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21 février 2021 7 21 /02 /février /2021 15:45
Rions un peu....
Rions un peu....

Merci à J.Cartiaux et M.Assoun

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18 février 2021 4 18 /02 /février /2021 23:43
Une soirée avec Mars

     C’est une soirée exceptionnelle, pleine d’émotions et de souvenirs que je viens de passer devant mon écran de télévision.

 

     L’arrivée du Rover Perseverance sur la planète Mars n’est en effet pas un événement ordinaire. Il s’agit certainement d’un moment fort de l’histoire de la conquête de l’espace et probablement aussi d’une date mémorable pour notre connaissance de l’Univers. On ne saura pas immédiatement s’il existe d’autres formes de vie ailleurs que sur la Terre, mais les éléments sont maintenant disponibles sur Mars pour répondre à cette question dans quelques années.

 

     Au-delà de cette émotion, les souvenirs se sont bousculés dans ma tête toute la soirée : en voyant le Président du CNES, Jean-Yves Le Gall, qui a travaillé à mes côtés pendant les 4 années où j’ai été ministre de l’espace ; en écoutant Thomas Pesquet, qui avait animé une belle soirée à Cordes le 4 août 2017* ; en me rappelant les décollages pour l’espace auxquels j’ai assisté à Baïkonour et à Cap Kennedy….

 

     Je me suis aperçu que mon blog fourmillait d’histoires sur tous ces événements et bien d’autres…. Pour celles et ceux, notamment les plus jeunes, qui ont, comme moi, la passion de l’espace, c’est ICI.

_________________________________________

* Si vous voulez revivre cette soirée avec Thomas Pesquet, il vous suffit d’aller ICI.

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18 février 2021 4 18 /02 /février /2021 09:44
On n'a pas besoin de la bombe

     Telle est bien la conclusion de la rencontre à laquelle j'ai participé sur la radio RCF le 16 février.

 

     On en trouvera ci-après un compte rendu, extrait du site de RCF.

 

    Pour écouter, c'est ICI (mes interventions à 5'40-8'40; 15'10-17'50; 21'-23'50; 35'55-38'30)

*****

L'arme nucléaire est-elle incontournable ?

 

     Avons-nous encore besoin de la bombe ? L'arme nucléaire est-elle toujours adaptée aux périls qui nous menacent ? Pour nous aider : un jésuite, un ancien ministre et un universitaire.

    Il y a trois semaines la France, qui fait partie des 9 puissances possédant l'arme nucléaire, a refusé de signer le TIAN (Traité d'interdiction des armes nucléaires) de l'ONU, ce qui la rend "hors la loi". Parler d'arme nucléaire peut sembler désuet. Pourtant, c'est un facteur crucial dans les relations internationales.

 

Melchior Gormand et Stéphanie Gallet 

accueillent trois invités pour en discuter.

 

     - Christian Mellon est jésuite, membre du CERAS, spécialiste de la pensée sociale de l'Eglise, 

    - Paul Quilès est un homme politique, ancien ministre de la Défense en 1985-1986, ancien président de la commission de la Défense, Président d'IDN( Initiatives pour le Désarmement nucléaire) 

    - Benoît Pélopidas est chercheur et fondateur du programme d'études sur les savoirs nucléaires à Science Po.

 

LA POLITIQUE NUCLÉAIRE : UNE AFFAIRE DE CITOYENS ?

 

     Pour Benoît Pélopidas cette question est fondamentale dans le débat actuel, car les citoyens français sont directement liés à celle-ci en effet "on peut choisir de ne pas se soucier de la politique nucléaire en tant que citoyen, mais on ne peut pas choisir de ne pas être affecté par cette politique". Il donne trois raisons à cela. Tout d'abord nous sommes tous des contribuables donc participons au financement de la politique nucléaire, nous acceptons "d'être les cibles de nos adversaires" mais aussi qu'une éventuelle "riposte soit faite en notre nom".

 

      Concernant le débat sur la politique nucléaire, l'ancien ministre de la Défense, Paul Quilès, raconte avoir découvert un "mensonge" lorsqu'il était au gouvernement. Pour lui "Il y a toute une série de mensonges, d'oubli ou de sous-estimation" autour de la politique nucléaire. 

"On enfume l'opinion publique, on enfume les médias, on enfume les parlementaires." 

 

LE DIFFICILE ÉQUILIBRE ENTRE ÉTHIQUE ET RÉALISME 

 

     Plus qu'un débat public, la question du nucléaire est également éthique. 

 

     Pour le jésuite, Christian Mellon "une politique sage du désarmement nucléaire [...] va dans le même sens que les appels du Pape François" qui nous invite tous, croyants ou non, à repenser la menace d'une telle arme. 

 

     Pour Benoît Pélopidas, il y a un consensus établi autour de l'arme nucléaire qui empêche le débat d'aller plus en profondeur, notamment au niveau politique. Pour preuve, lors de ces recherches en 2018 et 2019,  il a observé que 20% des citoyens interrogés sur les engagements que la politique de dissuasion nucléaire exige d'eux, "se disent au moins en partie d'accord pour que l'usage de leurs impôts financent l'arsenal national et seuls 19% acceptent que le pays soit ciblé par des armes nucléaires adverses et moins d'un tiers des français soutiennent les représailles prévues par la doctrine, donc on ne peut pas parler de consensus."

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14 février 2021 7 14 /02 /février /2021 18:11
Je pense donc j’agis 

" Je pense donc j’agis" :

c’est le titre de l’émission de la radio RCF

à laquelle je participerai mardi 16 février de 9h à 10h

Le thème sera "A-t-on encore besoin de la Bombe ?"

Participants :

Benoît Pelopidas, maître de conférences en relations internationales à l’université de Bristol et chercheur affilié au Center for International Security and Cooperation de l'université Stanford.

Christian Mellon, prêtre jésuite, spécialisé dans les questions éthiques et spirituelles touchant la paix et la guerre, la violence et la non-violence, responsable du pôle formation du Centre de Recherche et d’actions sociales

ECOUTER

« Cette émission interactive de deux heures est une double invitation à la réflexion ET à l’action. Une heure pour réfléchir, creuser une question et prendre du recul sur l’actualité avec des invités interviewés par les rédacteurs en chef RCF. Une heure pour agir, avec les témoignages d’acteurs de terrain et les auditeurs, pour se mettre en mouvement et s’engager ensemble dans la construction du monde de demain. Intervenez en direct à l'antenne au 04.72.38.20.23 ou écrivez-nous à : direct@rcf.fr »

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13 février 2021 6 13 /02 /février /2021 11:28
Pourquoi je milite avec IDN

L’action d’IDN : mobiliser, informer, influencer, proposer

 

    L’entrée en vigueur du Traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN)  le 22 janvier 2021 est un événement historique pour toutes les organisations, notamment la nôtre, qui militent pour un monde militairement dénucléarisé.

 

    S’il était nécessaire de prouver la légitimité du combat porté par l’association Initiatives pour le Désarmement Nucléaire (IDN), il suffirait d’observer son action au cours de la dernière période et la façon dont elle a rempli ses missions principales qui sont de mobiliser, d’informer, d’influencer les décideurs et l’opinion publique et de proposer.

 

Mobiliser

 

    Trois semaines après l’entrée en vigueur du TIAN, IDN reste résolument engagée à travailler à la mobilisation de la société civile sur les dangers de l’arme nucléaire pour la stabilité de l’ordre international.

 

    C’est ainsi qu’il faut comprendre l’action d’IDN pour rassembler 21 associations et organisations — dont 5 anciens Prix Nobel de la paix — qui ont lancé, le 20 janvier 2021, un appel solennel au Président de la République demandant l’adhésion de la France au TIAN.

 

Informer

 

    L’actualité a été marquée par l’arrivée au pouvoir du président américain Joe Biden, qui a fait de la prorogation du traité New START une de ses priorités. Les relations russo-américaines ayant été largement mises à mal par le président Donald Trump, les enjeux autour de la maitrise des armements nucléaires ont été largement repris dans l’actualité.

 

    Très favorable aux traités multilatéraux visant à contenir et réduire les arsenaux nucléaires, IDN a mobilisé son équipe de rédacteurs, d’analystes et d’experts issus de la société civile, politique, diplomatique et militaire pour analyser les derniers développements stratégiques en la matière.

 

    Dans cet esprit, plusieurs articles ont été publiés par les analystes, ainsi que par Bernard Norlain, Général d’armée aérienne (ret) et vice-Président d’IDN, visant à décrypter les enjeux et les perspectives de la prorogation du traité New START pour la relance des politiques de maitrise des armements nucléaires obérées par Donald Trump.

 

Influencer

 

    IDN veut lever le tabou de l’arme nucléaire en France, ce qui l’amène parfois à hausser le ton pour dénoncer les mensonges et faire entendre autre chose que les litanies du discours officiel.

 

    C’est le sens de la mise au point de Marc Finaud, ancien diplomate de carrière, formateur au sein du Centre de Politique de Sécurité de Genève (GCSP) et vice-Président d’IDN, qui a répondu avec fermeté à la déclaration du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian, devant l’Assemblée Nationale le 26 janvier 2021. Avec une argumentation implacable,  il a dénoncé la rhétorique nucléaire française, enferrée dans « son déni du risque existentiel que font peser les armes nucléaires sur l’humanité et la planète ». Il a ainsi mis en exergue l’incohérence profonde des arguments des autorités politiques qui nient l’inutilité et la dangerosité des armements nucléaires.

 

Proposer

 

    Avec comme objectif l’élimination progressive et équilibrée des armes nucléaires de la planète, le combat d’IDN, porté par ses militants et ses sympathisants, est plus que jamais nécessaire pour assurer l’édification du monde plus sûr promu par les traités comme le TIAN et le New Start.

 

    Forte de ses liens avec les principaux acteurs français et étrangers investis dans le désarmement nucléaire, IDN a bâti une liste de propositions concrètes et pertinentes pour inscrire la France, les États nucléaires et les États alliés de ces derniers dans un processus de désarmement nucléaire multilatéral, progressif et contrôlé :

  • Diminuer au niveau le plus bas possible le niveau d’alerte des forces nucléaires ;
  • Négocier sans délai ni condition préalable la dénucléarisation de la péninsule coréenne dans un cadre multilatéral ;
  • Retirer les armes nucléaires tactiques américaines et russes d’Europe ;
  • Adopter une politique de non-emploi en premier en renonçant à riposter avec des armes nucléaires à des attaques conventionnelles;
  • Mettre en place un système de transparence sur les armes nucléaires ;
  • Œuvrer à l’entrée en vigueur du Traité sur l’interdiction des essais nucléaires (TICE) ;
  • Négocier un Traité d’interdiction de la production de matières fissiles destinées aux armes nucléaires (FMCT) ;
  • Réaffirmer l’engagement pris dans le TNP de "réduire le rôle attribué aux armes nucléaires dans les politiques de sécurité”;
  • Agir en faveur d’une zone exempte d’armes de destruction massive au Moyen-Orient ;
  • Annoncer de nouvelles réductions négociées des arsenaux nucléaires ;
  • Procéder à de nouvelles réductions unilatérales ;
  • Adhérer au mécanisme prévu par le Traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN).

 

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9 février 2021 2 09 /02 /février /2021 17:20
Un homme de conviction

    Je viens d'apprendre avec tristesse le décès de Jacques Goulesque, ancien Maire de Carmaux et ancien Conseiller général du Tarn.

    Eminente figure parmi les socialistes du Tarn, il m'a accueilli à Carmaux en 1992 lorsque j’ai présenté ma candidature aux élections législatives de 1993.

    Imprégné de la culture des mines, c’est lui qui m’a initié avec talent à l'histoire de cette commune minière et de ses habitants. Homme de terrain, comme le connaissaient bien les Carmausins, il était intarissable quand il parlait des luttes des mineurs.

    C'était aussi un homme de conviction, épris de justice justice sociale, combattant sans haine, admirateur de l'expérience et de la parole de Jaurès. Je me souviens avec émotion de son enthousiasme le 31 juillet 1994, le soir de la première représentation du spectacle « Ils ont tué Jaurès », que j’avais organisé sur le site de la Découverte.

    Je salue ce camarade, qui fut mon député suppléant de 1993 à 1997, et je m'associe à la peine de sa famille, de ses amis et des habitants du Carmausin.

Paul Quilès

Ancien député d’Albi-Carmaux (1993-2007)

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4 février 2021 4 04 /02 /février /2021 19:14
Mauvaise foi et déni

Dans ce texte à la fois précis et limpide, Marc Finaud* montre comment le discours des autorités françaises sur l'armement nucléaire est fait de mauvaise foi et de déni.

 

******

La France et le TIAN: mauvaise foi et déni

 

     Le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) est entré en vigueur le 22 janvier 2021, ayant dépassé 50 ratifications. C’est le résultat d’une mobilisation internationale sans précédent. Cependant, comme les autres puissances nucléaires, la France le rejette sans appel et s’enferre dans son déni du risque existentiel que font peser les armes nucléaires sur l’humanité et la planète.

 

     En témoigne l’échange surréaliste entre le député Jean-Paul Lecoq et le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, lors de la séance du 26 janvier 2021 à l’Assemblée nationale.

 

     Après s’être félicité de ce résultat d’« années de mobilisation » de la société civile, le député a demandé si la France allait « finir par reconnaître cette norme de droit international et rejoindre la dynamique partagée par certains membres de l’Union européenne ? »

 

     Dans sa réponse, le ministre s’est contenté d’aligner les contre-vérités habituelles à propos du TIAN :

  • « La France n’a pas participé aux négociations du traité TIAN. La France n’est pas partie à ce traité, et la France n’adhérera pas à ce traité. Dès lors, ce traité n’emporte pour nous aucune obligation juridique.»

FAUX : la France a délibérément boycotté les négociations qui lui étaient ouvertes. Elle était déjà tenue par son engagement, aux termes du TNP, de négocier le désarmement nucléaire. En outre, lorsque les États parties au TIAN rempliront leurs propres obligations, toute coopération avec la France relative aux armes nucléaires sera illégale.

  • « Cette position, constante pour notre pays, est partagée par nos principaux partenaires internationaux».

FAUX : elle n’est pas partagée par les 122 États membres de l’ONU qui ont voté en faveur du TIAN, soit les deux tiers de la communauté internationale. Parmi les « principaux partenaires internationaux » de la France qui rejettent le TIAN figure notamment la Corée du Nord.

  • « Nous estimons que le TIAN n’apporte aucune plus-value de sécurité dans un contexte stratégique marqué par la dislocation de l’architecture internationale de sécurité et par les risques liés à la prolifération des armes nucléaires.»

FAUX : le TIAN est une réaction multilatérale à la dislocation de l’architecture internationale de sécurité par certaines puissances nucléaires et aux risques de prolifération des armes nucléaires. Continuer d’affirmer que ces armes sont légitimes pour certains afin de garantir la protection de leurs intérêts vitaux ne peut qu’inciter à la prolifération.

  • «Comme il ne comporte ni instrument de vérification ni instrument rigoureux de clarification, ce traité n’apportera aucune contribution concrète aux efforts que nous réalisons en vue d’un désarmement nucléaire réaliste, lequel ne peut se faire qu’étape par étape. »

FAUX : le TIAN exige de ses États parties non dotés d’armes nucléaires le respect au minimum des garanties actuelles de l’AIEA sans préjuger d’instruments plus rigoureux. Pour les États possesseurs d’armes nucléaires qui y adhèreraient, le régime de vérification serait à négocier entre eux et devrait être validé par les autres États parties. L’approche « étape par étape » du désarmement nucléaire n’est nullement incompatible avec le TIAN. Si elle avait réussi, le TIAN n’aurait pas été nécessaire. Ce ne sont pas les soutiens au TIAN qui la bloquent, mais certaines puissances nucléaires.

  • « C’est cette voie que nous avons suivie avec le [TNP] auquel nous sommes partie prenante et que nous voulons voir renforcé. Entré en vigueur en 1970, il a permis des avancées et c’est ce cadre d’action-là qu’il importe de préserver.»

FAUX : la France n’y a adhéré qu’en 1992. Le TNP n’a pas empêché le nombre d’États possesseurs de doubler (passant de cinq à dix, en comptant l’Afrique du Sud qui a éliminé ses armes). Il n’a pas empêché les arsenaux mondiaux d’augmenter pendant 15 ans et d’atteindre aujourd’hui plus de 13 400 armes. La France l’interprète à tort comme une autorisation de possession légitime et illimitée de l’arme nucléaire alors que l’article VI du TNP l’oblige à négocier de bonne foi le désarmement nucléaire.

  • « Depuis vingt-cinq ans, des mesures concrètes et substantielles font que notre bilan en matière de désarmement nucléaire est particulièrement exemplaire parmi tous les États dotés de telles armes. Ces mesures ne sont pas récentes et remontent à des présidences antérieures : pensons à la fin de la composante terrestre, au démantèlement des sites de production de matières fissiles ou à la fin des essais nucléaires.»

FAUX : la France critique, à tort, le « désarmement unilatéral » que lui imposerait le TIAN alors que toutes les mesures qu’elle a prises l’ont été unilatéralement, sans aucune négociation. La fin de la production de matières fissiles ou des essais nucléaires n’a eu aucun effet en termes de désarmement car elle dispose de stocks de matières fissiles considérables et poursuit des essais en simulation.

  • « C’est cette logique qui a guidé le président de République dans le discours qu’il a prononcé à l’École de guerre en février dernier. Il a proposé un agenda concret pour progresser dans la voie du désarmement nucléaire parce que (…) le désarmement nucléaire ne se décrète pas mais se construit pas à pas. (…) »

FAUX :  dans son discours devant l’École de guerre, la principale mesure de « désarmement » nucléaire proposée par le président de la République a été l’idée d’étendre la dissuasion nucléaire aux autres États membres de l’Union européenne, qui l’ont accueillie avec un silence assourdissant. Trois de ces États ont d’ores et déjà ratifié le TIAN.

 

     Comme on le voit, il reste beaucoup à faire pour que le gouvernement français comprenne que le meilleur moyen d’éliminer le risque que font peser les armes nucléaires est de les éliminer, en commençant par les interdire à l’instar des autres armes de destruction massive.

______________________________________

*Marc Finaud est vice Président d'IDN, où il a la responsabilité d’assurer les relations internationales et diplomatiques de l’association. Ancien diplomate de carrière, il travaille désormais comme formateur pour jeunes diplomates et officiers au sein du Centre de Politique de Sécurité de Genève (GCSP) dans tous les domaines de la sécurité internationale. Au cours de sa carrière diplomatique, il a été affecté à plusieurs postes bilatéraux (URSS, Pologne, Israël, Australie) ainsi qu’à des missions multilatérales (CSCE, Conférence du Désarmement, ONU). Il est titulaire de Masters en Droit international et en Sciences politiques. Il a aussi été Collaborateur scientifique de l’Institut des Nations unies pour la Recherche sur le Désarmement (UNIDIR) (Programme sur les Armes de destruction massive).

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29 janvier 2021 5 29 /01 /janvier /2021 12:21
Engagement: Paul Quilès livre sa conviction à La Revue Civique

Quelle a été « la source », le déclic s’il en est, de votre engagement ? Et le fil conducteur jusqu’à aujourd’hui, l’enjeu majeur qui mérite un engagement renouvelé ? Ancien Ministre de la Défense, compagnon de route de François Mitterrand, Paul Quilès répond ici à La Revue Civique. En ajoutant son diagnostic sur la chute du Parti socialiste mesurée dans les études d’opinion.

LIRE l'interview sur le site de La Revue Civique

 

Entretien avec Jean-Philippe MOINET 

 

La Revue Civique : Quelle a été votre « source d’engagement », la raison fondamentale et le déclic personnel qui, à l’origine, a enclenché votre engagement dans la vie publique ?

 

-Paul Quilès : Ma source d’engagement se trouve certainement dans l’éducation que j’ai reçue de mes parents et notamment de ma mère, qui avait une conception dynamique de la religion catholique. Même si je n’ai plus la foi aujourd’hui, les valeurs qui m’ont été enseignées à cette époque (le souci de l’autre, le refus des inégalités…) demeurent fondamentales dans les actions que je mène. De plus, l’exemple de mon père, officier d’active et engagé dans plusieurs guerres, m’a servi et me sert toujours pour faire face à l’adversité.

 

Quant à mon engagement dans la vie publique, c’est un cheminement plus qu’un déclic qui m’a amené à m’intéresser au syndicalisme dans un premier temps, ce qui a surpris beaucoup de monde, puisque j’étais polytechnicien et cadre dans une multinationale et que cela semblait contradictoire !

Puis, les évènements (Mai 68, la création du PS en 1971) m’ont amené à regarder de plus près la politique et donc la vie publique. Cet engagement a été progressif et de plus en plus visible, en m’efforçant de rester fidèle aux valeurs léguées par mes parents. Mon mode d’action n’a pas changé. Il se résume par une devise, que j’ai utilisée comme titre de mon blog : « comprendre, vouloir, agir »

La Revue Civique : Et aujourd’hui, quelle est, selon vous, l’enjeu majeur qui nécessite le plus, selon vous, un engagement public renouvelé ?

 

-Paul Quilès: Pendant les 14 années que j’ai passées comme ingénieur dans une entreprise pétrolière, je me suis intéressé à tout ce qui concernait les conséquences de la hausse du prix des hydrocarbures et à la crise de l’énergie qui menaçait. Dès 1972, j’avais lu avec intérêt le rapport du Club de Rome, qui, malgré quelques insuffisances, alertait déjà sur la dégradation de l’environnement et l’épuisement des ressources naturelles non renouvelables. J’ai alors consacré une partie de mon engagement à ces questions : création de l’ADEN- Association pour le Développement des Energies Nouvelles, avec Alain Bombard et Haroun Tazieff, action auprès de François Mitterrand pour refuser la centrale nucléaire de Plogoff…

Les fonctions que j’ai exercées dans la direction du PS, comme député puis comme Ministre, m’ont conforté dans l’idée que ces alertes n’étaient pas suffisamment prises en compte dans les politiques menées tant sur le plan national qu’international.

S’est ajoutée progressivement ma prise de conscience du danger que faisaient (et font toujours) courir à la planète l’existence de redoutables arsenaux d’armes nucléaires et leur éventuelle utilisation. Cette deuxième menace, qui s’ajoute à celle d’une dégradation irréversible de l’Environnement, constitue l’essentiel de mon engagement actuel, à travers l’action de l’association que je préside (IDN- Initiatives pour le Désarmement Nucléaire).

Une troisième menace transparaît clairement dans l’actualité que nous vivons : celle du maintien dans la durée de pandémies aux conséquences économiques, sociales et humaines incalculables.

L’enjeu majeur de ce que vous appelez un « engagement renouvelé », est donc clair : il s’agit de répondre aux trois risques qui menacent les générations futures et que je viens de brièvement décrire.

La Revue Civique : Vous avez été un compagnon de route et Ministre de François Mitterrand, qui avait su développer le PS jusqu’à l’amener au pouvoir. Comment expliquez-vous les déconvenues de cette formation qui est descendue très bas lors des dernières élections (la présidentielle de 2017, puis les européennes de 2019), chute confirmée par les récentes études d’opinion sur les intentions de vote qui ne placent le PS qu’au troisième rang des mouvements de gauche, après les «Insoumis» de Jean-Luc Mélenchon et Europe Ecologie Les Verts de Yannick Jadot ?  Comment cette famille socialiste peut-elle éventuellement se redresser, selon vous, d’ici 2022 ?

 

-Paul Quilès: J’ai trop d’expérience des sondages pour leur accorder une importance qu’ils n’ont pas. Ils fournissent à un moment donné une indication sur l’état de l’opinion mais l’histoire récente montre à quel point ils peuvent être peu pertinents pour prévoir ce qui se passera un an plus tard (Emmanuel Macron en 2016) ou seulement quatre mois plus tard (François Mitterrand au début de 1981), sans parler des perturbations liées à un événement comme la pandémie actuelle.

Les « déconvenues » du PS ne s’expliquent pas seulement par des insuffisances ou parfois des erreurs dans la direction du parti depuis quelques années. Elles sont les conséquences d’une évolution qui a commencé au début des années 2000, avec l’incapacité à régler les conflits internes par des compromis et, selon le langage du PS, des « synthèses ». L’exemple le plus clair est l’affrontement créé par le référendum interne sur la Constitution européenne, organisé par François Hollande, dont le résultat a été contredit par le vote des Français six mois plus tard. L’inefficacité des primaires pour désigner un candidat à l’élection présidentielle n’a pas non plus contribué à l’efficacité des socialistes et au rassemblement de la gauche.

J’ai dû constater avec regret que mes efforts, avec des responsables de différentes formations de gauche, pour préparer des programmes de rassemblement avaient échoué (association « Gauche Avenir »)

Aujourd’hui, il est clair que l’absence de leader incontesté encourage l’expression d’égos parfois démesurés, qui découragent autant les électeurs que les militants. De moins en moins nombreux et sans formation de base, ceux-ci ne sont plus incités aux tâches traditionnelles d’un militantisme qui a fait la force des partis. Contrairement aux affirmations d’Emmanuel Macron il y a trois ans sur la disparition des partis, de la droite et de la gauche et même de la politique, ces concepts du monde d’avant sont toujours présents, malgré les réseaux sociaux et les contraintes imposées par la pandémie. Son parti, ses militants et ses élus ont pu s’en rendre compte!

 

Avant de savoir si la famille socialiste a des chances de se redresser avant 2022, il va falloir observer sa capacité à formuler clairement une méthode : annoncer des objectifs, définir une stratégie, poser des actes de rassemblement, faire baisser l’expression publique des égos. Alors, peut-être, l’espoir pourra revenir.

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27 janvier 2021 3 27 /01 /janvier /2021 09:26
Anniversaire

    Pour ce qui me concerne, ce n'est pas tout à fait vrai (j'ai largement "utilisé" cette année ...) mais je trouve l'idée assez drôle et j'ai envie d'appliquer ce conseil à l'occasion de mon anniversaire aujourd'hui 🎂

 

   Chaleureux remerciements à celles et ceux qui m'ont déjà adressé un signe amical.😃

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26 janvier 2021 2 26 /01 /janvier /2021 19:37
Vacciné par conviction

Un médecin a décidé de vacciner un Anglais, un Allemand, un Américain et un Français.

 

Il dit à l'Anglais :       

- C'est par ici votre vaccin s'il vous plaît.

- Je ne veux pas !

- Allez ! Un gentleman se ferait vacciner.

Et l'Anglais s'est fait vacciner.

 

Le médecin s'adresse à l'Allemand :     

- Maintenant c'est votre tour.

- Non merci !

- C'est un ordre !

Et l'Allemand s'est fait vacciner.

 

Le médecin s'adresse à l’Américain :   

- Maintenant, c'est à votre tour.

- En aucun cas !

- Mais vous savez, votre voisin s'est fait vacciner.

Et l’Américain s'est fait vacciner.

 

Le médecin s'adresse au Français :   

- A vous maintenant !

- Je ne me ferai pas vacciner !

- Allez, un gentleman se ferait vacciner.

- En aucune façon !

- C'est un ordre !

- Non !

- Vous savez, votre voisin s'est fait vacciner...

- Je m'en fous !

- Écoutez... qui êtes-vous exactement ?

- Un Français.

- Ah, un Français ! De toutes façons, vous n'avez pas droit au vaccin.

- COMMENT ÇA, JE N'Y AI PAS DROIT ???!!!

.... et le Français se fit vacciner.

Pour moi, c'est fait....et c'est par conviction!

Pour moi, c'est fait....et c'est par conviction!

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Recherche Sur Ce Blog

Faites connaissance avec IDN

 (Initiatives pour le désarmement nucléaire),

dont Paul Quilès est président.

IDN travaille chaque jour à la réduction des arsenaux nucléaires et du risque, intentionnel ou non, d’utilisation de l’arme nucléaire.

IDN oeuvre à construire un monde sans armes nucléaires, pour une paix et une sécurité internationale durables.

Faites connaissance avec

Cordes sur Ciel,

la cité médiévale dont Paul Quilès a été le maire pendant 25 ans.

cordes-nuages-8-bp--R-solution-de-l--cran-.jpg 

site de l'Office du tourisme 

Bibliographie

- 2018: L'illusion nucléaire- La face cachée de la bombe atomique (avec Jean-Marie Collin et Michel Drain)

- 2017: Quelques citations sur les armes nucléaires

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  

- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu) 

- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff ) 

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï) 

- 1992: Nous vivons une époque intéressante 

- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez