Si vous souhaitez le lire, réagir et participer au débat lancé par Gauche Avenir, cliquez ici.
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Repères
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"Avoir de l'espoir, ce n'est pas croire que les choses vont se passer bien, mais c'est croire qu'elles auront du sens" (Vaclav Havel)
Avec des intellectuels et des responsables politiques, syndicaux, associatifs, issus de
différentes sensibilités de la gauche, nous avons lancé l'appel de "Gauche Avenir".
Face
à une droite décomplexée, il s'agit de redonner espoir à celles et à ceux qui se reconnaissent dans la gauche, dans une démarche qui s'appuie sur une volonté de dialogue,
d'écoute et d'ouverture.
Signez l’appel www.gaucheavenir.org
Retrouvez des informations sur Gauche Avenir dans ce
blog
Qu’il s’agisse de la vie politique nationale ou internationale, les mêmes évènements ont tendance à se répéter, les solutions avancent très lentement.
On trouvera dans cette rubrique des textes et des analyses de Paul Quilès qui restent
d’actualité :
- Permettre au Parlement de contrôler l’application des lois (6/12/2005)
- Ce que François Mitterrand nous a appris
(3/1/2006)
- Le combat de Jaurès pour Dreyfus
(22/6/2006)
- Darfour : lettre de Paul Quilès aux directeurs des
grands médias (9/10/2006)
- Rwanda : interview de Paul Quilès dans Libération
(24/11/2006)
- Darfour : silence, on meurt
(2/12/2006)
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A lire:
Un livre de Paul Quilès et Alexandra Novosseloff
paru aux éditions "Les Portes du Monde"
Acheter le livre à la FNAC
Lire le résumé
Un beau livre d’ALEXANDRA NOVOSSELOFF et FRANK
NEISSE, illustré de 180 photos, à mi-chemin entre le carnet de voyage et l’essai de géopolitique,
pour mieux comprendre la vie près des murs qui séparent encore les hommes.
Gauche Avenir souhaite que ce débat contribue à l’Unité de la Gauche et à un nouveau projet
politique.
Entre l’appel lancé en juin 2007 par les 18 premiers signataires et la sortie de l’ouvrage « Fiers d’être de gauche », un travail collectif et démocratique énorme a été entrepris:
- 4 Juin 2007 : appel des 18 signataires fondateurs
- 3 Juillet 2007 : Assemblée Générale des premiers signataires ; 5 rapports introductifs pour les débats futurs devant 300 participants ; constitution de 7 groupes de débat issus de l’AG, avec demande de contributions
L’idée commence à s’imposer d’un document de synthèse qui pourrait servir de Charte de l’Unité de la Gauche
- Septembre 2007 : publication des « 7 clés du renouveau de la gauche », qui confirme la démarche
- 13 réunions territoriales touchant environ un millier de personnes
- 5 auditions publiques : Liem Hoang Ngoc, Emmanuel Todd, Jacques Généreux, Eric Dupin, Jacques Landfried
- Janvier 2008 : premier canevas établi à partir de tous les documents parvenus
- Constitution d’un collectif de rédaction. Mise au point du canevas et présentation aux 18 fondateurs
- 15 février 2008 : soumission du plan détaillé à une AG (200 personnes) ; appel à amendements et contributions
- Analyse des 76 contributions et travail documentaire
- 26 mars 2008 : tenue du « Forum du désenvoûtement idéologique »
- 1er avril 2008 : soumission du texte final aux 18 fondateurs
- 25 avril 2008 : version finale
- 5 mai 2008 : sortie du livre « Fiers d’être de gauche »
Au delà de ces contributions, de ces réunions, de ces auditions, nous avons largement puisé dans de nombreux travaux de sociologues, de politologues et d’économistes, car beaucoup convergent pour dire qu’on ne peut plus continuer comme cela et pour plaider en faveur de solutions radicales et rapides. Cette richesse intellectuelle rejoint le vécu que, comme militants politiques ou associatifs, comme élus, nous rencontrons chaque jour sur le terrain. La parole populaire et les abstentions électorales plaident en faveur d’un bouleversement politique à gauche.
Le fait d’avoir pu débattre entre communistes, socialistes, écologistes, républicains de progrès, altermondialistes, ...nous a aussi été d’un apport considérable. A condition de se débarrasser des vieux préjugés, la richesse de la gauche réunie est bien supérieure à celle de chacune de ses parties.
Vous trouverez plus de détails sur cet ouvrage en consultant le site www.gaucheavenir.org dans les prochains jours.
Pierre Bérégovoy était un ami. C’était aussi un camarade socialiste et le chef du gouvernement dans lequel je fus ministre de l’intérieur. C’est dire si sa mort brutale le 1er mai 1993 m’a affecté.
Or, en me réveillant ce matin et en écoutant la radio avant d’aller, comme chaque 1er mai, à la rencontre de mes amis syndicalistes de Carmaux, j’ai eu la surprise d’entendre un reportage qui m’a révulsé.
Il s’agissait d’un long commentaire sur une enquête journalistique concernant les conditions du suicide de Pierre Bérégovoy. Je passe sur les détails morbides, pour en arriver à la conclusion : toutes ces supputations semblent « sans fondement », mais il fallait bien en parler….puisque certains, qui exploitent et alimentent sans vergogne la rumeur, en ont parlé !
En ce jour du 15ème anniversaire de sa mort tragique, j’aurais préféré qu’on rappelle l’homme qu’il a été et son parcours exceptionnel: celui du syndicaliste ouvrier, devenu militant politique, puis responsable au plus haut niveau avant de devenir ministre puis premier ministre.
Qu’il ait commis des erreurs, c’est probable, mais qui n’en commet pas dans l’action politique ? Cela ne saurait pour autant justifier les campagnes haineuses dont il fut l’objet de la part de ses adversaires politiques et son honneur « jeté aux chiens », pour reprendre la formule de François Mitterrand lors des obsèques de Pierre Bérégovoy à Nevers.
Il n’avait pas supporté la violence de cette mise en cause et je me souviens de sa tristesse lorsque certains « amis » se sont éloignés de lui, au moment où il avait besoin de soutien.
Je me souviens aussi de sa réaction indignée, lorsque, ministre de l’intérieur, je l’ai informé des « révélations » qui allaient être publiées sur le prêt sans intérêt qui lui avait été consenti.
Je me souviens de son écoeurement après cette séance pénible du Comité Directeur du PS à la Maison de la chimie, quelques semaines après les élections législatives. Il s’agissait de tirer les leçons de la sévère défaite de la gauche et certains responsables socialistes avaient préféré le prendre comme bouc émissaire en le présentant comme responsable principal de l’échec.
Je me souviens enfin de ce soir, quelques jours avant son suicide, où il est venu me voir dans mon bureau à l’Assemblée Nationale. Il était totalement déprimé et ne cessait de répéter : « Paul, franchement, est-ce que tu crois qu’on a mérité ça ? ». Je me suis dit plus tard que ce devait être un message : « ça », c’était probablement ce qu’il subissait et le sentiment d’être abandonné par ses « amis ».
Alors, depuis ce jour, je sais qu’il faut utiliser avec beaucoup de discernement le beau mot d’ « ami »….surtout en politique, où il donne souvent lieu à un abus de langage, auquel je recommande à mes amis (les vrais) de ne pas se livrer.
Dans quelques jours, le Parlement aura à se
prononcer sur la réforme des institutions voulue par Nicolas Sarkozy. On entend dire qu’il s’agirait d’une grande avancée destinée à équilibrer les pouvoirs, en limitant ceux du Président et du
gouvernement. Qu’en est-il en réalité ?
La décision prise en 1962 d’élire au suffrage universel le Président de la République a transformé la légitimité du pouvoir exécutif sous la Vème République. Le général De
Gaulle n’affirmait-il pas le 31 janvier 1964 que « l’autorité indivisible de l’Etat est déléguée tout entière au Président de la République ; qu’il n’y a aucune autorité ministérielle,
ni civile, ni militaire, ni judiciaire qui puisse être conférée ou maintenue autrement que par lui… »? Ces institutions portaient en elles les dérives auxquelles on a
assisté : accentuation du prétendu « domaine réservé » du Président, effacement du Premier ministre, Parlement corseté et sans réel
pouvoir.
Ce n’est malheureusement pas la « modernisation » voulu par l’hyper- président actuel qui changera les choses. En effet,
au-delà des améliorations qui sont annoncées concernant de nouvelles prérogatives pour le Parlement et dont je ne plaindrai pas*, cette
réforme risque au contraire de consolider, si elle est votée, la pratique personnelle du pouvoir dans laquelle Nicolas Sarkozy s’est engagé depuis son
élection.
Jusqu’ici, le premier ministre et les ministres exécutaient, en période de coïncidence des majorités présidentielle et parlementaire, la politique sur laquelle le Président de la République avait
été élu. Mais celui-ci se réservait un rôle d’expression d’un intérêt national supérieur, au-delà des clivages du moment. Le Premier ministre, de son côté, conservait une marge d’autonomie à la fois dans la formulation détaillée des politiques et dans la réponse aux difficultés de la conjoncture. Son autorité sur
les administrations confortait cette autonomie. Ce n’est qu’en cas de nécessité ou pour définir une ligne de conduite en matière internationale ou de défense que le Président intervenait
directement en faisant jouer le poids de son autorité propre. Le Premier ministre avait en outre la tâche plus particulière de veiller à la cohésion de la majorité
parlementaire.
En accaparant de fait la totalité du pouvoir exécutif, Nicolas Sarkozy remet en cause cette pratique. Non seulement il dicte aux ministres la conduite générale à tenir dans les différents
domaines de l’action publique, mais il leur fait prendre telle ou telle mesure ponctuelle qu’il juge opportune.
On comprend dès lors pourquoi il tient tant à ce que la Constitution lui permette de s’adresser directement au Parlement, donnant ainsi une
base juridique à sa pratique des institutions. Le gouvernement, pourtant responsable devant l’Assemblée nationale, n’aurait plus qu’un rôle d’exécution et de mise en forme législative des
annonces présidentielles.
Un Président irresponsable
D’après la Constitution, le Parlement n’a aucun moyen de contraindre le Président de la République à rendre compte de son action, à la justifier et encore moins à démissionner. Son intervention
devant le Parlement aggravera cette situation déjà préoccupante. C’est lui qui décidera seul du moment de son allocution. Il n’aura à répondre à aucune interpellation. Son discours ne pourra tout
au plus donner lieu qu’à des commentaires auxquels il ne sera pas tenu de réagir.
L’irresponsabilité du Président a trouvé jusqu’ici une atténuation dans la responsabilité du gouvernement. Tant que ce dernier garde un rôle propre et qu’il agit en fonction d’un programme
approuvé par l’Assemblée nationale, les procédures habituelles du contrôle parlementaire gardent leur pertinence. Si, en revanche, le gouvernement perd toute autonomie politique, les débats
parlementaires en présence des ministres s’apparentent à un théâtre d’ombres. Le Parlement se trouve privé de toute possibilité de débattre des circonstances dans lesquelles ont été prises la
plupart des grandes décisions politiques, puisqu’elles procèdent directement du Président de la République.
Quant aux mesures destinées à renforcer les pouvoirs du Parlement, certaines d’entre elles représenteraient un réel progrès, si le travail
parlementaire ne se limitait pas désormais à la transposition législative et réglementaire des choix préalables du Président. Pour la majorité, il ne s’agit plus que d’un ajustement à la marge de
textes écrits ailleurs et, pour l’opposition, d’interpellations et de critiques adressées à un gouvernement privé de toute capacité d’action autonome.
Sous son apparence anodine, le pouvoir d’intervention directe du Président de la République devant le Parlement ne manquerait pas de provoquer un changement fondamental des règles du jeu
politique, en renforçant le pouvoir d’un seul. C’est ce que Nicolas Sarkozy appelle « une démocratie exemplaire » ! Décidément, avec lui, les mots finissent par perdre
leur sens.
* La plupart d’entre elles figuraient dans mon livre « les 577, des députés, pour quoi faire ? » (avril 2001)
Dans le cadre de la préparation par Gauche Avenir du banquet républicain
du 5 Mai à Choisy-le-Roi, je vous invite à lire la tribune publiée par Jean-Pierre Chevènement, président
d'honneur du Mouvement républicain et citoyen dans le Monde du 24 Avril 2008.
Son analyse vient conforter l'initiative que nous avons prise avec Marie Noëlle Lienemann, avec notre proposition de réfléchir à la constitution d'un grand parti de toute la gauche.
"Certains, à gauche, comptent sur la puissance du rejet du pouvoir en place : il suffirait, à leurs yeux, que le Parti socialiste désigne demain un candidat
crédible, en cohérence avec le projet social-libéral qu'il porte depuis 1983, éventuellement corrigé à la marge. Pour d'autres, les trois échecs successifs du candidat socialiste à l'élection
présidentielle (1995, 2002, 2007) ne sont pas l'effet du hasard, mais la conséquence d'une rupture profonde avec les couches populaires que Ségolène Royal n'a comblé qu'en partie en
2007.
La reconquête de l'électorat populaire n'est pas possible à partir de l'existant. Elle passe par l'organisation d'un électrochoc puissant, débouchant sur la création d'un grand parti de toute la gauche, à condition bien entendu qu'il porte un projet à la hauteur des défis de la crise qui vient. Le mouvement socialiste, depuis les origines, n'a jamais fait l'économie d'une critique du capitalisme de son temps. La refondation de la gauche aujourd'hui ne peut davantage faire l'économie d'une critique approfondie de la globalisation"....lire la suite
"Je considère que, s’il doit éventuellement être fait des économies dans cet établissement que je connais bien, ce n’est surtout pas du côté de la recherche météorologique, ni du côté des services de proximité que sont les Centres Départementaux. Au moment où le réchauffement climatique laisse entrevoir une recrudescence possible des phénomènes météorologiques extrêmes, il est indispensable de soutenir tant l’amélioration des prévisions que les capacités d’action et d’aide à la décision à disposition des élus locaux, des Préfets et Services de Sécurité Civile face à une crise météorologique.
Je rappelais au Ministre d’Etat que notre société affiche une vulnérabilité accrue face à ces aléas météorologiques, dont les conséquences humaines et économiques deviennent préoccupantes. La France est régulièrement touchée par des catastrophes naturelles et les pouvoirs publics doivent répondre à une exigence croissante de la part des populations devant le risque météorologique.
Lorsque j’ai eu la tutelle de Météo- France comme ministre de l’Equipement, j’ai appuyé le développement de ces centres, puis, comme ministre de l’Intérieur en charge de la sécurité civile, j’ai pu apprécier leur collaboration. Je sais qu’ils contribuent grandement, par leur réactivité et leur esprit d’initiative au soutien météorologique opérationnel et efficace des élus des petites communes confrontés à une crise météorologique. Le maire, directeur des opérations de secours, est le premier représentant des pouvoirs publics sur le front de la gestion de crise et s’appuie, à ce titre, sur son Centre Départemental de la Météorologie. Leur connaissance fine de la topo-climatologie locale est précieuse et ce n’est pas demain qu’elle pourra être modélisée.
La contribution de ces centres est également nécessaire dans la réflexion des services déconcentrés liée aux plans de prévention des risques naturels prévisibles. Leur participation est très utile dans le travail coopératif nécessaire à la réalisation des plans communaux de sauvegarde spécifiés dans la loi de modernisation de la sécurité civile.
Si je comprends la nécessité de moderniser nos capacités collectives d’appui et de conseil météorologique, il me semble qu’on ne peut envisager de réduire les moyens locaux d’action des maires de petites communes, souvent en difficulté face aux catastrophes météorologiques. L’action de l’Etat doit viser à consolider et renforcer son appui aux maires en charge de la mission prioritaire de sécurité des personnes et des biens, notamment lors des crises météorologiques.
C’est pourquoi, je vous demande de bien vouloir faire examiner avec la plus grande attention les conséquences que pourrait avoir sur la sécurité des populations en situation de crise météorologique une réforme ayant pour objet essentiel de réaliser des économies."
Les manifestations qui accompagnent le parcours mouvementé de la flamme olympique ont au moins un mérite : celui de faire éclater au grand jour l’hypocrisie des uns, la naïveté des
autres.
Hypocrisie du CIO et de tous les politiques qui ont fait le choix de Pékin, en feignant d’ignorer la nature du régime chinois, mélange de ce qui reste du stalinisme et de capitalisme le plus sauvage. Hypocrisie aussi de tous ceux qui nous rebattent les oreilles avec les « valeurs de l’olympisme », alors qu’ils savent bien que l’organisation des JO (et, d’une certaine façon, leur finalité) est de plus en plus tributaire de considérations financières et mercantiles.
Naïveté que de croire que la tenue des JO dans un pays non démocratique peut améliorer le sort des droits de l’Homme ou infléchir une politique brutale. N’ayons pas la mémoire courte. En 1936, Hitler n’a pas abandonné les visées criminelles du nazisme, parce que les JO se tenaient à Berlin ! En 1968, c’est une répression sanglante qui a précédé de peu les JO de Mexico ! En 1980, les Soviétiques n’ont pas quitté l’Afghanistan, parce que les JO allaient se dérouler à Moscou !
Quant au dernier argument en vogue –« ne pas faire de peine au gouvernement chinois, parce qu’il pourrait pratiquer
des rétorsions commerciales »- il est tout simplement pitoyable. Si la décision de confier l’organisation des JO de 2008 à la Chine a de toute évidence été une faute, que l’on nous épargne
au moins de tels arguments. Et surtout, que la lutte pour les droits de l’Homme ne se limite pas à quelques phrases grandiloquentes, prononcées sous le coup de l’émotion, ou à quelques slogans
sans lendemain, vite contredits par des actes soi disant imposés par la « raison d’Etat ».
Ce n’est pas ainsi que, sportifs ou simples citoyens, nous lutterons « pour un monde meilleur ».
Paul Quilès
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