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10 juillet 2020 5 10 /07 /juillet /2020 22:32
Ni frustration, ni nostalgie

    La pandémie de Covid-19 a entraîné quelques bizarreries administratives en raison du report du 2ème tour des élections municipales. C'est ainsi que j'ai eu droit à une « rallonge » de 2 mois comme Maire de Cordes et de plus de 3 mois comme Président de la communauté de communes 4C .

 

      Lors de l’élection de Bernard Andrieu comme nouveau Maire de Cordes le 25 mai dernier, j’ai eu l’occasion de m’exprimer dans une courte intervention, où j’indiquais que j’allais me trouver sans aucun mandat public pour la première fois depuis plus de 40 ans !

 

    J’ajoutais : « Croyez bien que, dans cette situation, je n'éprouve ni frustration, ni nostalgie. C'est tout simplement une nouvelle période qui s'ouvre pour moi, au cours de laquelle je compte passer du temps sur ce que j'aime : la musique, la lecture, l'écriture… Je continuerai aussi à conduire les actions que j'ai engagées par ailleurs. Je pense en particulier à IDN (Initiatives pour le Désarmement Nucléaire), association que je préside et qui milite pour la paix, la sécurité et le désarmement et au club Démocraties, que je préside également et qui organise des débats sur les sujets d'actualité ou de fond. Et puis, naturellement, je consacrerai aussi du temps à ma nombreuse famille. »

 

     Cet après-midi, j’ai également transmis un message au Conseil communautaire de la 4C,  qui vient d'élire Bernard Andrieu comme Président.

 

    Vous trouverez ce texte ci-dessous. Il exprime clairement ce que je ressens au moment où je quitte la vie publique.

_______________________________

 

Chères amies, chers amis

 

Nous allons vivre une période difficile, si j’en juge par les effets du Covid-19 au cours des derniers mois. La pandémie continue à menacer le monde entier et pas seulement notre territoire. Ses effets modifieront probablement pas mal de choses dans la vie publique, dans la vie politique, dans la vie internationale.

 

C'est donc une tâche exaltante mais délicate qui vous attend. Je dis « vous », parce que, dans quelques instants, je ne serai plus élu de ce territoire. Croyez bien que je n’éprouverai ni frustration, ni nostalgie.

 

Et pourtant, c’est avec émotion que je m’adresse à vous, parce que j'aime ce « Pays de Cordes à Vaour », comme nous l'avons appelé. J'y ai vécu pendant plus de 25 ans, j’y ai consacré beaucoup d’énergie et je crois avoir contribué, avec d’autres bien sûr, à son développement.

 

Je remercie tous les élus avec qui j'ai travaillé. Certains sont ici ce soir, d'autres non. Ils se sont beaucoup investis dans les nombreuses activités de la 4C et ils ont fait preuve d’une grande solidarité pour défendre son existence, mise en cause de façon bureaucratique et injuste .

 

Je voudrais aussi remercier le personnel de la communauté, efficace et dévoué, sous la responsabilité d’Évelyne, qui connaît remarquablement bien la 4C, son histoire, ses forces, ses faiblesses.

 

Je ne doute pas que la nouvelle équipe avec la nouvelle présidence sauront agir pour rendre encore plus efficaces les services rendus par la 4C à la population.

 

Je vous souhaite une belle réussite.

 

Très cordialement

 

Paul Quilès

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16 décembre 2018 7 16 /12 /décembre /2018 19:42
Photo MaxPPP

Photo MaxPPP

Paul Quilès, ancien ministre et toujours militant

Article de Stéphane Bugat, publié par Le Télégramme (9/12/2018)

     À plusieurs reprises ministre de François Mitterrand, Paul Quilès est aujourd’hui un fervent défenseur du désarmement nucléaire. Combat auquel il a consacré son dernier livre (*).

 

     Ne lui parlez pas de son âge. Il n’a pas le temps d’y penser, trop occupé à défendre ses convictions, avec l’énergie et la détermination de l’éternel militant, toujours par monts et par vaux, comme sur son blog. Ne lui parlez pas de sa carrière. À ses yeux, ce qu’il a réalisé, même s’il ne le néglige pas, a moins d’importance de ce qui lui reste à faire. Paul Quilès, dont les yeux bleus et l’allure stricte ont beaucoup fait pour sa réputation, est né en janvier 1942 à Saint-Denis du Sig, en Algérie.

     Son père est officier et sa mère institutrice. Si l’on considère cette rigueur mais aussi ce goût d’apprendre qui le caractérisent, on retrouve bien cette double influence. Il obtient son diplôme de l’École polytechnique, en 1961. Pendant son service militaire, on le cantonne à l’État-major de l’Armée de l’air. La France teste alors son arme nucléaire. Et c’est lui que l’on charge, lors d’un exercice, de répondre à celui qui doit donner l’ordre, heureusement fictif, de déclenchement. Charles de Gaulle en personne. La conversation se résume à quelques mots mais lui laisse une impression troublante de bricolage. Il est alors loin, très loin de la politique.

    Le 10 mai 1981, son meilleur souvenir politique

     C’est une carrière d’ingénieur à la Shell qui s’ouvre à lui, pendant près de quinze ans. Jusqu’à ce qu’il rejoigne la section socialiste du XIIIe arrondissement de Paris. Un souffle nouveau porte la gauche non communiste, depuis le fameux congrès d’Epinay, en 1971, qui a permis à François Mitterrand de prendre les choses en main. Dans une organisation où le milieu enseignant est alors en force, les qualités de technicien et d’organisateur de Paul Quilès sont appréciées. Elles contribuent déjà au dynamisme de sa section.

     Il est élu député en 1978. François Mitterrand le remarque alors et lui confie ses premières responsabilités à la direction du PS. Jusqu’à assurer la direction de la campagne victorieuse de 1981. Le soir du 10 mai reste le meilleur souvenir politique de Paul Quilès. C’est de sa propre initiative que le matériel nécessaire est mobilisé pour les festivités de la place de la Bastille.

     Après l’avoir laissé comme numéro 2 du PS, pour s’assurer que le fonctionnement du parti ne soit pas trop perturbé par l’accession au pouvoir, François Mitterrand fait de Paul Quilès son ministre en charge de missions délicates.

    Nommé à la Défense en pleine affaire Greenpeace

     En 1983 au Logement, secteur traumatisé par l’impact de la récente loi Quilliot. S’y ajoutent bientôt les Transports. Le 19 septembre 1985, Paul Quilès procède à une inauguration lorsqu’on lui intime l’ordre d’appeler Laurent Fabius, le Premier ministre, de toute urgence. Son officier de sécurité réquisitionne le téléphone au sous-sol d’un café voisin - l’époque n’est pas encore aux portables. « Paul, tu prends le ministère de la Défense ». La France est en pleine affaire Greenpeace et Charles Hernu vient d’être contraint à la démission. Son successeur a 24 heures pour dénouer l’écheveau. Cette nuit-là, Paul Quilès ne l’a pas oubliée, ni le poids des responsabilités pesant soudain sur ses épaules. Sa carrière ministérielle se poursuit à l’Équipement puis à l’Intérieur, mais il laisse surtout sa trace comme ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Espace. Comme celui qui a fait de l’administration des PTT, La Poste que nous connaissons aujourd’hui, établissement public à caractère industriel et commercial, en évitant le drame social, au terme d’un long et délicat travail de concertation.

     En 1993, Paul Quilès retrouve l’Assemblée nationale, où il siège pendant quatorze ans, cette fois comme député du Tarn, assurant pendant cinq ans la présidence de la commission de la Défense. Surtout, en 1995, il devient maire de Cordes-sur-Ciel, fonction qu’il exerce toujours. Et il ne faut pas beaucoup insister pour qu’il explique que sa commune est une des plus belles de France, donc du monde.

    À travers la France

     Parce qu’il n’est pas homme à céder aux excès d’orgueil ou de nostalgie, Paul Quilès n’a donc nulle envie de se reposer sur ses lauriers. Inlassablement, il parcourt la France pour rencontrer ceux qui s’intéressent aux causes qu’il défend. Le PS s’est effondré ? S’il peut aider à sa reconstruction, il le fera, à sa place.

    Mais le plus fort de son énergie lui sert à pourfendre la bombe atomique, ce qu’elle implique comme stratégie de défense et qu’elle révèle du fonctionnement de notre démocratie.

    La bombe atomique : un tabou français

     C’est un tabou français qu’il ne craint pas de dénoncer, ce qui lui vaut de présider l’association IDN (Initiative pour le désarmement nucléaire). Personne ne doute de la capacité destructive de la bombe atomique si elle était utilisée, la puissance du moindre missile étant évaluée en centaines de fois Hiroshima.

     Cette arme fatale, la France l’a adoptée, en période de Guerre froide, pour marquer son indépendance stratégique. Depuis les enjeux géopolitiques et les menaces éventuelles ont évidemment changé, sans qu’il en soit tenu compte et surtout sans que le moindre débat ait eu lieu.

    Tous perdants

     Le principe reste le même. Ce que les militaires appellent la DMA (Destruction mutuelle assurée). Si je disparais, toi aussi. Autrement dit, tous perdants et fin de l’histoire. Quant à l’aspect dissuasif, s’il reste valide, en théorie, c’est jusqu’à ce qu’il cesse de l’être, mais il sera alors trop tard. Curieusement, c’est de son passage comme ministre de la Défense que date la prise de conscience de Paul Quilès. « Quand j’ai entendu les discours de Florence Parly, qui fut ma collaboratrice, je me suis souvenu de ce qu’avait été ma situation. Lorsqu’on devient ministre, on nous fait réciter la doxa. Rien d’autre ».

    Un budget qui augmente

     Depuis, il plaide pour un retrait progressif et pour que la France montre l’exemple à cet égard. « Progressif, parce que je sais ce que cette industrie représente pour des régions entières ». Surtout, ajoute-t-il, « si le mot démocratie a un sens, sur un tel sujet, il y a un moment où il faut consulter le peuple ». On en est loin. Lors des débats parlementaires sur les budgets de la Défense, la consigne de l’exécutif est même de ne pas évoquer le nucléaire, y compris lorsque les crédits qui lui sont consacrés passent de 3,5 à 6 milliards, comme c’est actuellement le cas.

     Plus fondamentalement, nos orientations stratégiques et leur opacité, le préoccupent. « Comment se défendre efficacement » résume-t-il, « si nous ne sommes pas capables d’expliciter les menaces évidentes et potentielles auxquelles nous voulons faire face et, par conséquent, de mobiliser pour cela les moyens les mieux adaptés ? ». L’opinion publique n’est pas aussi sourde que nos dirigeants à cette interrogation, les sondages sont formels. Paul Quilès n’a donc nullement l’intention de baisser le ton. On peut en juger dans le nouvel ouvrage qu’il vient de publier.

     « L’illusion nucléaire, la face cachée de la bombe atomique » de Paul Quilès, Jean-Marie Collin et Michel Drain. Éditions Charles Léopold Mayer.

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1 septembre 2018 6 01 /09 /septembre /2018 09:04
Faites connaissance avec Paul Quilès

                            Paul Quilès raconte son parcours politique                                          dans l’émission « Tout le monde en a parlé » de Thierry Ardisson 

  

   Né le 27 janvier 1942 à Saint-Denis du Sig (Algérie)
 

   Ancien élève de l’Ecole Polytechnique (promotion 1961)

  

  -  Ingénieur, de 1964 à 1978   

 -  Député de Paris (13ème arrondissement)- élu en mars 1978, réélu en juin 1981, mars 1986 et juin 1988    

 - Directeur de la campagne présidentielle de François Mitterrand- 1981

- Conseiller de Paris, de 1983 à 1992

- Ministre de l’Urbanisme et du Logement – Septembre 1983 – Juillet 1984

- Ministre de l’Urbanisme, du Logement et des Transports – Juillet 1984 – Septembre 1985

- Ministre de la Défense – Septembre 1985 – Mars 1986

- Ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Espace – Mai 1988 – Mai 1991

- Ministre de l’Equipement, du Logement, des Transports et de l’Espace – Mai 1991 – Avril 1992

- Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique – Avril 1992 – Mars 1993

- Député du Tarn, 1ère circonscription Albi-Carmaux – élu en mars 1993, réélu en juin 1997, réélu en juin 2002

- Président de la Commission de la Défense et des Forces Armées de l’Assemblée Nationale - Juin 1997 - Juin 2002

- Président de la mission parlementaire d'information sur le Rwanda- 1998

- Vice-président de la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale-2004-2007

- Président de la mission parlementaire d'information "Energie et géopolitique" -2006

- Responsable national auprès du 1er Secrétaire du PS, chargé des questions de stratégie et de défense- 1995- 2008

- Président de la Communauté de Communes du Cordais et du Causse (4 C)

- Maire de Cordes sur Ciel (Tarn) – élu en juin 1995, réélu en mars 2001, en mars 2008 et en mars 2014

- Président d'IDN (Initiatives pour le Désarmement Nucléaire)

Bibliographie

- 2018: L'illusion nucléaire- La face cachée de la bombe atomique (avec Jean-Marie Collin et Michel Drain)

- 2017: Quelques citations sur les armes nucléaires

- 2013: Arrêtez la bombe! (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)
- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez

Biographie

Livre Paul Quilès, ou comment rester socialiste, de Mitterrand..... à Jaurès

par Serge Regourd et André Cabanis (2015)

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 22:19
Lutte des classes?

     Cet article bien documenté et plein d'humour de slate.fr rappelle pourquoi j'ai mis fin à la 1ère classe dans le métro parisien le 30 juillet 1991, alors que j'étais ministre des transports.

 

Lire  "Le jour où le métro parisien a vécu sa nuit du 4 août"

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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 12:01
Débat sur deux biographies

La librairie "ombres blanches" de Toulouse

reçoit Pierre Birnbaum et Serge Regourd,

pour un dialogue autour de leurs récentes publications:

mardi 3 mai de 18h à 20h

 

Léon Blum. Un portrait de Pierre Birnbaum (Seuil);

« Écrit dans un style vivant, appuyé sur un travail d’archives qu’atteste la richesse des notes de bas de page, cette biographie à la fois rapide et érudite montre ce que l’itinéraire exemplaire du leader du Front populaire peut apporter aux débats contemporains. Blum, on le sait, fut un juste du socialisme. Normalien, critique littéraire, ami de Proust, de Barrès, de Jaurès, il s’engagea tôt aux côtés des dreyfusards et apporta à la cause commune la compétence juridique et la finesse dialectique nécessaire à la défense du capitaine faussement accusé. Son compagnonnage avec Jaurès, assassiné en 1914, le porta après la Première Guerre à la tête de la SFIO, et c’est à ce titre qu’il dirigea, en 1936, le premier gouvernement socialiste de l’histoire française, promoteur de réformes qui forment encore le patrimoine commun du mouvement ouvrier. Arrêté par Vichy, il surmonta avec brio l’épreuve du procès honteux de Riom, pour être ensuite déporté à Buchenwald par les nazis qui voulaient se servir de lui comme d’une monnaie d’échange. Soutien du général de Gaulle dès l’origine, il gouverna brièvement après la Libération, avant de s’éteindre au milieu du respect de la nation en 1950. […] Militant sioniste dès l’origine, soutien de l’État d’Israël naissant, attaché, quoique peu croyant, aux traditions de sa communauté, Blum conjugua toujours son particularisme discret mais assumé avec une foi républicaine absolue. Quitte à risquer le reproche de judéocentrisme, Pierre Birnbaum éclaire, avec acuité, cette dimension parfois oubliée du chef socialiste. Au moment où le débat sur le communautarisme et la laïcité fait une nouvelle fois rage, l’exemple de Blum, juif sans complexe et républicain intransigeant, rappelle quelques vérités oubliées mais fort utiles. » L. Joffrin, Libération

- Paul Quilès ou comment rester socialiste de Serge Regourd et André Cabanis (Cherche Midi).

Directeur de la campagne présidentielle de Mitterrand en 1981, ministre de la Défense, de l’Intérieur, député et président de commission parlementaire, Paul Quilès fut l’une des figures majeures du mitterrandisme et du parti socialiste durant plusieurs décennies. Cette biographie constitue en outre un prisme exceptionnel pour mesurer les mutations du parti socialiste au pouvoir et ses graves difficultés contemporaines : comment un légitimiste devient un acteur critique et retient fondamentalement la pensée et l’action de Jaurès pour remettre le PS sur ses pieds. 

________________________________________________________________

Librairie Ombres Blanches - 50, rue Gambetta - 31000 Toulouse - tél : 05 34 45 53 33 

http://paul.quiles.over-blog.com/2015/11/comment-rester-socialiste-de-mitterrand-a-jaures.html

http://paul.quiles.over-blog.com/2015/11/comment-rester-socialiste-de-mitterrand-a-jaures.html

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 10:43
Comment rester socialiste, de Mitterrand à...Jaurès
Comment rester socialiste, de Mitterrand à...Jaurès

Serge Regourd, auteur, avec André Cabanis, de

 

« Paul Quilès, ou comment rester socialiste, de Mitterrand à…. Jaurès »

 

viendra signer son livre à Carmaux (Tarn) 

 

vendredi 27 novembre, de 9 h à midi

 

à La Presse - au coin du lac- 62 avenue Albert Thomas

 

Je serai présent à ses côtés.


Présentation du livre sur ce blog   

 

Article paru dans la Dépêche du Midi (22 novembre 2015):

 

Paul Quilès décrypté par Serge Regourd

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 14:37
Biographie

  Ecrit par Serge Regourd et André Cabanis,

ce livre est édité par le Cherche Midi.

Il sera en librairie le 22 octobre 2015.

 

      C’est pour moi une expérience étonnante que de revivre les principaux évènements qui ont jalonné mon parcours professionnel et politique à travers le regard de deux observateurs.

 

      Le tableau que Serge Regourd et André Cabanis présentent dans ce livre est débarrassé de l’inévitable subjectivité qui imprègne les récits personnels. Sans partager nécessairement tous leurs jugements, je me retrouve assez bien dans ce texte, qui revient, à l’occasion de la description de mon parcours, sur l’histoire de la gauche et du Parti socialiste pendant 40 ans.

 

      Qu’ils soient remerciés pour leur travail minutieux et pour la mise en perspective approfondie à laquelle ils se sont livrés dans cet ouvrage, dont j’espère que vous apprécierez la lecture.

 

                                                     Paul Quilès

 

*****

Présentation du livre par les auteurs

 

      Il s'agit de la biographie de celui qui fut directeur de la campagne présidentielle victorieuse de 1981, et par la suite, l'un des principaux dirigeants du parti socialiste, ministre sur une longue période, notamment à la Défense et à l'Intérieur.

 

     Mais, comme le suggère le titre même de l'ouvrage, cette biographie constitue, conjointement, un prisme privilégié pour mesurer les évolutions ou mutations du PS entre 1981 et aujourd'hui. Ce serait un euphémisme de relever que le regard de Quilès sur les deux présidents de la République issus du parti socialiste est contrasté. Les mutations en cours expliquent que le légitimiste des années Mitterrand, placé au centre des courants de l'époque, se retrouve aujourd'hui à l'aile gauche...

 

      Ecrit par deux universitaires sur la base des archives d'une longue carrière politique, cet ouvrage participe aussi à éclairer les débats contemporains, en revenant sur les parcours des protagonistes du PS avec lesquels Quilès a connu coopération, confrontations et, parfois, déchirements...

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 10:58

Si vous n'avez pas pu voir le film

 

"L'amère patrie"

 

hier soir sur France 3,
 

 

ou si vous souhaitez le revoir, 

 

il vous reste 7 jours pour le visionner sur Internet,

 

en cliquant ici

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 09:36

Bannie-re-4.jpg      Le film "L'amère patrie: le retour des Français d'Algérie" *
sera diffusé
lundi 10 septembre sur FRANCE 3, à  23h10.

L'horaire est tardif, mais le film vaut de veiller un peu.
    

      Pour moi, ce film -auquel j'ai apporté mon modeste témoignage- est particulièrement émouvant, parce qu'il me rappelle les moments dramatiques vécus par ma famille paternelle, rentrée d'Algérie au début des années 60. 
    

      Il évoque aussi avec beaucoup de réalisme l'attitude des Français lors de l'arrivée des Pieds Noirs sur le sol métropolitain. J'ai connu ce climat lorsque j'ai "découvert" la France, après avoir quitté l'Afrique du Nord quelques années plus tôt. Ces souvenirs, qui ont marqué mon adolescence, étaient enfouis dans ma mémoire et j'ai eu la chance de m'y replonger en étant l'un des témoins auquels Frédéric Biamonti et Marion Pillas ont fait appel.
     

      Ceux qui ont vécu ces moments douloureux apprécieront certainement le beau travail de mémoire de 'l'amère patrie". Ceux qui ne les ont pas connus ou qui en sont restés à des stéréotypes trouveront dans le film des éléments factuels et des témoignages, parfois émouvants et toujours sincères, qui rappellent bien le contexte d'une période qui a fortement marqué l'histoire de notre pays. Je souhaite de tout mon coeur que ces souvenirs ne soient pas occultés de notre mémoire collective.

 

Présentation du film:

    

      "1962, le FLN et la France signent les accords d'Evian qui mettent fin à  8 ans de guerre et 130 années de colonisation. Pour les Pieds-Noirs, c'est à dire l'ensemble de la population européenne vivant sur le sol algérien, tout est prévu: ils resteront sur place et pourront se fondre dans la nation indépendante. Pourtant, les violences entre l'OAS et le FLN en décident autrement. Rien qu'en 1962, ils sont près d'un million à rejoindre la Métropole. Un afflux qui dépasse les administrations, surprend les politiques et inquiète la population. Pressés de s'intégrer dans une nation qui peine à  les reconnaître comme siens, les rapatriés hésitent entre honte et colère.

     Archives, témoins et historiens à  l'appui, "L'amère patrie" raconte l'histoire de ce malentendu politique et replace l'épisode du rapatriement dans le contexte politique, économique et social de la France du début des années 60. Une France qui veut trop vite oublier les heures sombres de la colonisation lui préférant la modernité et la prospérité des Trentes glorieuses.....au prix de sa cohésion nationale."

 

* Un film de Frédéric Biamonti et Marion Pillas, produit par "La Générale de production" (durée 70 min).

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 14:56

Témoignage de Paul Quilès

dans La Dépêche du Midi du 10 mars 2012

Lire sur le site de La Dépêche


Si vous voulez en savoir plus sur le livre d'Elisabeth Fechner

"Le pays d'où je viens", cité dans l'interview,

cliquez ici

 

Dépêche 1Dépêche 2-copie-1

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Recherche Sur Ce Blog

Faites connaissance avec

Cordes sur Ciel,

la cité médiévale dont Paul Quilès a été le maire pendant 25 ans.

    cordes-nuages-8-bp--R-solution-de-l--cran-.jpg

        site de l'Office du tourisme 

Faites connaissance avec IDN

 (Initiatives pour le désarmement nucléaire),

dont Paul Quilès est président.

IDN travaille chaque jour à la réduction des arsenaux nucléaires et du risque, intentionnel ou non, d’utilisation de l’arme nucléaire.

IDN oeuvre à construire un monde sans armes nucléaires, pour une paix et une sécurité internationale durables.

Bibliographie

- 2018: L'illusion nucléaire- La face cachée de la bombe atomique (avec Jean-Marie Collin et Michel Drain)

- 2017: Quelques citations sur les armes nucléaires

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  

- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu) 

- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff ) 

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï) 

- 1992: Nous vivons une époque intéressante 

- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez