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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 15:32

 

Paul Quilès invité de RTL soir:

écouter l'interview

  

Afghanistan.jpg

Communiqué de Paul Quilès

 

   "La France aurait dû annoncer et engager depuis longtemps le retrait de ses troupes d’Afghanistan. Tous les observateurs et les acteurs, militaires et civils, y compris américains, savent en effet que cette guerre ingagnable est une impasse.
   L’annonce faite ce matin par l’Elysée de façon précipitée et qui veut faire croire à une concertation avec Barak Obama, ne trompe personne. La décision française, en contradiction avec le discours jusqu’ici officiel, est une triple confirmation :
     - confirmation de l’alignement sans condition de la France sur les décisions de Washington. On voit bien que le retour de notre pays dans le commandement intégré de l’OTAN ne lui a pas donné le moindre poids dans les processus de décision.
     - confirmation des erreurs commises dans l’appréciation de la situation de l’Afghanistan et dans la fixation des objectifs de guerre : lutte contre le terrorisme, stabilisation de Kaboul, aide à la reconstruction, mise en place d’un régime démocratique…. La stratégie de l’OTAN n’a cessé de fluctuer depuis 9 ans au gré des variations de la politique américaine.
     - confirmation de la terrible absence de l’Europe, qui aurait pourtant pu jouer un rôle, non seulement militaire (la défense européenne est malheureusement devenue un article de discours),  mais aussi sur le plan politique et diplomatique, car la seule issue d’un retour à la paix en Afghanistan est aujourd’hui politique et internationale."

 ___________________________________________________

Lire aussi sur ce blog:    

"La France doit retirer ses troupes d'Afghanistan"

(31 janvier 2011)    

"L'Afghanistan.... encore!" (11 septembre 2010)

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 12:16
LCP.jpg

 

Débat sur la chaîne parlementaire

"la Libye, une guerre au dessus de nos moyens?"   

 

Pour regarder le débat,

cliquer ici  

 

 

Invités:
+ Paul Quilès, ancien ministre PS de la Défense

+ Bernard Valero, porte-parole du Quai d’Orsay

+ François Heisbourg, conseiller spécial du président de la Fondation pour la recherche stratégique

+ Jean-Dominique Merchet, journaliste à Marianne, spécialiste des questions militaires

 

     "L’intervention de la coalition contre les troupes de Mouammar Kadhafi a été déclenchée le 19 mars dernier. Alors que les modalités de l’intervention en Libye sont mises en cause par Pékin et Moscou, qui reprochent à l’alliance de ne plus se limiter à la protection des civils mais de vouloir la chute du régime, sur le front, les rebelles prennent l’ascendant sur les troupes du Colonel. En visite à Alger, le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a reconnu "que les résolutions de l’ONU ne demandent pas le départ de Mouammar Kadhafi", tout en ajoutant : "Mais nous nous le demandons."

    Au même moment, Saïf Al-Islam Kadhafi, fils de Mouammar, a déclaré que son clan était prêt à accepter des élections dans les trois mois à venir, sous le contrôle d’observateurs internationaux. La coalition acceptera-t-elle de céder à ce qui ressemblerait à un compromis de la part du clan Kadhafi ? Doit-on craindre un enlisement du conflit ? Quel est le coût réel de cette guerre pour l’Hexagone ?"          

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 15:52

Marianne-2.jpg

 

"Depuis la crise, l'instauration d'une taxe sur les transactions financières est de nouveau à l'ordre du jour. Pourtant elle n'a pas encore été mise en place. Paul Quilès revient sur ce mécanisme qui pourrait, selon lui, désarmer la spéculation financière et permettre une redistribution des richesses à l'échelle mondiale."   

 

Lire la tribune sur le site Marianne 2

 

Lire également sur ce blog

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 15:40

        printemps-arabe.jpg Extraits de la tribune de Paul Quilès publiée par le site MEDIAPART

          "Les bouleversements que connaît le monde arabe depuis six mois placent la France et l’Europe devant des responsabilités inédites, mais les actions menées jusqu’à présent ne paraissent pas à la hauteur de ce défi historique.

            En effet, la Tunisie et l’Egypte sont entrées dans une période de transition aux difficultés et aux risques considérables : baisse sensible de la production (près de 8 % en Tunisie), chute dramatique des recettes du tourisme, afflux des réfugiés de Libye, crise des paiements extérieurs. Quelles initiatives les Européens ont-ils pris pour aider ces pays à faire face à la seule urgence ? Le G8 a bien annoncé un « paquet financier » de 40 milliards de dollars, mais il s’agit pour l’essentiel de prêts à des pays déjà lourdement endettés. (....)

            En Libye, les incertitudes demeurent, en raison du risque d’enlisement, conséquence de deux erreurs : une mise en œuvre tardive de la zone d’exclusion aérienne et un transfert de l’essentiel de la gestion de l’intervention à l’OTAN. Le résultat est jusqu’à présent mitigé : beaucoup d’actions militaires aériennes, trop peu d’initiatives politiques et des objectifs de paix peu lisibles, alors qu’ils devraient être clairement exposés par les pays de la coalition, de manière à rallier l’ensemble des Libyens à une solution démocratique durable.

            L’OTAN étant d’abord par nature une organisation militaire, c’est aux gouvernements de la coalition qu’il revient de tracer les voies d’une paix qui ne pourra être que l’œuvre des Libyens eux-mêmes.  (....)

            La situation est également dramatique en Syrie. L’opposition à la dictature des clans alaouites fédérés par Bachar el Assad et le parti Baas semble résolue, mais elle ne parvient pas à mobiliser suffisamment le peuple syrien pour transformer à son profit le rapport des forces. Une part significative de la classe moyenne sunnite et surtout les minorités chrétiennes et druzes restent hésitantes. L’opposition est divisée. Une partie appelle au dialogue et accepte l’idée de réformes démocratiques progressives, une autre a choisi la confrontation. Les évènements semblent lui donner raison. Le régime a en effet décidé de réduire toute opposition au silence par le recours systématique à la force armée sous la forme la plus brutale, en encerclant les quartiers protestataires, dont il coupe les communications avec le monde extérieur et en déployant des tireurs embusqués pour terroriser les manifestants.

            Ces méthodes barbares, qui ont fait plus d’un millier de morts depuis mars, sont inacceptables. Il est urgent d’y mettre fin et d’exiger du régime syrien les changements politiques profonds qu’attend son propre peuple. (....)

            Cette lutte, comme celle des peuples tunisien et égyptien, a des dimensions qui s’étendent à l’ensemble de la région. Ses échos sont en particulier perceptibles en Palestine, face à un gouvernement israélien muré dans son refus de toute concession réelle. N’oublions pas en effet, dans notre soutien au printemps arabe, que la création d’un État palestinien souverain, aux côtés d’Israël, fait aussi partie des enjeux de ce vaste mouvement démocratique."

 

Lire la tribune sur le site MEDIAPART

                                        

                                            ****

Ecouter l'interview de Paul Quilès:

la répression en Syrie

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 17:17

images-1-.jpgAvec 40 personnalités de multiples horizons,

j'ai signé

"un appel à défendre l'existence de l'Humanité,

vitale pour le débat politique,

social et culturel national".

 

Lire les raisons de mon soutien

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 17:04

logo-Progres.jpgJ'ai animé une réunion dans l'Ain,

à l'invitation des élus

et de la Fédération socialiste,

sur le thème:

"mai 1981-mai 2012: les conditions de la victoire".
Lire l'article du Progrès

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Published by Paul Quilès - dans Toujours d'actualité
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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 15:38
TTF-copie-1.jpgChaque jour, les besoins financiers du monde apparaissent plus colossaux : déficits consécutifs à la crise financière, besoins liés à l’adaptation au changement climatique, lutte contre l’extrême pauvreté…. Les solutions apportées se révèlent souvent des palliatifs ou des réponses provisoires, à tel point que les inégalités continuent à se creuser de façon insupportable et que, même en Europe, des pays se trouvent en danger et des peuples se soulèvent.
     En attendant que des remèdes plus fondamentaux s’attaquent à la racine du mal, c'est-à-dire à un système financier international abandonné à ses pulsions et capable de faire plonger à nouveau l’économie mondiale dans la tourmente, il existe un instrument dont on parle trop peu. Ou plutôt, on en parle…..mais on ne fait rien !
     Je veux parler de la « taxe sur les transactions financières » (TTF), qui pourrait dégager des ressources financières considérables. L’idée n’est pas neuve, puisqu’elle avait été lancée par l’économiste Keynes dans les années 30, afin de lutter contre la spéculation boursière. Elle fut reprise en 1978 par le professeur Tobin, qui proposa d’instaurer une taxe sur les transactions internationales sur le marché des devises, avec comme principal objectif, là encore, de limiter les envies de spéculer des acteurs financiers.
     Tous ceux qui eurent le malheur de reprendre cette proposition, pourtant émise par un homme peu suspect de vouloir combattre le libéralisme économique, se virent traités par les milieux financiers et politiques de droite d’irresponsables et de démagogues. Il se trouve que la crise mondiale que nous traversons depuis plusieurs années a remis sur le devant de la scène l’idée d’une taxation, à un très faible taux (0,05%), de l’ensemble des transactions financières réalisées sur les marchés financiers.
     Il y a quelques mois, début mars 2011, le Parlement européen a même voté un vœu favorable à cette réforme. Plus récemment encore, la semaine dernière, une initiative conjointe du PS français et du SPD allemand a permis l’examen par les 2 parlements nationaux d’un projet de résolution européenne de taxation des transactions financières.
     Cette dernière proposition a malheureusement fait long feu. En Allemagne, dans la confusion la plus totale, la majorité de droite a refusé de voter le texte au motif qu’il était « irresponsable » et qu’il reprenait « le chemin de la lutte des classes » (sic !), alors qu’Angela Merkel et son ministre des finances disaient y être favorables…En France, le texte a été voté, malgré une utilisation politicienne du projet, présenté par l’UMP comme lié à « l’action de N. Sarkozy », mais on sait que ce vote sera sans lendemain, car les arguments sont toujours les mêmes dans les milieux politiques liés au système financier international.
     On agite à nouveau les mêmes arguments éculés et pourtant réfutés[1], autour du thème du « risque de casser le système des paiements internationaux ». On fait mine de le proposer au niveau mondial (G20), alors qu’on sait bien que les Etats-Unis, le Canada, le Japon et la plupart des pays émergents sont réticents et que c’est au niveau européen que le système est le plus pertinent dans un premier temps. 
Les besoins
     Il est difficile d’ignorer que les besoins de financement mondiaux n’ont jamais été aussi énormes. Une étude datant d’avril 2010[2] fait état d’une somme de 710 milliards de $ (chiffre qui s’est accru depuis, du fait de l’accentuation de la crise dans de nombreux pays), se décomposant en :
  - Financement des déficits budgétaires provoqués par la crise financière dans les pays développés : 360 milliards $
  - Financement de l’atténuation des changements climatiques et des adaptations nécessaires dans les pays en développement : 170 milliards $
  -  Ressources annuelles additionnelles nécessaires de 2012 à 2014 pour atteindre les « Objectifs de développement du millénaire »[3], que les 192 États membres de l’ONU se sont engagés à  atteindre d’ici 2015: 180 milliards $. 
L’apport de la TTF
     D’après les instituts de recherche économique, la taxe, appliquée à hauteur de 0,05% sur les transactions financières englobant toutes les transactions boursières et non boursières, pourrait rapporter 200 milliard € à l’échelle européenne et 650 milliards si elle était appliquée au niveau mondial.
     On voit donc bien, que, sans être une solution magique, la TFF satisferait en partie les besoins mondiaux de financement. Les atermoiements auxquels donnent lieu les échanges verbaux, les promesses non tenues, les échanges d’arguments de mauvaise foi au sein des instances internationales sont insupportables. Il faut espérer qu’une mobilisation politique et citoyenne, tant au niveau français qu’au niveau européen, permettra de faire aboutir ce projet, dont les principaux objectifs sont majeurs, puisqu’il s’agit :
  -  de désarmer la spéculation financière internationale ;
  -  de dégager des ressources nouvelles pour répondre à des besoins mondiaux vitaux ;
  - de faire payer le secteur financier, en grande partie responsable de la crise financière, pour participer à la redistribution des richesses au niveau mondial.
 
 

[3] Il s’agit, entre autres, de réduire de moitié du nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté, d’assurer l’éducation primaire pour tous, d’améliorer la santé maternelle, de réduire la mortalité infantile, de combattre le VIH/sida, le paludisme et d'autres maladies.
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Published by Paul Quilès - dans Réflexions à haute voix
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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 18:49

            secheresse.jpg           Le caractère largement urbain de notre société tend à faire oublier l’importance des phénomènes qui affectent le monde agricole. Ceux-ci se rappellent parfois brutalement à nous. Ainsi, l’actualité récente s’est focalisée sur les risques liés à la « bactérie allemande », qui ont déclenché des réactions erratiques, tant chez les consommateurs que chez les décideurs et qui ont causé des pertes considérables aux agriculteurs européens, surtout espagnols, mais aussi français.

 

            On a par contre moins insisté sur les effets de la sécheresse historique que traverse notre pays et dont souffrent cruellement nos agriculteurs. Les quelques pluies annoncées ne suffiront pas, pas plus que les mesures annoncées par les pouvoirs publics. Il s’agit essentiellement de mesures portant sur des aides indirectes (remboursement étalé des emprunts, exonérations fiscales….), dont le montant est d’ailleurs flou : 500 millions € pour N. Sarkozy et …. 1 milliard € pour F. Fillion !

 

            Elles n’apporteront pas aux éleveurs les moyens de surmonter les difficultés considérables qu’ils vont rencontrer, du fait notamment de la hausse des prix du fourrage. Par ailleurs, aucune mesure n’est envisagée pour empêcher la spéculation sur les prix des céréales, qui ont déjà augmenté de 50 à 100% en un an, ce qui affectera les éleveurs mais aussi les consommateurs, en raison de l’inflation que cela entraînera. Ce phénomène sera accentué par les catastrophes climatiques qui se sont produites à travers le monde (sécheresse en Chine, tornades et inondations aux Etats-Unis, tsunami au Japon….) et qui ont réduit les surfaces de culture.

               

              Cette crise, qui rappelle pour la France les grandes sécheresses de 1923 et 1976, doit nous interpeler. Elle nous suggère notamment :

     - de donner un sens à la solidarité indispensable en pareille circonstance (entre tous les consommateurs d’eau, entre éleveurs et céréaliers). C’est à l’Etat de prendre les décisions qui concrétisent cette solidarité à l’égard des agriculteurs, quand elle ne se manifeste pas « naturellement ».

     - de réfléchir aux conséquences des évolutions climatiques qui s’annoncent et aux mesures à  mettre en oeuvre pour ne pas être pris au dépourvu (création par exemple de retenues et de stockages d’eau)

     - d’être attentif aux « délocalisations agricoles » qui semblent se préparer, avec des opérations engagées par des investisseurs qui achètent des terres en Afrique du Nord et dans le sud de l’Espagne, pour produire de façon plus sûre et à bas prix. Le risque ne doit pas être sous estimé pour nos productions agricoles. Je pense en particulier à mon département, le Tarn, qui fait partie des 62 départements touchés par la sécheresse et à la région Midi-Pyrénées, dans laquelle le secteur agro alimentaire est le premier employeur.

 

Ecouter l'interview de Paul Quilès

"la sécheresse et les agriculteurs"

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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 16:57

     Je vous recommande cette interview de Régis Debray sur France Inter.

     Commentant son dernier livre "Du bon usage des catastrophes" au micro de Patrick Cohen, Régis Debray nous livre sa vision de la société contemporaine et fustige les "pensées magiques" et les "prophètes de malheur".

     Intellectuellement très stimulant dans la période actuelle!
                  Pour regarder la vidéo, cliquer ici

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Published by Paul Quilès - dans Réflexions à haute voix
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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 15:04

Tour d'horizon des grands thèmes

de l'actualité avec Paul Quilès 

(interview sur la radio "R d'autan")

- la réaction de la communauté internationale face à la répression en Syrie....écouter
- une ressource financière importante
dont on parle peu: la TTF ("Taxe sur les Transactions Financières")....écouter
- la gauche et la préparation de l'échéance de 2012.....écouter
- le drame de la sécheresse, en particulier dans le Tarn....écouter
- la vie à Cordes sur ciel et dans le Pays cordais......écouter

 

Pour écouter l'ensemble de l'interview

cliquer ici

(attendre 15" avant l'ouverture du fichier audio)

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Recherche

Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
cordes-nuages-8-bp--R-solution-de-l--cran-.jpg

 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez