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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 10:57
La situation politique française est par bien des aspects différente de celle de l'Italie, avec son histoire, ses institutions, son système électoral, qui permettait jusqu'ici à 39 partis d'être représentés au Parlement....
Il n'en demeure pas moins qu'on peut tirer au moins une leçon, valable chez nous, des récentes élections italiennes. Tous les observateurs de ces élections, qui ont vu le triomphe de Berlusconi et l'echec du candidat de centre gauche, reconnaissent en effet que les différences entre les programmes des deux protagonistes étaient mineures et, en tout cas, si difficiles à percevoir par les électeurs qu'ils se sont essentiellement prononcés sur les personnes.
La leçon est donc que, lorsque la gauche n'affirme pas clairement ses valeurs et n'ose pas trop se différencier de la droite, les électeurs choisissent leur candidat en fonction de critères qui n'ont rien à voir avec la ligne, les valeurs et les projets politiques. Cela nous rappelle quelque chose....
La politique n'y gagne rien, les citoyens non plus. On l'a vu en France, on le vérifiera probablement bientôt en Italie! 
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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 23:17


Les manifestations qui accompagnent le parcours mouvementé de la flamme olympique ont au moins un mérite : celui de faire éclater au grand jour l’hypocrisie des uns, la naïveté des autres.

 

Hypocrisie du CIO et de tous les politiques qui ont fait le choix de Pékin, en feignant d’ignorer la nature du régime chinois, mélange de ce qui reste du stalinisme et de capitalisme le plus sauvage. Hypocrisie aussi de tous ceux qui nous rebattent les oreilles avec les « valeurs de l’olympisme », alors qu’ils savent bien que l’organisation des JO (et, d’une certaine façon, leur finalité) est de plus en plus tributaire de considérations financières et mercantiles. 

Naïveté que de croire que la tenue des JO dans un pays non démocratique peut améliorer le sort des droits de l’Homme ou infléchir une politique brutale. N’ayons pas la mémoire courte. En 1936, Hitler n’a pas abandonné les visées criminelles du nazisme, parce que les JO se tenaient à Berlin ! En 1968, c’est une répression sanglante qui a précédé de peu les JO de Mexico ! En 1980, les Soviétiques n’ont pas quitté l’Afghanistan, parce que les JO allaient se dérouler à Moscou ! 

Quant au dernier argument en vogue –« ne pas faire de peine au gouvernement chinois, parce qu’il pourrait pratiquer des rétorsions commerciales »- il est tout simplement pitoyable. Si la décision de confier l’organisation des JO de 2008 à la Chine a de toute évidence été une faute, que l’on nous épargne au moins de tels arguments. Et surtout, que la lutte pour les droits de l’Homme ne se limite pas à quelques phrases grandiloquentes, prononcées sous le coup de l’émotion, ou à quelques slogans sans lendemain, vite contredits par des actes soi disant imposés par la « raison d’Etat ».

Ce n’est pas ainsi que, sportifs ou simples citoyens, nous lutterons « pour un monde meilleur ».    
                                                              
                                                          Paul Quilès

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2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 14:30

Réflexions à haute voix sur l’activisme de N. Sarkozy en matière de défense, 
par Paul Quilès


 

On comprend bien, après sa série de faux pas peu dignes d’un président de la République, que N. Sarkozy souhaitait en quelque sorte revenir aux « fondamentaux » de la fonction ! En prenant un air martial et une posture solennelle, il pensait faire oublier la précédente période ….mais, encore une fois, il en fait trop.

Une politique brouillonne 
Un jour, il redéfinit la politique de dissuasion nucléaire ; un autre jour, il laisse entendre que la France va revenir dans le commandement militaire intégré de l’OTAN ; en déplacement au Cap, il annonce la fin des implantations militaires en Afrique ; reçu dans les Emirats arabes, il s’engage à créer une base navale à Abu Dhabi ; en visite à Londres, il promet l’envoi de 1000 soldats français en Afghanistan. Si l’on ajoute à cette longue liste les fuites (organisées ?) faisant état d’une vaste réduction des effectifs et des moyens des armées -50 000 emplois supprimés, 53 implantations fermées, 109 sites « allégés »-, on peut commencer à se demander à quoi servira le Livre Blanc de la défense, qui doit être rendu public dans quelques semaines !

J’ai moi-même été auditionné par la commission qui prépare depuis 8 mois ce document, censé définir les menaces qui justifient notre politique de défense et en préciser les grandes orientations. Je suis assez scandalisé que le Président prenne les choses à l’envers et annonce les moyens qu’il compte mettre en œuvre avant même que le Livre Blanc ait défini les menaces et la stratégie. En réalité, N. Sarkozy entend bien décider lui-même, sans la moindre concertation et sans vrai débat, de nous entraîner dans une voie que je considère comme dangereuse.


La dérive afghane
Ce qui se passe avec la décision sur l’Afghanistan est emblématique de cette dérive. On sait que le combat contre le terrorisme dans ce pays ne se gagnera que par le soutien des populations. Or rien n’a été fait pour obtenir ce soutien. Les Américains dépensent 100 millions de dollars par jour dans cette guerre, alors que l’aide internationale n’est que de 7 millions de dollars par jour, si bien que les Afghans ont le sentiment de vivre avec une armée d’occupation, alors qu’il faudrait une armée de reconstruction.

Les Français doivent savoir que l’alignement de leur Président sur les Américains, qui se confirme, présente de sérieux dangers. Le traitement qu’ont fait les Etats-Unis de la menace terroriste depuis 2001 par la seule option militaire s’est en effet traduit par plus de terrorisme et plus de menaces. N. Sarkozy s'ingénie tellement à copier ces recettes (qui ont échoué) qu'on peut imaginer, sans trop de risque de se tromper, qu'en 2003, il aurait certainement emboîté le pas aux Américains et qu'il aurait envoyé des troupes françaises dans ce qui est tristement devenu le bourbier irakien!


 

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17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 21:51

undefinedLes résultats des municipales et des cantonales constituent indiscutablement une belle revanche pour la gauche après son échec aux précédentes élections de 2001. Il ne faut pas bouder notre plaisir, car les occasions de se féliciter des succès de la gauche ne sont pas si fréquentes depuis quelque temps. 

Il est vrai pourtant que les élections locales lui avaient bien réussi en 2004, avec le triomphe des régionales. Mais justement, il ne faut pas se tromper dans l’analyse de ce qui s’est passé les 9 et 16 mars 2008. S’il n’est pas question de sous- estimer les mérites des candidats et des équipes qui ont remporté de beaux succès en faisant valoir la pertinence de leurs réponses aux problèmes locaux, force est de constater que le rejet du pouvoir a pesé lourdement dans le résultat. Ce qui a été désavoué, c’est autant la politique de la droite et ses dérives que la façon de gouverner de N. Sarkozy, avec ce mélange de fanfaronnades, de mensonges, de contradictions et de cynisme qui le caractérise. 
 

Comment ne pas s’inquiéter aussi du niveau très élevé de l’abstention, qui est le signe de la mauvaise santé de notre démocratie et une nouvelle preuve de la désespérance des Français devant la politique !

 

Et maintenant, que va-t-il se passer ? La présence majoritaire de la gauche dans la gestion des collectivités territoriales (régions, départements, communes) constituera certainement un contre- poids appréciable au niveau local à la dureté de certaines décisions de la droite au niveau central….mais elle ne pourra naturellement pas inverser le cours de la politique actuelle. On voit bien que cela ne suffira pas notamment pour répondre aux enjeux nationaux : le pouvoir d’achat, les retraites, la protection sociale, le fonctionnement des institutions, l’Europe, le rôle de la France dans le monde….. Quant à croire que de grands succès lors des scrutins locaux entraînent automatiquement la victoire lors des échéances nationales, l’histoire récente (régionales de 2004 et présidentielle de 2007) nous enseigne que c’est une dangereuse illusion.

 

Alors, il est grand temps de se préoccuper de la suite, c'est-à-dire de la conquête du pouvoir central, seule façon de mettre fin à la politique actuelle de régression sociale, culturelle et politique, qui risque de se poursuivre pendant 4 ans encore. Les dirigeants de la gauche et du Parti socialiste en particulier vont avoir une lourde responsabilité dans la préparation de l’échéance cruciale de 2012.

 

Chacun voit bien que la réponse passe par une rénovation profonde de la gauche, que tous les leaders appellent d’ailleurs de leurs vœux. Seulement, voilà, il ne suffit pas de faire de grandes proclamations sur le mode incantatoire, parce que, trop souvent, celles-ci masquent d’autres préoccupations. En effet, il faut être conscient que 3 dangers menacent l’objectif de rénovation :

- « l’ivresse du succès », qui conduirait le PS à considérer qu’il peut mener seul la rénovation de la gauche et qu’il a vocation à englober l’ensemble des forces de gauche ;

- la réduction de la rénovation à des arrangements techniques (pour le PS, modifications des statuts), sous prétexte d’améliorer l’efficacité, mais dont le but réel serait de « présidentialiser » le fonctionnement du parti et de brider le débat de fond ;

- l’obsession de la recherche du leader- candidat qui fera gagner en 2012 -ce que certains appellent déjà le « syndrome du sauveur »-, qui déclencherait une « lutte des chefs » et ferait de cette recherche un préalable à toute réflexion, étouffant ainsi toute volonté d’engager l’indispensable débat de fond.

 

Pour éviter ce qui pourrait ressembler à la « chronique d’un échec annoncé », il faut inverser les priorités, en engageant d’abord et rapidement une réflexion fondamentale avec toutes les forces de gauche et au sein de ces organisations, pour analyser les vraies raisons de l’état actuel de la gauche. Celles-ci se nomment : émiettement, confusion dans les analyses politiques, sous-estimation de l’enjeu idéologique et culturel, assèchement du débat, incapacité d’arriver à des synthèses, manque de stratégie crédible, ambitions nombreuses et contradictoires des leaders, décalage grandissant entre les appareils et la base, recherche prioritaire de la légitimité médiatique.  

Une fois ce travail salutaire effectué, il doit être possible de définir la base commune du projet de la gauche et d’étudier ensemble ce que pourrait être un grand « parti de la gauche », capable de la conduire à la victoire. J'aurai l'occasion d'y revenir prochainement. 
                                                                 Paul Quilès

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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 10:11
undefinedAvec André Laignel et Marie-Noëlle Lienemann, députés européens et animateurs comme moi de Gauche Avenir (www.gaucheavenir.org), je viens de signer l'article qui suit, dans lequel nous expliquons pourquoi et comment, face à la tentation de confondre le spirituel et le temporel, il faut plus que jamais défendre et faire vivre la laïcité.
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      "L’illustration du Leviathan, œuvre du philosophe politique anglais Hobbes, représentait le roi tenant à la main droite le glaive, à la main gauche la crosse : César et Pape tout ensemble, pouvoirs spirituel et temporel réunis, le destin de tous confié à un seul. Pour Hobbes, tout régime politique est en effet « par définition absolutiste ». Cette image, qui renvoie aux  idées et à la philosophie du XVIIème siècle, serait-elle celle d’une « Césaropapie » révolue ?

      Eh bien non ! Il semble qu’en ce début de XXIème siècle,  Nicolas Sarkozy ne refuserait pas de céder à cette tentation. Ce serait même pour lui, sous prétexte de moderniser la France, une façon de rejeter l’originalité fondamentale de la République française, indivisible, laïque, démocratique et sociale.

République indivisible ? 
      N. Sarkozy introduit une différence entre les citoyens croyants et non croyants. Chanoine d’honneur de Latran, il déclare (1) : « Je suis comptable des espoirs que le déplacement du Pape courant 2008 suscite chez mes concitoyens catholiques et dans de nombreux diocèses ». Les autres n’auraient-ils pas d’espoir ? Si N. Sarkozy était le connaisseur de Jean Jaurès qu’il feignait d’être pendant sa campagne présidentielle, il aurait  adjoint l’espoir de tous ceux qui luttent et qui se donnent « aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l'univers profond, ni s'il lui réserve une récompense » (2)
      Puis, le voila en voyage au Moyen-Orient, qui s’enflamme (3) : « A travers vous, j’adresse à toute la nation saoudienne le salut fraternel de la France. Ce salut, je veux l’adresser aussi à la nation arabe et à toute la communauté des croyants ». Là encore, l’opportunisme et l’utilisation hâtive de termes superficiellement assimilés l’amènent, dans un des pays musulmans les plus conservateurs, à considérer comme intangible une communauté si prégnante qu’elle interdit à ses membres de renoncer à leur foi ou d’en changer, voire même de se marier hors de la communauté. Là aussi, quelle piètre défense de la liberté de penser et donc de la Liberté inscrite dans la devise de notre République !

République laïque ?
      Ecoutons encore : « Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il s’en rapproche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance (4). Tiens, N. Sarkozy oublie Guy Môquet, ou plutôt il pense que les Français ont oublié son hold-up idéologique. Les enfants et petits-enfants de résistants non-croyants ont sûrement apprécié !
      Quant à la « radicalité du sacrifice de la vie », il faudrait se souvenir qu’elle guide aussi les terroristes kamikases…
      On se demande si N. Sarkozy ne se posera pas bientôt la question : les non-croyants ont-ils une âme ? Cette hiérarchisation des citoyens est insupportable et contraire à l’Egalité inscrite dans la devise de notre République.

République démocratique ?
      N. Sarkozy n’a pas été avare de grandes proclamations sur la façon de construire l’Europe avec le peuple. Ecoutons le devant le Parlement Européen (5): « L’Europe se fera avec les peuples, elle ne se fera pas sans eux, elle ne se fera pas contre eux ». Ecoutons le devant le Conseil national de l'UMP (6) : « L'Europe ne peut se construire sans les peuples, parce que l'Europe, c'est le partage consenti d'une souveraineté et la souveraineté, c'est le peuple. A chaque grande étape de l'intégration Européenne il faut donc solliciter l'avis du peuple. Sinon, nous nous couperons du peuple ».
      Alors, pourquoi ne pas soumettre au referendum le traité européen dit « simplifié » ? C’est V. Giscard d’Estaing lui- même qui le dit: identique sur le fond au texte volumineux de 2006, sur la forme, le texte a été compliqué à plaisir pour faire croire qu’il est impossible d’en débattre, mais le peuple français est assez lucide et éduqué  pour discerner l’arnaque intellectuelle et y chercher vainement l’Europe qu’il souhaite, celle des droits sociaux et du travail, de la culture partagée et des échanges pas forcément mesurés à l’aune du commerce libéral.
      En réalité, N. Sarkozy est dans la ligne de pensée de Louis XVI, qui acceptait du bout des lèvres la notion de « nation souveraine », si contraire à celle du pouvoir divin du monarque.

République sociale ?
      Promesse de pouvoir d’achat passée à la trappe, multiplication des franchises médicales, bouclier fiscal favorable aux plus aisés, traque imbécile des sans-papiers au lieu de s’occuper d’une intégration réussie des immigrés, les pages du Code du Travail arrachées jour après jour : voilà pour la Fraternité inscrite dans la devise de notre République. A la place de tout cela, l’étalage de la vie privée, dans la trace du Petit Lever du Roi….
                                                                      *******
      Nicolas Sarkozy semble oublier que notre destin commun est la laïcisation de l’Etat. Historiquement, tous les actes de la vie civile ont été progressivement soustraits à l’emprise religieuse. Notre Etat civil prend définitivement forme en 1792, avec le pouvoir exclusif donné aux communes de recueillir « les actes destinés à constater les naissances, les mariages et les décès »….mais il faudra attendre 1972 pour que soit supprimée la demande faite aux jurés d’assises de porter serment « devant Dieu et devant les Hommes ». La loi de 1905 instaure la séparation, mais sa mise en pratique fut un combat quotidien. Plus près de nous : la publicité parodiant la Cène retirée de l’affichage, l’attentat lors de la projection de « La dernière Tentation du Christ » de M. Scorcesse à Paris, les attaques contre la liberté d’expression à la sortie des « Versets sataniques » de Salman Rushdie ou la récente controverse sur les caricatures de Mahomet sont autant de signes qui démontrent la nécessité de la laïcité et son actualité.

      Au moment où la société française est plus que jamais fragmentée, le combat laïc est un combat contre l’obscurantisme. Il suppose l’autonomie de pensée des individus et l’esprit critique pour s’opposer à l’endoctrinement. Face à ce combat, le « sermon » de N. Sarkozy sur les « racines religieuses » du monde a de quoi inquiéter (7) : « Dieu transcendant qui est dans la pensée et dans le cœur de chaque homme. Dieu qui n’asservit pas l’homme mais qui le libère. Dieu qui est le rempart contre l’orgueil démesuré et la folie des hommes. Dieu qui, par-delà toutes les différences, ne cesse de délivrer à tous les hommes un message d’humilité et d’amour, un message de paix et de fraternité, un message de tolérance et de respect ». On frémit en pensant à ce qui pourrait advenir de notre société si Dieu n’existait pas !

      L’urgence, aujourd’hui, c’est de rappeler que la laïcité est le socle du pacte républicain, inséparable de la démocratie, de la justice sociale, de la solidarité et de la paix civile. C’est aussi de réaffirmer que l’éducation est au centre de la démarche laïque.

      Il faut refuser l’introduction dans la Constitution d’un concept de «diversité» et de «discrimination positive». En revanche, il serait utile d’édicter une charte de la laïcité dans les entreprises, dans les services publics, notamment dans les hôpitaux, où les personnels sont de plus en plus confrontés à des pressions religieuses inacceptables. Pourquoi ne pas donner à ce combat une dimension plus large, en créant un espace mondial de la laïcité, à l’image de ce qui a été réalisé avec la francophonie ? C’est certainement là un noble enjeu de civilisation et de progrès !

      Face à la tentation de confondre le spirituel et le temporel, il faut plus que jamais défendre et faire vivre la laïcité".

1-    Déclaration à la Basilique Saint Jean de Latran le 20 décembre 2007.
2-    « Discours à la jeunesse » de Jean Jaurès.
3-    Discours à Riyad le 14 janvier 2008
4-    Déclaration de Latran.
5-    Discours au Parlement européen de Strasbourg le 3 novembre 2007.
6-    Conseil national de l’UMP à Aubervilliers le dimanche 9 mai 2004.
7-    Discours de Riyad.
 

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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 14:42

Blair-Sarko.jpgJe viens de voir à la télévision Tony Blair ovationné par les cadres de l'UMP et encensé par N.Sarkozy. 
J'imagine la réaction indignée de ces millions d'hommes et de femmes de gauche qui ne peuvent croire un seul instant que le leader de la droite, adepte d'une ligne dure, se soit converti aux idées de la gauche!
    Il ne s'agit là naturellement que de la continuation du brouillage idéologique entrepris (avec succès) par N.Sarkozy, citant un jour Jaurès et Blum, rendant hommage une autre fois à Guy Mocquet, attirant dans ses filets quelques socialistes fascinés par les ors du pouvoir....et arrangeant aujourd'hui une complicité avec le socialiste britannique Tony Blair.
     Au-delà du caractère politico-médiatique évident et agaçant de cette nouvelle opération sarkozienne, je pense qu'elle aura au moins un mérite, celui d'ouvrir enfin les yeux des socialistes qui ont appelé de leurs voeux et théorisé la nécessité d'une "ligne blairiste" en France.
     En tout cas, on le savait déjà, mais c'est confirmé: la droite aime les socialistes.....quand ils sont morts ou quand ils sont étrangers. 

Retrouvez ce sujet sur le site du Nouvel Observateur
 

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31 décembre 2007 1 31 /12 /décembre /2007 11:50
 undefinedQuitte à choquer, j’affirme que N. Sarkozy n’a pas de projet pour la France. En disant cela, je n’oublie pas que d’autres que lui, dont il est proche ou dont il s’inspire, ont, eux, une vision globale de la France qu’ils appellent de leurs vœux.

          En réalité, depuis son élection, le Président de la République ne fait que proposer –et, plus souvent, imposer- secteur par secteur, les projets de ses soutiens : un jour ceux la droite la plus conservatrice, un autre jour ceux du patronat, un autre jour encore ceux de l’église catholique… Il y rajoute quelques ingrédients issus de ses choix personnels liés à son tempérament, son histoire, ses rêves, ses pulsions.

          Cela finit par dessiner les contours d’une France inquiétante où le    lien social est mis à mal, où les inégalités s’accentuent, où la laïcité est contestée, où l’individualisme est exacerbé.

          Pendant ce temps là, le pouvoir applique la fameuse recette des empereurs romains, qui considéraient que, pour calmer le peuple, il fallait lui donner du pain et des jeux (« panem et circenses »). En satisfaisant ainsi des besoins censés représenter ses aspirations, les empereurs pensaient détourner son attention de la façon dont ils géraient les affaires publiques.

          De la même façon, mais avec des moyens de communication autrement plus développés, on propose aujourd’hui au peuple les amusements du feuilleton de la vie publique et privée du Président (les jeux) et on lui promet de gagner plus en travaillant plus (le pain). Il n’est pas sûr à cet égard que les mesures sur le pouvoir d’achat, les retraites et le temps de travail emporteront sa conviction, mais pour l’instant, la recette est appliquée avec un systématisme qui ne laisse rien au hasard. Les médias –qui feignent de s’étonner de la volonté d’omniprésence du Président, alors qu’ils ne cessent de l’organiser- rapportent jour après jour le nouvel évènement, la nouvelle aventure, la nouvelle initiative, la nouvelle « réforme »[1]. Comment oser critiquer une telle activité, une telle présence sur tous les terrains, une telle efficacité….bref une telle modernité ? Inutile de faire remarquer les contradictions entre les mots et les actes. Inutile, à moins d’être ronchon et archaïque, de suggérer que les droits de l’homme, la laïcité, le pouvoir d’achat, la séparation entre vie publique et vie privée ne trouvent pas leur compte dans cet étalage médiatique et dans cette fébrilité. Ce qui compte, c’est l’image, qui doit primer, qui doit s’imposer et faire oublier le reste.

          Mais il n’y a pas que ces opérations médiatiques dans la stratégie de N. Sarkozy. Il y a le discours, , qui vise, à l’aide de citations émouvantes et de références historiques bien préparées par les « penseurs » Guaino et Gallo, à troubler les gens de gauche. Certains trouvent d’ailleurs là une bonne excuse pour franchir le pas vers le pouvoir en toute bonne conscience…..puisqu’on leur a expliqué que désormais, la frontière entre droite et gauche n’existe plus. On sait bien pourtant –et j’y reviendrai- qu’il n’en est rien !

          La France de Monsieur Sarkozy présente un autre risque : celui de voir cette primauté envahissante du Président de la République traduite dans nos institutions. Un texte réformant les institutions va en effet être proposé dans quelques jours au vote du Parlement. Si l’on veut bien ne pas se laisser anesthésier par le discours officiel et le « politiquement correct », on va s’apercevoir que, sous prétexte de modernisation, il s’agit bien de fournir une justification institutionnelle à la pratique personnelle du pouvoir dans laquelle s’est engagé N. Sarkozy depuis son élection.

          Toutes ces dérives sont dangereuses. Elles annoncent une « France d’après » dont nous ne voulons pas. Il devient urgent de le dire, de combattre cette politique et de tracer les contours de la France de demain, un France qui respecte les valeurs de la République (définie par notre Constitution comme « indivisible, laïque, démocratique et sociale ») et dont s’éloigne de plus en plus celle de Monsieur Sarkozy.  



[1] Avec la nouvelle signification : suppression d’avantages sociaux, considérés comme indus.

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26 décembre 2007 3 26 /12 /décembre /2007 21:54
 2008 Comme chaque année à pareille époque, j’ai eu la tentation de me livrer au geste fatalement répétitif et un peu vain qui consiste à souhaiter largement bonheur, santé, chance, amour…sachant fort bien que, pour la plupart d’entre vous, je n’y peux pas grand-chose.

       Eh bien, j’ai résisté et je me  permets plutôt de vous livrer une réflexion qui me semble pouvoir être utile en 2008 à celles et ceux qui s’intéressent à la vie publique et à l’action politique.
undefinedElle m’a été suggérée par l’historien Jean Pierre Rioux, lors d’un récent colloque. Il était question de savoir si Jean Jaurès parlait à la gauche du 21ème siècle. J.P. Rioux nous a rappelé que pour Jaurès, on ne pouvait avancer que si l’on était capable de :

- se respecter et de respecter les autres

- conjuguer la « petite » et la « grande » patrie

- ne pas perdre le sens de la réalité du monde

- refuser un monde désenchanté

       Un siècle plus tard, malgré l’évolution de nos sociétés, le conseil me semble toujours aussi pertinent, notamment celui de refuser le désenchantement. Si l’état du monde, avec ses désordres et les risques qui nous menacent, n’incite pas à l’optimisme, nous avons le devoir de ne pas le peindre chaque jour en noir. Sinon, comment agir si on n’a pas l’espoir d’un monde meilleur ?
Martin-Luther-King.jpgCet espoir, que certains appellent la foi, n’est pas uniquement de nature religieuse. Martin Luther King le définissait d’une belle formule en disant que c’est « monter la première marche, même quand on ne voit pas tout l’escalier ».

        escalier.jpgVoila justement ce que je nous souhaite : d’avoir en 2008 le courage et l’envie de « monter la première marche », celle de l’action au service des autres et du bien public et de la préparation de l’avenir…même si nous ne voyons pas « tout l’escalier », celui du monde de demain.

       C’est ainsi que nous éviterons le désenchantement et que nous vivrons pleinement la nouvelle année qui s’annonce.

       Bonne année !

                                         Paul Quilès

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23 septembre 2007 7 23 /09 /septembre /2007 07:15
 Photo-P.Quiles.jpgpar Paul Quilès

 La déclaration de B. Kouchner sur le risque de guerre avec l’Iran a naturellement été chaleureusement applaudie par les amis de M. Bush, qui ont trouvé là un soutien -peu fréquent en ce moment à travers le monde- à leur tendance à vouloir régler par la force tous les conflits de la planète.

          Mais voici maintenant le ministre des affaires étrangères de N. Sarkozy qui dément, qui Kouchner.jpgs’empêtre dans ses déclarations, qui se contredit, qui a été « mal compris », qui est « l’objet d’un complot médiatique » (sic)…. S’agirait-il donc d’une banale bévue, comme B. Kouchner en est coutumier ? Le chef de notre diplomatie, décidément bien assorti au maître de l’Elysée et des médias, serait-il une sorte de cow-boy « qui tire plus vite que son ombre » ?

          Cette hypothèse serait déjà bien ennuyeuse pour notre pays, qui se verrait ridiculisé sur la scène internationale par des propos aussi légers tenus par un haut responsable français. Comment ne pas constater par ailleurs que les tentatives de B. Kouchner, cherchant à minimiser la portée de sa déclaration, ne sont pas convaincantes, quand on se souvient de ses déclarations favorables à l’intervention américaine en Irak, dont nous avons été nombreux à prévoir les conséquences calamiteuses.

          En réalité, il existe une autre hypothèse, malheureusement plus grave : c’est que la phrase incriminée n’ait pas été prononcée par hasard ! Je m’explique. Cet été, la rencontre entre Bush et Sarkozy aux Etats- Unis n’avait pas pour finalité une aimable discussion sur leurs vacances respectives ! Il est très probable que, parmi les dossiers évoqués, celui de l’Iran ait donné l’occasion au Président Bush de faire part de son sentiment profond sur le sujet. D’après de hauts responsables américains, G. Bush, à un an de son départ de la Maison Blanche, est tenté de mener une opération forte, destinée à redorer son blason, bien terni tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des Etats- Unis. Il ne serait pas le premier à avoir ce genre d’idée, puisque, J. Carter engagea, juste avant le scrutin présidentiel, il y a 27 ans, une opération militaire….en Iran, qui se termina par un fiasco !

          Ce message n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd et notre Président, si désireux de donner un nouveau cours aux relations franco- américaines, n’a sûrement pas manqué d’en rapporter la teneur aux ministres concernés (défense, affaires étrangères, …). Immédiatement, ceux-ci se sont empressés de traduire cette sensibilité dans leurs propos,  le premier en prônant le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN, l’autre en haussant le ton à l’égard  de l’Iran.

          Si l’on veut bien considérer le fond du problème, c'est-à-dire celui de la prolifération nucléaire et des menaces que font peser sur nous les pays non démocratiques ou « à risques » possédant l’arme nucléaire, il faut avant tout se demander si la meilleure façon d’y répondre est l’usage de la force militaire. On a bien vu que ce n’est pas la méthode qui a été suivie avec la Corée du Nord et la Libye. Ne parlons pas du Pakistan, que les Islamistes s’efforcent de déstabiliser et qui est soutenu par Washington, alors qu’il détient impunément l’arme nucléaire et qu’il n’est pas signataire du TNP (traité de non prolifération).

          Pour l’Iran, la méthode des sanctions internationales décidées par l’ONU commence à porter ses fruits ; une procédure de vérification des installations nucléaires a été engagée. Au lieu de soutenir cette démarche avec l’AEIA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) et l’ONU, c’est le moment que choisit B. Kouchner pour demander que des sanctions soient prises de façon unilatérale par l’Union Européenne (l’Allemagne a immédiatement refusé) et pour annoncer que, selon lui, la guerre contre l’Iran est une « option » envisageable.

          Voila pourquoi ma 2ème hypothèse, renforcée par l’alignement spectaculaire de la diplomatie française sur la politique de G. Bush, paraît malheureusement crédible. Espérons que la pression populaire fera obstacle à un engagement de la France dans une opération militaire contre l’Iran, si, par malheur les Etats-Unis devaient se lancer dans une telle aventure.

 

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Published by Paul Quilès - dans Réflexions à haute voix
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3 septembre 2007 1 03 /09 /septembre /2007 14:30
par Paul Quilès,
signataire de l’appel de Gauche Avenir
 
 
 
                    Promis, on va réfléchir, on va poser les problèmes de fond, on va analyser lucidement la situation, on va tout se dire. Promis, on va organiser des colloques, des conventions, des congrès, des assises. Promis, on ne va plus dire de mal des amis. Promis, on n’a aucune ambition personnelle.
         
          Cette litanie ressemble à un air connu. Après chaque défaite, les partis de gauche recommencent ainsi, avec les mêmes formules magiques, les mêmes incantations, les mêmes promesses de faire « nouveau », « différent », « moderne », « sans tabou ».
         
          Eh bien, je pense qu’on ne peut pas, cette fois-ci, faire comme d’habitude, une sorte de « business as usual », comme disent les Anglo- saxons. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’échec de 2007 marque la fin d’un cycle, celui des alliances circonstancielles entre des partis représentant des sensibilités de gauche éclatées. Cet échec électoral, réplique de celui de 2002, consacre également la victoire idéologique de la droite, qui, selon le concept gramscien, a réussi à imposer son « hégémonie culturelle ».
 
          Le défi pour la gauche est donc de taille, d’autant plus que l’élection présidentielle est devenue –sans que la gauche le conteste vraiment- l’alpha et l’oméga de la vie politique, polarisée plus que jamais autour de la désignation du monarque qui va « guider » la France pendant 5 ans. Dans ce contexte, l’offre politique de la gauche à la société française, confrontée par ailleurs à  un monde qui évolue à une vitesse fulgurante, ne peut plus se contenter d’approximations, de « copié-collé », d’improvisations, d’hommes ou de femmes providentiels.
 
          A cet égard, l’exemple de la seule* élection présidentielle gagnée par la gauche, celle de 1981, ne doit pas être utilisé en valorisant de façon exclusive le rôle –certes important- de François Mitterrand…encore qu’il est assez drôle de se souvenir des propos peu amènes à son égard tenus quelques mois avant son élection par ceux là même qui l’encensèrent ensuite! La véritable clé de cette victoire historique de la gauche, c’est bien la stratégie cohérente (une ligne, un langage, une perspective) voulue et suivie, contre vents et marées, par le PS et son 1er secrétaire, devenu candidat.
         
          Certains sont à l’évidence tentés de proposer la même recette. Seulement voilà, outre le fait que le successeur de Mitterrand n’est pas encore là, la donne politique a considérablement changé : chute du Mur de Berlin, avec ses conséquences sur le mouvement communiste, mondialisation accélérée faisant apparaître de nouvelles attentes, société française de plus en plus éclatée, éparpillement de la gauche qui n’est plus structurée par 2 grands partis….Le succès de la gauche au 2ème tour de l’élection de 2012 ne peut être espéré que si ces éléments sont pris en compte dans la définition de la nouvelle stratégie de la gauche.
 
Où doit se préparer cette stratégie ? Dans les partis bien sûr, dont le rôle structurant est évident, mais pas uniquement. On voit bien que les divergences, les désaccords et parfois les divisions se situent à l’intérieur même des organisations, comme dans tout l’électorat de gauche d’ailleurs. Dés lors, son élaboration doit être plus large et passer par une véritable mise en mouvement de l’opinion. C’est là, sous des formes appropriées –ainsi que le propose Gauche Avenir- que doit s’engager le débat préalable à tout rassemblement.
 
Pour que la gauche incarne à nouveau l’avenir, elle doit reprendre l’offensive et clarifier le sens de ses idéaux d’émancipation. Elle ne doit pas hésiter à redéfinir les principes –le progrès, la justice, la laïcité, la solidarité…- dans lesquels se reconnaissent les hommes et les femmes de gauche, qui ne peuvent se contenter de vœux pieux et slogans vides de sens. Face à une véritable régression du débat politique, il faut faire le pari de la culture et de la pensée exigeante et cultiver la rigueur conceptuelle et la netteté dans la formulation des alternatives à la loi totalitaire du marché. Il faut cesser de justifier l’abandon des principes au nom de la culture de gouvernement, ce qui réhabilitera l’image de la politique. Il faut contester les pseudo fatalités qui pèseraient désormais sur la vie économique et sociale. C’est à ce prix que l’on retrouvera le chemin des espérances collectives et que l’on préparera le renouveau de la gauche.
 
Je préfère ce mot de « renouveau » à ceux, empruntés au langage du BTP et si souvent utilisés actuellement, de « reconstruction », « refondation », « rénovation », « chantier ». Mais, s’il faut prolonger la métaphore et s’interroger sur la meilleure façon de remettre en état la maison ou, pourquoi pas, de construire une maison commune, alors, allons jusqu’au bout : c’est d’architectes et non de maçons dont nous avons besoin aujourd’hui. Je ne peux m’empêcher à ce propos de penser à la fameuse phrase de Marx, qui donna à F. Mitterrand l’idée du titre d’un de ses livres**: « L’abeille confond par la structure de ses cellules de cire l’habileté de plus d’un architecte. Mais ce qui distingue dès l’abord le plus mauvais architecte de l’abeille la plus experte, c’est qu’il a construit la cellule dans sa tête avant de la construire dans la ruche. »
 
          Comment devenir les architectes du renouveau de la gauche ? Tel est l’enjeu de la période pour tous ceux, nombreux, qui pensent que la situation de nos concitoyens et de tant d’hommes et de femmes sur notre planète exige de profonds changements et l’émergence d’un monde meilleur. Autant de raisons de surmonter les divisions et de trouver dans les profondeurs de la gauche française les raisons d’espérer et la force de réaliser cette tâche exaltante de « construction collective ».


* Le scrutin de 1988 a un caractère différent, compte tenu qu’il s’agissait d’une réélection.
** « L’abeille et l’architecte » 
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- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez