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26 novembre 2020 4 26 /11 /novembre /2020 12:24
Réflexions sur la condition humaine

Alors que le 2ème confinement semble se terminer et qu’on en évoque un 3ème pour le printemps prochain, j’ai eu la curiosité de relire le texte que j’ai écrit lors de la mise en place du 1er confinement il y a 8 mois: "survivre et prendre du plaisir". Je constate que je n’ai rien à en retirer et notamment de ma conclusion :

 

« Dans la période qui vient, il va falloir résister aux inquiétudes et aux peurs que nous impose la privation des deux motivations essentielles de l’être humain que j’ai énoncées (survivre et prendre du plaisir). Cela exigera de dépasser les polémiques de toutes sortes -politiques, médicales, techniques, médiatiques- dont nous sommes abreuvés et d’intégrer dans nos réflexions sur "le monde de demain" des éléments de nature historique, voire philosophique. »

 

C’est ce que j’ai fait en relisant l’excellent livre "la plus belle histoire de l’homme"dont je vous livre les dernières lignes de l’épilogue, qui me semblent d’une criante actualité !

 

« Depuis ces temps anciens, l'homme a énormément progressé dans ses techniques et ses connaissances mais le grand banquet de l'humanité, la libération de l'homme que pouvait annoncer le néolithique ne sont pas arrivés. Une bonne part de la population du globe ne mange pas à sa faim…

Je pense que notre destin est irrémédiablement paradoxal. Le néolithique marque le début d'un processus qui n'a cessé de gagner jusqu’à nos jours. A chaque fois que l'homme résout un problème, il doit en payer le prix. Chacune de nos avancées a une contrepartie ; chaque victoire sur la nature suscite une nouvelle tension sur notre environnement ; chaque pas accompli vers le bien-être s’accompagne d'une nouvelle souffrance ; chaque liberté conquise se paie par une nouvelle contrainte.
Faut-il s'y résigner et croire que l'homme ne sera jamais vraiment libre ? En fait, les luttes sont toujours inachevées. Dans l'aventure humaine, il y aura toujours une part de bonheur et une part de malheur, le bon et le mauvais, la sagesse et la folie. C'est le propre de notre espèce. »

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26 novembre 2020 4 26 /11 /novembre /2020 11:27
Réaction d'IDN à la tribune de J.Y.Le Drian

Relation transatlantique et coopération franco-allemande

 

     Le Monde a publié le 16 novembre 2020 une tribune intitulée « Repenser le partenariat transatlantique à la lumière des bouleversements qui redessinent le monde » co-signée par Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangère et son homologue allemand Heiko Maas.

     IDN ne peut que se féliciter de cette tribune conjointe qui symbolise l’amitié franco-allemande, même si celle-ci connaît, notamment dans le domaine de la coopération d’armement, les difficultés analysées, sur la même page du Monde, par deux chercheurs éminents.

     Les deux ministres appellent de leurs vœux, à juste titre, la reconstruction de la relation transatlantique détruite par la présidence Trump ainsi que la prorogation du Traité américano-russe New START sur les armements nucléaires au-delà de février 2021. Certes, le format d’une telle tribune ne permettait pas d’entrer dans le détail. Il est toutefois regrettable que les deux ministres n’aient pas saisi cette occasion pour lancer un appel à la prise en compte urgente, dans les futures négociations américano-russes et les discussions au sein de l’OTAN :

  • d’un moratoire sur le déploiement de missiles à portée intermédiaires en Europe malgré l’abrogation par Trump du Traité FNI ;
  • d’un retrait du sol européen des armes nucléaires non stratégiques américaines et russes et de leur élimination, compte tenu du risque accru de leur emploi sur le territoire européen en cas de conflit ;
  • de la nécessité de nouvelles mesures de confiance et de sécurité destinées à réduire les tensions et éviter toute escalade entre la Russie et l’OTAN.

     Finalement, on le sait, la France et l’OTAN sont opposées au Traité d’interdiction sur les armes nucléaires (TIAN), qui entrera en vigueur le lendemain de l’investiture du président Joe Biden. Mais la France et l’Allemagne feraient preuve d’un véritable leadership en Europe si elles lançaient une réflexion objective sur les implications de ce traité pour l’avenir de notre continent et de la planète. A l’heure où une majorité de pays dans le monde et de citoyens européens en particulier aspirent à un avenir libéré de la menace des armes nucléaires, s’arc-bouter sur leur maintien ferait tomber la France et l’Allemagne du mauvais côté de l’Histoire.

       Paul Quilès, ancien ministre de la Défense, Président d’Initiatives pour le Désarmement nucléaire (IDN)

      Gén. (ER) Bernard Norlain, ancien commandant des forces aériennes de combat, Vice-Président d’IDN

           Marc Finaud, ancien diplomate, Membre du Bureau d’IDN

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19 novembre 2020 4 19 /11 /novembre /2020 09:56
Jésus, Marie, Joseph

On peut aussi sourire, dans l'attente.... de la 5G !

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18 novembre 2020 3 18 /11 /novembre /2020 13:22
Redonner du sens à la vie et de la dignité à la politique

Si vous ne l’avez pas regardée hier sur France 2, je vous conseille de visionner cette passionnante interview de Barack Obama.

Elle est exceptionnelle.

A l'occasion de la sortie en France du premier tome de ses mémoires, "Une terre promise", l'ancien président répond aux questions de François Busnel. Extraits du livre à l'appui, ils reviennent ensemble sur l'histoire de sa vie et les moments déterminants qui ont jalonné son premier mandat.

Loin de la confusion et parfois de la médiocrité du discours politico-médiatique qui agite le monde entier, il présente avec simplicité et talent les valeurs qui ont sous tendu son action de président, tout en reconnaissant les erreurs ou les insuffisances de son action.

Sa vision du rapport entre les Etats-Unis et l’Europe laisse espérer un nouveau dialogue, si Joe Biden n’est pas trop empêché par de nouvelles bêtises de celui qui est encore en fonction pendant 2 mois encore.

Sa présentation de ce que doit être une attitude des dirigeants redonnant du sens à la vie et de la dignité à la politique devrait être très appréciée, notamment par les jeunes générations.

A regarder, vraiment.

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13 novembre 2020 5 13 /11 /novembre /2020 09:15
Armes nucléaires: que peut-on attendre de Biden?

Excellente analyse publiée dans La Tribune

ARMES NUCLEAIRES : CE QUI ATTEND JOE BIDEN

ET CE QU’ON PEUT ATTENDRE DE LUI

par Marc Finaud*

Membre du Bureau d’Initiatives pour le Désarmement nucléaire (IDN)

et professeur au Centre de Politique de Sécurité de Genève (GCSP).

Le nouveau président des Etats-Unis aura un agenda chargé, mais en ce qui concerne le contrôle des armes nucléaires, il devrait être amené à prendre assez rapidement des mesures qui renverseraient notablement la politique suivie par son prédécesseur (qualifiée par IDN de « quatre ans de folie nucléaire ») tout en restant fidèle aux grandes orientations bipartisanes de ce dossier.

A peine intronisé, le 20 janvier 2021, le président Biden sera confronté à de nombreuses priorités (crise sanitaire et économique, réunification de la société américaine, crise climatique, etc.). Comme à l’accoutumée, au cours de la campagne électorale, la place de la politique étrangère et de défense a été réduite à la portion congrue. Toutefois, certaines décisions s’imposeront à brève échéance à la Maison-Blanche en ce qui concerne le contrôle des armements et les armes nucléaires en général.

  1. La prorogation du Traité New START avec la Russie : celui-ci expire en février 2021. Dans une tentative de la onzième heure, l’administration Trump avait espéré échanger avec Moscou un accord sur sa prorogation pour un an contre un élargissement des pourparlers à la Chine, l’inclusion des « nouvelles armes russes », et le gel vérifiable du nombre des ogives nucléaires en attendant un nouveau traité. La Russie avait rejeté ces conditions. Biden a toujours été clair à ce sujet : il est disposé à proroger New START pour cinq ans sans préconditions et amorcer la négociation d’un nouvel accord de réduction des armes offensives. Il est peu probable, toutefois, qu’il accepte la demande russe de mettre sur la table les systèmes défensifs dont il a réaffirmé la nécessité conformément à une position commune aux Démocrates et aux Républicains.
  2. L’accord sur le nucléaire iranien : Biden a fustigé le retrait, décidé par Trump, des Etats-Unis de l’accord de 2015 conclu par Obama dans le cadre P5+1. Il a promis d’y adhérer de nouveau « si l’Iran retourne à un plein respect de l’accord ». Or la principale conséquence du retrait américain a été la réimposition de sanctions « maximales » envers l’Iran. Biden est prêt à annuler dans l’immédiat celles qui empêchent Téhéran de lutter efficacement contre la pandémie de COVID-19 et le refus de visas aux ressortissants des pays musulmans. Toutefois, il souhaite renégocier l’accord pour y inclure le programme iranien de missiles et l’action extérieure de la République islamique. En tout cas, son approche a le mérite de reposer sur le dialogue et la négociation « en concertation avec les alliés européens ».
  3. La dénucléarisation de la Corée du Nord : Biden n’a pas caché sa désapprobation de la politique des sommets « pour la photo » menée par Trump et n’ayant abouti à aucun progrès vers le désarmement nucléaire de Pyongyang. Il devrait donc renouer avec des négociations, soit bilatérales soit multilatérales, susceptibles de permettre la fin de l’état de guerre et la levée des sanctions en échange du démantèlement progressif de l’arsenal nucléaire de la Corée du Nord.
  4. La doctrine américaine de défense : avec le délai nécessaire pour mettre les équipes en place, le nouveau président devrait publier sa « Nuclear Posture Review » pour se démarquer de celle de Trump en 2018 et revenir vers une doctrine plus proche de celle d’Obama en 2010. En particulier, Biden a fait adopter dans le programme démocrate la posture de non-emploi en premier qu’Obama avait échoué à faire accepter par le Pentagone. L’arme nucléaire ne devrait donc plus servir qu’à dissuader une attaque nucléaire ou à y riposter, mais en aucun cas à être utilisée pour une première frappe. Une telle initiative, si elle réussit et si Biden parvient à convaincre les autres puissances nucléaires de s’y rallier, contribuerait à réduire considérablement le risque nucléaire. Des parlementaires démocrates demandent également que le pouvoir du président de déclencher une attaque nucléaire ne soit plus solitaire mais partagé avec le Congrès. Une telle législation pourrait être adoptée par la Chambre des Représentants, mais devrait être rejetée par le Sénat.
  5. La modernisation de l’arsenal nucléaire américain : Biden devra trancher, pour le budget qu’il présentera en mars 2021, en faveur ou non de la mise en œuvre des projets lancés par Trump dans le cadre du programme de modernisation des armes nucléaires américaines de 1 200 milliards de dollars sur 30 ans déjà validé par Obama. Biden s’est déjà dit opposé à l’introduction de la tête nucléaire dite « à faible puissance » pour équiper les missiles de croisière lancés de sous-marins car elle constitue une incitation à la bataille nucléaire. Il n’est pas sûr, en revanche qu’il mette fin au programme de remplacement des missiles terrestres intercontinentaux estimé à 264 milliards de dollars comme le lui demandent plusieurs organisations telles que l’Union des Scientifiques Inquiets (UCS). De même, il restera sensible à l’influence du lobby militaro-industriel, dont une partie a financé sa campagne, et continuera à soutenir les essais d’un système de défense antimissiles pourtant jugé inefficace et inutile par les scientifiques.
  6. L’interdiction des essais nucléaires : là encore, Biden avait fustigé Trump, qui avait envisagé de mettre un terme au moratoire sur les essais nucléaires explosifs, risquant de montrer le mauvais exemple aux autres pays non parties (Chine, Inde, Pakistan, Corée du Nord). Comme ses prédécesseurs démocrates, il défend la ratification par les Etats-Unis du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE) signé en 1996. Mais il reste dépendant du Sénat qui devrait continuer à s’y opposer.

  7. Les armes nucléaires tactiques déployées en Europe : Biden ne s’est pas exprimé sur ce sujet, mais on peut s’attendre à ce que, vis-à-vis des alliés de l’OTAN, il se montre plus respectueux sans pour autant renoncer à exiger un accroissement des dépenses militaires des alliés vers la cible de 2 % du PNB. Il sait que, au sein de l’OTAN, les pays qui ont le plus peur de la Russie (Pologne, pays baltes) insistent pour maintenir et moderniser les 150 à 250 bombes à gravitation américaines réparties entre l’Allemagne, la Belgique, l’Italie, les Pays-Bas et la Turquie. En revanche, le débat sur leur réduction ou leur retrait est amorcé dans plusieurs de ces pays en Europe. Peut-être Biden préconisera-t-il de les inclure dans une nouvelle négociation avec la Russie pour obtenir le démantèlement de ses armes tactiques, plus nombreuses.
  8. Le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) : à cet égard, pas de surprise : Biden reste attaché à la dissuasion nucléaire, quoique dans des limites plus strictes définies plus haut. Il poursuivra donc la politique bipartisane de rejet du Traité d’interdiction, peut-être toutefois d’une manière moins agressive, en renonçant aux pressions exercées par Trump pour bloquer son entrée en vigueur, et ignorées par les Etats ayant subi ces menaces.

_____________________________________

* auteur de l’ouvrage L’arme nucléaire : éliminons-la avant qu’elle nous élimine (L’Harmattan).

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11 novembre 2020 3 11 /11 /novembre /2020 17:00
Albert Camus, l'icône de la révolte

Si vous avez un peu de temps libre, je vous recommande vivement de regarder ce documentaire exceptionnel sur Albert Camus.

 

Sa diffusion le 4 janvier 2020 pour le 60ème anniversaire de sa mort a eu un beau succès. Il vient d’être rediffusé cet après-midi sur Public Sénat.

 

Je suis sûr qu'en le regardant, vous éprouverez autant de plaisir que moi.

 

« 60 ans après sa mort Camus est plus actuel que jamais. Ce film, aussi original dans le fond que dans la forme, raconte cet écrivain comme vous ne l'avez jamais vu. Vivant.

Catherine Camus, Abd Al Malik, Raphael Enthoven et bien d'autres nous révèle un homme vibrant, plein de contradictions, comme nous tous. Généreux et égoïste, solitaire et solidaire. Loin du Saint laïc trop souvent idolâtrée.

Dans notre époque haineuse, clivée, où l'insulte a remplacé le dialogue, où le brouhaha médiatique se substitue au dialogue, son honnêteté intellectuelle, son courage a beaucoup à nous dire.

"Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde" écrit-il. Dans nos temps de confusion, nous devrions l'écouter. Le relire.

Camus parle à tous. Véritable Icône Pop, chaque génération se le réapproprie de Patti Smith à The Cure, d'Adb Al Malik à Coppola. Sur Instagram, Albert Camus inspire le monde entier: street artistes, musiciens, cinéastes... »

 

Lire aussi à propos d'Albert Camus: l’article de Philippe Lançon publié dans Libération du 2 janvier 2010

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9 novembre 2020 1 09 /11 /novembre /2020 18:48
Pour un rehaussement de l’ambition climatique,

Les multiples crises en cours ne doivent pas faire perdre de vue l’urgence climatique qui risque d’aggraver  toutes les autres.

C'est l'objet de ce texte rédigé à l'initiative de Pierre Calame, que j'ai signé (voir ci-dessous la liste des 114 signataires) et qui a pour objet d'alerter l'opinion sur cette urgence.

*************

Pour un rehaussement de l’ambition climatique, couplant obligation de résultat et justice sociale

 

 Les faits sont cruels. Après trente ans de discours, d’avertissements catastrophiques, de traités internationaux, de marches de protestation, d’appels à responsabilité, seules les crises économiques et sanitaires, la crise financière de 2008 ou la crise sanitaire de 2020 ont été en mesure de réduire, temporairement, l’émission mondiale de gaz à effet de serre. Ce qui signifie que malgré toutes les déclarations d’intention notre modèle économique repose, comme par le passé, sur une forte corrélation entre PIB et empreinte écologique.

Les tendances ne sont pas identiques dans toutes les régions du monde. En Europe comme en France, les émissions territoriales sont en net recul. Mais ce recul est en grande partie en trompe l’œil du fait des émissions induites par les importations qui n’apparaissent pas sur notre territoire mais font partie de notre empreinte écologique. C’est ce que vient de nous rappeler, en octobre 2020, le rapport du Haut Conseil pour le Climat. Il montre que notre empreinte carbone a augmenté de 1995 à 2005 et connaît depuis lors une diminution, se situant aujourd’hui autour de 11,5 tonnes par habitant et par an, au même niveau qu’en 1995. Depuis les années 2010 les émissions importées ont dépassé les émissions sur le territoire national.

Un changement radical de notre modèle de vie et de développement s’impose. Qui en doute encore ? Mais comment changer de braquet ? Avec quels outils économiques ? Motus et bouche cousue.

Organisons en France un débat ouvert sur la manière d’être à la hauteur des engagements que nous prenons. Passons d’une obligation de moyens à une obligation de résultat. Nous nous sommes engagés à plafonner notre empreinte carbone globale annuelle et réduire le plafond de 6 à 7 % par an. Débattons publiquement de la manière de le faire en conciliant l’efficacité des moyens engagés et l’exigence de justice sociale sans laquelle la charge de l’ajustement sera inévitablement reportée sur les plus pauvres. Débat d’autant plus urgent que c’est à l’échelle de l’Union européenne et dans le cadre du Nouveau Pacte Vert que doit s’organiser, du fait de l’ampleur des échanges intra-européens, ce passage d’obligations de moyens à une obligation de résultat.

Nous appelons les scientifiques, les économistes, les différentes composantes de la société à accepter un débat ouvert sur les solutions respectant cette double obligation de résultat. Nous proposons que les alternatives mises en évidence par ce débat fassent ensuite l’objet d’une délibération citoyenne, dont la récente Convention citoyenne pour le climat a montré avec quel enthousiasme et quel sérieux les citoyens pouvaient se saisir de questions réputées complexes mais qui engagent l’avenir.

 

Signataires

 

Pierre Calame, président d'honneur de la Fondation Charles-Léopold Mayer pour le progrès de l'homme, fondateur de Citego

Dominique Méda, directrice de l'IRISSO, Université Paris Dauphine

Jean Jouzel, CESE, président d'honneur de Agir pour le climat, ancien vice-président du GIEC

Christian de Perthuis, Professeur d'économie à l'Université Paris Dauphine, Fondateur de la Chaire Économie du Climat

Géraud Guibert, président de la Fabrique écologique,

Michel Berry, directeur de l’École de Paris du Management,

Armel Prieur, président de l'association pour l'emploi sans carbone,

Corinne Lepage, ancienne ministre, fondatrice du Comité 21,

Bettina Laville, présidente du Comité 21,

Michèle Rivasi, députée européenne,

Patrick Fremeaux, éditeur des philosophes,

Maxime Blondeau, président du Printemps écologique,

Armel Le Coz, président de Démocratie Ouverte,

Michel Derdevet, secrétaire général, directoire d’Enedis,

Anne Girault, présidente de l'ABC (bilan carbone),

Nicolas Dufrêne, directeur de l'Institut Rousseau,

Andrea Caro Gomez, artiste, coordinatrice du mouvement SOL (monnaies locales),

Gilles Berhault, président d'honneur du Comité 21,

Patrick Duncan, ancien directeur au CNRS de Chizé,

Dominique Vedy, militant à Val d'Oise environnement (FNE), 

Vincent Berthet, Scop Développements et Humanisme, administrateur Union des Scop Auvergne-Rhône-Alpes,

Bruno Parmentier, ancien directeur de l'école d'agriculture d'Angers,

Michel Cucchi, directeur d'hôpital,

Dominique Bourg, philosophe, directeur de la rédaction de La Pensée écologique

Alain Dubois, président des Acteurs Régionaux du Développement Durable,

André Bosquart, ensemble pour le climat Villeneuve d'ascq nord,

Guillaume Delacourt, fondateur d'Ambition commune, Tourcoing,

Laurent Dubreucq, 

Jean-Yves Rossignol, responsable d'Ingénierie carbone,

Véronique Fauvernier, 

Hugues Sibille, président du Labo de l'ESS,

Benjamin Moron-Puech, enseignant-chercheur à l'Université Panthéon-Assas (Paris II),

Jacques Billière-George, 

Yannick Régnier, responsable Territoires au CLER - Réseau pour la transition énergétique,

Roland Pérez, universitaire,

Augustin Berque, géographe et philosophe, Prix Cosmos international 2018,

Joseph Tarradellas, professeur Honoraire EPFL,

Alexandre Jost, fondateur Fabrique Spinoza

Samuel Thirion, secrétaire Général de TOGETHER, Réseau International des Territoires de Coresponsabilité,

Pierre Caro, président association A6 retraite et long vieillissement,

Denis Clerc, économiste,

Aurélien Boutaud, environnementaliste,

François Warlop, agronome (Sciences citoyennes),

Michel Godron, 

Gérard Defois, ecclésiastique retraité,

France Joubert, CESER Nouvelle-Aquitaine,

André Decoster, président Association Busabiclou,

Philippe Derudder, fondateur de la Monnaie du bien commun,

Marina Déak, réalisatrice,

Yves Berthelot, convivialiste et membre du Réseau international pour une économie humaine,

Yves Cochet, ancien ministre de l'environnement, 

Bernard Dhorne, Lou Vieil,

Markus Luethi, Fondation Charles-Léopold Mayer pour le progrès de l'homme,

Michel Adam, ingéniérie sociale,

Patricia Kasperet, engagée,

Jacques Fradin, président co-fondateur du GIECO-IPBC,

Antoine Anderson, chargé de mission,

Maxime Bono, maire honoraire de La Rochelle,

Christine Bisch, animatrice de groupes de parole et d'entraide créative,

Philippe Vialatte, citoyen,

Christophe Bayle, 

Delphine Lalu, présidente de la Section des Activités économiques du CESE,

Louis-Marie Blanchard, co-fondateur des Citoyens pour le Renouvellement de la Démocratie (Les CRD),

Thierry Paquot, philosophe,

Christophe Blavot, entrepreneur écologie industrielle et territoriale,

Patrick Viveret, ancien conseiller à la Cour des comptes, auteur de "Reconsidérer La Richesse",

Cathy Dupuy, 

Dominique Figeat, économiste urbaniste,

Paul Quilès, ancien ministre, ancien maire de Cordes sur Ciel,

Jean-François Caron, maire de Loos en Gohelle,

Paul Tran Van Thinh, négociateur honoraire de l'Union européenne,

Nacera Aknak Khan, coordinatrice CULTURE du trimestriel XXI,

Nils Ohlund, comédien, metteur en scène et animateur de sociocratie,

Claude Jourdren, engagé dans la transition éthique et écologique de l'économie, l'agriculture et l'alimentation,

Bertrand Charrier, physicien, ancien responsable Innovation, Agence Française de Développement,

Geneviève Ancel, co fondatrice des Dialogues en humanité,

Christophe Beau, paysan vigneron,

Georges Garcia, La Voie Bleue, 

Laurent Zibell, ingénieur et économiste, consultant en politiques d'environnement,

Hanna Clairière, chercheuse,

Chantal Pacteau, biologiste, directrice de recherche au CNRS, 

Régis Ribette, professeur honoraire du Conservatoire National des Arts et Métiers,

Lionel Bécus, 

Etienne Godinot, membre cofondateur du Mouvement pour une Alternative Non-violente,

Jean-Yves Pineau, directeur des Localos,

Fanny Duchemin, professeure des écoles, membre du collectif Paris Bascule,

Erick Hénault-Colle, écologiste "Société Civile" Producteur EnR,

Claude Leclère, écologiste,

Philippe Biutin, Fructor,

Sylvain Boucherand, CEO et directeur conseil RSE - Biodiversité - Innovation,

Morgane Schlumberger, 

Mark Ritchie, 

Patricia Chilton, 

George Tsobanoglou, University of the Aegean, Greece,

Alfonso Cotera, secretario técnico RIPESS LAC

Zaued Do'a, agronome,

John McClintock, 

Éric Fourreau, directeur de la revue Dard/Dard, 

Johnson Palakkappillil, 

Jean-François Hérouard, écologiste,

Gabrielle Rossi, 

Jean-Claude Mairal, président de Planète Jeunes Reporters, 

Vianney Languille, chef de projet pour le spatial,

Jezabel Couppey-Soubeyran, économiste, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne & Institut Veblen,

Xavier Normand, maire de Castanet-Tolosan,

Pierre Léna, professeur émérite, Université & Observatoire de Paris, 

Philippe Dubois,

Pascal Devolder, CNRS,

Hervé Cellard, 

Christophe Mandereau, directeur Aristot, 

Guillaume Roux, pilote de ligne,

Patrick Breaud, X-IGF,

Bernard Fortier, artisan,

Jean-Loup Chappelet, professeur émérite de l'Université de Lausanne, 

Marc Pena, chef d'entreprise,

Gustave Massiah, économiste altermondialiste,

Jean-Baptiste Dusson, Résistance Climatique

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7 novembre 2020 6 07 /11 /novembre /2020 20:24
Trump et DieuTrump et Dieu

Après leur décès, Georges Bush, Barack Obama et Donald Trump ont un entretien avec Dieu.
 
Dieu demande à Bush : en quoi croyez vous ?
Bush répond : je crois au libre échange, et en une nation américaine forte.
Dieu est impressionné et dit à Bush : bien, venez vous assoir à ma droite.
 
Ensuite, Dieu demande à Obama : en quoi croyez vous ?
Obama répond : je crois au pouvoir de la démocratie, à l’aide des pauvres et à la paix dans le monde.
Dieu est très impressionné par la réponse d’Obama et lui dit : très bien, venez vous asseoir à ma gauche.
 
Enfin, Dieu demande à Trump : en quoi croyez vous ?
Trump répond : je crois que vous êtes assis à ma place.

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7 novembre 2020 6 07 /11 /novembre /2020 12:35
Hassan Rohani remporte la présidentielle américaine

Excellente analyse de mon ami Jean Colomès sur une des conséquences en matière internationale de la probable élection de Jo Biden à la Présidence des Etats-Unis.

 

**************

 

     Il est 7 heures, ce samedi matin et officiellement, on ne sait toujours pas quel sera le nom de celui qui, le 20 janvier prochain, sera investi quarante-sixième Président des Etats-Unis.

 

     Officieusement, les choses se précisent. Et le président iranien Hassan Rohani, se rapproche de son objectif à savoir réintroduire son pays dans le concert des nations.

 

     Ce pays, Trump s'était promis de l'étrangler et de sceller la fin du régime des mollahs. Evidemment, le pouvoir instauré par l'ayatollah Khomeini après le départ du Shah en janvier 1979, n'est pas un modèle dé démocratie. Le Shah avait, avec l'appui des Etats -Unis, instauré en Iran une dictature. D'immenses manifestations l'avaient à la fin des années 70 contraint au départ. De retour de Neauphle-le-Château Khomeini imposera à l'Iran, l'instauration d'une république islamique.

 

     Si le pouvoir autoritaire qui gouverne l'Iran s'apparente aujourd'hui aussi à une dictature, les valeurs démocratiques en ont également pris un sacré coup outre-atlantique au cours des quatre dernières années. Le spectacle auquel nous assistons actuellement est affligeant !

 

     Un président battu dans les urnes et qui refuse d'admettre sa défaite, on pensait qu'il s'agissait d'une spécialité vénézuelienne. Il n'en est rien, le pauvre Guaido qui, pour chasser Maduro, s'était auto-proclamé président du Vénézuela avec le soutien de Trump, va perdre son allié le plus fidèle.

 

     Au Brésil c'est pire, son président Jair Bolsonaro voit son modèle américain disparaître, et va devoir se tourner vers le Reïs turc Erdogan s'il veut trouver un allié à sa taille.

 

     Quant à la marionnette de Corée du Nord, elle sera privée d'un troisième sommet au cours duquel elle aurait pu montrer à l'actuel président américain combien les missiles dont elle a doté son pays peuvent le concurrencer dans les menaces que l'un et l'autre font peser sur la paix mondiale.

 

     Ces menaces, le Président Obama les avait éloignées en acceptant de signer le 13 juillet 2015 les accords portant sur le processus de dénucléarisation de l'Iran. Ce pays acceptait sous contrôle international de mettre un terme au processus devant aboutir à le doter de l'arme nucléaire, moyennant quoi, les sanctions économiques frappant l'Iran étaient progressivement levées.

 

     Ces accords avaient permis de soulager le peuple iranien qui avait vu la situation économique du pays s'améliorer alors que la menace que le régime des mollahs faisait peser sur la paix mondiale, se trouvait muselée par le strict contrôle qu'exerçait l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA). Une telle situation ne pouvait satisfaire le président américain qui, sitôt élu, s'était empressé de dénoncer ces accords et avait adopté de lourdes sanctions contre les pays qui continueraient à entretenir des relations commerciales avec l'Iran.

 

     Il en fit de même avec les Accords de Paris sur le climat entraînant aussi son ami Bolsonaro qui  à son tour refusa de prendre des engagements à ce titre, lors de la COP 25 en décembre 2019.

 

   On peut raisonnablement espérer que la prochaine administration américaine révisera la position de la précédente et que les Etats-Unis reprendront leur place sur ces sujets qui menacent la paix et notre sécurité. Quelques engagements ont été pris par celui qui sera installé le 20 janvier. Même si le Sénat reste à majorité républicaine ce qui ne facilitera pas les choses, il conviendra de les respecter.

 

     En Iran, l'actuel président Rohani élu au suffrage universel, doit ferrailler avec son opposition ultra-conservatrice qui lui reproche de s'être fait « rouler dans la farine » par le monde occidental et d'avoir signé des accords qui nuiraient gravement aux intérêts du pays. On sait que dans l'ancienne Perse, le pouvoir suprême est entre les mains de l'actuel "Guide de la Révolution".

     La bouffée d'oxygène viendra très certainement du « grand Satan » et de son nouveau président qui devrait permettre au Président de la République Islamique de desserrer l'étau économique qui étrangle actuellement l'Iran.

 

    Au point que l'on peut se demander si Hassan Rohani ne sera pas le vainqueur de cette élection qui n'en finit pas de retarder son dénouement.

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7 novembre 2020 6 07 /11 /novembre /2020 12:13

Interview que j'ai donné au Tarn libre et publié aujourd'hui.

 

*************
1- Quelle est votre réaction après l'annonce de la 50e ratification du TIAN ?

 

     C’est la satisfaction de voir les efforts de la société civile et de nombreux gouvernements couronnés de succès.

 

     Il faut bien réaliser que nous sommes 75 ans après les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki et de la décision des Nations Unies d’interdire les armes atomiques. N’oublions pas non plus il y a 50 ans l’entrée en vigueur du Traité de non-prolifération (TNP) obligeant au désarmement nucléaire.

 

     Même si la prochaine entrée en vigueur du TIAN ne règle pas tout, je trouve encourageant pour tous ceux qui militent en faveur du désarmement nucléaire -dont je suis, avec IDN-Initiatives pour le désarmement nucléaire- que la majorité des pays du monde disent : « Il est grand temps d’abolir cette arme qui fait peser sur la planète et l’humanité la menace d’une destruction totale ».    

 

 
2-Qu'est-ce que cela change en sachant que les pays détenant l'arme nucléaire (dont la France) s'opposent au TIAN ?

 

 

     Les puissances nucléaires ont cru pouvoir indéfiniment et impunément imposer leur conception égoïste de la sécurité, qui repose sur la menace de destruction massive de l’adversaire, en faisant courir le risque d’une destruction de l’humanité.

 

     Aujourd’hui, elles se retrouvent isolées face à la volonté de la communauté internationale. Elles ne pourront plus continuer d’affirmer que la dissuasion nucléaire est légitime, puisqu’une nouvelle norme d’interdiction sera consacrée, et que ces armes seront désormais illégales au regard du droit international. Il était en effet anormal qu’elles soient les seules armes de destruction massive à ne pas l’être, contrairement, par exemple, aux armes chimiques et biologiques.

 

     Comme de précédents traités de désarmement non ratifiés par certaines grandes puissances, le TIAN aura des effets indirects et exercera une pression sur leur politique en vue de nouvelles réductions de leurs arsenaux.

 


3-En 2020, y-a-t-il un risque de guerre nucléaire ?

 

 

     Pour de nombreux experts, y compris d’anciens dirigeants, civils et militaires, de puissances nucléaires, le risque de détonation intentionnelle, accidentelle ou terroriste d’armes nucléaires est bien plus élevé que pendant la Guerre froide.

 

     Il est aggravé par le comportement de responsables imprévisibles, par certaines doctrines d’emploi précoce de l’arme nucléaire, par le développement d’armes plus facilement « utilisables » en cas de conflit (missiles de croisière, missiles hypersoniques, armes dites tactiques…..), sans compter les risques de piratage des systèmes informatiques de commandement.

 

     En attendant que soit mis en œuvre un programme de réduction puis d’élimination des armes nucléaires, il devient urgent de prendre au niveau international des mesures telles que la réduction des niveaux d’alerte et l’abaissement du seuil d’emploi des armes nucléaires.

 

     Alors que se termine cette terrible année 2020 avec tous ces événements « imprévus », pourtant annoncés depuis des années, je ne peux m’empêcher de penser à cette mise en garde de quelques responsables politiques, qui alertent sur le risque monstrueux d’une explosion nucléaire en disant « on ne peut pas continuer à miser uniquement sur le chance ».*

 

_______________________________________________________

* Lire à ce sujet mon recueil de 40 courtes citations qui émanent de personnalités ayant exercé des fonctions importantes dans leurs pays ou au niveau international : chefs d’État, ministres, généraux, intellectuels, scientifiques, membres d’ONG… http://paul.quiles.over-blog.com/2017/09/pour-eviter-d-appuyer-sur-le-bouton-nucleaire.htm

Les armes nucléaires seront désormais illégales

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Faites connaissance avec IDN

 (Initiatives pour le désarmement nucléaire),

dont Paul Quilès est président.

IDN travaille chaque jour à la réduction des arsenaux nucléaires et du risque, intentionnel ou non, d’utilisation de l’arme nucléaire.

IDN oeuvre à construire un monde sans armes nucléaires, pour une paix et une sécurité internationale durables.

Faites connaissance avec

Cordes sur Ciel,

la cité médiévale dont Paul Quilès a été le maire pendant 25 ans.

cordes-nuages-8-bp--R-solution-de-l--cran-.jpg 

site de l'Office du tourisme 

Bibliographie

- 2018: L'illusion nucléaire- La face cachée de la bombe atomique (avec Jean-Marie Collin et Michel Drain)

- 2017: Quelques citations sur les armes nucléaires

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  

- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu) 

- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff ) 

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï) 

- 1992: Nous vivons une époque intéressante 

- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez