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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 15:08

Tribune d'Hubert Védrine

et Jean-Louis Bianco 

 

        La polémique recuite sur la politique conduite par François Mitterrand à l’égard de la réunification de l’Allemagne a resurgi du fait du chef de l’Etat, et de François Fillon. « Nous n’avons rien vu venir dans le monde arabe ; lui non plus en Allemagne », ont-ils dit en guise d’excuse. Sur le premier point ils se seraient mieux défendus en rappelant que personne n’est censé prévoir l’imprévisible (ce qui a fait problème c’était la réaction à côté de la plaque, pas l’absence de prévision). Quant à la seconde affirmation elle est fausse mais tenace, ce qui justifie que l’on y revienne.

 

    « Il n’a rien vu.» On ne peut pas se tromper plus ! Dès octobre 1981, François Mitterrand prédisait à Helmut Schmidt que dici dix ou quinze ans, l’URSS serait assez affaiblie pour ne plus être capable d’empêcher la réunification. L’arrivée de M. Gorbatchev au pouvoir le renforça dans cette conviction. Dès le 9 octobre 1985, au Conseil des ministres, il jugea « possible que l’URSS, s’il se développe une revendication anti-Yalta, s’ouvre une révolution qui pourrait la soulager.  Les Russes exploitent ces pays d’Europe de l’Est mais ils leur coûtent cher ».  En juillet 1989, quatre mois avant la chute du mur il réaffirma publiquement dans le Nouvel Observateur et à trois journaux européens ce qui avait été sa ligne de conduite comme premier secrétaire du PS : « l’aspiration des Allemands à la réunification est légitime dès lors qu’elle se déroule démocratiquement et pacifiquement ». Démocratiquement, cela voulait dire des élections libres en RDA. Pacifiquement, cela supposait que seraient pris en compte les intérêts des pays voisins, en particulier la question des frontières avec la Pologne (elle-même très inquiète) et le renoncement aux armes ABC. Plus tard il ajouta : que cela renforce l’Europe (par contre l’OTAN l’indifférait) et que cela n’entraine pas la chute de Gorbatchev.

 

    Alors qu’a-t-il échoué à prévoir, qu’un autre ait vu mieux que lui ? A quel prophète extralucide le compare-t-on ? Quelle déclaration prémonitoire d’un de ses prédécesseurs, de George Bush père, de Margaret Thatcher, de Mikhaïl Gorbatchev, de Helmut Kohl lui-même lui oppose-t-on aux siennes ? Helmut Kohl qui, en novembre 1989 encore, après la chute du Mur, expliquait à ses compatriotes, dans son plan en dix points, que la réunification prendrait encore des années et bien des étapes ?

 

     « Il était contre. » On l’a vu, c’était faux. Pour autant fallait-il approuver les yeux fermés ce processus ? Pendant quarante ans, la perspective de cette réunification avait été considérée comme un casus belli potentiel.  Tout l’acquis de la construction européenne aurait pu s’en trouver remis en question et on aurait voulu que le président français traitât cet événement avec légèreté, en groupie ou en spectateur ébahi? François Mitterrand l’a traité avec gravité et sérieux, en ami de l’Allemagne, un ami sincère mais exigeant, et en veillant aux intérêts de la France, de l’Union européenne et de la paix en Europe, il s’est comporté non en commentateur ou en supporter, mais en président.  Il ne s’est pas demandé s’il était pour ou contre mais a agi pour que cela se passe bien.

 

    Voilà donc un dirigeant – François Mitterrand – qui a fixé son cap plusieurs années avant que ses futurs détracteurs aient conçu à retardement leurs futures critiques ; qui a mené pendant toutes les années 80 la politique franco-allemande que l’on sait et dont on voit encore mieux avec le recul qu’elle avait pour but de préparer la France, l’Allemagne et l’Europe à ce rendez vous ; qui a agi de concert avec Helmut Kohl pour accompagner les changements à l’Est et la réunification par un renforcement de l’Europe ; qui, dès le Conseil européen de juin 1989, a essayé de convaincre Kohl d’accepter la monnaie unique ; qui, dès septembre 1989 – deux mois avant la « chute » du mur –, a donné comme instruction à Roland Dumas et à ses collaborateurs de tout faire pour obtenir cet engagement allemand sur la monnaie au Conseil européen de décembre 1989 à Strasbourg. Ce qui fut fait. C’est aussi lui qui, pressentant les immenses changements à venir et voulant non pas les empêcher, bien sur, mais les encadrer et les organiser, a lancé en quelques semaines, à fin de 1989, trois idées : celle de la Berd pour aider l’Europe de l’Est a réussir sa transition ; celle d’un sommet spécial de la Conférence pour la sécurité et la coopération européennes, pour régler pacifiquement ce grand bouleversement, et ce fut le sommet de Paris en novembre 1990 ; celle, enfin, d’une « confédération européenne », pour offrir aux nouvelles démocraties de l’Est une structure où elles se seraient trouvées immédiatement à égalité de droits avec les pays d’Europe de l’Ouest. Et là il échoua  du fait du refus des pays de l’Est et des États-Unis. Les tensions légitimes (fallait-il être passif ?), à l’automne et à l’hiver 1989 furent la genèse du traité de Maastricht. Où sont dans tout cela les trains ratés ? La façon dont il a géré nos intérêts et ceux de l’Europe durant ces semaines décisives lui a valu la reconnaissance des Français, l’estime de G. Bush, le respect d’Helmut Kohl (sinon ils n’auraient pas fait Maastricht ensemble !) et celui de Gorbatchev. Des historiens comme Schabert ou Buzzo l’ont magistralement démontré. Pourquoi les dirigeants politiques ne liraient pas les historiens ?

 

     Vingt-cinq ans après ces événements, il est peut-être enfin possible d’en parler sérieusement, de façon historique et non partisane. Ce qui aurait pu être un drame et réduire l’Europe en miettes à fourni, au contraire, un exemple comme il y en a peu de gestion collectivement intelligente d’une grande mutation géopolitique. "

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 11:41

     Au cours de cette journée du 10 mai 2011, j'ai -comme vous probablement- lu, entendu, vu beaucoup de choses émouvantes, passionnantes, mais aussi critiques, pour raconter ce que beaucoup d'entre nous ont vécu ce jour là.   

    Peu importe quelques réécritures de l'histoire........probablement dues à des défaillances de la mémoire.

    Ce qui compte, ce sont les enseignements que l'on peut tirer de la démarche qui a permis cette victoire historique. 

 

     Voir par exemple:

       

- le débat qui s'est déroulé au Sénat

sur la campagne de François Mitterrand

et auquel j'ai participé avec    

Jack Lang, Jean Glavany, Béatrice Marre.

Pour visionner, cliquer ici

           

mon débat avec les internautes de Metro.

Pour lire, cliquer ici

          

- mon interview sur France Inter

dans l'émission 5/7 Boulevard.

Pour écouter, cliquer ici

 

- mon  interview dans l'Express

Pour lire, cliquer ici

   

- mon interview dans Sud-Ouest

Pour lire, cliquer ici

        

       Il fallait s'y attendre, la droite n'a pas aimé! J.F.Coppé et l'UMP se sont livrés à des attaques virulentes, en diffusant pour l'occasion un argumentaire violent contre François Mitterrand. Quant au directeur du Figaro, qui n'a toujours pas digéré d'avoir dû annoncer à la télévision, le 10 mai 1981, à 20h, la victoire de la gauche, il se fend d'un éditorial vengeur dans son quotidien.

        

En réponse à ces attaques, je vous conseille la lecture de l'excellent texte

de Bruno Roger Petit sur "le Post ":

"François Mitterrand et le 10 mai 1981 : comprendre ce qui est authentiquement français..."

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 10:23

Interview de Paul Quilès

dans l'Express:

"On avait ramé pour associer Mitterrand à l'espoir"

 

 

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 16:39

François Mitterrand à Château ChinonTout au long de la journée de mardi 10 mai,

je serai largement mis à contribution:

 

* de 1Oh à 11h: dialogue avec les internautes de Métro....cliquer ici 

* à midi: en direct dans le JT 12-13 de France 3 Midi-Pyrénées

* à 12h30: inauguration de la journée "portes ouvertes" rue de Solférino, en présence de Martine Aubry

* déjeuner avec les participants aux "rencontres autour du 10 mai", débats organisés au Théâtre des Bouffes du Nord

* de 16h à 17h: dédicace du livre "On a repris la Bastille" au siège du PS, rue de Solférino

* de 18h15 à 19h: participation à l'émission "5/7 Boulevard" de France Inter 

* de 19h45 à 20h45: diner républicain à Lognes (77) autour de la commémoration du 10 mai

à partir de 21h15: (fin de) diner avec des "acteurs" du 10 mai 1981.....

 

*****************

Autres participations

 

- débat dans l'Humanité dimanche (n° 260): "1981, enfin la gauche!"

- interview dans Sud Ouest dimanche

- table ronde diffusée par Public Sénat

- débat sur France 3 Midi Pyrénées "la voix est libre"

- plantation de "l'arbre du 10 mai" et débat à Evreux

- témoignages diffusés sur RTL mardi 10 mai

                                         etc.........

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 11:32
Avec FM au Congrès de CréteilInterview de Paul Quilès par Bruno Dive,
publiée par Sud-Ouest:
« Il avait son plan en tête deux ans avant l'élection »
 
« Sud Ouest Dimanche ». Quels sont vos souvenirs les plus vivaces de ce 10 mai 1981 ?
    Parmi les moments forts, il y eut bien sûr la fête à la Bastille, qui avait l'air improvisée mais ne l'était absolument pas. Je l'ai organisée parce que Mitterrand m'avait empêché de faire un meeting au Parc des princes entre les deux tours. Plusieurs de ses conseillers l'avaient convaincu que c'était dangereux, qu'il y avait des risques d'attentat. Il ne faut pas oublier que nous étions encore traumatisés par le coup d'État au Chili contre Allende, sept ans et demi plus tôt. J'étais évidemment furieux car tout était prêt. Mitterrand, voyant ma déception, m'a dit alors : « Puisque vous dites que je vais gagner, vous organisez la fête pour ma victoire. »
    Nous avons opté pour la place de la Bastille, en raison du symbole, et parce que - contrairement à la place de la République - celle-ci n'était pas envahie par les cars de touristes. Nous avons prévu deux camions de sono, sollicité Claude Villers, animateur à France Inter et qui était l'un de ceux qui s'affichaient à gauche - il y en avait moins avant le 10 mai qu'après… Et là, nous avons retrouvé des images dont je ne me souvenais même pas. Jospin et d'autres chantant « L'Internationale » ! Rocard avait réussi à prendre la parole, alors qu'on n'avait pas pu le joindre de tout l'après-midi. Je ne voulais pas qu'il parle, je ne voulais aucune prise de parole et, ce soir-là, Rocard a fait un discours en totale contradiction avec tout ce qu'il avait raconté jusque-là.
    Sinon, il y a le moment où j'annonce sa victoire à Mitterrand. J'avais convoqué pour 18 h 30 une réunion dans mon bureau de Solférino. Dès 18 h 25, le directeur de la Sofres, Jérôme Jaffré, m'a appelé pour me dire que Mitterrand était dans une fourchette comprise entre 50,5 % et 52 %. « Tu peux appeler Mitterrand et lui dire que c'est gagné », m'a-t-il assuré. J'appelle donc Mitterrand à son hôtel du Vieux- Morvan, à Château-Chinon, et je l'informe de sa victoire. Sa réponse : « Bon, restons calmes. Attendons encore un peu. » Et il m'a demandé de lui passer Jospin (premier secrétaire du PS). Il gardait une distance par rapport à l'événement et un calme étonnants.

 
Quand avez-vous commencé à croire en la victoire ?
     Un an plus tôt, Mitterrand était très loin de Giscard, et même de Rocard, dans les intentions de vote… Le discours général en 1980, c'était : Mitterrand n'y arrivera jamais. Les communistes pronostiquaient une troisième défaite, Rocard le traitait d'« archaïque ». Même parmi ses amis, beaucoup songeaient à le dissuader d'aller au casse-pipe. Ça tanguait à l'intérieur du PS. « Compte tenu de son histoire, on ne peut pas lui faire ça », disait Pierre Joxe. « Il faut au moins lui laisser son libre arbitre », nuançait Jospin. D'autres, dont j'étais, considéraient qu'avec Rocard, nous perdrions l'élection car il n'aurait jamais les voix communistes au second tour.
    Beaucoup croient que Mitterrand s'est décidé très tard à être candidat. Il avait lui-même rencontré au cours de l'été 80 des tas de gens - dont l'ancien chancelier Willy Brandt ou les dirigeants du        « Nouvel Observateur » - pour leur dire qu'il ne se présenterait pas. Tous ces gens allaient ensuite le répéter à Michel Rocard, qui a donc annoncé sa candidature dans son fameux appel de Conflans. Mais c'était un leurre. Car pendant ce temps, j'avais sous le coude une liste de 60 premiers secrétaires fédéraux qui ont immédiatement appelé à une candidature de Mitterrand dès que Rocard est sorti du bois. Et lui, Mitterrand, travaillait à la rédaction d'un livre qui s'est appelé « Ici et maintenant », et qui était un livre de candidat.
  
Donc Mitterrand a toujours pensé à être candidat ? N'a-t-il jamais douté ?
    Il disait toujours : « Si j'obtiens 25 % des voix au premier tour, c'est gagné. » J'ai le souvenir du congrès de Metz, en 1979, que nous avons gagné face à Rocard et Mauroy. Nous avons discuté un moment de la date pour désigner notre candidat à l'élection présidentielle. Georges Dayan, un ami de Mitterrand, l'un des rares à le tutoyer, a avancé une date trop proche. Mitterrand l'a fusillé du regard : « Mais tu es fou, Georges ! Certainement pas ! » Ce qui prouve qu'il avait déjà son plan en tête, deux ans avant l'élection.
 
Et vous-même, vous y avez toujours cru ?
    J'ai écrit dans « Le Monde » du 23 novembre 1980, quand Mitterrand était encore très bas dans les sondages, un article qui annonçait sa victoire. Tout simplement parce que les sondages ne tiennent pas compte de la campagne, qui est un moment de polarisation extrêmement fort. Et Mitterrand savait comment faire campagne.
    Ce n'était pas facile pour nous. Chaque fois qu'on lui proposait une émission de radio ou de télé, il râlait. « Mais vous ne vous rendez pas compte ! J'ai une vie privée. » Ce qu'il voulait, c'était voir du monde en province. Il voulait aller dans tous les villages. C'était évidemment impossible, mais à chaque déplacement, il passait sa journée à rencontrer des gens, à discuter. C'était un travail de fourmi. Mais il nous disait : « À la télé, tout le monde se vaut. Certains sont meilleurs que d'autres, mais ça ne compte pas. Ce qui compte, ce sont tous les gens que vous allez voir. Si vous en voyez dix, vous en touchez cent, puis mille. Bien avant Internet, c'était le « buzz » selon Mitterrand…
 
Le 10 mai au matin, les derniers sondages (confidentiels) étaient favorables. Vous êtes-vous réveillé en vous disant : « C'est gagné » ?
    Certainement pas ! La droite avait largement fait campagne sur la peur. Et nous nous demandions si, au moment d'aller voter, certains électeurs n'allaient pas changer d'avis. Car beaucoup de gens ne savent pas encore pour qui ils vont voter quand ils se rendent au bureau de vote.
 
Avez-vous eu des contacts, au cours de cette période, avec des responsables du RPR ?
    À peu près un an avant l'élection, il y a eu un dîner entre Pierre Bérégovoy, Georges Sarre et moi d'une part, Bernard Pons, Georges Gorse et Jean Méo d'autre part. Nous avons discuté de manière très informelle. Nous leur avons demandé ce qu'ils feraient si Chirac n'était pas présent au second tour. Sans prendre d'engagements, ils nous ont dit que beaucoup d'électeurs chiraquiens ne voteraient probablement pas pour Giscard. Je pense aussi qu'ils voulaient tâter le terrain pour savoir si Mitterrand se présenterait ; ils pensaient alors que dans ce cas Chirac aurait des chances de se qualifier pour le second tour. Ils croyaient aussi que si Mitterrand était élu, il ne tiendrait pas deux ans. Ils se sont trompés sur toute la ligne…
 
Avez-vous été associé à la période de transition et à la passation de pouvoirs ?
    Pas beaucoup, parce que Mitterrand m'avait demandé de m'occuper du parti aux côtés de Jospin et de Poperen. Il attachait beaucoup d'importance au parti. Ce n'était pas simple de passer du statut de parti d'opposition au parti de pouvoir. Certains prenaient la grosse tête. Des secrétaires fédéraux allaient trouver le préfet pour lui demander de changer untel ou untel à tel poste. Cela m'inquiétait.
 
Témoignage de Paul Quilès, directeur de campagne de François Mitterrand en 81.
Photo: François Mitterrand avec Paul Quilès, sous le regard de Jacques Attali et Laurent Cathala, lors d'une convention nationale du PS, en janvier 1980.
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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 18:54
France-3.jpgPour visionner le débat ,
 
"La Voix est Libre" spéciale 10 mai 1981,
c’était samedi 7 mai à 11h20
sur France 3 Midi-Pyrénées.
                                                                                                         *******
Ce samedi, "La Voix est Libre" replonge dans une page politique marquante de l’histoire de France: celle de l’arrivée au pouvoir d’un président de Gauche, François Mitterrand.
Avec nous pour revivre et analyser cette période, ceux qui l’ont vécue.
 
- Paul Quilès, maire socialiste de Cordes a été 5 fois ministre sous Mitterrand, après avoir été son directeur de campagne.
- Martin Malvy, président de la région Midi Pyrénées.
Egalement ancien ministre de Mitterrand, il raconte le personnage dans son livre de mémoire.
- Rémi Pech, professeur d’université émérite et historien militant.
 
Présentation : Patrick Noviello avec Laurent Dubois ( politologue)
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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 14:11

Je participerai à plusieurs manifestations

à l'occasion du trentième anniversaire de la victoire

de François Mitterrand en 1981:

 

- mardi 3 mai: dîner débat avec Serge Moati, Ivan Levaï et Paul Quilès, à Paris.

 

- mercredi 4 mai:  plantation de l'arbre du 10 mai, exposition et débat, à l'initiative de la municipalité, à Evreux.  

 

- vendredi 6 mai:  en partenariat avec la chaîne de télévision Public Sénat, journée de débats avec analystes et grands témoins politiques, organisée par la Fondation Jean-Jaurès et l’Institut François Mitterrand.

 

- samedi 7 mai: publication dans l'Humanité Dimanche des débats de la table ronde sur "la gauche au pouvoir en 1981 et les leçons pour aujourd'hui", entre Anicet Le Pors, Jack Ralite, Jean-Pierre Chevènement, Marie Noëlle Lienemann, René Picquet et Paul Quilès

                            

                                                   .....à suivre

  

10-mai-Bastille.jpgPour commander le livre

"On a repris la Bastille-10 mai 1981",

cliquer ici

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 10:16

     Alors que reviennent en ce moment les souvenirs de celles et ceux qui ont vécu de près la victoire historique de la gauche en 1981, j'ai pensé utile de publier le texte que m'a adressé un militant qui n'était pas né à cette époque.

     Je trouve ses réflexions intéressantes et souvent pertinentes.

                                                       

                                     *************

    « Je suis né en 1982. Je n’ai donc pas participé à la victoire de François Mitterrand. J’ai néanmoins vécu sous sa présidence et j’ai été particulièrement ému à son décès qui fut commémoré dans les écoles de la République conformément au souhait de Jacques Chirac alors Président de la République.

    La victoire de 1981 a été un choc, à la fois pour les partisans de François Mitterrand, qui ont vécu l’arrivée à la plus haute fonction de l’Etat d’un socialiste, mais également aussi pour ses opposants, qui ont imaginé voir les chars soviétiques arriver sur Paris !

    François Mitterrand a su, malgré sa complexité, ou grâce à sa complexité, être la catalyseur de la Gauche, du Parti Communiste au Mouvement des Radicaux de Gauche, la candidature de Michel Crépeau (MRG) n’ayant été qu’une simple déclaration d’intention malgré toute sa qualité. Le rassemblement fut long à se dessiner. Laborieux dans le plein sens du terme. Le Programme commun de la Gauche en 1972, constamment revu et corrigé en vue de la présidentielle de 1981, fut l’acte fondateur d’un indicible espoir.

    Le premier septennat de François Mitterrand restera marqué du sceau des nationalisations, de l’abolition de la peine de mort, de la retraite à 60 ans, de la création des ZEP, d’une politique culturelle d’envergure....

 

    Quel bilan tirer de la longue présidence de François Mitterrand ?

   Il fut un Président dont l’action gouvernementale comporte un grand nombre d’avancées sociales et sociétales. Il fut également un fin politique et un humaniste respectueux de la République et de ses institutions. Les historiens semblent aujourd’hui juger son action de façon positive et même ses adversaires d’hier louent aujourd’hui ses qualités d’Homme d’Etat.

    D’un point de vue personnel, il fut un être complexe et contradictoire. Il fut également et surtout un rassembleur, capable de s’allier aux communistes et aux sociaux-libéraux. Beaucoup ont bâti sa légende, beaucoup ont tenté de se l’approprier, peu ont été véritablement critique, comme Jean-Pierre Chevènement dans son dernier livre, « La France est-elle finie ? ». Certes, on peut émettre de justes critiques sur le tournant libéral de 1983, sur la construction européenne. Tout ne fut pas réussi mais beaucoup fut tenté et nombre d’avancées sociales furent mises en œuvre durant ses deux septennats. Ce fut avant tout la première fois de l’histoire de la Vème République que la Gauche était au pouvoir.

    Une Gauche plurielle et unie avant l’heure, ainsi que nous l’espérons pour 2012 ; formons ce vœu ».

 

                  Yannick Boutot, militant socialiste

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 11:25

Quilès, Rocard, Juquin avec le JDD (couleur)

Je dédicacerai le livre

"On a repris la Bastille- 10 mai 1981"

à la Presse cordaise

à Cordes sur ciel

samedi 30 avril,

à partir de 10h

Voir aussi sur ce blog

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 10:47

On-a-repris-la-Bastille_medium.jpgLe livre que j'ai écrit avec Béatrice Marre

("On a repris la Bastille-10 mai 1981

est désormais disponible.

Pour le commander, cliquer sur

 le site de la Fondation Jean Jaurès.   

                                        

Pour voir quelques photos de la soirée du 10 mai 1981 et de la campagne de François Mitterrand.....cliquer ici            

                        

 

Introduction du livre

 

            "Soudain, le tonnerre gronde et le vent se lève. L’immense foule joyeuse et multicolore accueille les premières gouttes de pluie dans la bonne humeur, mais commence à refluer vers des abris, desserrant l’étreinte qu’elle exerçait dangereusement sur « l’enclos ».
              Le matériel électrique n’est pas étanche et il faut éviter les courts circuits. C’est pourquoi Huguette Bouchardeau se dépêche de conclure rapidement son intervention, comme nous le lui avons demandé.
            Il est environ minuit et l'incroyable fête de la Bastille va bientôt se terminer. Elle deviendra un symbole pour plusieurs générations, parce qu’elle a été aussi, d’une certaine manière, un évènement politique.
             Pourtant, s’il a souvent été évoqué, le véritable moment d’Histoire qu’ont représenté ces instants d’intense liesse populaire n’a jamais été narré dans ses détails. Que s’est-il exactement passé ce soir-là? Pourquoi la Bastille ? Quand la décision d’organiser sur cette place une fête le 10 mai 1981 à 20h a-t-elle été prise? Quels en ont été les acteurs ?
            Alors que nous allons célébrer le 30èmeanniversaire de l’élection du seul président de la République de gauche qu’ait connu jusqu’ici la Vème République, nous nous  proposons de répondre à ces questions et de décrire ces moments exceptionnels par le menu. Il se trouve que tous deux, l’un comme directeur de la campagne de François Mitterrand, l’autre comme responsable des grands évènements, nous connaissons bien la genèse de l’opération et sa mise en œuvre.
            De la Bastille, on se souvient d’images joyeuses, de slogans souvent drôles et parfois peu aimables pour le Président sortant, pour son premier ministre et pour quelques journalistes, de visages radieux malgré la pluie, les gouttes d’eau se mêlant aux larmes de joie.  
            Mais en reconstituant l’histoire et le déroulement de ce rassemblement populaire sans précédent depuis mai 1968 et en réécoutant les acteurs directs ou les simples témoins, nous nous sommes replongés dans la réalité de l’époque. De nombreux détails, apparemment sans importance, souligne le chemin parcouru en 30 ans dans le mode de vie et l’état d’esprit du pays. En 1981, pas de téléphone portable, pas d’Internet, trois chaînes de télévision seulement. Plus important, la trop faible place des femmes dans la société.
            Outre l'opportunité de livrer un récit inédit, ce livre nous offre aussi l’occasion d’apporter notre contribution à la nécessaire réflexion de la gauche d’aujourd’hui. Ses responsables auraient tort de négliger les leçons de l’histoire de la gauche et des moments forts qu’elle a traversés. Ce n’est pas céder à la nostalgie que d’admettre la pertinence actuelle de stratégies gagnantes éprouvées. "

               

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Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez