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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 13:51
Le 1er mai, c’est quoi ?

       Alors que je me rends, comme chaque année, à la traditionnelle manifestation de mes amis syndicalistes de Carmaux, j’écoute à la radio les commentaires sur le 1er mai : la désunion syndicale, la désaffection des Français à l’égard des syndicats, la manifestation du Front national devant la statue de Jeanne d’Arc à Paris. Du classique, en somme…..

 

        Pour rester dans l’Histoire, on pourrait se souvenir de l’origine de la Journée internationale des travailleurs, ce Premier mai devenu jour férié et jour de célébration des combats des travailleurs.

 

         Plus près de nous, on pourrait rappeler la mort du jeune Marocain de 29 ans, Brahim Bourham, immigré régulier en France, qui trouva la mort le 1er mai 1995, jeté dans la Seine par des skinheads à la fin de la manifestation du Front National, sans que les passants réagissent !

 

     Plutôt que de gloser sur la saga de la famille Le Pen, ce serait l’occasion de montrer que l’affrontement entre le père et la fille n’est en réalité qu’une façon de camoufler la permanence de l’idéologie extrémiste du FN. Une occasion également de dénoncer l’imposture du discours prétendument "républicain", "laïque", "patriote" et "défenseur des classes populaires" de ce parti.

 

     Personnellement, le 1er mai me renvoie à un triste souvenir, la disparition tragique de Pierre Bérégovoy il y a 22 ans. Voici, comment, il y a quelques années, j’évoquais mon amitié pour lui, à l’occasion de l’anniversaire de ce tragique évènement :

 

     « Pierre Bérégovoy était un ami. C’était aussi un camarade socialiste et le chef du gouvernement dans lequel je fus ministre de l’intérieur. C’est dire si sa mort brutale le 1er mai 1993 m’a affecté.

 

     Pierre a eu un parcours exceptionnel: celui d’un syndicaliste ouvrier, devenu militant politique, puis responsable au plus haut niveau, avant de devenir ministre puis premier ministre.

       

      Qu’il ait commis des erreurs, c’est probable, mais qui n’en commet pas dans l’action politique ? Cela ne saurait pour autant justifier les campagnes haineuses dont il fut l’objet de la part de ses adversaires politiques et son honneur "jeté aux chiens", pour reprendre la formule de François Mitterrand lors des obsèques de Pierre Bérégovoy à Nevers.

 

        Il n’avait pas supporté la violence de cette mise en cause et je me souviens de sa tristesse lorsque certains « amis » se sont éloignés de lui, au moment où il avait besoin de soutien.

 

      Je me souviens aussi de sa réaction indignée, lorsque, ministre de l’intérieur, je l’ai informé des "révélations" qui allaient être publiées sur le prêt sans intérêt qui lui avait été consenti.

 

     Je me souviens de son écoeurement après cette séance pénible du Comité Directeur du PS à la Maison de la chimie, quelques semaines après les  élections législatives. Il s’agissait de tirer les leçons de la sévère défaite de la gauche et certains responsables socialistes avaient préféré le prendre comme bouc émissaire en le présentant comme responsable principal de l’échec.

 

       Je me souviens enfin de ce soir, quelques jours avant son suicide, où il est venu me voir dans mon bureau à l’Assemblée Nationale. Il était totalement déprimé et ne cessait de répéter : "Paul, franchement, est-ce que tu crois qu’on a mérité ça ?" Je me suis dit plus tard que ce devait être un message : " ça », c’était probablement ce qu’il subissait et le sentiment d’être abandonné par ses "amis".

 

      Alors, depuis ce jour, je sais qu’il faut utiliser avec beaucoup de discernement le beau mot d’ "ami"….surtout en politique, où il donne souvent lieu à un abus de langage, auquel je recommande à mes amis (les vrais) de ne pas se livrer. »

 

     Voici également le message adressé par François Mitterrand en avril 1995 à l'association des amis de Pierre Bérégovoy :

 

      "Il est juste et nécessaire d'entretenir, comme vous le faites, le souvenir que chacun garde de lui. Pour beaucoup, c'est la reconnaissance de sa valeur qui s'est imposée trop tardivement, mêlée à un attachement profond dont a témoigné et témoigne encore l'émotion sincère qui n'a pas quitté les cœurs depuis deux ans.

 

     Pour certains, dont je suis, c'est le souvenir d'un ami pudique, fidèle et généreux. Son regard exigeant, son sourire ne nous ont pas quittés. Tous se souviennent du militant sincère et désintéressé, de l'homme politique compétent et vigoureux qui a mis toute son énergie et sa vie même au service de la nation, d'une France forte, reconnue et généreuse.

 

      Il a consacré toute son énergie à convaincre ses concitoyens que la justice sociale doit être le but de toute action politique et qu'elle ne peut être construite que sur une économie solide, moderne et transparente. Il savait que ce sont d'abord les plus modestes qui paient les illusions de la facilité." (avril 1995)

Le 1er mai, c’est quoi ?
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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 11:56
La motion "La fabrique"

AGIR EN COHÉRENCE SOCIALISTE POUR DEMAIN

Réussir le congrès de Poitiers, c’est l’ambition de toutes et tous les socialistes. Parce que nous voulons pouvoir l’emporter en 2017 face à la droite et à l’extrême droite ; parce que nous voulons poursuivre la transformation de la France ; parce que nous voulons continuer à écrire le socialisme pour anticiper le changement social et inventer la société de demain.

Réussir le congrès de Poitiers, c’est possible. C’est possible à condition d’échapper aux jeux de courants et aux postures, à condition d’éviter le « bloc contre bloc » qui conduirait à couper le parti en deux.

Ces derniers mois, les Français nous ont sanctionnés à l’occasion des élections municipales, puis européennes et enfin départementales. La dernière vague du mécontentement nous a fait perdre de nombreux départements, terrains de l’action sociale de proximité où les socialistes, plus que les autres, étaient attendus et avaient beaucoup agi.

A cela s’ajoute le désarroi des militants, qui ont le sentiment que leur parti est inutile.

Cette troisième semonce, celle des départementales, doit nous faire réagir sans attendre. La Fabrique propose d’unir le parti et de reconquérir les Français autour d’une gauche de transformation. Cette réconciliation est indispensable pour nous-mêmes, elle est indispensable pour donner aux Français l’envie de nous faire de nouveau confiance. C’est l’objectif que nous voulons poursuivre. Soutenir un gouvernement de gauche ne doit jamais être un obstacle à cette ambition.

Dans cette motion, nous avons voulu mettre l’accent sur ce qui nous unit et rassembler ce qui est épars, autour d’une seule pierre d’angle : construire un projet de transformation sociale dans un cadre républicain, humaniste et laïc.

Nous sommes toutes et tous issus de courants et de sensibilités différentes : c’est ce qui fait notre force. Nous pensons par nous-mêmes, sans nous soucier des étiquettes, des égos et des plans de carrière. Trop souvent on nous a promis un congrès source de renouveau pour notre parti et ses idées. Mais trop souvent nous nous sommes contentés d’enjeux internes de court terme, abreuvés de motions à l’eau tiède.

Notre démarche ?

Notre motion s’appelle la Fabrique. Parce que le Parti socialiste doit redevenir la Fabrique des idées de la gauche de 2017. La Fabrique des nouvelles pratiques politiques. La Fabrique du renouvellement. La Fabrique de l’avenir avec l'ensemble des citoyens.

Nos objectifs ?

Changer notre parti pour se donner les moyens d’inventer un nouveau modèle de société qui bouscule nos certitudes et pense à la prochaine génération.

D’abord réorganiser notre parti. Il nous faut inventer une nouvelle manière de s’engager : plus collective, plus fidèle, plus humble, et surtout beaucoup plus exigeante. C’est la politique « de la base vers le haut », c’est l’écoute et le débat systématique avec les forces vives de notre pays. La Fabrique est présente partout en France, dans les territoires urbains, périurbains, ruraux, ultramarins, et à l'étranger.

Ensuite, construire la Fabrique socialiste pour la présidentielle de 2017. Avec la crise financière de 2008, un modèle économique, politique, social et moral s’est écroulé. L’état dans lequel les socialistes ont retrouvé le pays en 2012 a nécessité une première phase de redressement. Désormais, la gravité de la situation exige la recherche de solutions radicalement nouvelles sur le plan économique et social, qui soient en même temps cohérentes et réalistes. La Fabrique veut être au cœur de l’élaboration de ce programme, et considère que ce programme doit être au cœur du travail des socialistes.

Dans un univers où la politique est contrainte par l’immédiateté, notre parti doit redevenir une instance d’arbitrage pour orienter notre chemin sur un temps plus long. C’est le sens de la motion que nous vous proposons de rejoindre, avec ses plus de 80 propositions.

-----------------------

I. REPRENDRE EN MAIN NOTRE DESTIN

A. Engager la France dans la social-écologie

  1. Le socialisme, c’est l’écologie
  2. L'économie de demain à partir des PME et des territoires  

 

B. Reprendre la main face à la mondialisation, avec nos concitoyens

  1. La voix de la France dans le monde
  2. Protéger l’emploi face à la mondialisation

C. Déclarer l’urgence sociale et démocratique pour l’Europe

II. LES CITOYENS AU CŒUR DE NOS POLITIQUES POUR VIVRE LIBRES ENSEMBLE

A. Réinventer l’école de l’égalité

B. Oser la politique de la Culture

C. « Bien vieillir » et pouvoir se soigner partout sur le territoire

D. Des droits égaux pour toutes les familles

E. La laïcité et la fraternité contre les discriminations

F. La sécurité, garantie des libertés

III. UNIFIER LA RÉPUBLIQUE : EXIGER L’EXEMPLARITÉ

A. L’élu exemplaire : redonner confiance dans la représentation

B. Réhabiliter l’impôt

C. Mener la bataille contre toutes les fraudes

D. Lutter contre les nouvelles misogynies

IV. LA DÉMOCRATIE PARTOUT, POUR TOUTES ET TOUS

A. Donner envie d’être socialiste

  1. Un parti au travail : la Fabrique de demain
  2. Le militant au cœur du Parti
  3. Un parti hors des beaux quartiers
  4. Un parti ouvert sur la société

 

B. Redonner du pouvoir au peuple : un impératif démocratique

 

C. Réussir la démocratie sociale

 

D. Moderniser les institutions

 

 Lire la suite de la motion:

 

   sur le site de La fabrique

   sur le site du PS                        

Visionner l'intervention de Karine Berger au Conseil national du PS du 11 avril

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 11:00

    Vu de l’extérieur, un congrès socialiste est un moment étrange où des responsables politiques et des équipes s’affrontent dans des combats, souvent difficiles à décrypter par des non-initiés.

 

    Pour faire simple, disons que l’objet d’un congrès est (devrait être) de définir la « ligne » qui doit s’imposer au parti et à sa direction, élue à cette occasion. Par leur vote, les militants départagent des textes -les fameuses « motions d’orientation»- , qui sont censés proposer des orientations différentes. A l’issue de ce vote, un rassemblement, nécessaire pour gérer le PS, peut se réaliser sur la base de compromis.

 

    Ce mécanisme, respectueux du point de vue des militants, n’a de sens que si on leur propose des choix clairs. En leur présentant des motions qui sont elles-mêmes des compromis, ou de simples additions de points de vue très différents, on rend le débat confus. Rapidement, les affrontements de personnes et les intérêts locaux peuvent prendre le pas sur le débat d’idées.

 

    Aujourd'hui, le PS se trouve dans la tourmente, en raison d’une accumulation inquiétante de signes négatifs : une succession de graves échecs électoraux successifs, une désunion profonde de la gauche, une défiance manifeste des électeurs de 2012 à l'égard du pouvoir exécutif et de ses choix, la montée inquiétante de l’extrême droite, le désarroi des militants socialistes, qui ont le sentiment que leur parti est inutile. Leurs interrogations concernent autant les questions idéologiques que les choix de la politique gouvernementale ou le fonctionnement et le rôle de leur parti.

 

    Pour apporter des réponses à ces inquiétudes et tenter de fixer un nouveau cap au PS à l'occasion du prochain congrès de Poitiers, diverses sensibilités et plusieurs courants de la gauche du Parti socialiste ont décidé de présenter une motion commune. Je considère que l’hétérogénéité de cette sorte de pré-rassemblement ne permettra pas aux militants de faire un choix clair, ce qui est pourtant l’objet même d’un congrès.

 

    Pour ma part, j’aurais préféré que soit conservée la cohérence de la ligne clairement définie et défendue depuis 2 ans et demi par « Maintenant la gauche ». Dans les choix que j’ai été amené à faire tout au long de mon action politique, je me suis toujours engagé avec force et conviction, à condition d'être pleinement convaincu par la démarche à laquelle j’adhérais. Cela a été notamment le cas pour la construction d'un courant de gauche du Parti socialiste, à laquelle j'ai participé depuis plusieurs années avec enthousiasme, malgré les difficultés de la tâche et les écueils rencontrés.

 

    C’est la raison principale pour laquelle je n’adhère pas à la démarche de la motion de « Vive la gauche », incertaine à bien des égards. Je sais que Christian Paul, pour qui j’ai de l’estime, est conscient de la difficulté de la tâche qui va être la sienne.

 

     J’ai donc décidé de soutenir la motion intitulée « La Fabrique socialiste », présentée par Karine Berger, qui met les militants au cœur de l’action politique, afin qu’ils se réapproprient leur parti et que leurs débats soient entendus par le gouvernement.

 

    Cette démarche, au service d’un projet pour un « socialisme exemplaire, moderne, renouvelé et de combat », décliné dans un grand nombre de propositions, est stimulante. On y retrouve la consultation régulière des militants, la réhabilitation du rôle de l’Etat et de l’impôt citoyen, l’égalité réelle entre les hommes et les femmes, la fin de la baisse des dotations aux collectivités territoriales, le développement des énergies vertes, la réforme des institutions.

 

    Lors du congrès de Poitiers, j’espère que le rassemblement indispensable pour faire vivre le PS pourra se réaliser dans la clarté, devant les militants, entre celles et ceux qui souhaitent contribuer à sauver le quinquennat et à rendre la plénitude de son rôle au Parti socialiste.

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 10:33
Comment la gauche a joué contre son camp

Cette tribune a été publiée sur le site de Slate.fr sous le titre

 

"Départementales: comment la gauche a joué contre son camp"

 

     Au-delà de la nécessaire et urgente réflexion politique que doivent engager la gauche et singulièrement le PS à la suite de cette défaite, une interrogation me semble légitime : comment a-t-on pu accumuler autant de décisions contestables dans la préparation de ces premières élections départementales ? Qu’on en juge.

 

     1- On annonce que les départements doivent disparaître (bientôt ? en 2021 ? plus tard ? jamais ?), mais dans le même temps, on vante leurs mérites dans la perspective des prochaines élections départementales. Comprenne qui veut !

 

     2- On augmente la taille des cantons, (multiplication par 3, 4 ou même 5 pour les cantons ruraux) et celle des intercommunalités (au moins 20 000 habitants), en même temps qu’on promet de favoriser la politique de proximité, tout en annonçant l’objectif de réaliser de fortes économies sur les budgets de fonctionnement. Difficile d’être plus contradictoire !

 

  3- On se propose de modifier les compétences des conseils départementaux et on laisse se développer des incertitudes, sans que la loi qui doit les définir soit votée avant les élections. Bel argument donné aux adversaires !

 

     4- On fixe le seuil pour participer au 2ème tour à 12,5% des inscrits. L’idée affichée est de limiter les triangulaires au second tour et de favoriser le rassemblement de la gauche. Dans le contexte de montée du FN et  de la droite, ce système élimine de nombreux candidats socialistes.

 

     5- On décide qu’il y aura une seule consultation dans l’ensemble de la France tous les 6 ans, au lieu de 2 élections (un vote dans la moitié des départements, suivi, 3 ans plus tard, par un vote dans l’autre moitié). Conséquence : ce scrutin prend une valeur de test national.

 

     6- On insiste sur l’enjeu politique d’ampleur nationale que représente l’issue de ce scrutin, ce qui fait passer au second plan le caractère local de chaque consultation départementale. Au lieu de subir les conséquences du « vote sanction » contre la politique gouvernementale, il aurait été possible de valoriser le bilan positif des équipes sortantes de gauche.

 

  7- On organise le matraquage anti-FN, avec une argumentation dramatisante à base d’anathèmes (« mise en cause des valeurs de la République », « faute morale »). Négliger la critique programmatique a produit l’effet contraire sur un électorat attiré par le Front national  pour d’autres raisons. Cette attitude est apparue comme une tactique destinée à masquer les insuffisances de la politique gouvernementale.

 

     Ainsi, au parcours chaotique d’une réforme encore non aboutie a succédé une démarche politique contre-productive.


    Dernière interrogation : comment ceux qui ont prôné les vertus du rassemblement de la gauche au second tour de ces élections, alors qu’ils n’ont pas eu de mots assez durs contre les autres composantes de la gauche, pourront-ils justifier leur absence de volonté de réaliser un vrai rassemblement autre qu’électoraliste ? La «  défense de la République » passe par la cohérence entre les actes et les discours. A défaut, le camp de la contestation du monde politique (qui alimente le FN) risque malheureusement de se trouver renforcé. 

 

                                                                                              Paul Quilès

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 21:13
Après les élections départementales

Communiqué de presse d’Emmanuel Maurel

et de "Maintenant la Gauche"

 

     Les résultats des élections départementales, après l’échec des municipales, exige de l’exécutif, du PS et de la gauche lucidité et sursaut. On ne saurait trouver des alibis pour atténuer la gravité de la situation, l’ampleur de la défaite et l’exigence de changement de cap.

 

   Sur le terrain politique, comme sur le plan économique, il serait dramatique d’attendre sans réagir, au motif qu’un frémissement de certains indicateurs macro-économiques règlerait les graves problèmes qu’il nous faut surmonter.

 

     Constater la désunion de la gauche et des écologistes en cherchant des boucs émissaires ne peut qu’accentuer les divisions. Alors même qu’il revient au PS, principal parti de la gauche et au Président de la République, élu grâce ã la mobilisation des électeurs de toutes ces forces, de proposer une stratégie et un contenu au rassemblement sans lequel aucune victoire n’est envisageable en 2017.

 

    Après avoir appelé au rassemblement avant les élections et avec insistance entre les deux tours, il n’est pas possible, une fois les élections passées, de continuer comme si de rien n’était. C’est une question d’éthique politique mais aussi d’efficacité.

 

     Le poids du Front national, même s’il ne se concrétise pas par la conquête de départements, est très alarmant. Le nécessaire combat moral et idéologique ne sera pas suffisant pour réduire le poids du FN.

 

     Il est indispensable d’entreprendre la reconquête des couches populaires, de plus en plus nombreuses à ne plus voter et à ne plus voter à gauche ; Plus que d’autres, elles ont besoin d’une politique qui place la justice sociale, la relance du pouvoir d’achat et la création d’emplois au premier plan. Elles attendent des mesures immédiates et des perspectives d’avenir.

 

     Le temps n’est pas aux calculs opportunistes, ni aux demi-mesures. De façon continue, "Maintenant la gauche" a fait des propositions, concrètes, sérieuses, qui pourraient servir de base à la discussion d’une plateforme de sursaut économique, social et républicain rassemblant toute la gauche et les écologistes.

 

     Les socialistes ne peuvent plus attendre encore une fois un rebond venu d’ailleurs, ni se résigner à la défaite. Le temps presse désormais.

_____________

 

Lire aussi l'interview d'Emmanuel Maurel au Monde.fr :

 

"Valls est dans le déni"

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 15:14
Election au pays de Jaurès

     Je suis fier d'avoir soutenu la candidature de Sandrine Soliman et Denis Marty, candidats investis par le Parti socialiste dans le canton rassemblant notamment Carmaux et Cordes.

 

    Je salue leur loyauté et la force de leurs convictions. Comme eux, je regrette que certaines divisions les aient éliminés du 2ème tour de ces élections départementales.

 

    Cela permet au représentant de l'extrême droite de partir en tête de ce 2ème tour. Le dirigeant frontiste Aliot s'en glorifie: "le FN en tête à Carmaux, patrie de Jaurès! Tout un symbole". Quelle tristesse!

 

Communiqué de Sandrine Soliman et Denis Marty 

 

" A la suite de la campagne de proximité que nous avons menée dans le canton "Carmaux 2-Vallée du Cérou", nous souhaitons remercier les électeurs et les électrices de leur accueil.

 

Ils nous ont placés largement en tête de la gauche sur 29 communes, manifestant ainsi leur appréciation de notre volonté d’écoute de tous les habitants. 

 

Nous n’oublierons pas les électrices et les électeurs qui nous ont fait confiance ainsi que toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés autour de nous.

 

Nous regrettons cependant la division de la gauche et tout particulièrement la candidature du dissident Fabre, qui ont permis cet évènement inédit et douloureux : voir le FN en tête de cette élection dans le Carmausin, au pays de Jaurès."

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 19:54

    Je suis intervenu sur France Inter, en réaction au dérapage

 

inadmissible de Roland Dumas,

 

suggérant que le Premier ministre était

 

"sous influence juive".

 

Ecouter

 

    "Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde"

 

(Albert Camus)

Le dérapage de Roland Dumas
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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 12:37

Retrouvez les interventions de Paul Quilès

 

à la suite des attentats terroristes des 7-8-9 janvier 2015 

 

  • Interventions audiovisuelles

 

- RTL (10 janvier)   Interview 

 

- France Culture (11 janvier)  Débat

 

- Public Sénat (12 janvier)  Débat

 

- France 2 (12 janvier)  "Mots croisés"

 

- Sud Radio (12 janvier)   Interview

 

- RTL (13 janvier) Débat

 

  • Interventions écrites

 

-  7 janvier- Au delà de l'horreur

 

- 7 janvier- Un ami m'écrit

 

- 8 janvier- Hommage

 

-  9 janvier- Charlie et Jaurès

 

- 10 janvier- Comprendre les objectifs du terrorisme international

 

- 11 janvier- Ne les décevons pas

 

- 13 janvier- Pour mes élèves de Seine Saint-Denis

 

- 16 janvier- Sécurité et libertés

 

- 18 janvier- Mes chers élèves

 

- 18 janvier- La riposte militaire n'est pas la seule option

 

- 20 Janvier- Faut-il rétablir un service national?

 

- 22 janvier- Comment financer la lutte contre le terrorisme

Paul Quilès parle du terrorismePaul Quilès parle du terrorisme
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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 11:23

Communiqué

 

      L’association ALB rappelle qu’elle a proposé, à plusieurs reprises, des mesures concrètes d’économie portant sur le budget de la dissuasion nucléaire, dont le format ne correspond plus à l’état des menaces internationales.

 

      L’arsenal nucléaire de la France représente plus de 10 % du budget de défense global et un tiers des crédits d’équipement. De ce fait, il pèse très lourdement sur les investissements et les dépenses destinées à répondre aux défis de sécurité posés par le nouveau contexte stratégique et en particulier par le développement des actions terroristes.

 

       Le gouvernement vient d’annoncer un plan de renforcement des moyens de notre appareil de sécurité à la suite des événements tragiques que vient de connaître notre pays. Ce plan comporte un volet financier important, qui pourrait être financé par les économies proposées par ALB. Celles-ci comprennent quatre séries de mesures:

  • Un maintien en l’état de l’outil de dissuasion, qui permettrait des économies sur le coût des modernisations (missiles M 51.2, têtes nucléaires)
  • Le non-remplacement de l’un des quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins.
  • Une réduction, voire la suppression de la composante aéroportée de la dissuasion.
  • Une réduction du programme de simulation des essais nucléaires.

      Sans remettre en cause l’existence de la dissuasion nucléaire, ces mesures pourraient faire économiser jusqu’à 1 milliard d’euros par an d’ici la fin de la loi de programmation militaire.  

 

Paul Quilès, Bernard Norlain et Jean-Marie Collin

Président et Vice-Présidents de l’association ALB (Arrêtez La Bombe)

 

21 janvier 2015

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 09:42
Mes chers élèves...

      Une lectrice de mon blog, Michèle Zémor, recommande le beau texte d'une professeur de lettres au Lycée Paul Eluard de Saint Denis, avec ce commentaire: 

 

     "Ce texte me semble aller assez loin dans l'analyse, le questionnement du sens des mots. Il évoque le mot "juif" ce qui n'est pas toujours le cas dans les textes de profs consacrés à ce sujet. Il est ,en effet salutaire de ne pas faire comme si ce problème n'existait pas puisque la France est à présent, le pays d'Europe où les juifs seraient le plus en insécurité. 

 

    Malgré la belle manif du 11, le climat demeure plutôt délétère. Certains se "lâchent" et tiennent des propos racistes de rejet des "arabes". Ces propos émanent de gens plutôt à droite (pas FN) et assez cultivés : "ils n'ont rien inventés depuis le zéro, quand ils ont un bon écrivain ou cinéaste, il vit ici..." et le sempiternel " s'ils ne sont pas d'accord avec nos lois, qu'ils retournent chez eux...." .

 

      Merci pour vos analyses et mobilisations; on en a bien besoin."

 

***

Mes chers élèves

     Après les événements tragiques de la semaine écoulée, je ne peux pas rester muette vis-à-vis de vous. Pas seulement comme enseignante, mais aussi comme citoyenne, comme être humain, tout simplement.

     Par-dessus tout, je regrette de ne pas avoir pu mener avec vous l'étude du mouvement des Lumières que j'avais prévu de commencer en cette rentrée. J'espère que vous avez compris que ce n'est plus aujourd'hui un thème scolaire poussiéreux, mais bien une aveuglante question d'actualité.

     Les “Lumières”, c'est ce qui a été attaqué, avec le massacre perpétré au journal Charlie Hebdo le matin du mercredi 7 janvier, quand les assassins ont crié“on a vengé le prophète Mahomet”. (....)

                Lire la lettre, publiée par Télérama

***

Réaction d'un ancien professeur, historien

      Merci pour cette belle lettre. A-t-elle été bien comprise par ses destinataires? Elle est bien longue pour eux.  

      Une seule réserve : les valeurs universelles de la démocratie, des droits de l'homme, du droit à la satire et au blasphème ne s'exportent pas à coups de bombardements (Bush en Irak) ou de slogans, ou d'images gratifiantes (pour leurs auteurs). Cela a été, chez nous, un processus lent issu de notre propre histoire. Il en sera de même dans le monde musulman aujourd'hui en crise (et où, signe de cette crise, les tendances fondamentalistes tiennent le haut du pavé). Une des couvertures de Charlie Hebdo était intitulée : "le Coran, c'est de la merde". Je ne crois pas que ce soit la bonne manière d'aider les musulmans "des Lumières". Comme le disait récemment Malek Chebel, on peut regretter que des gens de qualité n'utilisent pas mieux leurs talents. Voltaire, lui, argumentait. Ces blagues de vieux potaches anticléricaux, loin d'affaiblir les barbus, les renforcent dans leur dénonciation de l'Occident. On ne peut pas invoquer la tolérance à l'égard des autres si l'on ne commence pas par en donner des exemples.

      J'ai participé à la manifestation de dimanche mais je distingue la dénonciation des assassinats de l'adhésion à Charlie-Hebdo.Si cela restait une distraction entre nous, ça irait. Cela fait partie de notre histoire culturelle et de nos libertés, mais aujourd'hui tout cela circule dans le vaste monde à coups d'Internet etc...Le monde musulman n'a pas la même histoire et ne vit pas au même rythme. Le moindre commercial sait qu'il faut adapter son message à son public. Il est dommage que la rédaction de Charlie Hebdo, la nouvelle comme l'ancienne, n'ait pas vécu dans les pays du Sud. Ce qui vient de se passer au Niger, un pays où j'ai vécu, me désole profondément.

      Nous devons défendre (Amnesty International, Reporters sans frontière, ACAT, etc...) toutes les victimes dans le monde musulman, en argumentant, en dénonçant les abus,... pas en lançant des grenades qui alourdissent encore la barque de tous ceux/celles qui se battent pour les libertés et qui donnent des armes à la dénonciation de l'immixtion d'un Occident "tout puissant".

      Il ne s'agit pas de mettre nos valeurs sous la table mais de les exprimer autrement, sous peine de rater gravement leur but.

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la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez