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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 08:24
 lemonde_fr_grd.gifCe texte, qui résume mes réflexions sur "la démocratie et le nucléaire" vient d'être publié sur le site du Monde.fr
 
         « Si l’on interroge les hommes en posant bien les questions, ils découvrent d’eux-mêmes la vérité sur chaque chose ». On ne peut pas dire que, dans nos régimes démocratiques, cette belle recommandation de Platon soit l’obsession des décideurs politiques.
            Si l’objet de la démocratie n’est pas prioritairement de trouver « la vérité sur chaque chose », mais de gérer une communauté humaine avec le souci de l’intérêt collectif, la recherche de ce dernier devrait donc être la principale préoccupation des dirigeants. Or, trop souvent, ceux-ci refusent de s'y confronter vraiment, avec ce souci de « poser bien les questions », par crainte de ne pas savoir gérer les contradictions de leurs mandants, mais aussi par volonté d’imposer leurs propres solutions.
            Sur des sujets importants, qui concernent lourdement notre vie et celle des générations à venir, il arrive que règne une confusion savamment entretenue qui masque en général le choix délibéré de dissimuler la vérité. Ainsi, peuvent être décidées et être mises en œuvre, sans véritable débat, des politiques qui engagent l’avenir.
            Prenons l’exemple du nucléaire. Ce mot évoque de superbes avancées scientifiques et technologiques de l’humanité, mais il renvoie aussi à de terribles souvenirs (les 200 000 morts du bombardement d’Hiroshima et de Nagasaki, les catastrophes des centrales de Tchernobyl et de Fukushima) et il est associé à de sérieuses inquiétudes : les stocks encore considérables d’armes nucléaires dans une dizaine de pays, les risques de prolifération et de terrorisme nucléaire, les incertitudes sur la sécurité des réacteurs de certaines centrales.
            Curieusement, bien que le développement du nucléaire militaire et celui du nucléaire civil répondent à des préoccupations très différentes, les décideurs politiques recourent aux mêmes subterfuges lorsqu’ils abordent ces questions : fausses évidences, formules toutes faites, silences, "non dits"…. 
 
Le nucléaire militaire 
            Présenté comme une arme de dissuasion, une "arme de non-emploi", il a eu son heure de gloire pendant 40 ans, dans la période qui a vu se mettre en place ce que l’on a appelé "l’équilibre de la terreur" entre l’Est et l’Ouest. Censé garantir la paix, cet équilibre s’est établi à un niveau de plus en plus élevé, se traduisant par une fantastique et dispendieuse course aux armements (y compris avec la volonté de contrôler l’utilisation de l’espace).
             En France, la possession de l’arme nucléaire a été présentée il y a 50 ans comme une façon d’affirmer sa volonté d’indépendance –bien que relative-  à l’égard des Etats-Unis et de l’OTAN. Légitimant en quelque sorte sa participation au « club » des 5 membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, seuls détenteurs officiels[1]  de cet armement, elle lui donnait ainsi le sentiment de détenir un statut de grande puissance, aux côtés des Etats-Unis, de l’URSS, de la Chine et de la Grande Bretagne. 
            Chacun voit bien que le monde d’aujourd’hui ne ressemble plus à celui d’hier. Le caractère dissuasif du nucléaire n’est plus évident à soutenir. Qui vise-t-on ? On voit bien qu’il ne peut s’agir de groupes terroristes ; alors, qui? La Chine ? La Russie ? L’Iran ? Tous ceux « qui menaceraient nos intérêts vitaux » est la réponse officielle, qui fait l’impasse sur l’appartenance de la France à l’Europe et à l’OTAN.
            Quant à la prétendue nécessité de posséder l’arme nucléaire pour justifier le « statut de grande puissance », elle ne résiste pas à l’observation des rapports de force actuels entre les grands pays qui influencent le cours du monde. Des puissances nouvelles sont apparues ; elles comptent déjà beaucoup plus que la France dans le concert mondial et cela n’a rien à voir avec la possession d’un armement nucléaire. Malgré les réticences de certains pays (et notamment de la France), la composition du Conseil de sécurité de l’ONU finira bien par tenir compte de cette évolution.
            La mise sur la place publique de ces éléments d’appréciation est nécessaire. Elle amènerait  les responsables politiques à tenir un langage moins réducteur et plus honnête que la simple répétition sans preuve des formules rituelles qui justifient la « force de frappe » française depuis le début des années 60. Alors, se poserait avec plus d’acuité la question de savoir pourquoi la doctrine française évolue si peu et pourquoi notre pays paraît aussi inerte devant les efforts engagés au niveau international dans la perspective d’un "monde sans arme nucléaire". 
 
Le nucléaire civil
            Ici aussi, combien d’approximations et même de mensonges ont été propagés par le discours officiel depuis que cette source de production d’électricité a pris en partie le relais du pétrole dans les années 70 !
            Les mérites de l’utilisation du nucléaire sont connus : coût relativement faible de l’électricité produite, réduction des importations d’hydrocarbures, faible émission de ²gaz à effet de serre². Ses inconvénients le sont tout autant : coût élevé des investissements, complexité du stockage des déchets nucléaires, lourdeur du démantèlement des centrales, risque d’accidents. Mais tant qu’un débat sérieux, étayé par des études approfondies, n’a pas eu lieu, tant que l’expression des contradictions ne dépasse pas le stade d’affrontements caricaturaux et d’échange de slogans, les citoyens ne seront pas en mesure de se faire un avis responsable et de l’exprimer valablement. Et pourtant, il leur faudra assumer les choix qui seront faits, quels qu’en soient les conséquences.
            Il y a 30 ans, j’ai connu à ce sujet une cruelle déception[2]. Après la période des années 1973-1981 qui avait vu les gouvernements de droite imposer sans aucune  transparence le programme accéléré de construction de centrales nucléaires, la gauche avait promis un débat public sur la politique énergétique. Cet indispensable débat se limita malheureusement, à l’automne 1981, à une simple discussion parlementaire, dont les effets furent bien éloignés de la prise de conscience qu’aurait suscitée un véritable débat public.
            Ici encore, comme pour le nucléaire militaire, même si le monde a changé, il est indispensable d’informer les citoyens complètement, contradictoirement si nécessaire et, pourquoi pas, leur demander de s’exprimer. Naturellement, le sujet est complexe et il faut tenter d’éviter l’affrontement entre deux positions irréductibles (les "pro" et les "anti").
            Une récente rencontre[3] a suggéré une démarche, à partir de trois scénarios possibles d’évolution de la place du nucléaire dans la production d’électricité[4] :
            - scénario 1 : continuation du développement tendanciel actuel de la production d’électricité nucléaire, avec maintien de la construction des réacteurs EPR prévus ; mise en œuvre de la 4ème génération ; continuation de la recherche sur ITER.
            - scénario 2 : arrêt définitif et démantèlement programmé de toutes les centrales nucléaires à partir de 2012, avec l’objectif d’une réduction de l’ordre de 60% de la puissance installée en 2020 ; arrêt de la construction de l’EPR de Flamanville et annulation du projet d’EPR à Penly ; développement d’une activité industrielle pour le démantèlement des installations nucléaires et la réhabilitation des sites.
            - scénario 3 : d’ici 2020, non remplacement des centrales en fin de vie (réacteurs construits entre 1977 et 1985) et réexamen de la situation à ce moment là.
            La décision de choisir l’un de ces scénarios n’interviendrait qu’après une phase d’analyse. Elle pourrait être conduite par un comité d’étude, qui aurait à décrire de façon précise les scénarios et à en analyser complètement les conséquences, notamment en termes de coût d’investissement et de consommation, de développement de sources alternatives d’énergie, de calendrier, d’emploi. Le résultat de ce travail serait rendu public et les Français pourraient alors être consultés par référendum et se prononcer de façon claire sur leur préférence.
   
***
            Sur ces deux exemples très différents –nucléaire militaire et nucléaire civil- on voit tout l’intérêt qu’il y aurait pour un bon fonctionnement de notre démocratie à « poser bien les questions », afin que les citoyens puissent lucidement s’exprimer sur des choix qui engagent l’avenir.     
                                                                  
          Ce texte a également été publié sur le site de terraeco.net
[1] Ce sont les EDAN (Etats Dotés de l’Armement Nucléaire), nommément désignés dans le TNP (Traité de Non Prolifération). Ne sont pas signataires de ce traité : Israël, l’Inde, le Pakistan, également détenteurs d’armement nucléaire. 
[2]  Après avoir été pendant 15 ans ingénieur dans le secteur de l’énergie, j’ai été délégué national du PS à l’énergie, puis président de la commission parlementaire chargée de préparer le débat sur l’énergie (été 1981).
[3]  Assemblée des gauches et des écologistes (18 juin 2011). Voir sur ce blog   
[4]  La production d’électricité d’origine nucléaire en France est actuellement assurée par 58 réacteurs nucléaires (réacteurs à uranium enrichi et eau sous pression, REP ou PWR), qui fournissent 76% de l’électricité produite.
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Published by Paul Quilès - dans Réflexions à haute voix
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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 19:01

sud-radio.pngPaul Quilès était l'invité de Sud Radio dans l'émission Sud Info Matin:
- pourquoi la France doit annoncer le départ de ses troupes d'Afghanistan?
- le résultat de la rencontre Sarkozy-Merckel;
- les primaires socialistes, la gauche et la crise.


Pour écouter.... cliquer ici

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 09:19

     On en reparle! N.Sarkozy et A.Merckel en ont même fait une proposition phare de leur rencontre d'hier. Je veux parler de la "Taxe Tobin", rebaptisée "Taxe sur les transactions financières".
    Pour comprendre pourquoi on en est toujours à des effets d'annonce, alors qu'il y aurait urgence à prendre cette mesure, qui désarmerait la spéculation financière et permettrait un redistribution des richesses à l'échelle mondiale, on peut relire mon analyse ("Taxe Tobin: qu'est-ce qu'on attend?"), publiée également sur Marianne 2 le 21 juin dernier.
   Parmi les mesures susceptibles d'apporter de vraies réponses aux déséquilibres financiers actuels, pourquoi N.Sarkozy n'annonce-t-il pas la taxation des revenus élevés? Je rappelle qu'aux Etats-Unis -pays pourtant peu sensible aux idées socialistes- le président Roosevelt avait porté le taux d'imposition des revenus les plus élevés de 25% à 63% en 1932, à 79% en 1936, à 91% en 1941*. Cette mesure, en réponse à la grave crise de 1929, visait à limiter la rapacité des plus riches et leurs prises de risque insensés....dont on voit à nouveau les effets depuis quelque temps..
    Alors, pourquoi pas en France aujourd'hui? Le Président de la République devrait relire un certain discours, qui disait notamment:

   " L’idée de la toute-puissance du marché qui ne devait être contrarié par aucune règle, par aucune intervention politique,..... était une idée folle. Pendant plusieurs décennies, on a donc créé les conditions dans lesquelles l’industrie se trouvait soumise à la logique de la rentabilité financière à court terme. On a caché les risques toujours plus grands qu’on était obligé de prendre pour obtenir des rendements de plus en plus exorbitants. On a mis en place des systèmes de rémunération qui poussaient les opérateurs à prendre de plus en plus de risques absolument inconsidérés. On a fait semblant de croire qu’en mutualisant les risques on les faisait disparaître. On a laissé les banques spéculer sur les marchés au lieu de faire leur métier qui est de mobiliser l’épargne au profit du développement économique et d’analyser le risque du crédit. On a financé le spéculateur plutôt que l’entrepreneur. On a laissé sans aucun contrôle les agences de notation** et les fonds spéculatifs."
   L'auteur de cette pertinente dénonciation d"un système irresponsable" n'était autre que.....N.Sarkozy (Toulon-25 septembre 2008)!!
__________________________________________

* Taux réduit à 30-35% dans la prériode 1980-90, avec les présidents Reagan et Bush.
** On n'a pas assez insisté sur le manque de sérieux (et de contrôle) de ces agences de notation.La fameuse agence "Standard and Poor's "a fait une erreur de 2000 milliards de dollars sur les projections budgétaires  américaines. Rien de moins!

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 09:20

Carte-Afgha.jpg   Le bilan des militaires français tués en Afghanistan continue de s'alourdir (11 en un mois, 22 depuis le début de l'année, 74 depuis 2003) et le Président de la République croit pouvoir nous rassurer en utilisant la "méthode Coué" et en suggérant que: "l'accroissement des pertes traduit l'intensité des combats désespérés des insurgés"!

   Au dela de l'émotion et de la tristesse, il faut à nouveau revenir sur les raisons de la participation de la France à ce conflit sans fin. Je ne cesse de répéter que les arguments avancés par N.Sarkozy ne sont que la copie fidèle du discours américain....qui a lui même beaucoup évolué au cours des années. 

     Si la France veut contribuer efficacement à la fin de ce conflit meurtrier, elle doit annoncer le retrait de ses troupes et promouvoir une solution politique et internationale, comme je l'ai déà développé (voir notamment mon article dans le Monde du 28 juillet 2010).
    - Lire mon interview dans le Parisien
    - Regarder la vidéo d'ITELE

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 14:17


Tribune de Paul Quilès et Marie-Noëlle Lienemann,

animateurs du club Gauche Avenir,

publiée sur le site MEDIAPART 

 

            Il faudrait être aveugle et sourd pour ne pas comprendre que la grave crise qui affecte le système économique international aura des conséquences de grande ampleur en France, notamment sur le plan social. Pour la gauche, qui aspire à gouverner en 2012, rien ne serait pire que de présenter un front désuni, alors que l’histoire s’accélère à ce point.

            Malheureusement, les divisions qui ne cessent de s’afficher entretiennent la confusion et la focalisation sur les combats de personnes liée à l’acceptation sans nuance des institutions de la Vème République accroit la défiance. De plus, l’absence de plateforme commune portant une alternative décourage les couches populaires, entretient un brouillage des lignes politiques et laisse le champ libre à des idéologies inquiétantes. 

            La gravité de la situation impose aux leaders de la gauche que, malgré les nuances de leurs analyses et de leurs propositions, ils sachent faire taire les ambitions personnelles et penser collectif. La division, l’éparpillement, la recherche de solutions conjoncturelles "magiques", l’exacerbation des différences ne peuvent que nuire à la crédibilité de l’alternative que doit représenter la gauche.

            C’est pourquoi, il nous semble indispensable que soit convoqué de toute urgence un sommet des dirigeants de la gauche, afin de déterminer un "socle" commun de propositions, présentant une stratégie de sortie de crise et susceptible de mobiliser une majorité de Français, pour répondre à leur inquiétude et à leur désarroi.

            D’une façon plus générale, la gauche doit convaincre de sa capacité à transformer en profondeur la société, les conditions de vie et notre mode de développement. Elle doit, pour cela, prendre conscience que deux exigences s’imposent à elle: celle du rassemblement de l’ensemble des forces de gauche et écologistes, condition incontournable de la victoire électorale;  celle de la formulation d’une véritable alternative de pensée et de gouvernement.

            C’est ce que prône le club Gauche Avenir depuis 4 ans, à travers une démarche qui veut montrer, par l’exemple, que cela est possible. Des «assemblées des gauches », réunissant des responsables et des militants des diverses sensibilités de la gauche et de l’écologie, ont d’ores et déjà permis :

            - une confrontation constructive entre les différents points de vue sur des sujets importants (logement, énergie et prochainement éducation, institutions)

            - l’élaboration de propositions unitaires ambitieuses. Les éventuelles différences d’approche sont explicitées. Il ne s’agit pas de nier les désaccords, mais de clarifier le socle commun d’une action transformatrice, en privilégiant la coopération et en dépassant la stricte concurrence entre les diverses cultures.

            C’est par un projet et des propositions de changements réels que l’on pourra mobiliser largement les Français. C’est en donnant au travail des idées la place qui doit être la sienne -première- qu’on pourra ramener vers les urnes tous ceux qui ne croient plus à l’exemplarité et à la sincérité de leurs dirigeants.

            Face à l’inquiétude de nos concitoyens et aux grandes difficultés que rencontre un nombre croissant d’entre eux, il faut aller à l’essentiel, ne pas se laisser égarer par des enjeux seconds et redonner à la politique toute sa noblesse.
___________________________________________________________

Pour écouter l'interview sur France Inter....

cliquer ici (entre 5'10 et 6')

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 11:35
nucl-aire.jpg     "Créer les conditions pour un monde sans armes nucléaires, conformément aux objectifs énoncés dans le Traité sur la non prolifération des armes nucléaires": tel est l'objectif fixé par le Conseil de sécurité de l'ONU.
      Comment ne pas souscrire à cet engagement, lorsque l'on connaît les énormes stocks d'armes nucléaires à travers le monde et que l'on se souvient des 200000 morts des bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki, il y a exactement 66 ans, les 6 et 9 août 1945?
     Pour ne pas oublier, un réseau de villes(dont fait partie la commune de Cordes sur ciel) s'est constitué: "les Maires pour la paix". Créé à l’initiative des maires d’Hiroshima et Nagasaki, il rassemble plus de 3000 villes dans 134 pays et a pour vocation de sensibiliser les populations au danger que représentent les arsenaux nucléaires. Parallèlement, il sert de relais au message de l’O.N.U. en faveur du désarmement nucléaire.
     Je vous recommande à ce sujet la lecture des articles suivants:
      - dans le Monde:
      - dans le Figaro:
"il y a 66 ans, l'enfer atomique"
      - à l'occasion du 66ème anniversaire du bombardement:
    J'aurais l'occasion de participer prochainement aux Etats-Unis à une réunion internationale rassemblant une centaine de personnalités autour de ce thème. Je vous en reparlerai.... 
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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 18:41

_JAURES_s.jpg     La commémoration, chaque 31 juillet, de la disparition de Jean Jaurès, assassiné la veille du déclenchement de la 1ère guerre mondiale, doit être pour la gauche une occasion de réfléchir aux messages qu'il nous a laissés.

      Il ne s'agit naturellement pas de célébrer la mémoire d'une sorte de prophète, mais de nous souvenir de cet homme exceptionnel, qui a marqué l'histoire de la gauche par sa pensée et son action.
     Il s'agit aussi de constater à quel point ses analyses, ses réflexions philosophiques, humanistes ou politiques, sont toujours d'actualité dans les temps difficiles que nous traversons.
     A
lors que les références trop souvent se perdent, que les valeurs républicaines sont mises à mal, que les crises internationales se multiplient, que des conflits dégénèrent en guerres..... il est utile de relire Jaurès.
     Pour ma part, j'aurai la chance de participer à un colloque organisé en septembre à l'occasion de la commémoration du centenaire de la publication de "l'Armée nouvelle", ouvrage clef de la pensée de Jaurès. J'y reviendrai.

Lire sur ce blog:

- tous les articles sur Jaurès

- mieux connaître Jaurès

- être fidèle à Jaurès aujourd'hui

- sa pensée porte l'espoir

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 16:43

cordes-header.jpgDécouvrez

tout ce qui vous attend à Cordes
au mois d'août

dans
la lettre d'information de Cordes sur Ciel 

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 18:20

     Famine-Afrique.jpgOn se lamente chaque jour en France sur « l’été pourri » et « les vacances gâchées »….mais  l’attention se porte moins sur la terrible catastrophe qui est en train de ravager toute une région de l’Afrique. En Somalie, au Kenya, en Ethiopie, en Ouganda, à Djibouti, près de 12 millions de personnes sont dans une situation critique, menacées par les conséquences d’une sècheresse historique. Parmi ces populations déjà fragiles, fréquemment confrontées à la guerre et à des déplacements massifs, la famine risque de faire des ravages si une aide d’urgence n’est pas rapidement dégagée.

 

     Les besoins pour la seule Somalie sont estimés à 135 millions d'euros, ce qui n’est pas colossal au niveau mondial. Il est vrai que, dans une indifférence quasi générale, le montant du PAM (Plan Alimentaire Mondial) est passé de 6 milliards de dollars en 2008 à 3 milliards aujourd’hui !

 

    Il ne suffit pas de faire des discours émouvants sur la liberté, les droits de l’Homme, si on ne donne pas à ces populations les moyens de survivre. Cela passe naturellement par l’aide d’urgence, mais aussi par une contribution aux investissements agricoles leur permettant d’être autosuffisantes.

 

    L’argument du coût élevé de ces mesures ne tient pas. Dois-je rappeler qu’on a trouvé1700 milliards de dollars pour sauver les banques ? Qu’attend-on pour instaurer la TTF (Taxe sur les Transactions Financières), dont j’ai déjà expliqué qu’avec un taux de 0,05%, elle pourrait rapporter 200 milliards d'euros au niveau européen et 650 milliards au niveau mondial ?

 

     Il faut donc arrêter de répéter que l’argent est rare, mais plutôt avouer qu’on n’ose pas aller le chercher en exigeant que tous les acteurs contribuent à la réponse aux drames de notre époque. Alors, de quoi s’agit-il ? D’indifférence peut-être, ou tout simplement de manque de volonté politique. Cela s’appelle aussi le manque de courage.

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 16:16

Même dans les moments difficiles....un peu d'humour, ça ne fait pas de mal!
Hommes préhistoriques

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dont Paul Quilès est le maire
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     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez