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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 08:18
Paul Quilès en guerre contre l'armement nucléaire

      Lors d'une récente visite à Manosque pour animer une réunion avec le Mouvement de la Paix, j'ai donné cette courte interview à la radio Fréquence Mistral pour expliquer le danger du nucléaire militaire et les raisons de mon engagement en faveur du désarmement nucléaire. N'hésitez pas à vous informer.....ce que ne semblent pas avoir encore fait les candidats à l'élection présidentielle!

 

     "L’homme a été un ministre socialiste important des années Mitterrand. Urbanisme et logement, Postes et Télécommunications, à l’Intérieur aussi et surtout Ministre de la défense en 1985. De ces temps passés, Paul Quilès parle sans nostalgie mais avec sagesse et recul, vous l’entendrez dans un instant." (.....)

 

Lire et écouter

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 17:27
Le déni de la réalité

      A propos de l'aveuglement des dirigeants, voici le commentaire pertinent qu'un ami médecin vient de poster sur ce blog, à la suite de mon papier intitulé "Jupiter" :


      "Devant tant d’aveuglement, on peut se demander si le mécanisme observé ici n'est pas celui que j'ai pu connaitre au cours de ma carrière médicale : le déni de la réalité car impossible à penser.

 

      Au fond, c'est tellement gros que l'on ne peut même pas l'envisager. C'est, pour contredire Jaurès et donner raison à La Rochefoucauld, l'impossibilité de regarder la mort en face. Ou encore, en allant sur le terrain de la philosophie en lisant Marx, l'impossibilité de l'être d'envisager le non-être.


      D'autant plus qu'ici, il s'agirait d'une mort collective et environnementale jamais éprouvée à cette échelle par l'humanité, même pas à Hiroshima et à Nagasaki. Ces deux cités ont péri sous des bombinettes comparées aux puissances destructrices actuelles. Toute représentation en est donc tellement floue et sans mesure qu’elle en semble irréelle.

 

      Autant dire que les politiques n’ont pas à répondre d’une responsabilité qui est inenvisageable car seul un esprit dérangé pourrait imaginer l’impensable. Saluons donc tous ceux qui escaladent cette montagne de cécité générée par la peur, l’ignorance et l’obstination."

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 11:38
Les candidats doivent s’interroger sur l’abolition des armes atomiques

 La radio Alpes 1 m'a posé 4 questions:

 

- Ancien ministre de la Défense, à quel moment comprend-on que la dissuasion nucléaire n’est pas la bonne réponse ?

 

- Paul Quilès interroge les principaux candidats à la présidentielle, avec quel retour ?

 

- Ouvrir le débat dans une période d’insécurité globale, est-ce possible ?

 

- Et si demain la force nucléaire était engagée, quelle conséquence pour l’humanité ?

 

Ecoutez les réponses

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 11:07
Jupiter

     A l’issue d’une semaine intense de contacts sur le thème du désarmement nucléaire (4 réunions publiques, 6 rencontres avec des journalistes), il me semble qu’une attente se fait jour, même si elle est très peu audible à travers les médias.

 

     Quand on les informe sur la gravité de la responsabilité du chef de l’Etat s’agissant de la mise en œuvre de la dissuasion nucléaire (c’est-à-dire de ce pouvoir exclusif du Président de la République d’utiliser la bombe atomique), nos concitoyens, futurs électeurs du 23 avril et du 7 mai, s’étonnent du silence des candidat(e)s à ce sujet.

 

      Mes questions sont toujours là, qui attendent leurs réponses.

 

      Je suggère à ceux/celles qui postulent à la fonction suprême de "Jupiter, maître de la foudre" de méditer ces phrases du Président des États-Unis Ronald Reagan, tirées d’une interview qu’il donna en 1985 à Time. Voici comment il décrivait son sentiment  à l'égard de la responsabilité d'engager ou non une attaque nucléaire :

 

     « Vous apprenez que des missiles soviétiques ont été lancés, vous savez que, désormais, plus rien ne peut les arrêter et qu'ils vont détruire une partie de votre pays, beaucoup plus grande que ce que vous pouvez imaginer. Et vous êtes assis là, sachant que tout ce que vous pouvez faire est d'appuyer sur le bouton pour que des Soviétiques meurent aussi, alors que nous serons déjà tous morts ».

 

      Étonnantes paroles d’un président, dont l'image que nous avons conservée de lui n'est pas celle d'une colombe de la paix ! Il était pourtant très inquiet depuis qu’on lui avait expliqué qu’il y avait en Union Soviétique entre 20 000 à 40 000 sites visés par les différents missiles américains, ce qu’il avait trouvé à juste titre effrayant.

 

    Il faut également savoir, ce qui est peu connu (lire l’excellent livre de Guillaume Sérina à ce sujet), qu'un an après cette interview dans Time, s’est tenu en octobre 1986 un sommet américano-soviétique à Reykjavík, en Islande, au cours duquel une discussion a eu lieu entre Reagan et Gorbatchev, pour examiner comment arrêter la folle course aux armements*.

 

     Mikhaïl Gorbatchev proposa alors à Ronald Reagan de faire disparaître l'armement nucléaire d'ici l'an 2000 (soit quatorze ans plus tard, cette disparition ne pouvant évidemment pas se faire en un jour, ni même une année). La négociation échoua malheureusement en raison de l’exigence américaine de conserver le fameux « bouclier anti-missile » de l’IDS (Initiative de Défense Stratégique)…..qui n’existait pas et ne vit jamais le jour !

 

*  Course aux armements qui a conduit à faire passer le stock mondial de 3 armes nucléaires en 1945 à 70 000 armes à la fin des années 90.....

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 23:22
Il (elle) aura le pouvoir d’engager les forces nucléaires Il (elle) aura le pouvoir d’engager les forces nucléaires

      Dans cette tribune publiée par La Croix, Paul Quilès, ancien ministre de la défense, président d’IDN (Initiatives pour le Désarmement Nucléaire), interroge de façon précise les candidats à la prochaine élection présidentielle quant à leur position en matière d’armement nucléaire.

 

**************

 

      Bien que le sujet n'occupe guère le débat public, je suppose que les candidats à la prochaine élection présidentielle connaissent l’étendue des attributions du président de la République en matière de défense et plus particulièrement de dissuasion nucléaire.

 

      Il n’est peut-être pas inutile cependant de faire certains rappels et de formuler quelques interrogations.

 

      Depuis 1964, la pratique institutionnelle confie au président de la République le pouvoir de donner l’ordre d’engagement des forces nucléaires. De cette prérogative découle, sous réserve des compétences budgétaires du Parlement, le pouvoir de prendre les principales décisions relatives à la composition des forces nucléaires et à leur doctrine d’emploi.

 

      Cette pratique a été instaurée dans un contexte géopolitique bien différent de celui que nous connaissons aujourd'hui. Or, dans un climat international où l’on entend de plus en plus souvent parler de « nouvelle course aux armements » et de risque de « guerre nucléaire », force est de constater qu’en France, la dissuasion nucléaire est abordée, dans tous les débats publics sur la défense, de manière trop générale et globalisante. Des formules vagues, voire simplistes, comme celles de « l’assurance vie de la nation » ou de la « suffisance » sont avancées pour défendre la nécessité des armements nucléaires existants ou en projet sans véritable argumentation de fond.

 

      L’examen attentif et objectif de la dissuasion et de ses moyens est pourtant essentiel, puisque cette stratégie engage par nature la survie même de la nation.

 

      J’ai donc soumis aux cinq principaux candidats quelques questions précises et concrètes, afin de permettre aux citoyens dont ils sollicitent les suffrages d’être éclairés sur la façon dont ils pourraient exercer cette terrible responsabilité.

 

      Ces questions sont les suivantes :

  1. Approuvez-vous l’attitude des autorités françaises, qui, le 23 décembre 2016, ont refusé de voter à l’Assemblée générale de l’ONU la résolution L 41 (approuvée par une large majorité d’États, 113 contre 35) qui ouvre le processus de négociation d’un traité d’interdiction des armes nucléaires ?
  2. Accepterez-vous que la France participe aux travaux de préparation de ce traité, qui vont se dérouler à l’ONU au cours du 1er semestre 2017 ?
  3. Considérez-vous que la France, signataire du traité de non-prolifération nucléaire (TNP), respecte son article VI, qui stipule : « Chacune des Parties au Traité s'engage à poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire, et sur un traité de désarmement général et complet sous un contrôle international strict et efficace » ?
  4. Entendez-vous mettre en œuvre les projets actuels de modernisation des deux composantes navales et aéroportées des forces nucléaires, malgré leurs conséquences financières (passage à 6 milliards d’euros par an des crédits de la dissuasion) et leur contradiction avec les engagements de l’article VI du TNP ?
  5. Comment envisagez-vous un déblocage des négociations de désarmement nucléaire, en ce qui concerne tout particulièrement l’application du TNP, l’interdiction complète des essais, l’interdiction de la production de matières fissiles à usage militaire et l’institution d’une zone libre d’armes de destruction massive au Moyen-Orient ?
  6. Considérez-vous l’accord international sur les activités nucléaires iraniennes comme une contribution positive à la lutte contre la prolifération nucléaire, qu’il importe donc de défendre ?
  7. Souscrivez-vous à l’objectif à terme d’un monde sans armes nucléaires, tel que l’énoncent de nombreux textes adoptés tant par l’Assemblée générale que le Conseil de sécurité des Nations Unies ?

      Je souhaite que les réponses des cinq candidats apportent les clarifications indispensables à une meilleure compréhension de leurs positions à l’égard de l’armement nucléaire.

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 21:35
Comment arrêter la course à la terreur atomique ?

     Des voix de plus en plus nombreuses suggèrent que le monde est entré dans une nouvelle ère de course aux armements, y compris nucléaires.

 

     Toutes les puissances disposant d’armes nucléaires ont lancé de vastes programmes de modernisation de leurs arsenaux. Certains proposent même que les armes nucléaires de la France soient partagées dans le cadre d’une Europe de la défense : un non-sens ! (voir dans cet article du New York Times)

 

     Est-il possible d’arrêter cette course à la terreur atomique ? Oui, parce que dans un peu plus de 15 jours, les représentants de la majorité des Etats du monde vont entamer à l’ONU des négociations pour rédiger un traité d’interdiction des armes nucléaires.

 

Pour demander que la France participe à ces négociations,

 

signez et faites signer cette pétition 

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 18:44
Un évènement historique

      Le 27 mars, une centaine d’Etats vont mobiliser leur ambassadeur pour débuter à l’ONU la négociation d’un traité d’interdiction des armes nucléaires. Plusieurs dizaines ONG seront également présentes.

 

      Cet événement est un pas de géant vers un monde plus sûr, où toutes les armes de destruction massive seront interdites.

 

      La France doit envoyer ses représentants pour ne pas être "du mauvais côté de l'Histoire".   C'est pourquoi, je vous invite à signer et à faire signer cette pétition: "La France doit participer au processus d'interdiction des armes nucléaires"

 

      Pour ma part, j’interviendrai à 4 reprises entre le 13 et le 18 mars pour parler de la dissuasion nucléaire et je reviendrai sur cet évènement historique, malheureusement peu médiatisé.

 

 

  • Mercredi 15 Mars, Séminaire "Nouvelle escalade, risques de prolifération, ou nouveau traité d’interdiction : l’abolition de l’arme nucléaire à l’ordre du jour", Fondation Gabriel Péri, Pantin

 

  • Vendredi 17 Mars, Conférence sur le "Traité d’interdiction des armes nucléaires", Mouvement de la paix, Manosque

 

  • Samedi 18 Mars, Conférence sur le "Traité d’interdiction des armes nucléaires", Mouvement de la paix, Gap
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 23:32
La France doit participer à l’ONU au processus d’interdiction des armes nucléaires !

     Pour la première fois, il est envisagé d’interdire la mise au point, la production, l’acquisition, la possession, le stockage, le transfert, l’emploi ou la menace de l’emploi des armes nucléaires.

 

     En effet, le 23 décembre 2016, l’Assemblée générale des Nations-Unies a voté à une majorité de plus 70% des votants, la résolution qui prévoit de « faire avancer les négociations multilatérales sur le désarmement nucléaire », en préparant la négociation d’un Traité d’interdiction des armes nucléaires en 2017.

 

     Deux sessions (27 au 31 mars et 15 juin au 7 juillet 2017) doivent permettre d’écrire un projet de  traité, qui sera soumis à l’ensemble des Etats, c’est-à-dire à l’Assemblée générale, sans que les membres permanents du Conseil de sécurité (USA, Russie, France, Grande Bretagne, Chine) puissent opposer leur veto.

 

     Il est regrettable que la France ait voté contre la résolution du 23 décembre à l’ONU. Pour autant :

 

     - il n’est pas possible que notre pays s’abstienne de toute participation au processus engagé avec le soutien d’une large coalition d’Etats et de la société civile (dont ICAN- La Campagne mondiale pour Abolir les Armes nucléaires) ;

 

     - il n’est pas possible que la diplomatie française pratique une politique de la chaise vide, alors que la France est aussi concernée par ce problème de sécurité globale ;

 

     - il n’est pas possible que, dans un climat international où l’on entend de plus en plus souvent parler de « nouvelle course aux armements » et de risque de « guerre nucléaire », la France refuse de participer à une démarche destinée à garantir une plus grande sécurité.

 

     C’est pourquoi, j'ai pris l'initiative, en tant que Président d’IDN - Initiatives pour le Désarmement Nucléaire - de lancer une pétition demandant que la France participe à ces négociations qui se dérouleront à l’ONU au cours du premier semestre 2017.

 

Je vous invite à la signer et à la faire signer: ICI

 

     Elle sera remise au Président de la République, François Hollande et à la représentante permanente de la France auprès de la Conférence du désarmement, Alice Guitton.

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 11:03
Les candidats et le nucléaire (suite)

      Comme il l’a fait hier avec Benoit Hamon, Jean-Jacques Bourdin a interrogé Manuel Valls, le 2ème candidat aux primaires de la gauche, sur la dissuasion nucléaire.

 

      On ne peut que s’étonner d’avoir entendu le candidat qualifier le projet de traité d’interdiction des armes nucléaires de « vieux débat » (RMC/BFM TV, à la 19ème minute)

 

     Rappelons en effet que l’ONU vient d’approuver le 23 décembre 2016, une résolution prévoyant d’engager en mars et juin 2017 le processus de négociation d’un traité d’interdiction de ces armes de destruction massive. Une majorité d’Etats a voté POUR, la France a voté CONTRE. Ce n’est pas vieux, cela date d’un mois….

 

     Le reste de l’intervention relève de l’incantation habituelle et du vieux discours (oui, vieux, parce qu’il correspond à des concepts du monde du 20ème siècle et de la Guerre froide) fondés sur des contre-vérités, ce que rappelle opportunément cette tribune de Georges le Guelte, publiée hier dans La Croix.

 

*****

L’arsenal nucléaire, Donald J. Trump et nous

 

Par Georges Le Guelte, ancien adjoint au directeur des relations internationales du CEA (Commissariat à l’énergie atomique) puis secrétaire du Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique, membre du Comité de parrainage d'IDN

 

Le 23 décembre 2016, l’Assemblée Générale de l’ONU a adopté un projet de résolution préconisant l’ouverture en 2017 d’une conférence chargée de préparer un traité sur l’élimination des armes nucléaires. La France a voté contre ce texte après avoir fait pression sur de nombreux pays, surtout africains, pour qu’ils adoptent la même attitude. Le gouvernement tente de justifier ce comportement en affirmant que, si la France n’avait plus d’armes nucléaires, elle perdrait son siège de membre permanent du Conseil de Sécurité. Il est heureux que le pouvoir n’invoque plus la fiction selon laquelle l’arsenal nucléaire nous « protège de toute menace de nature étatique, d’où qu’elle vienne et quelle qu’en soit la forme ». La possession d’un arsenal nucléaire n’est plus une question de sécurité, mais un problème de protocole. C’est un moyen pour la France de « tenir son rang ».

 

Contre-vérité

 

Pourtant, même sous cette forme, le discours officiel reste fondé sur une contre-vérité. La liste des membres permanents du Conseil de Sécurité est fixée par l’article 23 de la Charte de l’ONU, signée à San Francisco le 26 juin 1945. À cette date, aucun pays au monde n’avait encore fait exploser un engin nucléaire. Les membres permanents sont les États supposés vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale. Faire un lien entre ce statut et la possession d’un arsenal nucléaire n’a donc pas de sens. Bien entendu, le texte de la Charte pourrait être modifié. Mais la procédure de révision est extrêmement lourde, et aucun amendement ne peut entrer en vigueur s’il n’a pas été ratifié par les cinq membres permanents. En d’autres termes, qu’elle ait ou non des armes nucléaires, la France ne pourrait perdre son siège que si elle y consentait expressément.

 

Lobbying de l’industrie de l’armement

 

Il ne manque certainement pas de diplomates, au Quai d’Orsay, pour rappeler ces vérités aux décideurs politiques. C’est par conséquent de façon délibérée que le pouvoir utilise des arguments dont tout le monde peut vérifier facilement et rapidement qu’ils sont de pure fantaisie. Ce sont là des techniques utilisées couramment par Donald J. Trump : une affirmation sans aucun rapport avec la réalité devient une vérité irréfutable si elle est répétée assez souvent de façon suffisamment péremptoire.

Il n’y a aucune raison valable pour conserver un arsenal nucléaire. Pourtant, aucun gouvernement, qu’il soit de gauche ou de droite, n’acceptera de le démanteler, à moins d’y être contraint et forcé, tant est grande l’emprise exercée par le lobby de l’industrie de l’armement sur le personnel politique. Il est tout de même regrettable que, pour conserver les bonnes grâces et les largesses de Dassault Aviation, d’Airbus Group, de la DCNS, du groupe CEA et de tous leurs sous-traitants, un gouvernement socialiste adopte les méthodes de Donald J. Trump comme mode de gouvernement de la France.

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 15:20
Quand un candidat est interrogé sur la dissuasion nucléaire…

Initiatives pour le Désarmement Nucléaire (IDN) vient de présenter, en conclusion de son colloque international du 23 janvier, une série de questions à poser aux futurs candidats à la présidence de la République.

 

Ce matin, Benoit Hamon, candidat aux primaires de la gauche, a été interrogé à ce sujet par le journaliste Jean Jacques Bourdin (RMC/BFM TV).

 

Ses réponses nous inquiètent.

 

1- Il a répondu OUI, comme Theresa May devant le Parlement britannique, à la question qui lui était posée : « êtes- vous prêt à donner votre feu vert à une attaque nucléaire capable de tuer des centaines de milliers de personnes, si cela garantissait la sécurité de votre pays ? ». Dans le même temps, il a rappelé que le concept de dissuasion impliquait que les armes nucléaires ne devaient pas être utilisées en premier.

 

2- Il a approuvé la modernisation des 2 composantes nucléaires (sous-marins lance engins et forces aériennes), alors que ces opérations coûteuses contredisent l’engagement de la France, qui, en ratifiant le TNP (traité de Non-Prolifération) en 1992, s’est engagée « à poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire…. »

 

3- Il n’a pas évoqué la nécessité d’œuvrer au désarmement pour améliorer la sécurité du monde et n’a pas mentionné les travaux en cours à l’ONU pour aboutir à un traité d’interdiction des armes nucléaires, auquel la France s’est opposée lors d’un récent vote à l’Assemblée générale des nations-Unies.

 

Outre que ces réponses sont parfois contradictoires, elles témoignent d’une volonté de poursuivre la politique de défense actuelle, qui repose sur un système de dissuasion nucléaire datant du XXème siècle, lourd, dangereux, coûteux et loin d’être crédible.

 

Communiqué d'IDN

 

L'association Initiatives pour le Désarmement Nucléaire (IDN), présidée par Paul Quilès, ancien ministre de la défense, a pour but d'œuvrer à l'élimination progressive et équilibrée des armes nucléaires de la planète, pour contribuer à l'édification d'un monde plus sûr.

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Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez