Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
1 septembre 2019 7 01 /09 /septembre /2019 15:40
L’attaque nazie contre la Pologne

     On a commémoré beaucoup d’évènements historiques dans la dernière période. Celui-ci, l’attaque nazie contre la Pologne le 1er septembre 1939, qui marque le début de la seconde guerre mondiale, ne doit pas être oublié, comme ne doit pas être oublié l’épouvantable bilan de ce conflit mondial : 50 millions de morts, dont 6 millions de Juifs, l’horreur des combats et des bombardements sur tous les fronts, les massacres de civils …. et, près de 6 ans plus tard, la première utilisation de l’arme nucléaire.

      Voilà pourquoi il est regrettable que plusieurs chefs d’Etat n’aient pas cru bon d’être présents à cette commémoration : ni Donald Trump, alors que les Etats-Unis sont considérés par le gouvernement nationaliste polonais comme son soutien le plus important, ni Emmanuel Macron ni Boris Johnson, alors que la France et la Grande Bretagne, alliées de la Pologne en 1939, déclarèrent la guerre à l’Allemagne 2 jours plus tard.

     Vladimir Poutine n'a pas été invité et finalement, de façon paradoxale, la chancelière allemande Angela Merkel sera la seule représentante d’un grand pays parmi les 20 chefs d’Etat assistant aux cérémonies.

      Drôle de façon de revivre l’histoire….

*************

     Je vous conseille de visionner cette vidéo qui permet de comprendre l’invasion de la Pologne et le déclenchement seconde guerre mondiale, à partir d’images d’époque (en couleur, ce qui est rare).
 

Regarder la vidéo

Partager cet article
Repost0
26 août 2019 1 26 /08 /août /2019 11:55
Concert de soutien à la restauration de l’orgue de Notre Dame de Paris

        Comme je l’ai proposé au lendemain de l’incendie qui a ravagé la cathédrale de Notre Dame de Paris, un concert exceptionnel aura lieu à Cordes sur Ciel,

mardi 10 septembre 2019, à 20h30.

         Il sera donné sur l’orgue de l’église Saint Michel, qui fut « orgue de chœur » de Notre Dame de Paris, avant d’être acheté par le curé de Cordes en 1842.

   L’organiste Pierre Queval interprétera des oeuvres de J.S Bach, Mendelssohn, Schumann, Brahms, Boëllmann, Widor, Vierne. Il improvisera également quelques pièces.

 

Né en 1988, Pierre Queval se forme aux Conservatoires de Nantes et Saint-Maur-des-Fossés, puis étudie au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, dans la classe d’orgue de Michel Bouvard et Olivier Latry et dans la classe d’improvisation (orgue et piano) de Thierry Escaich, Laszlo Fassang, Philippe Lefèbvre et Jean-François Zygel.

Il est titulaire du grand orgue de l'église Saint-Ignace à Paris.

Il donne des récitals dans toute la France ainsi qu'aux Etats-Unis, en Angleterre, Italie, Finlande, Pologne notamment.

A Paris, il se produit dans des lieux réputés (Notre-Dame, Saint-Sulpice, Saint-Eustache, Sainte-Clotilde, Saint-Denis, La Trinité, Saint-Séverin, Saint-Thomas d'Aquin…).

 

L’orgue de l’église Saint-Michel de Cordes était l’orgue de chœur de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Construit en 1838/1839 par l’entreprise de facture d’orgues Daublaine-Callinet, il fut acheté en 1842 par l’abbé Séré de Rivière, prêtre-curé de la paroisse de Cordes, pour un montant de 8 000 francs or. Le financement fut réalisé sur ses fonds propres (2070 francs) et grâce à une souscription lancée auprès des habitants de la ville.

L’orgue, placé dans le chœur de la cathédrale, aurait notamment sonné à l’occasion du baptême du comte de Paris et la cérémonie funèbre du duc d’Orléans. Instrument d’accompagnement, il fut installé le 30 avril 1839. Mais sa puissance s’avéra insuffisante pour un édifice tel que celui de la cathédrale, et son remplacement fut décidé. L’abbé Séré de Rivière put ainsi l’acquérir et le faire installer en 1842 dans l’église Saint-Michel de Cordes, où il sonne aujourd’hui après une restauration effectuée par Patrice Bellet en 1991.

 

  *L’organisateur du concert est la ville de Cordes, avec le concours des associations ACADOC, Amis de Cordes et du comtat cordais, Le Colombier, Société des Amis du Vieux Cordes et l’Office de tourisme de Cordes.

   *Prix du billet : 25 euros.

   *Réservation : par téléphone à office de tourisme  (05 63 56 00 52) ou par mail à officedetourisme@cordessurciel.frChèque à libeller à l'ordre de l'Association de Gestion du Colombier et à remettre à l’accueil le soir du concert (ouverture à partir de 19h30).

 *Don: les personnes qui le souhaitent pourront, par ailleurs, remettre aux organisateurs du concert un chèque (en défiscalisation), libellé à l'ordre de la Fondation du Patrimoine. La recette et les dons seront transmis à cet organisme par la mairie de Cordes.

Partager cet article
Repost0
16 août 2019 5 16 /08 /août /2019 16:09
La politique du Docteur Trump

Excellente caricature, qui pourrait s'appliquer aussi au risque nucléaire. 

 

Dans ce cas, le Docteur Trump s'exclamerait:

 

" Le nucléaire, je ne vois pas où est le danger "

Partager cet article
Repost0
15 août 2019 4 15 /08 /août /2019 09:29
Cordes sur Ciel, mon beau village
Cordes sur Ciel, mon beau village

La Dépêche du Midi vient de publier cet article intitulé

«Mon Beau Village» : Cordes-sur-Ciel, joyau médiéval, flirte avec les étoiles

*****************

Mon Beau Village

Cordes-sur-Ciel porte bien son nom. Nichée au sommet du Puech de Mordagne, le petit village médiéval semble tutoyer les étoiles. La cité a traversé les siècles, entre âge d'or et période de déclin. Mais depuis plusieurs décennies, elle retrouve son éclat d'antan et attire à nouveau des milliers de visiteurs.

Fondée par le comte de Toulouse Raimond VII au XIIIe siècle, la ville s'est durant des siècles appelée Cordoa, sans doute en référence à la Cordoue espagnole (Cordoba), célèbre à cette époque pour son artisanat du cuir. C'est seulement en 1947 que la journaliste, poétesse et romancière, Jeanne Ramel-Cals «invente» le nom de «Cordes-sur-Ciel». Ce nom s'imposera rapidement dans le vocabulaire local jusqu'à être officialisé, en 1993, par une décision du ministre de l'Intérieur, Paul Quilès, actuel maire de la ville.

De loin, Cordes-sur-Ciel se distingue, lovée sur la crête rocheuse du Puech de Mordagne. Et puis, il faut grimper. Se perdre dans les ruelles sinueuses au détour desquelles se succèdent boutiques et ateliers d'artisans d'art : créatrice de bijoux, atelier de cuir, un artisan émailleur ou un tailleur de pierre… Nombre d'artisans ont élu domicile et ont rendu ses lettres de noblesse à la cité médiévale, passée au fil des siècles de l'âge d'or au déclin, avant de renaître à partir de 1950.

Ils sont nombreux les artistes à être tombés amoureux de la cité médiévale : Albert Camus, Jean Giono, Yves Brayer ou encore Prosper Mérimée. Des artistes certes, mais aussi des millions de touristes qui chaque année affluent et tombent sous le charme des sculptures qui ornent les façades des maisons gothiques bordant l'axe principal.

Un million de visiteurs chaque année venus du monde entier

En 2014, c'est la consécration pour Cordes-sur-Ciel, élue Village préféré des Français par les téléspectateurs de l'émission de Stéphane Bern sur France 2. Depuis, si sa réputation n'était déjà plus à faire, la cité a acquis une nouvelle dimension auprès du public français, et bien au-delà des frontières hexagonales. Touristes anglais, espagnols, néerlandais, chinois, australiens et tant d'autres parcourent les ruelles de la cité, pénètrent dans les échoppes et repartent avec des étoiles dans les yeux.

Cordes-sur-Ciel, c'est aussi des musées, des expositions permanentes et ponctuelles qui attirent des artistes de renom. Des animations et spectacles incontournables qui rythment la vie des quelques centaines d'habitants toute l'année et des nombreux visiteurs.


Trois questions à Paul Quilès, Maire de Cordes-sur-Ciel

Qu'est-ce qui selon vous est le plus remarquable à Cordes ?

Il faut relire Camus. Après être venu à Cordes en galante compagnie, il avait écrit : «A Cordes tout est beau même le regret». Le regret à mon avis c'est le regret de quitter Cordes, de s'en aller. C'est un voyage dans le temps et dans la beauté. La beauté architecturale, la beauté des paysages, et la douceur de l'air. Cordes, c'est un ensemble. C'est une vue absolument exceptionnelle quand on arrive et qu'on la voit de loin, perchée. C'est aussi magnifique quand on se perd dans les petites rues, qu'on s'émerveille de ses façades gothiques superbement restaurées et conservées.

Quels sont les moments de l'année incontournables ?

Pour les visiteurs, le plus traditionnel, ce sont les fêtes du Grand Fauconnier qui ont eu lieu cette année les 13 et 14 juillet. Chaque fois, on axe sur une histoire particulière. Cette année c'était la représentation des astres et leur mouvement au Moyen Âge, à travers des contes, des musiques, des spectacles. Mais Cordes, c'est aussi le festival Musiques sur Ciel. Et bien d'autres manifestations et expositions qui montrent la richesse artistique de Cordes.

En 2014, Cordes a été élu «Village préféré des Français». Cela a dû jeter un grand coup de projecteur sur le village ?

Oui, mais il ne faut pas exagérer. Cordes, c'est 1 million de touristes par an. Mais cela depuis 10 ans déjà. À partir de 2014-2015 il y en a un petit plus en termes de fréquentation, mais la notoriété de Cordes était déjà là. Nous avons des visiteurs du monde entier.


À voir

Musées 

Les Arts du Sucre et du Chocolat Yves Thuriès. En 1989, Yves Thuriès crée le concept unique en France d'une exposition sur les Arts du sucre et du chocolat. On y découvre et apprécie la combinaison parfaite de l'inspiration artistique et de la technique, liées à un savoir-faire très précis. Une diversité de sujets est exposée dans plusieurs salles d'un bâtiment classé en partie monument historique. Tous les sujets sont travaillés à partir de ces deux matières aussi peu banales que nobles : le sucre et le chocolat.

Musée d'Art moderne et contemporain. Le Musée d'art moderne et contemporain offre une rencontre unique entre le patrimoine architectural historique et la création artistique. Abordant des styles et des mouvements divers, les collections du musée proposent un parcours à travers l'art au XXe siècle.

Jardin des Paradis. Contemporain et oriental, le Jardin des Paradis, conçu par Eric Ossart et Arnaud Maurières, artistes paysagistes de renommée internationale, accueille le visiteur en lui offrant un moment de bonheur hors du temps. Fidèle au sens premier de Paradis, le jardin est composé d'une succession d'enclos, chacun étant marqué par une ambiance, matière ou couleur particulière. Lors de la visite, tous les sens sont sollicités.

Artistes et artisans

 Au coin de la rue. Dans la cité médiévale de Cordes-sur-Ciel, artistes et artisans d'art ont trouvé une authenticité et un climat propices à l'inspiration et à la création. Ce sont eux qui, directement ou indirectement, furent à l'origine de la renaissance de Cordes dans les années 1950. Année après année, leurs œuvres et leur talent permirent à la ville de prendre un nouvel essor.

Ra. B.

____________________________________________________________________

Recevez automatiquement mes articles

Abonnez-vous pour être averti des nouveaux articles publiés.

 

Partager cet article
Repost0
8 août 2019 4 08 /08 /août /2019 17:40
RÉVÉLER ENCORE ET TOUJOURS LA VÉRITÉ SUR HIROSHIMA

Ce texte de Francis Wurtz, publié dans l'Humanité-Dimanche, rappelle des vérités, longtemps occultées et qu'on ne doit pas oublier.

 

***********

 

"Merci à ARTE pour la rediffusion, à l'occasion du 74ème anniversaire de l'apocalypse d'Hiroshima, de l'excellent documentaire de Lucy van Beek sur "la véritable histoire" de la première bombe atomique. Cette vérité, qui, trois générations après les faits, a toujours tant de mal à s'imposer, tient en une phrase :  la terrible décision du Président des Etats-Unis, Harry Truman, ne fut pas "un mal nécessaire pour faire plier le Japon" -thèse vendue sans relâche à l'opinion publique internationale- mais un acte délibéré visant à prouver au monde, et d'abord à l'Union soviétique, la suprématie absolue de l'Amérique.

 

En mettant ainsi, de la façon la plus spectaculaire et la plus barbare, un terme à l'ère de la "Grande Alliance" qui a vaincu le nazisme, le choix de larguer la bombe sur Hiroshima puis Nagasaki constitua -au prix de 250 000 morts et de l’enfer pour des millions de Japonais- le premier acte de la "guerre froide" avec le futur second géant de l’ère nucléaire .

 

Cette vérité historique est essentielle. En effet, s'il est clairement reconnu que le Japon était défait AVANT le 6 août 1945, et condamné à une capitulation imminente SANS la "peste atomique" (Willfried Burchett) ; s’il est admis que l'Empereur Hirohito cherchait, AVANT la bombe, à négocier la reddition de son pays; s’il est établi que l'intervention des troupes soviétiques en Mandchourie contre les troupes japonaises -demandée par le prédécesseur du Président Truman, Franklin Roosevelt, à Yalta, « dans les trois mois qui suivront la défaite de l’Allemagne »-  était finalement prévue...le 8 août 1945, etc..., alors le recours à la terreur nucléaire par les Etats-Unis apparaît pour ce qu'il est : un crime d'une gravité extrême sans aucune circonstance atténuante.

 

Il est d’autant plus pertinent de rappeler aujourd’hui cette responsabilité historique des Etats-Unis que l’actuel Président nord-américain vient de relancer la course aux armements nucléaires en retirant son pays du Traité INF (démantèlement de toute une catégorie de missiles pouvant emporter des charges nucléaires)  signé en 1987 entre les Présidents Reagan et Gorbatchev .

 

C’est dire si le combat pour l’abolition de l’arme atomique reste d’une actualité cruciale ! Tandis que 9 pays (sur 192 membres des Nations-Unies) possèdent 17 000 armes nucléaires, 122 autres se sont prononcés pour leur interdiction en adoptant en 2017, à l’ONU, un traité en ce sens . C’est l’occasion de réitérer un hommage mérité à la campagne de la coalition d’ONG, ICAN, lauréate du Prix Nobel de la Paix pour avoir permis ce notable succès ! Saluons également, dans notre propre pays, directement concerné, la persévérance et le courage politique de personnalités ayant exercé des responsabilités touchant à ces armes -tel l’ancien ministre de la défense, Paul Quilès- et militant désormais activement pour l’élimination complète de ces arsenaux, en bravant toutes les pressions que l’on imagine.

 

L’abrogation de l’arme nucléaire s’inscrit dans le registre des grands progrès de civilisation : symptomatique est le fait qu’un  pays comme l’Afrique du sud a renoncé à l’arme nucléaire en 1994, en même temps que le pays se libérait de l’apartheid.

 

L’Histoire retiendra le nom du premier des neuf pays possédant aujourd’hui la bombe qui engagera concrètement le processus permettant d’en finir avec cette hideuse et dangereuse survivance de temps révolus. Ce serait l’honneur ineffaçable de la France de se faire la pionnière d’une nouvelle ère de sécurité collective mondiale."

Partager cet article
Repost0
8 août 2019 4 08 /08 /août /2019 12:03
Choisir définitivement entre l'enfer et la raison

Au lendemain du bombardement nucléaire d’Hiroshima, le 6 août 1945, l’essentiel de la presse française s’extasiait sur une victoire de la science : « une découverte scientifique qui est bien la plus sensationnelle du siècle », « une révolution scientifique », « un des plus grands triomphes du génie américain »….

Albert Camus fut l’un des seuls à dénoncer l’explosion de la bombe atomique, dans l’éditorial du journal Combat du 8 août 1945, il y a exactement aujourd’hui 74 ans.

Relisons ce texte courageux et plein de lucidité.

* * *

" Le monde est ce qu'il est, c'est-à-dire peu de chose. C'est ce que chacun sait depuis hier grâce au formidable concert que la radio, les journaux et les agences d'information viennent de déclencher au sujet de la bombe atomique.

 

On nous apprend, en effet, au milieu d'une foule de commentaires enthousiastes que n'importe quelle ville d'importance moyenne peut être totalement rasée par une bombe de la grosseur d'un ballon de football.

Des journaux américains, anglais et français se répandent en dissertations élégantes sur l'avenir, le passé, les inventeurs, le coût, la vocation pacifique et les effets guerriers, les conséquences politiques et même le caractère indépendant de la bombe atomique.

Nous nous résumerons en une phrase : la civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l'utilisation intelligente des conquêtes scientifiques. 

 

En attendant, il est permis de penser qu'il y a quelque indécence à célébrer ainsi une découverte qui se met d'abord au service de la plus formidable rage de destruction dont l'homme ait fait preuve depuis des siècles.

 

IL Y A QUELQUE INDÉCENCE À CÉLÉBRER AINSI UNE DÉCOUVERTE QUI SE MET D'ABORD AU SERVICE DE LA PLUS FORMIDABLE RAGE DE DESTRUCTION DONT L'HOMME AIT FAIT PREUVE DEPUIS DES SIÈCLES.

Que dans un monde livré à tous les déchirements de la violence, incapable d'aucun contrôle, indifférent à la justice et au simple bonheur des hommes, la science se consacre au meurtre organisé, personne sans doute, à moins d'idéalisme impénitent, ne songera à s'en étonner. 

 

Les découvertes doivent être enregistrées, commentées selon ce qu'elles sont, annoncées au monde pour que l'homme ait une juste idée de son destin. Mais entourer ces terribles révélations d'une littérature pittoresque ou humoristique, c'est ce qui n'est pas supportable. 

 

Déjà, on ne respirait pas facilement dans un monde torturé. Voici qu'une angoisse nouvelle nous est proposée, qui a toutes les chances d'être définitive.

On offre sans doute à l’humanité sa dernière chance. Et ce peut être après tout le prétexte d'une édition spéciale. Mais ce devrait être plus sûrement le sujet de quelques réflexions et de beaucoup de silence.

 

Au reste, il est d'autres raisons d'accueillir avec réserve le roman d’anticipation que les journaux nous proposent.

 

Quand on voit le rédacteur diplomatique de l'Agence Reuters annoncer que cette invention rend caducs les traités ou périmées les décisions mêmes de Potsdam, remarquer qu'il est indifférent que les Russes soient à Koenigsberg ou la Turquie aux Dardanelles, on ne peut se défendre de supposer à ce beau concert des intentions assez étrangères au désintéressement scientifique.

QUE LA SCIENCE SE CONSACRE AU MEURTRE ORGANISÉ, PERSONNE SANS DOUTE, À MOINS D'IDÉALISME IMPÉNITENT, NE SONGERA À S'EN ÉTONNER.

Qu'on nous entende bien. Si les Japonais capitulent après la destruction d'Hiroshima et par l'effet de l'intimidation, nous nous en réjouirons.

 

Mais nous nous refusons à tirer d'une aussi grave nouvelle autre chose que la décision de plaider plus énergiquement encore en faveur d'une véritable société internationale, où les grandes puissances n'auront pas de droits supérieurs aux petites et aux moyennes nations, où la guerre, fléau devenu définitif par le seul effet de l’intelligence humaine, ne dépendra plus des appétits ou des doctrines de tel ou tel État.

 

Devant les perspectives terrifiantes qui s'ouvrent à l'humanité, nous apercevons encore mieux que la paix est le seul combat qui vaille d'être mené.

Ce n'est plus une prière, mais un ordre qui doit monter des peuples vers les gouvernements, l'ordre de choisir définitivement entre l'enfer et la raison."

 

***********

74 ans plus tard, il n’est pas inutile de revenir sur ce terrible évènement

– les faits, les raisons, les mensonges, les conséquences-

et de réfléchir à la signification de l’arme nucléaire dans le monde d’aujourd’hui.

Lire par exemple :

- Les véritables raisons de la destruction d'Hiroshima

Ce n'est pas la bombe atomique qui a poussé le Japon à capituler

L’illusion nucléaire. La face cachée de la bombe atomique

Partager cet article
Repost0
1 août 2019 4 01 /08 /août /2019 20:53
Guerre et paix
Guerre et paix
Guerre et paix

Dans cette période de l’année, plusieurs dates viennent nous rappeler la violence de la guerre et la fragilité de la paix :

- 31 juillet (1914) : assassinat de Jean Jaurès, qui se battait pour empêcher le conflit qui s’annonçait. La première guerre mondiale fera dix millions de morts et environ huit millions d’invalides)

- 2 août (2019) : probable fin du traité INF, signé par Reagan et Gorbatchev en 1987 et abrogé par Trump. Il prévoyait l’élimination des missiles lancés depuis le sol et ayant une portée se situant entre 500 et 5 500 km.

- 3 août (1914) : déclaration de guerre de l’Allemagne à la France

- 6 août (1945) : bombardement nucléaire d’Hiroshima (entre 100 000 et 150 000 victimes)

- 9 août (1945) : bombardement nucléaire de Nagasaki (entre 60 000 et 80 000 victimes)

C’est l’occasion de rappeler ces phrases de Jean Jaurès, qui devraient faire réfléchir les dirigeants de notre monde, de plus en plus violent et de plus en plus traversé de conflits lourds de menaces :

 

« L’humanité est maudite, si pour faire preuve de courage elle est condamnée à tuer éternellement. Le courage, aujourd’hui, ce n’est pas de maintenir sur le monde la sombre nuée de la Guerre, nuée terrible, mais dormante, dont on peut toujours se flatter qu’elle éclatera sur d’autres. Le courage, ce n’est pas de laisser aux mains de la force la solution des conflits que la raison peut résoudre, car le courage est l’exaltation de l’homme, et ceci en est l’abdication. »  

 

Partager cet article
Repost0
31 juillet 2019 3 31 /07 /juillet /2019 09:53
Appel au gouvernement

Lors du dernier Conseil Municipal de Cordes sur Ciel, la délibération suivante a été votée.

 

************

 

     M. Paul QUILÈS, Maire, expose au Conseil Municipal que le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (INF) risque de disparaître (2 août) et que la modernisation des arsenaux nucléaires menace de plus en plus de villes dans le monde.

 

     Les armes nucléaires sont destinées à frapper en premier lieu les villes et les centres urbains en causant des centaines de milliers de morts. Elles représentent une menace inacceptable pour les populations à travers le monde.

 

     C’est pour cette raison que le 7 juillet 2017 aux Nations unies, 122 Etats ont voté en faveur de l’adoption du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires.

 

     Tous les gouvernements sont à présent invités à signer et ratifier cet accord mondial crucial qui interdit l’utilisation, la production et le stockage des armes nucléaires et ouvre la voie à leur élimination totale. En souscrivant à cet appel promu par ICAN (campagne internationale pour abolir les armes nucléaires), les villes peuvent faire entendre leur voix pour aider à créer un mouvement de soutien envers le Traité.

 

     Aussi, Monsieur le Maire propose au Conseil Municipal que la commune de Cordes sur Ciel rejoigne la cinquantaine de villes d’Amérique du Nord, du Pacifique et  d’Europe (dont Paris) qui ont, à ce jour, signé l’Appel des villes.

 

     Après en avoir délibéré, le Conseil Municipal, décide à l’unanimité d’adhérer à l’Appel d’ICAN et valide le texte ci-dessous :

 

« Nous, membres du Conseil Municipal de Cordes sur Ciel, sommes fermement convaincus que nos habitants ont le droit de vivre dans un monde libre de la menace que les armes nucléaires font peser sur les communautés à travers le monde. Toute utilisation, délibérée ou accidentelle, d’arme nucléaire aurait des conséquences catastrophiques durables et à grand échelle pour la population et pour l’environnement. Par conséquent, nous soutenons le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires et appelons notre gouvernement à y adhérer. »

Partager cet article
Repost0
30 juillet 2019 2 30 /07 /juillet /2019 15:23
Faut-il un nouveau Manifeste des scientifiques contre l’arme nucléaire ?

     Le Figaro du 9 juillet a réservé une agréable surprise aux personnes et aux associations qui s’opposent aux armes nucléaires : un rappel du Manifeste Russel/Einstein, publié voici exactement 64 ans sous le beau titre de "Notice to the World" (Avertissement au monde).

 

     Suscité par l’essai nucléaire américain de Castle Bravo en 1954, première bombe H (puissante comme 1000 bombes A d’Hiroshima), cet appel à cesser le développement, les essais et l’usage de l’arme nucléaire donne naissance en 1957 au Mouvement international Pugwash (du nom de la petite ville canadienne qui hébergea la première réunion), plus précisément dénommé Pugwash Conferences on Science and World Affairs. Ce mouvement de scientifiques, avec ses groupes nationaux dans une cinquantaine de pays dont la France, obtint le Prix Nobel de la Paix en 1995.

 

     Un grand merci au Figaro de signaler cet anniversaire, et merci surtout d’accepter de publier à l’avenir les points de vue (articles, tribunes…) des nombreuses associations, dont l’association française "Initiatives pour le Désarmement Nucléaire-IDN" qui essaient de faire comprendre que 64 ans plus tard, cet appel est toujours d’actualité. Et toujours aussi inaudible des 9 puissances nucléaires, dont la France….

 

     Faut-il un nouveau Manifeste?

 

Annick Suzor-Weiner,

Vice-présidente de Pugwash-France,

membre du bureau d’IDN

Partager cet article
Repost0
30 juillet 2019 2 30 /07 /juillet /2019 15:04
Affichette apposée sur la porte de l'église Saint-Michel de Cordes sur Ciel

Affichette apposée sur la porte de l'église Saint-Michel de Cordes sur Ciel

Bravo au curé de Cordes sur Ciel pour son bel humour!

Partager cet article
Repost0

Recherche Sur Ce Blog

Faites connaissance avec IDN

 (Initiatives pour le désarmement nucléaire),

dont Paul Quilès est président.

IDN travaille chaque jour à la réduction des arsenaux nucléaires et du risque, intentionnel ou non, d’utilisation de l’arme nucléaire.

IDN oeuvre à construire un monde sans armes nucléaires, pour une paix et une sécurité internationale durables.

Faites connaissance avec

Cordes sur Ciel,

la cité médiévale dont Paul Quilès a été le maire pendant 25 ans.

cordes-nuages-8-bp--R-solution-de-l--cran-.jpg 

site de l'Office du tourisme 

Bibliographie

- 2018: L'illusion nucléaire- La face cachée de la bombe atomique (avec Jean-Marie Collin et Michel Drain)

- 2017: Quelques citations sur les armes nucléaires

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  

- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu) 

- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff ) 

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï) 

- 1992: Nous vivons une époque intéressante 

- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez