Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 21:01

Book.jpg
Que vous soyez un accroc des nouvelles technologies

 

ou qu'elles vous agacent,

 

ne manquez surtout pas ce clip,

 

qui présente un formidable outil de la "révolution technologique":

 

le book

smiley.jpg

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Réflexions à haute voix
commenter cet article
25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 14:41

                                                 Cette tribune a été signée par:    

Etienne Butzbach (maire de Belfort), Gérard Charasse (député de l'Allier), Marie-Noëlle Lienemann (ancienne ministre), Alain Lipietz (ancien député européen), Emmanuel Maurel (secrétaire national du PS), Stéphane Peu (vice-président de la communauté d’agglomération Plaine Commune), Paul Quilès (ancien ministre), Lucile Schmid (membre du Conseil national d’EELV)
 
                                 Elle a été publiée sur le site de Marianne2.fr,

ainsi que sur clui de MEDIAPART

 

     L'été 2011 aura démontré l'irresponsabilité des dirigeants et des acteurs économiques qui avaient préféré renouer les fils d'un système financier condamné plutôt que d'affronter les réalités du monde. 
      La gravité de la crise est désormais perçue par tous. Alors que les dirigeants actuels prétendent colmater les brèches, «moraliser» le système et qu’ils annoncent régulièrement un retour à la normale, ressurgit, tous les 6 mois, un nouveau spectre. Les G20 qu’on prétendait prometteurs se sont succédé, Nicolas Sarkozy a fait des déclarations tonitruantes contre le capitalisme financier et le pouvoir démesuré des marchés, mais le système poursuit ses dérives de plus belle, tandis que se multiplient dans les pays développés le chômage et les mesures d’austérité.
       Face à la menace que pressentent nos concitoyens, il ne faut pas que s’installent durablement la désespérance, le fatalisme, un sentiment d’impuissance collective, un doute de plus en plus marqué à l’égard de la démocratie. A mesure que le temps passe, que les reculs sociaux s’accumulent, l’absence de perspectives positives et d’alternatives politiques réelles risque de miner les capacités de mobilisation, de réactions.
      Là est désormais la grande responsabilité de la gauche, qui doit proposer une voie effective de sortie de crise et l’émergence d’un nouvel espoir pour notre peuple. Il serait illusoire d’imaginer gagner en 2012, en surfant sur le rejet de la politique et de la personnalité de Nicolas Sarkozy et en sous estimant les effets de l’abstention et les tentations populistes. La gauche serait une fois de plus vaincue, si elle se laissait emprisonner dans l’hyperpersonnalisation de la Vème République, négligeant l’essentiel, le rassemblement des forces de gauche et écologistes autour d’un socle commun de propositions, capable de donner du sens aux choix qu’exige la gravité de la situation.  
       Celles et ceux qui se défausseraient de cette exigence majeure ne tarderaient pas à être sanctionnés par nos concitoyens, car nous sentons que pour gagner dans la durée, il faudra plus que des promesses et des idées. Il faudra définir les conditions de leur réalisation et d'un passage à l'acte qui implique l'exemplarité des comportements du pouvoir et l'audace d'un changement de modèle économique, dans le respect du grand principe qui fonde notre modèle français: la lutte contre les inégalités.
      Nous pensons qu’il existe à gauche des convergences, des accords sur des points majeurs, qui constituent un socle sur lequel peuvent être fondées à la fois une riposte commune et une future politique gouvernementale de la gauche. Ce socle doit clairement mettre en évidence les ruptures nécessaires à engager à court comme à moyen terme. Ruptures avec les politiques actuellement suivies, ruptures aussi parfois avec des attitudes passées de la gauche. Il doit tout à la fois fixer les grands objectifs, les grandes lignes qui devront être suivies dans la durée et bien sûr se décliner par des propositions concrètes et immédiates. Dans la période difficile actuelle, il faut éviter de donner le sentiment d’organiser une sorte de concours Lépine des «bonnes solutions» à promouvoir, dans une confusion où nul ne peut clairement retenir ce que la gauche est réellement décidée à entreprendre.
      Nous proposons donc une réunion au sommet des dirigeants de gauche et écologistes pour préparer ce socle commun, ce qui n’interdit pas que se manifestent par ailleurs des nuances, voire des divergences. Sans être exhaustif, il nous parait possible que, sur quelques points majeurs, se réalise un accord susceptible d’éclairer les Français sur nos orientations d’avenir. Par exemple :

 

1-l’affirmation que la crise a surtout des causes structurelles et pas simplement conjoncturelles.
    Il ne s’agit pas d’un simple dérèglement ponctuel du système, d’un phénomène conjoncturel, mais bien d’une crise structurelle du système, dont les racines viennent de la main mise du capitalisme financier sur le monde contemporain. Sans changement profond de logique, sans rupture, il n’y aura pas de solutions durables et de réponses adaptées aux besoins des peuples.
     La crise doit donc être traitée dans sa globalité, par des actions concernant des domaines essentiels tels que la régulation et le contrôle de la finance et des marchés, ou une nouvelle organisation des échanges, pour combattre le dumping social et environnemental.
     Les actions à court terme ne doivent pas, en tout état de causes, handicaper le long terme, en particulier la préoccupation du développement soutenable de l’économie réelle. La priorité doit être de mener une politique de croissance de l’emploi fondée sur la relance de véritables politiques industrielles intégrant pleinement la transition écologique. Cette priorité ne doit, en aucune façon, être sacrifiée sur l’autel de la résorption de la dette, même si l’objectif de maîtrise des déficits doit être pris en compte.

 

2- le refus de faire payer les erreurs et les errements du capitalisme financier par les catégories modestes.
     Celles-ci ont déjà versé un lourd tribut aux politiques libérales : développement de la précarité, chômage, faible évolution des salaires, remise en cause de la protection sociale. Bon nombre de foyers ont de plus en plus de mal à « boucler » leurs budgets.
     L’austérité, c’est les classes populaires et même les classes moyennes  sacrifiées, c’est la fin du contrat social. Elle signifie le refus de pratiquer une relance. C’est pourquoi tout doit être fait pour soutenir le pouvoir d’achat, réduire la précarité, créer des emplois. Il est à noter que, pour être efficaces, certaines mesures n’exigent pas un engagement important de dépenses, puisqu’elles concernent la régulation, les normes, les contrôles (coûts du logement, excès des intermédiaires dans la distribution…)

 

3- l’engagement de mettre en œuvre une juste répartition des richesses.
     Cet engagement, préalable à toute politique de gauche, devra se traduire notamment par l’annonce d’une réforme fiscale d’envergure comprenant: la remise sur pied d’un système progressif d’impôt sur le revenu, la taxation des mouvements spéculatifs de capitaux, la participation des revenus du capital au financement de la protection sociale, l’augmentation du taux d’imposition des hauts revenus.
     Le temps n’est plus aux demi-mesures, ou même aux taxations ponctuelles des plus riches. C’est une révolution fiscale qu’il faut mettre en œuvre.

 

4- la détermination d’agir pour une réorientation stratégique de l'Europe.
     Le traité de Lisbonne ne pouvait répondre à cette exigence, faute notamment d’engager une véritable avancée démocratique de l’Europe. Il maintenait de fait les insuffisances de l’actuelle construction européenne et de la politique monétaire, la concurrence sans règles et sans limites, les risques de dumping social et fiscal. 
       Même si ce sujet n’est pas le plus simple à traiter à gauche, l’approfondissement de la crise modifie considérablement la donne et légitime a postériori bien des critiques et des craintes exprimées depuis des années par nos concitoyens et qui n’ont pas été entendues par les dirigeants actuels.
      Une nouvelle avancée de la construction européenne ne peut s’établir qu’à travers de nouveaux principes et de nouvelles politiques en matière monétaire, sociale, fiscale, industrielle, d’investissements publics. Il faudra par exemple revoir le fonctionnement de la BCE, inclure dans ses missions la croissance de l’emploi, taxer les transactions financières,  contribuer à la résolution des dettes souveraines par la mise en place d’eurobonds, mettre en place une véritable gouvernance économique de la zone euro avec la définition de politiques industrielles européennes, de grands investissements dans les domaines de l’énergie et des transports. 
     La victoire de la gauche française en 2012 devra s’accompagner d’une feuille de route définissant les éléments clefs d’un nouveau pacte européen. Il faudra en particulier expliquer clairement à nos partenaires que, faute de voir pris en compte la plupart de ces éléments, nous bloquerons le fonctionnement d’un système qui, de jour en jour, éloigne les peuples de la belle ambition européenne. Il s’agira de manifester une volonté, non pas d’engager un repli national, mais de créer un rapport de forces, en alliance avec les autres forces progressistes et écologistes européennes, destiné à permettre une réorientation majeure de l’Europe.
 
5- la volonté de mettre en place de nouveaux outils publics d’intervention.
      S’il est clair qu’une sortie de crise exige une dynamique européenne différente, il serait erroné de faire croire à nos concitoyens que la France ne possède pas des marges de manœuvre propres, lui permettant de reprendre davantage la main sur le pouvoir économique. Grâce à de nouveaux outils publics d’intervention, il sera possible de contrer certaines délocalisations, d’arrêter le démantèlement des services publics, de mettre en œuvre de nouvelles politiques industrielles et un développement économique au service de l’emploi et non de l’accumulation maximale de profits non réinvestis.
    

                                                               *******

    Nombre de ces éléments se retrouvent aujourd’hui dans la rhétorique des partis de gauche et des écologistes. Il est donc tout à fait possible d’affirmer et de hiérarchiser clairement les priorités, de consigner des mesures concrètes à court terme comme des changements plus profonds à inscrire dans la durée. Ce qui manque, c’est la volonté.
     La plupart des animateurs actuels de parti ne prétendent pas vraiment à la candidature présidentielle de 2012. Seront-ils capables de montrer qu’en dépit de la présidentialisation, les partis de gauche ne sont pas rangés au musée et qu’ils conservent le rôle décisif de porter une espérance collective et de préparer les grands changements, en mettant en mouvement les forces vives de la société ? Sans cela, sans détermination, sans l’affirmation d’une réelle volonté de changement,  pour la gauche, rien n’est possible.       

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Politique française
commenter cet article
22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 08:38

  Kadhafi.jpgAlors que le régime de Kadhafi est sur le point de s'effondrer, il me semble utile de revenir sur un passé récent. Il faut notamment se souvenir dans quelles conditions l'aide internationale a été apportée aux insurgés libyens, d'abord pour leur éviter d'être massacrés, puis pour soutenir leur volonté de se débarasser de la dictature.
   

     Je suggère à ce propos de relire ce que je disais le 3 mai 2011 dans mon analyse ("Libye: quelques enseignements" ), qui traitait des sujets suivants:

     - l'enchaînement des évènements
     - la décision du Conseil de sécurité de l'ONU
     - les relations avec les dictatures
     - l'avenir après les révoltes du monde arabe.
   

     Ce petit retour en arrière évitera peut-être à certains de réécrire l'Histoire!

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans International et défense
commenter cet article
19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 08:24
 lemonde_fr_grd.gifCe texte, qui résume mes réflexions sur "la démocratie et le nucléaire" vient d'être publié sur le site du Monde.fr
 
         « Si l’on interroge les hommes en posant bien les questions, ils découvrent d’eux-mêmes la vérité sur chaque chose ». On ne peut pas dire que, dans nos régimes démocratiques, cette belle recommandation de Platon soit l’obsession des décideurs politiques.
            Si l’objet de la démocratie n’est pas prioritairement de trouver « la vérité sur chaque chose », mais de gérer une communauté humaine avec le souci de l’intérêt collectif, la recherche de ce dernier devrait donc être la principale préoccupation des dirigeants. Or, trop souvent, ceux-ci refusent de s'y confronter vraiment, avec ce souci de « poser bien les questions », par crainte de ne pas savoir gérer les contradictions de leurs mandants, mais aussi par volonté d’imposer leurs propres solutions.
            Sur des sujets importants, qui concernent lourdement notre vie et celle des générations à venir, il arrive que règne une confusion savamment entretenue qui masque en général le choix délibéré de dissimuler la vérité. Ainsi, peuvent être décidées et être mises en œuvre, sans véritable débat, des politiques qui engagent l’avenir.
            Prenons l’exemple du nucléaire. Ce mot évoque de superbes avancées scientifiques et technologiques de l’humanité, mais il renvoie aussi à de terribles souvenirs (les 200 000 morts du bombardement d’Hiroshima et de Nagasaki, les catastrophes des centrales de Tchernobyl et de Fukushima) et il est associé à de sérieuses inquiétudes : les stocks encore considérables d’armes nucléaires dans une dizaine de pays, les risques de prolifération et de terrorisme nucléaire, les incertitudes sur la sécurité des réacteurs de certaines centrales.
            Curieusement, bien que le développement du nucléaire militaire et celui du nucléaire civil répondent à des préoccupations très différentes, les décideurs politiques recourent aux mêmes subterfuges lorsqu’ils abordent ces questions : fausses évidences, formules toutes faites, silences, "non dits"…. 
 
Le nucléaire militaire 
            Présenté comme une arme de dissuasion, une "arme de non-emploi", il a eu son heure de gloire pendant 40 ans, dans la période qui a vu se mettre en place ce que l’on a appelé "l’équilibre de la terreur" entre l’Est et l’Ouest. Censé garantir la paix, cet équilibre s’est établi à un niveau de plus en plus élevé, se traduisant par une fantastique et dispendieuse course aux armements (y compris avec la volonté de contrôler l’utilisation de l’espace).
             En France, la possession de l’arme nucléaire a été présentée il y a 50 ans comme une façon d’affirmer sa volonté d’indépendance –bien que relative-  à l’égard des Etats-Unis et de l’OTAN. Légitimant en quelque sorte sa participation au « club » des 5 membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, seuls détenteurs officiels[1]  de cet armement, elle lui donnait ainsi le sentiment de détenir un statut de grande puissance, aux côtés des Etats-Unis, de l’URSS, de la Chine et de la Grande Bretagne. 
            Chacun voit bien que le monde d’aujourd’hui ne ressemble plus à celui d’hier. Le caractère dissuasif du nucléaire n’est plus évident à soutenir. Qui vise-t-on ? On voit bien qu’il ne peut s’agir de groupes terroristes ; alors, qui? La Chine ? La Russie ? L’Iran ? Tous ceux « qui menaceraient nos intérêts vitaux » est la réponse officielle, qui fait l’impasse sur l’appartenance de la France à l’Europe et à l’OTAN.
            Quant à la prétendue nécessité de posséder l’arme nucléaire pour justifier le « statut de grande puissance », elle ne résiste pas à l’observation des rapports de force actuels entre les grands pays qui influencent le cours du monde. Des puissances nouvelles sont apparues ; elles comptent déjà beaucoup plus que la France dans le concert mondial et cela n’a rien à voir avec la possession d’un armement nucléaire. Malgré les réticences de certains pays (et notamment de la France), la composition du Conseil de sécurité de l’ONU finira bien par tenir compte de cette évolution.
            La mise sur la place publique de ces éléments d’appréciation est nécessaire. Elle amènerait  les responsables politiques à tenir un langage moins réducteur et plus honnête que la simple répétition sans preuve des formules rituelles qui justifient la « force de frappe » française depuis le début des années 60. Alors, se poserait avec plus d’acuité la question de savoir pourquoi la doctrine française évolue si peu et pourquoi notre pays paraît aussi inerte devant les efforts engagés au niveau international dans la perspective d’un "monde sans arme nucléaire". 
 
Le nucléaire civil
            Ici aussi, combien d’approximations et même de mensonges ont été propagés par le discours officiel depuis que cette source de production d’électricité a pris en partie le relais du pétrole dans les années 70 !
            Les mérites de l’utilisation du nucléaire sont connus : coût relativement faible de l’électricité produite, réduction des importations d’hydrocarbures, faible émission de ²gaz à effet de serre². Ses inconvénients le sont tout autant : coût élevé des investissements, complexité du stockage des déchets nucléaires, lourdeur du démantèlement des centrales, risque d’accidents. Mais tant qu’un débat sérieux, étayé par des études approfondies, n’a pas eu lieu, tant que l’expression des contradictions ne dépasse pas le stade d’affrontements caricaturaux et d’échange de slogans, les citoyens ne seront pas en mesure de se faire un avis responsable et de l’exprimer valablement. Et pourtant, il leur faudra assumer les choix qui seront faits, quels qu’en soient les conséquences.
            Il y a 30 ans, j’ai connu à ce sujet une cruelle déception[2]. Après la période des années 1973-1981 qui avait vu les gouvernements de droite imposer sans aucune  transparence le programme accéléré de construction de centrales nucléaires, la gauche avait promis un débat public sur la politique énergétique. Cet indispensable débat se limita malheureusement, à l’automne 1981, à une simple discussion parlementaire, dont les effets furent bien éloignés de la prise de conscience qu’aurait suscitée un véritable débat public.
            Ici encore, comme pour le nucléaire militaire, même si le monde a changé, il est indispensable d’informer les citoyens complètement, contradictoirement si nécessaire et, pourquoi pas, leur demander de s’exprimer. Naturellement, le sujet est complexe et il faut tenter d’éviter l’affrontement entre deux positions irréductibles (les "pro" et les "anti").
            Une récente rencontre[3] a suggéré une démarche, à partir de trois scénarios possibles d’évolution de la place du nucléaire dans la production d’électricité[4] :
            - scénario 1 : continuation du développement tendanciel actuel de la production d’électricité nucléaire, avec maintien de la construction des réacteurs EPR prévus ; mise en œuvre de la 4ème génération ; continuation de la recherche sur ITER.
            - scénario 2 : arrêt définitif et démantèlement programmé de toutes les centrales nucléaires à partir de 2012, avec l’objectif d’une réduction de l’ordre de 60% de la puissance installée en 2020 ; arrêt de la construction de l’EPR de Flamanville et annulation du projet d’EPR à Penly ; développement d’une activité industrielle pour le démantèlement des installations nucléaires et la réhabilitation des sites.
            - scénario 3 : d’ici 2020, non remplacement des centrales en fin de vie (réacteurs construits entre 1977 et 1985) et réexamen de la situation à ce moment là.
            La décision de choisir l’un de ces scénarios n’interviendrait qu’après une phase d’analyse. Elle pourrait être conduite par un comité d’étude, qui aurait à décrire de façon précise les scénarios et à en analyser complètement les conséquences, notamment en termes de coût d’investissement et de consommation, de développement de sources alternatives d’énergie, de calendrier, d’emploi. Le résultat de ce travail serait rendu public et les Français pourraient alors être consultés par référendum et se prononcer de façon claire sur leur préférence.
   
***
            Sur ces deux exemples très différents –nucléaire militaire et nucléaire civil- on voit tout l’intérêt qu’il y aurait pour un bon fonctionnement de notre démocratie à « poser bien les questions », afin que les citoyens puissent lucidement s’exprimer sur des choix qui engagent l’avenir.     
                                                                  
          Ce texte a également été publié sur le site de terraeco.net
[1] Ce sont les EDAN (Etats Dotés de l’Armement Nucléaire), nommément désignés dans le TNP (Traité de Non Prolifération). Ne sont pas signataires de ce traité : Israël, l’Inde, le Pakistan, également détenteurs d’armement nucléaire. 
[2]  Après avoir été pendant 15 ans ingénieur dans le secteur de l’énergie, j’ai été délégué national du PS à l’énergie, puis président de la commission parlementaire chargée de préparer le débat sur l’énergie (été 1981).
[3]  Assemblée des gauches et des écologistes (18 juin 2011). Voir sur ce blog   
[4]  La production d’électricité d’origine nucléaire en France est actuellement assurée par 58 réacteurs nucléaires (réacteurs à uranium enrichi et eau sous pression, REP ou PWR), qui fournissent 76% de l’électricité produite.
Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Réflexions à haute voix
commenter cet article
17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 19:01

sud-radio.pngPaul Quilès était l'invité de Sud Radio dans l'émission Sud Info Matin:
- pourquoi la France doit annoncer le départ de ses troupes d'Afghanistan?
- le résultat de la rencontre Sarkozy-Merckel;
- les primaires socialistes, la gauche et la crise.


Pour écouter.... cliquer ici

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Médias
commenter cet article
17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 09:19

     On en reparle! N.Sarkozy et A.Merckel en ont même fait une proposition phare de leur rencontre d'hier. Je veux parler de la "Taxe Tobin", rebaptisée "Taxe sur les transactions financières".
    Pour comprendre pourquoi on en est toujours à des effets d'annonce, alors qu'il y aurait urgence à prendre cette mesure, qui désarmerait la spéculation financière et permettrait un redistribution des richesses à l'échelle mondiale, on peut relire mon analyse ("Taxe Tobin: qu'est-ce qu'on attend?"), publiée également sur Marianne 2 le 21 juin dernier.
   Parmi les mesures susceptibles d'apporter de vraies réponses aux déséquilibres financiers actuels, pourquoi N.Sarkozy n'annonce-t-il pas la taxation des revenus élevés? Je rappelle qu'aux Etats-Unis -pays pourtant peu sensible aux idées socialistes- le président Roosevelt avait porté le taux d'imposition des revenus les plus élevés de 25% à 63% en 1932, à 79% en 1936, à 91% en 1941*. Cette mesure, en réponse à la grave crise de 1929, visait à limiter la rapacité des plus riches et leurs prises de risque insensés....dont on voit à nouveau les effets depuis quelque temps..
    Alors, pourquoi pas en France aujourd'hui? Le Président de la République devrait relire un certain discours, qui disait notamment:

   " L’idée de la toute-puissance du marché qui ne devait être contrarié par aucune règle, par aucune intervention politique,..... était une idée folle. Pendant plusieurs décennies, on a donc créé les conditions dans lesquelles l’industrie se trouvait soumise à la logique de la rentabilité financière à court terme. On a caché les risques toujours plus grands qu’on était obligé de prendre pour obtenir des rendements de plus en plus exorbitants. On a mis en place des systèmes de rémunération qui poussaient les opérateurs à prendre de plus en plus de risques absolument inconsidérés. On a fait semblant de croire qu’en mutualisant les risques on les faisait disparaître. On a laissé les banques spéculer sur les marchés au lieu de faire leur métier qui est de mobiliser l’épargne au profit du développement économique et d’analyser le risque du crédit. On a financé le spéculateur plutôt que l’entrepreneur. On a laissé sans aucun contrôle les agences de notation** et les fonds spéculatifs."
   L'auteur de cette pertinente dénonciation d"un système irresponsable" n'était autre que.....N.Sarkozy (Toulon-25 septembre 2008)!!
__________________________________________

* Taux réduit à 30-35% dans la prériode 1980-90, avec les présidents Reagan et Bush.
** On n'a pas assez insisté sur le manque de sérieux (et de contrôle) de ces agences de notation.La fameuse agence "Standard and Poor's "a fait une erreur de 2000 milliards de dollars sur les projections budgétaires  américaines. Rien de moins!

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans International et défense
commenter cet article
16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 09:20

Carte-Afgha.jpg   Le bilan des militaires français tués en Afghanistan continue de s'alourdir (11 en un mois, 22 depuis le début de l'année, 74 depuis 2003) et le Président de la République croit pouvoir nous rassurer en utilisant la "méthode Coué" et en suggérant que: "l'accroissement des pertes traduit l'intensité des combats désespérés des insurgés"!

   Au dela de l'émotion et de la tristesse, il faut à nouveau revenir sur les raisons de la participation de la France à ce conflit sans fin. Je ne cesse de répéter que les arguments avancés par N.Sarkozy ne sont que la copie fidèle du discours américain....qui a lui même beaucoup évolué au cours des années. 

     Si la France veut contribuer efficacement à la fin de ce conflit meurtrier, elle doit annoncer le retrait de ses troupes et promouvoir une solution politique et internationale, comme je l'ai déà développé (voir notamment mon article dans le Monde du 28 juillet 2010).
    - Lire mon interview dans le Parisien
    - Regarder la vidéo d'ITELE

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans International et défense
commenter cet article
11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 14:17


Tribune de Paul Quilès et Marie-Noëlle Lienemann,

animateurs du club Gauche Avenir,

publiée sur le site MEDIAPART 

 

            Il faudrait être aveugle et sourd pour ne pas comprendre que la grave crise qui affecte le système économique international aura des conséquences de grande ampleur en France, notamment sur le plan social. Pour la gauche, qui aspire à gouverner en 2012, rien ne serait pire que de présenter un front désuni, alors que l’histoire s’accélère à ce point.

            Malheureusement, les divisions qui ne cessent de s’afficher entretiennent la confusion et la focalisation sur les combats de personnes liée à l’acceptation sans nuance des institutions de la Vème République accroit la défiance. De plus, l’absence de plateforme commune portant une alternative décourage les couches populaires, entretient un brouillage des lignes politiques et laisse le champ libre à des idéologies inquiétantes. 

            La gravité de la situation impose aux leaders de la gauche que, malgré les nuances de leurs analyses et de leurs propositions, ils sachent faire taire les ambitions personnelles et penser collectif. La division, l’éparpillement, la recherche de solutions conjoncturelles "magiques", l’exacerbation des différences ne peuvent que nuire à la crédibilité de l’alternative que doit représenter la gauche.

            C’est pourquoi, il nous semble indispensable que soit convoqué de toute urgence un sommet des dirigeants de la gauche, afin de déterminer un "socle" commun de propositions, présentant une stratégie de sortie de crise et susceptible de mobiliser une majorité de Français, pour répondre à leur inquiétude et à leur désarroi.

            D’une façon plus générale, la gauche doit convaincre de sa capacité à transformer en profondeur la société, les conditions de vie et notre mode de développement. Elle doit, pour cela, prendre conscience que deux exigences s’imposent à elle: celle du rassemblement de l’ensemble des forces de gauche et écologistes, condition incontournable de la victoire électorale;  celle de la formulation d’une véritable alternative de pensée et de gouvernement.

            C’est ce que prône le club Gauche Avenir depuis 4 ans, à travers une démarche qui veut montrer, par l’exemple, que cela est possible. Des «assemblées des gauches », réunissant des responsables et des militants des diverses sensibilités de la gauche et de l’écologie, ont d’ores et déjà permis :

            - une confrontation constructive entre les différents points de vue sur des sujets importants (logement, énergie et prochainement éducation, institutions)

            - l’élaboration de propositions unitaires ambitieuses. Les éventuelles différences d’approche sont explicitées. Il ne s’agit pas de nier les désaccords, mais de clarifier le socle commun d’une action transformatrice, en privilégiant la coopération et en dépassant la stricte concurrence entre les diverses cultures.

            C’est par un projet et des propositions de changements réels que l’on pourra mobiliser largement les Français. C’est en donnant au travail des idées la place qui doit être la sienne -première- qu’on pourra ramener vers les urnes tous ceux qui ne croient plus à l’exemplarité et à la sincérité de leurs dirigeants.

            Face à l’inquiétude de nos concitoyens et aux grandes difficultés que rencontre un nombre croissant d’entre eux, il faut aller à l’essentiel, ne pas se laisser égarer par des enjeux seconds et redonner à la politique toute sa noblesse.
___________________________________________________________

Pour écouter l'interview sur France Inter....

cliquer ici (entre 5'10 et 6')

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Politique française
commenter cet article
8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 11:35
nucl-aire.jpg     "Créer les conditions pour un monde sans armes nucléaires, conformément aux objectifs énoncés dans le Traité sur la non prolifération des armes nucléaires": tel est l'objectif fixé par le Conseil de sécurité de l'ONU.
      Comment ne pas souscrire à cet engagement, lorsque l'on connaît les énormes stocks d'armes nucléaires à travers le monde et que l'on se souvient des 200000 morts des bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki, il y a exactement 66 ans, les 6 et 9 août 1945?
     Pour ne pas oublier, un réseau de villes(dont fait partie la commune de Cordes sur ciel) s'est constitué: "les Maires pour la paix". Créé à l’initiative des maires d’Hiroshima et Nagasaki, il rassemble plus de 3000 villes dans 134 pays et a pour vocation de sensibiliser les populations au danger que représentent les arsenaux nucléaires. Parallèlement, il sert de relais au message de l’O.N.U. en faveur du désarmement nucléaire.
     Je vous recommande à ce sujet la lecture des articles suivants:
      - dans le Monde:
      - dans le Figaro:
"il y a 66 ans, l'enfer atomique"
      - à l'occasion du 66ème anniversaire du bombardement:
    J'aurais l'occasion de participer prochainement aux Etats-Unis à une réunion internationale rassemblant une centaine de personnalités autour de ce thème. Je vous en reparlerai.... 
Repost 0
Published by Paul Quilès - dans International et défense
commenter cet article
31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 18:41

_JAURES_s.jpg     La commémoration, chaque 31 juillet, de la disparition de Jean Jaurès, assassiné la veille du déclenchement de la 1ère guerre mondiale, doit être pour la gauche une occasion de réfléchir aux messages qu'il nous a laissés.

      Il ne s'agit naturellement pas de célébrer la mémoire d'une sorte de prophète, mais de nous souvenir de cet homme exceptionnel, qui a marqué l'histoire de la gauche par sa pensée et son action.
     Il s'agit aussi de constater à quel point ses analyses, ses réflexions philosophiques, humanistes ou politiques, sont toujours d'actualité dans les temps difficiles que nous traversons.
     A
lors que les références trop souvent se perdent, que les valeurs républicaines sont mises à mal, que les crises internationales se multiplient, que des conflits dégénèrent en guerres..... il est utile de relire Jaurès.
     Pour ma part, j'aurai la chance de participer à un colloque organisé en septembre à l'occasion de la commémoration du centenaire de la publication de "l'Armée nouvelle", ouvrage clef de la pensée de Jaurès. J'y reviendrai.

Lire sur ce blog:

- tous les articles sur Jaurès

- mieux connaître Jaurès

- être fidèle à Jaurès aujourd'hui

- sa pensée porte l'espoir

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Jaurès
commenter cet article

Recherche

Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
cordes-nuages-8-bp--R-solution-de-l--cran-.jpg

 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez