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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 17:08
Lettre à Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP
 
     Le combat politique amène -particulièrement pendant les campagnes électorales- à utiliser des caricatures et à reprendre sans retenue des clichés, souvent faux, mais dont la seule valeur est qu'ils sont ressassés depuis des années.
      C'est ainsi que vous avez cru bon d'évoquer hier [2 mars] sur Europe 1 "la célèbre phrase de M. Quilès, en 1981, lorsqu'il expliquait, dans l'euphorie du moment, 'il ne faut pas dire que des têtes vont tomber, il faut dire lesquelles' "
      Permettez moi de vous dire que cet argument polémique fondé sur une formule tronquée et totalement isolée de son contexte, ne constitue pas, même répétée, une vérité. C'est ce qu'ont compris nombre de mes interlocuteurs, même s'ils ne partageaient pas mes convictions politiques.
      Vous pourrez le vérifier à la lecture des correspondances (voir ci-dessous) que m'ont adressées à ce sujet deux de vos amis: Gérard Longuet (20 mai 1990) et Patrick Devedjian (26 mai 2003).
      Je vous adresse également une brève analyse qui permet d'aller au delà de la lecture sommaire et partisane de l'évènement.
        Enfin, je pense que l'ancien ministre que vous êtes se souvient certainement que la désignation de plusieurs centaines d'emplois civils et militaires de l'Etat se fait en conseil des ministres (partie B), sous l'autorité du Président de la République. Selon l'article 13 de la Constitution, celui-ci a, comme vous le savez, la responsabilité de nommer "les conseillers d'Etat, le grand chancelier de la Légion d'honneur, les ambassadeurs et envoyés extraordinaires, les conseillers maîtres à la Cour des comptes, les préfets, les représentants de l'Etat dans les collectivités d'outre-mer régies par l'article 74 et en Nouvelle-Calédonie, les officiers généraux, les recteurs des académies, les directeurs des administrations centrales".
      Cette liste, déjà longue, est complétée par l'ordonnance du 28 novembre 1958 portant loi organique, qui ajoute d'autres emplois à pourvoir en conseil des ministres :"procureur général près la Cour de cassation, procureur général près la Cour des comptes, procureur général près une cour d'appel; direction dans les établissements publics, les entreprises publiques et les sociétés nationales quand leur importance justifie inscription sur une liste dressée par décret en conseil des ministres".
        Fort de ces informations, vous voudrez bien à l'avenir faire preuve de plus d'exactitude dans votre argumentation politique.
        A vous.
                          Paul Quilès
        Devedjian.JPG
Longuet.JPG
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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 17:00

    Mitterrand PrésidentJe sais, le monde et la France de 2012 ne sont plus le monde et la France de 1981!

    Il n'en demeure pas moins qu'il peut être utile de se souvenir de certains aspects de la seule campagne victorieuse de la gauche sous la Vème République (si l'on excepte la réélection de François Mitterrand en 1988, après 2 années de cohabitation).
       La Fondation Jean Jaurès a pris une initiative intéressante, qui permet de revivre en temps réel la campagne de 1981, en racontant brièvement chaque jour ce qui s'est passé exactement il y a 31 ans.
Hollande   Cette étonnante mise en miroir de la campagne de 1981 et de celle de 2012 permet de relativiser certains évènements, d'en prévoir d'autres, d'interpréter les mouvements des sondages, de revivre les débats, les coups de théâtre, les trahisons....
         En cette année capitale de notre histoire électorale, cette initiative originale de la Fondation Jean Jaurès est à saluer. 
                           Pour consulter chaque jour "la victoire en mai",
                                                 
 cliquer ici

       Voir également le compte Twitter de la Fondation @LaVictoireEnMai

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 09:24

Dans son fameux "discours à la jeunesse", Jean Jaurès raillait la formule du 
"viel adage pessimiste et réactionnaire de l'Ecclésiaste désabusé:
Il n'y a rien de nouveau sous le soleil
"
et il enchainait "L'histoire humaine n'est qu'un effort incessant d'invention".
Ce n'est pas le sentiment que j'ai eu en entendant que le Président-candidat envisageait comme slogan de campagne:
"De toutes les forces de la France".
En effet, regardez bien, vous ne rêvez pas!
Il s'agit bien de l'affiche de campagne du 2 ème tour
de l'élection présidentielle de 1981.
Ah, ce François Mitterrand!Mitterrand Président
Ceux qui cherchent encore des idées pour leur campagne pourront se rapporter utilement à l'album "10 mai 1981" qui se trouve sur ce blog.....

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 13:12

    FrancoisMiterrand-PaulQuiles3.jpg Il est beaucoup question de François Mitterrand depuis quelque temps et les éloges pleuvent de toutes parts ! Je ne m'en plaindrai pas, même si je comprends assez bien les raisons de cet engouement....
     Pour manifester ma reconnaissance à l'homme qui a rendu possible la venue -si improbable et si contestée à l'époque- de la gauche au pouvoir, j’ai écrit cette tribune, publiée par Le Monde en 2006. Elle me semble ne pas avoir perdu de sa pertinence aujourd’hui. La voici.

                                                  

                                                      ****************

     "Dix ans après la disparition de François Mitterrand, les témoignages et les rétrospectives sur le seul président de gauche élu par les Français sous la Vème République affluent. Cela ne doit pas surprendre. Qu'on ait aimé ou pas l'homme qu'il fut, force est en effet de reconnaître qu'il laissera une trace dans l'histoire de notre pays.

 

     François Mitterrand ne nourrissait aucune illusion sur les ressorts profonds de la nature humaine en politique. Il ne serait donc pas surpris d'entendre ceux de ses "amis" qui l'ont tant dénigré, surtout vers la fin, lui rendre aujourd'hui de vibrants hommages et se réclamer de sa filiation. Il sourirait certainement -et les apprécierait à leur juste mesure- en lisant les commentaires parfois élogieux de certains de ses adversaires, qui, après l'avoir durement combattu, reconnaissent aujourd'hui les qualités de l'homme politique et la valeur de ses enseignements.

 

     Le bilan des deux septennats de François Mitterrand est contrasté. Les responsables politiques ont naturellement tendance à le juger sans faire totalement abstraction de leurs engagements partisans. Quant aux commentateurs, il n'est pas évident qu'ils disposent encore d'assez de recul pour juger sereinement de cette tranche d'histoire.

 

     On entend dire qu'il s'agissait alors d'une "autre époque". Il est vrai que le monde a bougé depuis ce qu'on a appelé "les années Mitterrand". La scène internationale, de plus en plus dominée par l'hyperpuissance américaine, a vu également l'influence de certains acteurs se renforcer. La mondialisation des échanges est devenue un enjeu majeur des relations entre Etats. Des lignes nouvelles de fracture sont apparues, sous les coups de boutoir des extrémismes, qui se manifestent avec plus de vigueur, notamment à travers les dérives islamistes et le terrorisme mondialisé.

 

     En France aussi, la vie politique, les rapports de force, les débats ont évolué…même si les changements dans ce domaine sont probablement moins forts qu'on semble parfois le croire. Ce qui est sûr, c'est que les électeurs supportent de moins en moins le carcan de la Vème République, que François Mitterrand avait malheureusement accepté et qui rend aujourd'hui le débat politique au sein des institutions trop fréquemment décalé par rapport aux réalités vécues par les citoyens.

 

     Pour autant, en dépit de ces évolutions, il est des enseignements de la vie publique de François Mitterrand qui perdurent. Je pense essentiellement au rôle que celui-ci attribuait dans la conduite de son action à la volonté et à la méthode.

 

     Volonté par exemple d'approfondir la construction européenne sans détruire la France, en liaison avec notre partenaire allemand. Volonté de moderniser l'économie de notre pays en l'appuyant sur des secteurs publics forts. Volonté de rechercher la justice sociale, même si la crise et certains manques d'audace n'ont pas permis d'aller assez loin.

 

     Quant à la méthode qui fut celle de Mitterrand et qui a toujours guidé sa démarche, personne ne peut nier qu'elle reste totalement d'actualité: des objectifs politiques clairement définis, une stratégie bien affichée, le souci permanent du rassemblement (des socialistes, de la gauche, des Français).

 

     Ceux qui, comme moi, ont eu la chance de connaître cet homme de près retiendront également un autre trait de sa personnalité, auquel il dut faire appel à de multiples occasions au cours de sa vie: une exceptionnelle capacité de résistance à l'adversité.

 

     C'est sa ténacité et la volonté qu'il manifestait dans l'action, jointes à la clarté de ses objectifs qui expliquent sans doute pourquoi ce personnage au caractère trempé, qui pouvait parfois apparaître froid et distant, avait la capacité rare de savoir mobiliser et entraîner les hommes. Souhaitons que d'autres responsables politiques sachent s'inspirer de cette leçon, pour redonner l'espoir qui manque tant aujourd'hui à notre pays."

                                                               

                                                          ****************  

    L'action politique, à certaines heures, est comme le scalpel du chirurgien, elle ne laisse pas de place à l'incertitude." (François Mitterrand , dans « Ma part de vérité »)

     " L’homme politique s’exprime d’abord par ses actes ; c’est d’eux dont il est comptable ; discours et écrits ne sont que des pièces d’appui au service de son oeuvre d’action." (François Mitterrand , dans « Mémoire à deux voix », avec Elie Wiesel)

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 18:28

11 novembre   Voir les réactions à ce texte sur le site de MEDIAPART

  Nicolas Sarkozy n’est pas superstitieux ! Se souvient-il qu’en 1981, Valéry Giscard d’Estaing a voulu faire disparaître la commémoration du 8 mai 1945, date de la fin de la 2ème guerre mondiale ? Il s’agissait pour lui, disait-il, de tourner la page de l’affrontement avec l’Allemagne.

   Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette initiative ne fut pas couronnée de succès, puisque, 2 jours après le 8 mai 1981, les Français élisaient François Mitterrand président de la République…qui avait promis qu’il maintiendrait la commémoration du 8 mai!

     Ce rappel devrait faire réfléchir Nicolas Sarkozy, qui vient d’annoncer son intention de faire disparaître la spécificité du 11 novembre, en rassemblant ce jour là les commémorations de toutes les guerres auxquels les Français ont participé. Drôle d’idée que de vouloir ainsi gommer l’histoire de chacun de ces conflits, qui ne peut se confondre avec un autre.

     J’ai pu le vérifier ce matin, à Cordes, où nous avons célébré, comme chaque année, l’anniversaire de l’armistice de 1918. L’émotion était grande dans le public, lorsque les élèves du collège ont lu les lettres de « Poilus » racontant leurs souffrances et les horreurs de cette boucherie que fut « la Grande Guerre ». Je me disais alors que, s’il y a une justification à cette commémoration, c’est bien celle de raviver le souvenir d’un évènement fort de l’histoire de notre pays, pour éviter qu’il disparaisse de notre mémoire collective.

     C’est pour cela que j’ai rappelé devant les participants à la cérémonie que cette guerre, avec ses 20 millions de morts, ne fut pas –contrairement à ce que pensait mon grand père- la «der des ders » et que jamais autant de conflits meurtriers n’avaient déchiré la planète qu’au cours de ce 20ème siècle.

     La SDN (Société des Nations) n’a pas su empêcher la montée des régimes autoritaires et le Traité de Versailles a contribué à attiser l’animosité entre Allemands et Français.

     Après la tragédie de la 2ème guerre mondiale, tout aussi meurtrière et qui vit l’utilisation de l’arme nucléaire, l’ONU s’est efforcée de s’interposer et de pacifier les relations entre les Etats. Force est de constater cependant qu’elle n’a que trop rarement réussi à empêcher les guerres qui ont ravagé la seconde moitié du 20ème siècle.

     La chute du mur de Berlin en 1989 a fait naître un instant l’espoir que la fin de l’affrontement entre les blocs de l’Est et de l’Ouest allait ouvrir une période favorable à la paix et au développement de la démocratie. La liste des conflits sanglants qui se sont déroulés depuis 22 ans * -et qui n’ont pas épargné l’Europe- montre, s’il en était besoin, que le chemin de la paix est encore long et semé de beaucoup d’obstacles.

     Plus que jamais, dans la période de grave crise que traverse le monde, il va falloir que les gouvernants sachent faire preuve d’une grande prudence dans les relations internationales, alliée à une ferme volonté d’explorer toutes les voies qui apaisent les conflits : celle de l’aide au développement, celle du soutien à la démocratie, celle du désarmement**. Ils devront aussi montrer leur capacité à apporter des réponses claires à des populations inquiètes et de plus en plus excédées par les inégalités et les injustices, afin d’éviter qu’elles écoutent, comme en d’autres temps, les sirènes de la démagogie et de l’autoritarisme.
_______________________________________________________

 

* Serbie, Kosovo, Rwanda, Tchétchénie, Géorgie, Irak, Afghanistan, Israël/Palestine, Soudan, Région des grands lacs…….

** Les arsenaux nucléaires contiennent 22 600 têtes (dont 95% aux Etats-Unis et en Russie), ce qui correspond à 450 000 bombes d’Hiroshima; les dépenses militaires mondiales ont doublé depuis 10 ans et représentent 1630 milliards de dollars. 

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 15:26

       C'est la question qui taraude en général les candidats aux grandes élections! Bien entendu, il n'est pas question de mépriser les résultats des enquêtes qui mesurent les attentes de ce que l'on appelle "l'opinion publique". Mais un programme électoral digne de ce nom ne peut se limiter à les reprendre mécaniquement.
FM-et-peine-de-mort.jpg  Un candidat qui veut se faire respecter doit exprimer ses convictions profondes....même si elles vont à l'encontre de l'opinion majoritaire mesurée par les sondages. C'est la leçon magistrale que François Mitterrand nous a donnée au cours de sa campagne de 1981, comme on pourra le voir dans cet extrait de l'émission de France 2 "13h15 le dimanche" du 25  septembre dernier.
     Au cours de ce film sur la peine de mort, je raconte comment François Mitterrand a expliqué sa position à la fin de l'émission "Cartes sur table" du 16 mars 1981.
     A méditer...

                                 Pour regarder l'extrait vidéo (durée: 2'51)
                                               cliquer ici

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 17:04

logo-Progres.jpgJ'ai animé une réunion dans l'Ain,

à l'invitation des élus

et de la Fédération socialiste,

sur le thème:

"mai 1981-mai 2012: les conditions de la victoire".
Lire l'article du Progrès

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 11:48

Affiche campagne 1    Alors que les afrontements et les conflits de personnes risquent de se développer dans les prochains mois, il peut être utile pour la gauche de réfléchir aux conditions qui ont permis la victoire historique du 10 mai 1981.

    Je sais bien que certains ironisent en parlant de nostalgie. Ils ont tort; ce n'est pas de cela qu'il s'agit. Ni tristesse, ni mélancolie, ni crispation sur le passé, encore moins embellissement d'un bilan, qui a connu des ombres et pas seulement des lumières.

    Ce serait par contre une erreur de ne pas admetre la pertinence actuelle de stratégies gagnantes éprouvées. 

    On entend dire qu'il s'agissait alors d'une "autre époque" et il est vrai que le monde a beaucoup bougé depuis ce qu'on a appelé "les années Mitterrand". La scène internationale, toujours dominée par l'hyper puissance américaine, a vu se renforcer l’influence de nouveaux acteurs. Le mur de Berlin est tombé depuis plus de 20 ans. Récemment, d’autres craquements se sont fait entendre, avec les révolutions qui ont embrasé le monde arabe. La mondialisation des échanges est devenue un enjeu majeur des relations entre Etats. Des lignes nouvelles de fracture sont apparues, sous les coups de boutoir des extrémismes, qui se manifestent avec plus de vigueur, notamment à travers les dérives religieuses et le terrorisme mondialisé. En France aussi, la vie politique, les rapports de force, les débats ont évolué.   
    Pour autant, en dépit de ces changements, il est des enseignements de la vie publique de François Mitterrand qui perdurent. Je pense notamment au rôle qu’il attribuait dans la conduite de son action à la volonté et à la méthode. Quant aux « fondamentaux » de sa stratégie, ils sont encore aujourd’hui les conditions de la réussite pour la gauche : le choix des personnes ne doit pas précéder l’élaboration du projet ; les sondages ne doivent pas être la boussole des décisions ; le rassemblement de la gauche doit être recherché en permanence. L’élection de François Mitterrand a également fait la preuve éclatante que ce n’est pas la popularité qui fait l’élection….mais la victoire qui rend populaire !

    Depuis un mois, au cours des nombreuses occasions* où j'ai parlé de cet évènement historique et unique pour la gauche sous la Vème République, j'ai pu constater que mon analyse et ma conviction étaient largement partagées.

    La forte attente qui se manifeste dans notre pays n'est pas celle d'une alternance, fruit du rejet du pouvoir en place et imprudemment promise par les faux prophètes, mais bien l'espoir d'une véritable alternance politique. En 2012, comme en 1981, l'objectif de la gauche doit être de "changer la vie". Les mois qui viennent seront déterminants pour donner un contenu crédible et "durable" à cet espoir.
________________________________________________________________

* L'ensemble de ces évènements est évoqué sur ce blog:

cliquer ici 

   - audiovisuel (Public Sénat, France 3 Midi-Pyrénées, France Inter),

   - presse (Sud Ouest, l'Express, l'Humanité, Métro, la Voix du Midi, la Montagne, l'Union),

   - réunions-débats (Paris, Evreux,  Lognes, Clermont Ferrand, Millau, Macon, Châlons en Champagne),

   - publication du livre "On a repris la Bastille"

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 14:15

    Larzac.jpg    François Mitterrand avait promis de rendre la terre du Larzac aux paysans. Sa victoire le 10 mai 1981 signifia la fin de leur lutte contre l'extension du camp militaire. La décision officielle fut prise au Conseil des ministres du 3 juin 1981.

    C'est cet anniversaire qui a été fêté à Millau le 27 mai, en présence de personnalités, de militants et d'anciens paysans qui avait appartenu aux "103 du Larzac". J'ai eu le plaisir de participer à cette soirée, qui a donné lieu à des témoignages émouvants.

    J'ai pour ma part rappelé dans quelles conditions, jeune député, je les accueillis pour leur grande manifestation à Paris le 2 décembre 1978, après leur marche à travers la France. Malgré les provocateurs, qui avaient failli faire dégénérer la manifestation, ce fut un beau succés et, avec une délégation de paysans, nous rencontrâmes François Mitterrand, qui leur promit de ne pas les oublier.

    Cette réunion de Millau a aussi été pour moi l'occasion de parler de l'avenir, à partir de l'expérience de la victoire de la gauche en 1981 et de dédicacer, avec Béatrice Marre, élue de Millau, le livre que nous avons écrit ensemble "On a repris la Bastille"

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 11:40

Je participerai demain, à Clermont-Ferrand,

à la manifestation organisée par

le Conseil Général du Puy de Dôme,

dont je suis l'invité,

autour du thème:

"mai 81, une page d'histoire républicaine".
A cette occasion, j'ai donné une interview

au quotidien régional La Montagne:

"Il y a des ombres et des lumières"

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Recherche

Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
cordes-nuages-8-bp--R-solution-de-l--cran-.jpg

 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez