtant modestes (taxe temporaire sur les bonus de 2010) et qu’Angela Merkel trouve "charmante", n’ait pas été avancée au récent sommet du G20 de Pittsburgh !

- la fable de l’hyper parlement
, colportée par M. Coppé, chef des députés UMP, depuis la dernière réforme constitutionnelle, censée donner de vastes pouvoirs au Parlement. Apparemment, les députés n’y croient pas eux-mêmes, puisqu’ils n’étaient que 12 à la fin du débat à l’Assemblée Nationale sur l’identité nationale !

                                           
    Oui, vraiment, on ne nous dit pas tout, mais, pire encore, on nous prend pour des idiots, comme le fait remarquer un de mes amis, qui m’a envoyé un message indigné, dont j’extrais cette partie :


  «Voulant défendre le lancement du débat sur l'identité nationale et le fait de demander sur ce sujet l'avis du peuple français, N. Sarkozy a déclaré : "il y a quelques années, on a eu un référendum douloureux en France, 55 % des gens ont voté non à l'Europe. Alors j'ai vu une partie des élites qui disaient "oh là là, le peuple a dit non, changez le peuple; faut plus l'interroger !" Vous avez de la fièvre, Monsieur Denisot ? Alors, faut plus prendre la température !". …..Mais comment s'appelait le Président de la République qui a décidé de casser le thermomètre, de ne plus interroger le peuple, de le nier purement et simplement, en décidant de ne pas soumettre à un nouveau référendum le traité de Lisbonne, succédané de cette fameuse Constitution européenne ? Oui, vraiment, plus c'est gros, mieux ça passe ! Du moins, le croit-il ! »

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 09:18

        Comment ne pas apprécier l’excellent billet de l’historien Christian Delporte dans Libération du 9 octobre (« En politique, le règne naïf du faux parler vrai ») ?

     Son analyse de la tendance de plus en plus fréquente des hommes politiques à se relâcher dans leur expression publique est particulièrement bien venue.

      On savait Nicolas Sarkozy expert dans l’utilisation de cette méthode, qui consiste à faire croire que « je parle comme vous, donc je suis comme vous ». Alain Juppé vient de lui emboîter le pas avec sa formule « C’est tout de même se foutre du monde ». Certaines récentes déclarations de responsables de gauche sur des « questions d’actualité » font malheureusement appel au même type de motivation.

     Avec Christian Delporte, je pense que toutes ces « indignations télégéniques et ces propos « cool » sur les plateaux des talk- shows, répétés en coulisses, ne sont que le dernier avatar d’une novlangue en construction, débarrassée de ses lourdeurs technocratiques et fondée exclusivement sur l’émotion. Confondre relâchement de l’expression et parler vrai, n’est-ce pas un peu « se foutre du monde ? »

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 14:56


En quelques mots, voici les premiers enseignements que je tire des élections allemandes:

 

* Un constat terrible : entre 2005 et 2009, le SPD a perdu 11,2%, Die Linke a gagné 3,3%, mais la gauche a reculé et l’abstention a augmenté, pour atteindre un niveau historique. 


* Une triple leçon pour la gauche (allemande, mais aussi française !):
    - L’alliance avec la droite (ou les clins d’œil à des fractions de la droite)   échec
    - La division de la gauche     échec
    - La compétition à gauche+le refus de l’unité   échec

 

* Conclusion : le changement ne peut provenir que du rassemblement de la gauche, dans l’action, dans la préparation d’un projet commun et dans la constitution d’un nouveau Front populaire.

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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 14:46

     Indéniablement, la Fête de l'Humanité a été un succès et pas seulement du fait de la forte fréquentation! En effet, au cours des 3 jours que j'y ai passés avec mes amis de Gauche Avenir, j'ai pu  faire plusieurs constats encourageants.
     - D'abord l'évidence d'un foisonnement d'initiatives militantes, venant d'organisations diverses: associations, clubs, syndicats...Preuve, si cela était nécessaire, que le militantisme à gauche est bien vivant et qu'il dépasse largement les frontières des partis politiques.
    - Ensuite, le besoin du débat sur les nombreux sujets qui agitent les hommes et les femmes de gauche aujourd'hui: les réponses à la crise, les libertés, la démocratie, la situation internationale, les droits sociaux...
Au cours des multiples débats, organisés ou improvisés, j'ai eu la confirmation que, contrairement à ce que l'on entend parfois, la gauche ne manque pas d'idées ....mais qu'elle a besoin de les confronter pour aboutir à un projet cohérent.
    - Enfin, malgré les différences, qui semblent parfois insurmontables, l'aspiration au rassemblement de la gauche est forte. Pour ceux, dont je suis, qui se battent depuis 2 ans avec cet objectif, il a été particulièrement agréable d'entendre les commentaires positifs des militants de toutes sensibilités qui se sont arrêtés au stand de Gauche Avenir pour soutenir notre démarche.
     Les propos de Patrick Le Hyaric et de Marie Georges Buffet, au nom du Parti communiste, puis de Martine Aubry, au nom du Parti socialiste, venant après la prise de position de Jean-Pierre Chevènement pour le MRC, nous ont confortés dans la conviction que notre combat était le bon.
     Autant dire alors que les voix discordantes appelant à la compétition entre "deux gauches", qui ferait courir à la gauche le risque de l'échec en 2012, ont été moins audibles et c'est heureux. Organiser la confrontation des idées et le débat, oui;  exacerber les différences et engager une compétition mortifère entre 2 gauches, l'une qui serait "la vraie gauche", la "gauche de la gauche" et l'autre "compromise", "sociale libérale" (on disait autrefois les "sociaux traitres"), non.
     J'ai eu l'occasion de rappeler pendant la Fête, au cours d'un débat sur le thème "Etre fidèle à Jaurès aujourd'hui", ce qu'était l'éparpillement des socialistes avant le Congrès d'unification de 1905, entre une myriade de d'organisations et de tendances: socialistes modérés, révolutionnaires, indépendants, guedistes....Malgré des différences, parfois importantes, l'unité a été rendue possible par la volonté des responsables politiques et notamment parce que Jaurès a accepté que soient refusées certaines des idées auxquelles il tenait, en particulier la présence des syndicats et des coopératives dans le nouveau parti.
     Bel exemple, un siècle plus tard, pour tous ceux qui veulent préparer une alternative à la politique sarkozienne, à partir d'un projet construit ensemble par les militants qui représentent les forces vives de la gauche. C'est cette volonté qui nous anime à Gauche Avenir. Nous sommes heureux d'être moins seuls aujourd'hui!

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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 19:08

         Je préfère utiliser ce terme d’« attrape-nigaud », un peu moins trivial que le mot plus courant qui m’est venu à l’esprit en écoutant François Bayrou ce matin à la radio.

        C’est en effet ainsi que le dictionnaire définit une « ruse grossière ». ….ce qui correspond justement à cette « offre publique de dialogue » que le leader du Modem s’efforce de présenter comme une contribution honnête et « désintéressée » à la « préparation de l’alternance ».

         Oui, vous avez bien entendu : « je suis désintéressé », a-t-il martelé, mais, comme le journaliste lui demandait s’il le serait au point de laisser un ou une autre être candidat(e) au 1er tour de l’élection présidentielle de 2012, il s’est exclamé : « Bien sûr que non, la logique de la Vème République est qu’on choisit au 1er tour et il faudra bien que je défende mes idées » !

        On le voit, le désintéressement de François Bayrou a des limites….qui sont très précisément fixées par sa stratégie. Celle- ci apparaît si transparente que je m’étonne de voir tant de nigauds (ou d’hypocrites) la négliger.

            En quoi consiste-t-elle en effet ? Il s’agit tout simplement de permettre au leader du Modem « d’être « qualifié » pour le 2ème tour de 2012, ce qui, pense-t-il, lui permettrait alors de l’emporter en se présentant comme le candidat du front anti- Sarkozy. Pour cela, il faut que le candidat socialiste arrive en 3ème position, comme cela s’est déjà produit à deux reprises sous la Vème République. A chaque fois, la raison de l’échec a été la même : le flou du positionnement socialiste, qui a semé le trouble dans l’électorat et entraîné une multiplication désastreuse des candidatures à gauche.

            Telle est donc l’objet réel de l’offre de « dialogue » de F. Bayrou, qui ne vise en aucune façon à préparer des analyses et des propositions communes, destinées à être portées par un candidat commun. Elle a pour vocation à déséquilibrer le PS et à rendre son image encore plus incertaine, grâce à l’aide de ceux qui ne voient pas ou, plus grave, qui feignent de ne pas comprendre la « ruse grossière ». Comme le dit le dictionnaire, ce sont des nigauds….

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 11:36

Réponse à la question d'hier
concernant la construction européenne.

Cette déclaration a été faite      par Pierre Mendès-France
à l'Assemblée Nationale le 18 janvier 1957, un peu plus de 2 mois avant la signature du Traité de Rome.

 Comment ne pas se demander ce qu'il dirait aujourd'hui?

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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 22:00

       J’entends souvent dire : « il faut vraiment avoir la foi, pour faire de la politique en ce moment! ». Il est vrai que ce n’est pas simple de prouver à nos concitoyens que l’action politique a un sens, dans cette démocratie, écrasée par l’hyper médiatisation, par le présidentialisme et par une atmosphère de crise mondiale, qui efface les repères et qui rend l’avenir de plus en plus incertain. Comment ne pas comprendre également qu’ils ne croient plus que les mots, si souvent déformés jusqu’à ne plus rien dire (rupture, changement, démocratie, rassemblement, moralisation….) se traduiront par des actes ? Et ce n’est pas la malheureuse formule d’un responsable socialiste, se proclamant « croyant, mais pas pratiquant », pour expliquer ses reniements, qui leur rendra la foi !

        Alors, certains ont trouvé la solution miracle : le recours au peuple, probablement parce que -pour rester dans les références religieuses- la voix du peuple, c’est la voix de Dieu (« vox populi, vox dei ») ? Il se trouve que l’on connaît les limites de la démocratie directe,…….. qui n’aurait pas permis par exemple d’abolir la peine de mort il y a 28 ans ! C’est bien pour cela que l’on a recours à la démocratie représentative, même si elle est très imparfaite et si, dans cette Vème République qui en a détourné le fonctionnement pour en faire une monarchie républicaine, bien des transformations sont nécessaires : mandat parlementaire unique, rééquilibrage des pouvoirs….

        Soyons donc prudents devant cette soudaine découverte du rôle du peuple comme remède magique aux doutes des citoyens devant la perte de crédibilité de la politique et des responsables politiques. On nous annonce des objectifs ambitieux : « donner une légitimité aux candidats », « régénérer la démocratie », « revisiter la conception des partis politiques », « redonner le pouvoir aux citoyens ». Chacune de ces formules prometteuses nécessiterait un long débat……mais comment ne pas voir qu’une primaire entre une dizaine de candidats socialistes risquerait d’avoir des effets contraires aux objectifs affichés. Par exemple : la participation au vote d’électeurs venant du bord opposé, la fixation de l’opinion publique sur les aspects médiatiques, largement influencés par des forces extérieures à la gauche, la mise à l’écart des autres organisations de gauche, les affrontements publics sur les aspects programmatiques .…Plus que jamais, le proverbe anglais se justifie : « le diable est dans les détails »

        Au-delà de ces observations de bon sens, ce qui me trouble surtout, c’est le silence sur ce qui constitue l’élément majeur du combat politique : la stratégie. Seule la « foi du charbonnier »[1] peut conduire à accepter un système qui fait de graves impasses. Il est en effet évident que F. Bayrou sera candidat en 2012 et qu’il y aura probablement un candidat d’extrême gauche. Veut-on rejouer le triste scénario du 1er tour de l’élection de 2002 ? Aurait-on oublié que, pour être en mesure d’élargir le front contre le candidat de la droite au 2ème  tour…..il faut y être présent ? La seule voie possible pour espérer vaincre une droite rassemblée et dangereuse, malgré ses échecs, est de réunir au 1er tour la gauche et les écologistes autour d’un candidat unique, qui portera un projet défini préalablement en commun.

        C’est sur cette base que peuvent prendre tout leur sens des primaires associant les militants des partis, des associations, des clubs (et peut-être des syndicats) qui auront contribué à organiser le rassemblement et à préparer le programme de la future majorité. Nous sommes près d’un millier de responsables et de militants de gauche à avoir proposé cela depuis 6 mois (www.gauche2012.org). C’est me semble-t-il, la seule démarche susceptible de forger la légitimité du candidat et de préparer la mobilisation des forces vives de la gauche, indispensable pour préparer la victoire en 2012.

[1] ou, pour prendre une référence plus laïque, le recours à la « méthode Coué » !


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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 15:17

     Depuis février 2009, nous avons lancé, avec Marie-Noëlle Lienemann, une initiative en faveur de primaires au sein de toute la gauche, en expliquant bien qu'il s'agissait:
- d'une démarche concernant l'ensemble de la gauche (partis, associations, clubs, ONG, syndicats...)
- que le projet commun était la condition préalable à la désignation du candidate(ou de la candidate)
- que cette démarche comprenait 6 étapes, clairement explicitées.
     Le site de Gauche 2012 , que je vous invite à consulter, donne de plus amples détails, ainsi que la liste des 900 signataires. 
     Or, voici que, m'exprimant dans une interview publiée par Libération ce matin (lire), je me retrouve, à travers les commentaires, dépêches et reportages, catalogué comme "le seul opposant au système des primaires", système dont on affirme qu'il ferait "désormais un quasi consensus au PS"!!
     Fort heureusement, les pendules ont été remises à l'heure avec une nouvelle dépêche de l'AFP, une tribune que j'ai écrite avec Marie Noëlle Lienemann pour MEDIAPART (lire) et une interview que j'ai donnée à France Inter (journal de 13h du 27/9/09: écouter).
     Décidément, il n'est pas évident de faire passer des messages sérieux et argumentés, quand la transmision rapide et simplifiée de l'information impose aujourd'hui des affrontements souvent caricaturaux! Je n'ai pas l'intention pour ma part de céder à cette dérive....

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Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez