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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 12:36
L'argent et ses dérives

Le club Démocraties, que je préside,

organise un colloque sur « l’argent et ses dérives»

 

LUNDI 27 FEVRIER 2017

 

Assemblée nationale (salle Colbert) 126 rue de l’Université 75007 PARIS

 

Vous pouvez y participer, en vous inscrivant avant le 21 février

(voir ci-dessous)

 

Programme :

 

- 9H30- ouverture

Guy-Michel Chauveau député de la Sarthe

Paul Quilès, Président du club Démocraties

 

- 9h45- 11h- Place de l’argent et des relations financières dans le monde

- Marc Dugois, avocat, écosophe- la monnaie, véhicule d’énergie humaine

- Daniel Lebègue, Président de Transparency International, Argent et mondialisation : bienfaits et périls

- Patrick Moulette, chef de la division anti-corruption à l’OCDE, le regard de l’OCDE

 

- 11h- 12h30- Corruption et évasion fiscale

- Charles Duchaine, magistrat, préfigurateur de l’Agence anti-corruption

- Eric Robert , conseiller à l’unité des affaires de fiscalité internationales à l’OCDE - la difficile transparence fiscale

 

- 14h- 15h15- Comment s’organise la lutte contre la corruption et l’évasion fiscale ?

- Bruno Dalles, directeur de Tracfin, le rôle de Tracfin dans l’amélioration de la lutte contre le blanchiment, la corruption et la fraude fiscales.

- Nicole Marie Meyer, responsable alerte éthique à Transparency, les lanceurs d’alerte

 

- 15h15- 16h50- Perspectives d’avenir:

- Sébastien Denaja rapporteur de la loi « Sapin II » à l’Assemblée Nationale, la loi de 2016, une loi de progrès

-  Eric Alt, Magistrat, vice-Président d’Anticor, pour aller plus loin

- Laurence Scialom, co- rédacteur de la note de Terra Nova sur les conflits d’intérêt

 

- 16H50- Conclusion, par Jacky Simon, vice-président du club Démocraties

 

***************

 

Bulletin d’inscription,

à copier et à retourner impérativement avant le 21 février à :

Démocraties- 23 rue d’Alleray- 75015 PARIS

 

* Nom……………………………………………………………………………….

 

* Prénom…………………………………………………………………………..

 

* Date de naissance/lieu ……………………………………………………

 

* Ces informations sont exigées par le service de sécurité de l’Assemblée Nationale

 

Participation aux frais du colloque : 10 euros

 

Règlement par chèque à l’ordre de Démocraties

 

N’oubliez pas de vous munir d’une pièce d’identité, qui vous sera réclamée à l’entrée de l’Assemblée Nationale.

 

Contact : democraties2@gmail.com ou Dominique Hernu (06 03 69 62 23)

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 20:11
Le maître de la propagande

Donald Trump, le spécialiste de la propagande par tweets compulsifs,

aurait-il trouvé son inspiration dans ce texte déjà ancien?

 

"La propagande doit toujours et uniquement s’adresser à la masse ! (…) L’art de la propagande n’a pas en lui-même un caractère de nécessité, mais son objet consiste à attirer l’attention de la foule, et non pas à instruire ceux qui ont des connaissances scientifiques ou qui veulent apprendre et se cultiver.

 

Son action doit donc toujours s’appuyer sur le sentiment, très peu sur la raison. Toute propagande doit être populaire et abaisser son niveau intellectuel jusqu’à la limite des facultés d’assimilation du plus borné de ceux auxquels elle doit s’adresser. Dans ces conditions, son niveau intellectuel doit être d’autant plus bas que la masse des hommes à toucher est plus nombreuse. (…)

 

Il faut ajouter à cela que l’homme de la masse est généralement paresseux, qu’il reste enfoncé dans l’ornière de ses vieilles habitudes, et qu’il n’aime pas prendre en main les écrits qui ne correspondent pas à ses croyances et qui ne lui apportent pas ce qu’il en attend.

 

Si la faculté d’assimilation de la grande masse est très faible, son entendement petit, par contre son manque de mémoire est grand. Toute propagande effective doit donc se limiter à des données peu nombreuses et les mettre en valeur à coup de formules toutes faites aussi longtemps qu’il le faudra, afin que le dernier des auditeurs puisse en saisir la portée.

 

Ne pas savoir se limiter à ce principe et chercher à être universel, c’est diminuer l’action de la propagande, car la multitude ne pourra ni digérer ni retenir ce qu’on lui présentera. Le succès sera donc amoindri et en fin de compte détruit. Donc, plus le contenu de l’exposé doit être vaste, plus il faut déterminer avec justesse la tactique à employer (…)

 

Il faut se limiter à un petit nombre d’idées et les répéter constamment. La persévérance, ici comme dans bien d’autres choses au monde, est la première et la plus importante condition de la réussite (…) La propagande n’est point faite pour distraire agréablement de petits messieurs blasés, mais pour convaincre, et c’est la masse qu’il faut convaincre. Or, celle-ci met toujours, dans sa lourdeur, un certain temps avant de se trouver prête à prendre connaissance d’une idée, et sa mémoire ne s’ouvrira qu’après la répétition mille fois renouvelée des notions les plus simples."

 

A votre avis, qui a écrit ce texte ?

 

Si vous ne l'avez pas deviné, voici la réponse:

 

il s'agit d'Adolf Hitler

 

dans "Ma doctrine" (Arthème Fayard- 1938)

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 10:58
Bel humour indien

"No comment", comme on dit là-bas......

 

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 09:38
Bien vu !

"2/3 des femmes de Trump étaient des immigrées....

preuve encore une fois que nous avons besoin d'immigrés 

pour occuper des emplois

que la plupart des Américains ne voudraient pas occuper"

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 15:34
Sur l'agenda de Paul Quilès
  • Mardi 14 février: conférence aux Archives départementales, à Albi, dans le cadre du centenaire de la naissance de François Mitterrand.

Le thème - "Comment Mitterrand a amené la gauche au pouvoir"- me conduira à parler de mon expérience au cours de ces années et à faire quelques rappels... peut-être utiles dans la période troublée que nous traversons.

  • Jeudi 16 février: réunion de bureau au siège d'IDN (Initiatives pour le Désarmement Nucléaire), à Paris.

Nous ferons notamment le bilan de la récente conférence que nous avons organisée autour du thème "vers une nouvelle course aux armements?" et nous déciderons des prochaines actions de l'association.

  • Lundi 27 février: colloque organisé par le club Démocraties, que je préside, à l'Assemblée Nationale.

Le thème "L'argent et ses dérives" sera traité par une dizaine d'experts au cours de 4 tables rondes, où seront abordés les sujets suivants:

      - la place de l'argent et des relations financières dans le monde;

      - la corruption et l'évasion fiscale;

      - comment s'organise la lutte contre la corruption et l'évasion fiscale;

      - les perspectives d'avenir.

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 14:51
Trump, premier "comandante" des Etats-Unis ou despote arabe?

Cet article de Catherine Gouëset, publié hier dans l’Express,

résume bien ce que beaucoup de Français ressentent

à propos du nouveau président américain,

déconcertant et inquiétant à la fois.

*****

Le nouveau président américain partage pas mal de caractéristiques avec les dirigeants populistes du Moyen-orient ou d'Amérique latine observent, mi-amusés, mi-sérieux plusieurs spécialistes de ces régions.

Plus iconoclaste que Reagan, plus surprenant que Bush. Le phénomène Donald Trump est inédit dans la vie politique américaine. Sa truculence qui confine à la vulgarité, ses obsessions, son attitude avec les électeurs, la classe politique et les médias ont un air de déjà vu dans dans certaines régions du monde. Au Moyen-Orient et en Amérique du Sud, notamment, bien des aspects du 45ème président des Etats-Unis sont parfaitement familiers.

"N'ayez pas peur, je vais tout arranger"


Trump veut bâtir un mur pour stopper les migrants et les produits en provenance d'Amérique latine, constate le Washington Post, "mais il a importé une spécialité politique locale: celle du démagogue nationaliste".
Trump partage pas mal de points communs avec des démagogues populistes d'Amérique latine du passé: le dominicain Rafael Trujillo, l'argentin Domingo Perón, ou, plus récemment, le chilien Alberto Fujimori, le vénézuélien Nicolas Maduro ou le nicaraguayen Daniel Ortega. Comme eux, "il dit aux gens ce qu'ils ont envie d'entendre, leur fait peur, avant de les rassurer: 'N'ayez pas peur, je vais tout arranger', commente un éditorialiste dans le Miami Herald.
Comme les autocrates latino-américains, Trump a mené campagne à coup de provocations destinées à faire les gros titres explique Andrés Oppenheimer. Et quand ses allégations sont démenties, il rétorque qu'on a déformé ses propos." Le Guardian, lui, trouve des échos de la rhétorique du "comandante" Chavez dans sa relation symbiotique avec la foule, le mélange de grandiloquence, de menaces et d'humour paillard.

Agiter des bouc-émissaires


Le spectre de la menace étrangère agité par Trump fait partie de la panoplie des national-populistes du sous-continent. A l'instar d'un Perón, il capte le ressentiment créé par l'essor des inégalités et se pose en défenseur des "oubliés" du système. Pour remédier à leurs maux, il désigne des boucs émissaires: les étrangers. Exactement comme Trujillo avec les migrants haïtiens en République dominicaine, rappelle Foreign Affairs.

Egocentrique et machiste

 

Comme ces despotes, Trump est égomaniaque: son mot favori est "je". Il rabâche qu'il est le plus malin, que ses rivaux sont des "imbéciles" ou des "vendus". Il n'a pas de programme concret ni d'organisation politique pour le mettre en oeuvre.
Des tyrans d'Amérique latine, Trump partage le machisme, observe Diego Von Vacano sur NBC News. Le politologue souligne l'importance de la sexualité dans la figure du caudillo. "Trujillo s'est marié trois fois, a eu de multiples maîtresses, et se vantait de ses prouesses sexuelles, un moyen d'affirmer sa stature d'homme fort." Dans l'Amérique de Trump, on appelle ça un mâle alpha.
Ironie du sort, relève Andrés Oppenheimer, c'est au moment où l'Amérique latine "commence à rejeter les autocrates messianiques que les Etats-Unis adoptent cette figure".

La passion pour la chose militaire

 

De l'autre côté du globe, c'est plutôt la figure du despote moyen-oriental que Trump évoque. Coïncidence? Le milliardaire répète souvent que le Moyen-Orient se porte beaucoup mieux avec des régimes forts, hier (Saddam Hussein ou Mouammar Kadhafi), ou aujourd'hui (Abdelfatah al-Sissi).
Dans Politico, le Libanais Karl Sharro raille la fascination de Trump pour les militaires -il en a fait entrer trois dans son administration et aurait même rêvé d'un défilé militaire pour son investiture: "Grâce au nouveau président, on peut maintenant parler de 'régime américain', Votre pays mérite cet honneur", ironise le blogueur.

Le népotisme

 

Autres points communs entre Trump et les despotes arabes, la zone grise entre famille et politique, selon le site Al-Araby Al-Jadeed, basé à Londres. Trump règne entouré des siens, comme la plupart des dirigeants du Moyen-Orient. Il a placé dans l'équipe de transition ses enfants et son gendre, puis nommé ce dernier haut-conseiller.

La défiance envers les médias

 

L'attitude de Trump envers les médias ressemble fort à celle des régimes de "l'Orient compliqué": "Des accusations de conspiration pour saper son autorité aux menaces d'interdire leur accès à son palais (la Maison Blanche) en passant par le refus de répondre à certains journalistes, cela rappelle nos dirigeants", moque Karl Sharro.
Comment s'y prendra-t-il pour les "remettre à leur place", interroge le satiriste? "A la manière d'Erdogan (le dirigeant turc) en écrasant graduellement la liberté de la presse, ou bien choisira-t-il l'approche arabe: remplacer tous les médias par un ou deux organes d'Etat?"

Le goût du clinquant

 

Al-Araby Al-Jadeed trouve une autre analogie entre Trump et les caciques arabes: le goût pour les dorures, manifeste chez le magnat de l'immobilier.

L'obsession du complot

 

Dernier effet-miroir, les manifestations anti-Trump, au lendemain de son élection ou le jour de son investiture, dénoncées comme factices par le nouveau président et son camp: "des professionnels, attisés par les médias". Un leitmotiv dans les capitales arabes selon qui les manifestations étaient forcément téléguidées de l'étranger.
Mi-amusé, mi-amer, Karl Sharro lance un avertissement aux Américains: "Nous avons essayé la révolution, et ça n'a pas très bien marché. Vous devriez peut-être vous résigner à vivre avec le nouveau régime. On nous répète sans cesse qu'un homme fort et responsable est la meilleure solution pour les pays arabes, sinon, c'est le chaos. Après tout, le peuple américain n'est peut-être pas prêt pour la démocratie"…

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 11:03
Les candidats et le nucléaire (suite)

      Comme il l’a fait hier avec Benoit Hamon, Jean-Jacques Bourdin a interrogé Manuel Valls, le 2ème candidat aux primaires de la gauche, sur la dissuasion nucléaire.

 

      On ne peut que s’étonner d’avoir entendu le candidat qualifier le projet de traité d’interdiction des armes nucléaires de « vieux débat » (RMC/BFM TV, à la 19ème minute)

 

     Rappelons en effet que l’ONU vient d’approuver le 23 décembre 2016, une résolution prévoyant d’engager en mars et juin 2017 le processus de négociation d’un traité d’interdiction de ces armes de destruction massive. Une majorité d’Etats a voté POUR, la France a voté CONTRE. Ce n’est pas vieux, cela date d’un mois….

 

     Le reste de l’intervention relève de l’incantation habituelle et du vieux discours (oui, vieux, parce qu’il correspond à des concepts du monde du 20ème siècle et de la Guerre froide) fondés sur des contre-vérités, ce que rappelle opportunément cette tribune de Georges le Guelte, publiée hier dans La Croix.

 

*****

L’arsenal nucléaire, Donald J. Trump et nous

 

Par Georges Le Guelte, ancien adjoint au directeur des relations internationales du CEA (Commissariat à l’énergie atomique) puis secrétaire du Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique, membre du Comité de parrainage d'IDN

 

Le 23 décembre 2016, l’Assemblée Générale de l’ONU a adopté un projet de résolution préconisant l’ouverture en 2017 d’une conférence chargée de préparer un traité sur l’élimination des armes nucléaires. La France a voté contre ce texte après avoir fait pression sur de nombreux pays, surtout africains, pour qu’ils adoptent la même attitude. Le gouvernement tente de justifier ce comportement en affirmant que, si la France n’avait plus d’armes nucléaires, elle perdrait son siège de membre permanent du Conseil de Sécurité. Il est heureux que le pouvoir n’invoque plus la fiction selon laquelle l’arsenal nucléaire nous « protège de toute menace de nature étatique, d’où qu’elle vienne et quelle qu’en soit la forme ». La possession d’un arsenal nucléaire n’est plus une question de sécurité, mais un problème de protocole. C’est un moyen pour la France de « tenir son rang ».

 

Contre-vérité

 

Pourtant, même sous cette forme, le discours officiel reste fondé sur une contre-vérité. La liste des membres permanents du Conseil de Sécurité est fixée par l’article 23 de la Charte de l’ONU, signée à San Francisco le 26 juin 1945. À cette date, aucun pays au monde n’avait encore fait exploser un engin nucléaire. Les membres permanents sont les États supposés vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale. Faire un lien entre ce statut et la possession d’un arsenal nucléaire n’a donc pas de sens. Bien entendu, le texte de la Charte pourrait être modifié. Mais la procédure de révision est extrêmement lourde, et aucun amendement ne peut entrer en vigueur s’il n’a pas été ratifié par les cinq membres permanents. En d’autres termes, qu’elle ait ou non des armes nucléaires, la France ne pourrait perdre son siège que si elle y consentait expressément.

 

Lobbying de l’industrie de l’armement

 

Il ne manque certainement pas de diplomates, au Quai d’Orsay, pour rappeler ces vérités aux décideurs politiques. C’est par conséquent de façon délibérée que le pouvoir utilise des arguments dont tout le monde peut vérifier facilement et rapidement qu’ils sont de pure fantaisie. Ce sont là des techniques utilisées couramment par Donald J. Trump : une affirmation sans aucun rapport avec la réalité devient une vérité irréfutable si elle est répétée assez souvent de façon suffisamment péremptoire.

Il n’y a aucune raison valable pour conserver un arsenal nucléaire. Pourtant, aucun gouvernement, qu’il soit de gauche ou de droite, n’acceptera de le démanteler, à moins d’y être contraint et forcé, tant est grande l’emprise exercée par le lobby de l’industrie de l’armement sur le personnel politique. Il est tout de même regrettable que, pour conserver les bonnes grâces et les largesses de Dassault Aviation, d’Airbus Group, de la DCNS, du groupe CEA et de tous leurs sous-traitants, un gouvernement socialiste adopte les méthodes de Donald J. Trump comme mode de gouvernement de la France.

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 15:20
Quand un candidat est interrogé sur la dissuasion nucléaire…

Initiatives pour le Désarmement Nucléaire (IDN) vient de présenter, en conclusion de son colloque international du 23 janvier, une série de questions à poser aux futurs candidats à la présidence de la République.

 

Ce matin, Benoit Hamon, candidat aux primaires de la gauche, a été interrogé à ce sujet par le journaliste Jean Jacques Bourdin (RMC/BFM TV).

 

Ses réponses nous inquiètent.

 

1- Il a répondu OUI, comme Theresa May devant le Parlement britannique, à la question qui lui était posée : « êtes- vous prêt à donner votre feu vert à une attaque nucléaire capable de tuer des centaines de milliers de personnes, si cela garantissait la sécurité de votre pays ? ». Dans le même temps, il a rappelé que le concept de dissuasion impliquait que les armes nucléaires ne devaient pas être utilisées en premier.

 

2- Il a approuvé la modernisation des 2 composantes nucléaires (sous-marins lance engins et forces aériennes), alors que ces opérations coûteuses contredisent l’engagement de la France, qui, en ratifiant le TNP (traité de Non-Prolifération) en 1992, s’est engagée « à poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire…. »

 

3- Il n’a pas évoqué la nécessité d’œuvrer au désarmement pour améliorer la sécurité du monde et n’a pas mentionné les travaux en cours à l’ONU pour aboutir à un traité d’interdiction des armes nucléaires, auquel la France s’est opposée lors d’un récent vote à l’Assemblée générale des nations-Unies.

 

Outre que ces réponses sont parfois contradictoires, elles témoignent d’une volonté de poursuivre la politique de défense actuelle, qui repose sur un système de dissuasion nucléaire datant du XXème siècle, lourd, dangereux, coûteux et loin d’être crédible.

 

Communiqué d'IDN

 

L'association Initiatives pour le Désarmement Nucléaire (IDN), présidée par Paul Quilès, ancien ministre de la défense, a pour but d'œuvrer à l'élimination progressive et équilibrée des armes nucléaires de la planète, pour contribuer à l'édification d'un monde plus sûr.

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 10:17
Merci pour ce débat !

      Une fois n'est pas coutume: on a beaucoup parlé d'armement nucléaire, de dissuasion, de désarmement hier dans la salle Victor Hugo à Paris! 

 

      Tout au long de la journée, les 5 sessions de la Conférence internationale organisée par IDN autour du thème "Vers une nouvelle course aux armements?" y ont rassemblé près de 180 personnes.

 

   Elles ont écouté, puis débattu avec 20 intervenants, français et étrangers. Les débats,  denses et parfois vifs,ont été rehaussés par la présence d'experts, d'ambassadeurs et de diplomates, d'officiers généraux, de journalistes.

 

      En conclusion de la conférence, j'ai présenté, au nom d'IDN, une série de 4 questions aux futurs candidats à la prochaine élection présidentielle, concernant le rôle et l'avenir de l'armement nucléaire.

 

Pourquoi il est important d'interpeller le futur président de la République

 

"Entretien d'embauche pour un poste de président"

(les 4 questions)

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 10:11
« Entretien d'embauche pour un poste de président »

Voir aussi: 

"Pourquoi il est important d'interpeller 

le futur président de la République "

 

*****

1. Respect du Traité de non-prolifération nucléaire :

La France a réalisé un certain nombre d’actions de désarmement unilatéral et ratifié les différents traités liés à la non-prolifération nucléaire. Mais dans le même temps, elle pratique la politique de la chaise vide en refusant de siéger à un Groupe de travail ouvert sur le désarmement nucléaire en 2016 et de participer en 2017 à une démarche de l’ONU qui interdira les armes nucléaires. Elle poursuit par ailleurs un programme de modernisation de ses arsenaux.

 

  • Si vous êtes président, respecterez-vous l’engagement pris par la France en 1992 en ratifiant le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) et son article 6 : « Chacune des Parties au Traité s’engage à poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire, et sur un traité de désarmement général et complet sous un contrôle international strict et efficace » ?

 

2. Désarmement nucléaire :

 Le président chinois Xi Jinping vient de déclarer à l’ONU, la semaine dernière : « les armes nucléaires devraient être totalement interdites et détruites afin de construire un monde sans armes nucléaires ».  Il faut noter que la Chine est la seule des puissances nucléaires reconnues par le TNP qui ne s’est pas opposée à l’ONU à la mise en œuvre d’un processus d’interdiction des armes nucléaires en 2017. Cette déclaration est un message politique clair et positif qui nécessite d’être approfondi et encouragé.

 

  • Si vous êtes président, vous engagez-vous à répondre à cette déclaration chinoise et à proposer des mesures concrètes pour avancer vers un monde sans armes nucléaires ?

 

3. Participation aux processus de désarmement nucléaire de l’ONU :

Le 23 décembre 2016, une très large majorité d’Etats, à l’Assemblée générale de l’ONU, a approuvé la convocation en mars et juin 2017 d’une conférence pour la négociation d’un instrument juridiquement contraignant visant à interdire les armes nucléaires en vue de leur élimination complète. Ce traité doit permettre de rendre illégales les armes nucléaires, qui sont les dernières armes de destruction massive à ne pas être interdites par un traité international.

 

  • Si vous êtes président, promettrez-vous d’envoyer des diplomates pour participer à ces négociations sur un traité d’interdiction des armes nucléaires?

 

4. Non-emploi en premier de l'arme nucléaire :

Malgré la fin de la Guerre froide, le risque d’utilisation d’armes nucléaires reste élevé, principalement parce que la doctrine d’emploi de ces armes n’a pas changé.  Ainsi, les forces aériennes stratégiques (FAS) sont principalement conservées pour pouvoir appliquer la doctrine dite « d’un avertissement de nature nucléaire », comme l’a expliqué le président Hollande en 2015. Cette doctrine consiste à tirer en premier un missile de croisière nucléaire ASMP-A (doté d’une ogive nucléaire d’une puissance équivalente à 20 fois celle de la bombe d’Hiroshima). Cette frappe nucléaire unique aurait pour objectif de montrer à un adversaire potentiel la détermination de la France à utiliser, si besoin, l’ensemble de ses armes nucléaires. L’objectif serait de « rétablir la dissuasion »…

 

  • Si vous êtes président, vous engagez-vous à pratiquer une politique de non-emploi en premier de l’arme nucléaire, permettant de renforcer considérablement la sécurité mondiale et de diminuer les risques d’accident ?
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Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez