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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 09:56

                                                  

 

Vendredi 27 mai: 

 

Inauguration de la maison pour personnes âgées de Milhars (Tarn)

La 4 C, communauté de communes que je préside, a soutenu ce projet de l'association C'Vital de "maison partagée", qui propose des espaces privés - chambre et salle de bain - ainsi qu’un espace collectif comprenant une cuisine et une grande pièce à vivre. Une maîtresse de maison est présente 5 heures par jour pour assurer l’intendance avec les locataires, faire le ménage dans les espaces communs et participer à la préparation des repas. 

 

Voir aussi les dernières informations concernant la 4 C : ICI

 

Lundi 30 mai : 

 

Inauguration du Jardin des Paradis à Cordes

Une nouvelle équipe et une nouvelle formule pour ce "jardin remarquable" : ICI

 

Mercredi 1er juin: 

 

Intervention au cours de la rencontre internationale "Pour une conférence mondiale pour la paix et le progrès" à Paris.

 

Jeudi 2 juin

 

Conférence sur le parcours de François Mitterrand  à Bellerive sur Allier.

Voir l'invitation du PS de  Commentry/Monmarault et de l'Institut François Mitterrand:  ICI

 

Samedi 4 juin

 

Inauguration du 2ème Salon du livre de cuisine à Cordes sur Ciel.

Cette manifestation pour tous, initiée par la municipalité en juin 2015, a connu un vif succès et se renouvelle les 4 et 5 juin 2016, avec l’ambition d’apporter de nouvelles découvertes gastronomiques présentées par des grands chefs et des auteurs reconnus.

Voir le  Site du Salon

 

Lundi 13 juin: 

 

Débat organisé par le club "Démocraties", dont je suis le président, autour du thème "Mai 1968, printemps 2016....similudes et différences", avec Rémi Lefèbvre, professeur à l'Université de Lille 2, chercheur au CNRS.

 

Mercredi 15 juin: 

 

Intervention lors de la journée d'étude de l'Université Européenne de la Paix, à Brest, sur le thème "Libérer le monde de l'arme nucléaire".

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Published by Paul Quilès - dans Réflexions à haute voix
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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 10:07
Photographies des bombardements atomiques américains à Hiroshima et à Nagasaki, les 6 et 9 août 1945. AHN YOUNG-JOON / AP

Photographies des bombardements atomiques américains à Hiroshima et à Nagasaki, les 6 et 9 août 1945. AHN YOUNG-JOON / AP

Cet article d' Edouard Pflimlin , journaliste et chercheur en relations internationales, a été publié sur le site du Monde.fr

 

Une nouvelle initiative française en faveur

du désarmement nucléaire

 

Paul Quilès, l’ancien ministre de la défense socialiste (1985-1986) lors du premier mandat de François Mitterrand, lance aux côtés de Bernard Norlain, ancien chef du cabinet militaire des premiers ministres Jacques Chirac et Michel Rocard, et des experts nucléaires, Jean-Marie Collin et Michel Drain, « Initiatives pour le désarmement nucléaire » (IDN).

 

Selon les acteurs de cette initiative, parrainée notamment par Nicolas Hulot, et présentée en fin de semaine dernière, le monde a changé, rendant caduques les stratégies du siècle dernier :

 

« Après avoir connu durant la guerre froide une certaine légitimité (d’ailleurs maintenant contestée), l’armement nucléaire a perdu aujourd’hui l’essentiel de sa pertinence stratégique. La dissuasion nucléaire est une sorte de ligne Maginot : un dispositif lourd, coûteux, qui ne correspond pas aux besoins de notre sécurité. Personne ne croit véritablement à l’utilité de l’armement nucléaire dans les conflits actuels (Moyen-Orient, Afrique, Ukraine…) ou pour combattre le terrorisme.

 

C’est l’existence même de ces armes qui représente un danger mortel pour l’humanité. Après la folle course aux armements qu’a connue le monde pendant quarante-cinq ans, il reste en effet environ 15 800 armes nucléaires dans le monde, sans aucun contrôle autre que national. Les risques d’accident ou d’incident ainsi que le terrorisme sous toutes ses formes constituent autant de risques d’une escalade nucléaire qui serait terriblement destructrice, instantanément et pour des siècles. »

 

Empêcher une nouvelle course aux armements

 

Deux ruptures stratégiques, notamment, appellent à modifier profondément la perception du fait nucléaire militaire : la montée des tensions entre la Russie et les pays occidentaux et les nouvelles menaces terroristes. Or, l’arme nucléaire n’a ici aucune pertinence, souligne IDN "Elle n'a aucunement protégé du terrorisme planétaire", rappelle M. Quilès.

 

L’un des enjeux majeurs reste d’empêcher une nouvelle course aux armements nucléaires avec la Russie. A cela, on peut ajouter le risque de prolifération dans certains pays, le plus élevé concernant la Corée du Nord qui posséderait déjà une dizaine de bombes atomiques. Dans un monde – jadis bipolaire – où les centres de pouvoir se multiplient, le nucléaire ne peut être la seule clé de notre défense, ce n’est plus pertinent, souligne Bernard Norlain, ajoutant que l’éclatement stratégique crée une réelle instabilité.

 

La dissuasion est remise en question, alors que des doutes sont de plus en plus répandus sur l’efficacité dissuasive de la bombe atomique depuis 1945 (lire notre compte-rendu). « Tous les maux du XXIsiècle ne sont pas solubles dans le nucléaire », conclut M. Norlain.

 

Il est donc urgent d’agir pour que ces armes fassent l’objet d’un processus d’élimination générale, progressif et contrôlé. C’est ce que prévoit d’ailleurs le traité de non-prolifération (TNP), dont la France est signataire. Le désarmement ne peut être unilatéral, soulignent les promoteurs d’IDN ; il doit être multilatéral pour être efficace. Une telle action ne peut pas être seulement entreprise au niveau des gouvernements nationaux ; elle doit être aussi suscitée et soutenue par une majorité de citoyens. IDN veut donc rouvrir un débat qu’il juge verrouillé par le « lobby nucléaire » et donc de facto inexistant.

 

Déni de démocratie

     

IDN souhaiterait que la dissuasion nucléaire, elle-même, soit questionnée, notamment lors de la prochaine campagne présidentielle. L’enjeu est de taille : celui de la sécurité des Français. On assure qu’elle serait garantie par l’arme nucléaire. C’est une erreur ou une tromperie, identique à ce qu’était la ligne Maginot en 1939, assurent les promoteurs d’IDN. Clé de voûte de la défense française, la dissuasion nucléaire n’est que peu présente dans le débat public français où règne un consensus assez large des responsables politiques, militaires et industriels.

 

M. Quilès dénonce donc le faux consensus, « l’enfumage », qui règne sur le nucléaire et le déni de démocratie qui existe dans notre pays. Il donne un exemple récent : dans le documentaire La France, le président et la bombe, diffusé le 22 mars sur France 5, il est annoncé, pour la première fois et sans donner de détails précis, qu’en cas de défaillance du président de la République en temps de guerre, un « inconnu », une personne située en province et désignée par le président, dispose de l’arme nucléaire et des codes pour l’utiliser ! Cette situation est « scandaleuse » et un vrai « déni de la Constitution » qui prévoit dans son article 7 qu’en cas d’empêchement c’est le président du Sénat qui remplace le président de la République, souligne M. Quilès.

 

Risque d’affaiblir la défense conventionnelle

Ce dernier va interpeller le président François Hollande sur ce déni démocratique pour obtenir des clarifications. « Un monarque républicain a-t-il le droit de désigner une personne inconnue pour le feu nucléaire ? », s’inquiète Paul Quilès. Jean-Marie Collin dénonce, lui, le coût du programme militaire nucléaire qui doit passer à 6 milliards par an d’ici à 2017 (contre 3,2 milliards actuellement). Il y a un risque en consacrant trop d’argent au nucléaire d’affaiblir la défense conventionnelle, pourtant indispensable face aux menaces comme le terrorisme. Un risque de « perte de crédibilité » de la défense, selon M. Collin.

 

Dans cette démarche, IDN a le soutien de nombreuses personnalités. Ce sont des responsables politiques, d’anciens chefs d’Etat, des généraux qui ont eu à connaître de près le développement de l’arme nucléaire. Parmi eux figure le Russe Mikhaïl Gorbatchev, qui avait proposé en 1986 au président américain Ronald Reagan un désarmement nucléaire complet à l’échéance d’une quinzaine d’années, le Français Michel Rocard, l’Allemand Joschka Fischer ou encore l’Américain Henry Kissinger.

 

Cette démarche rejoint aussi celle du président américain, Barack Obama. Ce dernier se rendra à Hiroshima, au Japon, le 27 mai, sur le parc du mémorial de la paix, à l’endroit où fut larguée la bombe atomique par l’avion B-29 Enola Gay, le 6 août 1945. La Maison Blanche affirme que le but de cette visite est de « souligner l’engagement en faveur de la paix et de la sécurité dans un monde sans armes nucléaires ».

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 06:53
Lettre au Président Obama

Cette lettre, que j'adresse à Barack Obama,

 

quelques jours avant sa visite historique à  Hiroshima,

 

a été publiée

 

par le Huffington Post en France et aux Etats-Unis

 

 

Monsieur le Président des Etats-Unis d’Amérique,

 

      Premier président américain en exercice à se rendre à Hiroshima, au Ground Zero, vous allez marquer l’histoire de votre nation, mais vous pourrez aussi marquer celle de l’humanité. Vous avez sans doute raison de laisser aux historiens le débat sur le bien-fondé de la décision du Président Harry Truman de recourir à l'arme atomique, puisque nous ne pouvons pas réécrire le passé. En revanche, vous détenez les clés du débat sur la pertinence et les dangers de l’armement nucléaire, qui engage notre avenir.

 

      A Prague, en 2009, vous avez dit votre attachement à l'objectif d'un monde sans armes nucléaires. A Berlin, en 2013, vous avez affirmé que « La paix dans la justice passe par la recherche d’un monde sans armes nucléaires ». Il y a un an, vous avez contribué à la signature de l’accord avec l’Iran, qui représente une victoire indéniable dans la lutte  contre la prolifération nucléaire.

 

      Mais qu’en est-il du désarmement nucléaire ? Le régime du TNP (Traité de Non- Prolifération) est malade, faute d’une volonté claire des puissances nucléaires pour réduire les arsenaux. Le dialogue avec la Russie sur la suite du traité « New Start » n’avance pas, et pendant ce temps, des tensions prennent forme, tandis que vous et vos alliés poursuivez une modernisation active de vos forces nucléaires. Ces armes, faut-il le rappeler, sont d’une puissance sans comparaison avec celle de Little boy et Fat man, utilisées à Hiroshima et Nagasaki et elles sont susceptibles de causer des catastrophes humanitaires sans précédent.

 

      Quelques heures avant de vous recueillir dans le parc du Mémorial de la paix d’Hiroshima, vous participerez à la réunion du G7 à Ise-Shima, où vous rencontrerez le Président Hollande et le premier Ministre Cameron. J’espère que ce sera pour vous l’occasion d’aborder la question du désarmement nucléaire avec ces représentants de deux pays détenteurs, comme les Etats-Unis, de l’arme atomique.

 

      C’est en tout cas ce que je souhaite, ayant apprécié votre initiative en faveur de la tenue de Sommets sur la sécurité nucléaire, initiative soutenue par l’organisation américaine NTI (« Nuclear Threat Initiative »), partenaire d’IDN (« Initiatives pour le Désarmement Nucléaire »), association que je préside.

 

    Un prolongement de vos efforts pourrait consister à proposer la convocation d’un Sommet mondial visant à mettre au point un processus multilatéral de désarmement nucléaire. Il pourrait aussi être envisagé que, lors de la prochaine Assemblée générale de l’ONU, les Etats-Unis soutiennent une résolution proposant la préparation d’un traité d’interdiction des armes nucléaires.

 

       C’est ainsi, me semble-t-il, que pourra se bâtir ce « monde de paix dans la justice » que vous avez appelé de vos vœux dans votre discours de Berlin.

 

      Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes meilleurs sentiments.

 

Paul Quilès,

ancien ministre de la défense, France

           Président d’IDN

 

 

Initiatives pour le Désarmement Nucléaire - IDN, est une organisation française créée par Paul Quilès, Président d'IDN et ancien ministre de la défense, Général Bernard Norlain Vice-président d'IDN, Jean-Marie Collin Vice-président d'IDN, expert.       

Lettre au Président Obama
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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 11:00
10 mai 1981……oui, je sais !

     Oui,, je sais…. C’était l’époque de la guerre froide, de Reagan, de Thatcher, de Brejnev, d’une Europe qui se cherchait, d’un « Tiers monde », comme on disait, qui ne pesait pas encore fortement dans les échanges économiques.


     Oui, je sais…...C’était l’époque où la vie politique française était conditionnée par la confrontation entre la droite et la gauche, même si des tensions lourdes se manifestaient dans chaque camp.

 

      Oui, je sais….le monde a changé, la société française a évolué et nous vivons aujourd’hui à l’ère d’Internet, du portable, de Facebook, de Twitter, en attendant les nouvelles révolutions techniques qui se préparent.

 

      Et pourtant, malgré tous ces changements, je trouve qu’il peut être intéressant et, par certains aspects, utile de revivre l’évènement que fut, il y a 35 ans, le 10 mai 1981 : moment fort de l’Histoire, pas seulement pour les socialistes, mais aussi pour la gauche et, au-delà, pour notre pays.

 

      A condition de ne pas idéaliser l’évènement et de ne pas le couper de son contexte, sa lecture peut aider à dégager des enseignements pour le temps présent et pour l’action. Cela ne me semble pas inutile en ces moments de doute, de morosité et parfois, de colère.

 

      Beaucoup de textes ont été écrits à ce sujet, y compris sur ce blog (voir ICI). Je vous recommande en particulier d’écouter cette émission très vivante de France Inter, à laquelle j’ai participé : "10 mai 1981, l'arrivée de la gauche au pouvoir" (notamment de 39' à 54')

 

 

*******************

 

      Ce 10 mai 2016, à 18h *, à l’invitation des « Amis de Jean Jaurès de Toulouse », je serai avec Serge Regourd, qui traitera d’un thème lié à la biographie qu’il a écrite avec André Cabanis : « Le PS et l’actualité de Jaurès dans l’itinéraire de Paul Quilès »

 

* Espace des diversités et de la laïcité- 38 rue d’Aubuisson- 31000- Toulouse

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 08:38
Crises, guerres et désordres au Moyen-Orient

      Particulièrement préoccupé par la situation du Moyen-Orient et par ses conséquences, j’interviens fréquemment sur ce thème.

 

      Je le fais par écrit ( voir sur ce blog ) ou dans des réunions organisées par le réseau ELN, auquel je participe.

 

      Je le fais aussi lors de conférences, comme celles que je donnerai :

 

       - à Fontaine le Comte (Vienne) le 12 mai

       - à Paris, devant le Club Démocraties le 18 mai

 

       L'objet de ces réunions est de répondre aux questions que l’on se pose et d’essayer de mieux comprendre:

 

 - les origines, lointaines et récentes, de l'imbroglio actuel *

- les stratégies, souvent complexes et même contradictoires des forces en présence ; 

- les conséquences des crises qui ravagent le Moyen-Orient; 

- les chances de parvenir à une situation plus apaisée.

____________________________________________________________________

* Il n’est pas interdit de sourire des choses graves. Ce document, plein d’humour, est assez approximatif…..mais tout ce qu'il dit n’est pas faux ! 

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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 15:33
Guerre et paix: qui décide?
Guerre et paix: qui décide?

Pour suivre ce débat sur la diplomatie française,

auquel j'ai participé avec Jean-Marc de la Sablière,

ancien ambassadeur  

et Vincent Jauvert,

grand reporter à l'Obs, 

cliquer ICI

(le débat commence à 1h16')

 

Ce débat, animé par Emilie Aubry,

porte sur des thèmes d'actualité

et revisite aussi certains évènements

qui ont marqué l'action internationale de la France.
Il 
fait suite au film 

"Quai d'Orsay, au coeur de la diplomatie française",

diffusé par la chaîne LCP

DIFFUSIONS SUR LCP TNT

  • Dimanche 8 mai 2016 à 20:30
  • Samedi 14 mai 2016 à 17:00
  • Dimanche 22 mai 2016 à 13:59
  • Samedi 4 juin 2016 à 17:00
  • Dimanche 12 juin 2016 à 14:00
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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 11:33
Trouver une issue à la crise syrienne

      Avec 11 autres personnalités* (anciens ministres des affaires étrangères et de la défense, anciens ambassadeurs de Russie, de  Turquie, du Royaume-Uni, de France, de  Pologne, de  Finlande, d'Ukraine)j’ai signé ce textequi met en garde contre le risque de voir la crise syrienne se transformer en un conflit interétatique.

 

LIRE

 

 

      Le texte souligne que le conflit en Syrie est devenu une guerre par procuration, avec de multiples acteurs et des objectifs différents. Il existe désormais un risque qu'un accident, un incident militaire ou une action non autorisée déclenche une confrontation militaire directe entre les Etats extérieurs concernés (Russie, Etats-Unis, Iran, Arabie Saoudite, Turquie, Royaume-Uni…..), en l'absence de canaux de communication efficaces.

 

     Trois recommandations sont faites:

 

     1. Pour éviter un conflit interétatique en Syrie.

 

     Tous les Etats concernés doivent agir avec la plus grande prudence et éviter toute action qui pourrait être interprétée comme une attaque directe contre les autres forces de l'Etat opérant dans les environs de la Syrie et à l'intérieur du pays (forces aériennes, forces spéciales, conseillers….). En cas d'incident, il doit y avoir des contacts directs entre dirigeants et entre militaires, afin d'éviter une nouvelle escalade.

 

     2. Pour lutter contre Daech et prévenir sa réapparition.

 

     Ce serait une grave erreur de diminuer la pression sur Daech, alors que tous les Etats en Europe continuent à rester exposés à la menace du terrorisme et aux activités des recruteurs terroristes. Les signataires appellent à une stratégie commune efficace, prenant en compte toutes les dimensions de l'activité de Daech. Il est notamment nécessaire de soutenir les alliés régionaux qui font reculer les territoires contrôlés par l’EI, de lutter contre son réseau terroriste dans le monde entier et de combattre son idéologie et sa propagande.

 

      3. Pour tenter de mettre fin au conflit syrien.

 

     Les signataires soutiennent les efforts visant à maintenir la cessation des hostilités, mais ils sont préoccupés par la possibilité que le cessez-le-feu échoue et que la guerre ouverte reprenne. Ils considèrent que la stabilité ne peut être atteinte que par un arrangement politique réaliste, fondé sur un nouvel accord constitutionnel en Syrie, tenant compte du maintien d'éléments importants du gouvernement actuel et de l'appareil d'Etat et organisant un partage du pouvoir viable avec l'opposition modérée. Cet accord doit préciser que les droits des minorités seront respectés et que des garanties de sécurité seront données aux combattants (sauf ceux qui sont responsables de crimes de terrorisme et de guerre).

 

     En dépit de leurs différences politiques, les signataires refusent l'approche internationale actuelle, fragmentée et souvent contradictoire. Ils expriment leur accord sur la nécessité de réinvestir dans la diplomatie multilatérale pour résoudre la crise du Moyen-Orient.

 

**************

 

* Les 12 signataires 

 

(qui font partie d'un groupe de travail d'ELN-European Leadership Network)

 

  • Adam Daniel Rotfeld,     ancien ministre des Affaires étrangères, (Pologne)
  • Igor S. Ivanov, ancien ministre des Affaires étrangères, Président du Russian International Affairs Council, membre correspondant de la Russian Academy of Sciences (Russie)
  • Des Browne, ancien secrétaire d’Etat à̀ la Défense (Royaume Uni)
  • Özdem Sanberk, directeur de International Strategic Research Organisation, ancien sous-secrétaire du Ministre des Affaires étrangères, (Turquie)
  • Malcolm Rifkind, ancien Secrétaire aux affaires étrangères et à̀ la défense (Royaume Uni)
  • Tony Brenton, ancien Ambassadeur en Russie (Royaume Uni)
  • Hikmet Cetin, ancien ministre des Affaires étrangères (Turquie)
  • Tarja Cronberg, ancienne députée du Parlement Européen et ancien Directrice du Copenhagen Peace Research Institute (Finlande)
  • Borys Tarasyuk,ancien Ministre des Affaires étrangères (Ukraine)
  • Anatoliy Adamishin, ancien ministre des Affaires étrangères et Ambassadeur au Royaume Uni, Président de l’Association of Euro-Atlantic Cooperation, et Ambassadeur Extraordinaire et Plé́nipotentiaire de la Fédération de Russie (Russie)
  • Paul Quilès, ancien Ministre de la défense (France)
  • Alexei Gromyko, directeur de l’Institute of Europe of the Russian Academy of Sciences (IE RAS) (Russie).
Trouver une issue à la crise syrienne
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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 12:01
Débat sur deux biographies

La librairie "ombres blanches" de Toulouse

reçoit Pierre Birnbaum et Serge Regourd,

pour un dialogue autour de leurs récentes publications:

mardi 3 mai de 18h à 20h

 

Léon Blum. Un portrait de Pierre Birnbaum (Seuil);

« Écrit dans un style vivant, appuyé sur un travail d’archives qu’atteste la richesse des notes de bas de page, cette biographie à la fois rapide et érudite montre ce que l’itinéraire exemplaire du leader du Front populaire peut apporter aux débats contemporains. Blum, on le sait, fut un juste du socialisme. Normalien, critique littéraire, ami de Proust, de Barrès, de Jaurès, il s’engagea tôt aux côtés des dreyfusards et apporta à la cause commune la compétence juridique et la finesse dialectique nécessaire à la défense du capitaine faussement accusé. Son compagnonnage avec Jaurès, assassiné en 1914, le porta après la Première Guerre à la tête de la SFIO, et c’est à ce titre qu’il dirigea, en 1936, le premier gouvernement socialiste de l’histoire française, promoteur de réformes qui forment encore le patrimoine commun du mouvement ouvrier. Arrêté par Vichy, il surmonta avec brio l’épreuve du procès honteux de Riom, pour être ensuite déporté à Buchenwald par les nazis qui voulaient se servir de lui comme d’une monnaie d’échange. Soutien du général de Gaulle dès l’origine, il gouverna brièvement après la Libération, avant de s’éteindre au milieu du respect de la nation en 1950. […] Militant sioniste dès l’origine, soutien de l’État d’Israël naissant, attaché, quoique peu croyant, aux traditions de sa communauté, Blum conjugua toujours son particularisme discret mais assumé avec une foi républicaine absolue. Quitte à risquer le reproche de judéocentrisme, Pierre Birnbaum éclaire, avec acuité, cette dimension parfois oubliée du chef socialiste. Au moment où le débat sur le communautarisme et la laïcité fait une nouvelle fois rage, l’exemple de Blum, juif sans complexe et républicain intransigeant, rappelle quelques vérités oubliées mais fort utiles. » L. Joffrin, Libération

- Paul Quilès ou comment rester socialiste de Serge Regourd et André Cabanis (Cherche Midi).

Directeur de la campagne présidentielle de Mitterrand en 1981, ministre de la Défense, de l’Intérieur, député et président de commission parlementaire, Paul Quilès fut l’une des figures majeures du mitterrandisme et du parti socialiste durant plusieurs décennies. Cette biographie constitue en outre un prisme exceptionnel pour mesurer les mutations du parti socialiste au pouvoir et ses graves difficultés contemporaines : comment un légitimiste devient un acteur critique et retient fondamentalement la pensée et l’action de Jaurès pour remettre le PS sur ses pieds. 

________________________________________________________________

Librairie Ombres Blanches - 50, rue Gambetta - 31000 Toulouse - tél : 05 34 45 53 33 

http://paul.quiles.over-blog.com/2015/11/comment-rester-socialiste-de-mitterrand-a-jaures.html

http://paul.quiles.over-blog.com/2015/11/comment-rester-socialiste-de-mitterrand-a-jaures.html

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 15:35
Contribuez à notre sécurité

                        Chères lectrices et chers lecteurs de ce blog

 

    Aujourd’hui, plus que jamais, la sécurité est un enjeu essentiel pour le monde et pour notre pays.

 

   Avec de nombreuses personnalités internationales et françaises, je constate que l’arme nucléaire représente en 2016 ce qu’était la ligne Maginot en 1939: un équipement sans intérêt stratégique et coûteux.

 

  C’est pourquoi, comme vous le savez probablement, j’ai créé une association, dont le but est d'œuvrer à l'élimination progressive et équilibrée des armes nucléaires de la planète, pour contribuer à l'édification d'un monde plus sûr, débarrassé d'une arme qui, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, pourrait faire disparaître toute vie de la planète.

 

 Cette association, Initiatives pour le Désarmement Nucléaire (IDN), que je préside, a besoin de vous, de vos idées, de votre participation à notre action ou, tout simplement de votre aide financière, même modeste.

   

     Si vous voulez partager cet engagement, soutenez-nous en nous renvoyant le coupon réponse ci-dessous.

 

    Très cordialement.


                         Paul Quilès, 

                        Président d'IDN, ancien ministre de la défense 

 

 
*****************

        Principaux objectifs d'IDN : 
  • montrer que la dissuasion nucléaire ne permet pas d'affronter les menaces du monde d'aujourd'hui, alors que l'importance de son coût réduit notre capacité d'action contre les risques réels ;
  • expliquer pourquoi la France renforcerait son influence diplomatique en jouant un rôle actif dans le processus progressif et simultané de désarmement nucléaire;
  • diffuser l'information la plus complète possible sur le rôle et les dangers de l'armement nucléaire dans le nouvel état du monde (livre, film, bande dessinée, site Internet, colloques…) ;
  • organiser un large soutien à cette politique, en relation avec des organisations qui partagent les objectifs d'IDN, en France et à l'étranger;
  • élaborer des propositions concrètes concernant tous les aspects du processus de désarmement nucléaire.     

**********************

 

    Bulletin de soutien

 

  A renvoyer à IDN, 23 rue d’Alleray, 75015 Paris, ou cliquez ICI

 

         Nom :...........................                   Prénom :......................

 

        Adresse postale : .....................................................................

 

        Adresse mail : ..................................

 

        ☐ Je fais un don à IDN de 30 € ☐ 50 € ☐ 70 € ☐ 100 € ☐ ou plus …... €  (chèque ci-joint à l’ordre de “IDN”)

  A l’encaissement de votre don, nous vous enverrons un "reçu fiscal", qui vous permettra de déduire 66 % de son montant de votre prochaine déclaration fiscale.

        ☐ Je souhaite recevoir la Newsletter d’IDN

 

     ☐ J’apporte mon soutien à la réflexion et à l’action d’IDN en faisant connaître ses positions

          

                  (Cochez les mentions utiles) 

 

                         Date : ..........                                      Signature : ..........

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 10:54
Israël-Palestine, pour soutenir l’initiative française

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a annoncé qu’une grande réunion internationale se tiendrait à Paris le 30 mai.

 

J’ai signé cet appel d’intellectuels et d’anciens ministres, dans lequel nous expliquons pourquoi, selon nous, cette initiative doit être soutenu.

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      Depuis les accords d’Oslo en septembre 1993, le «processus de paix», qui devait conduire au règlement du conflit fondé sur la création d’un Etat palestinien indépendant et viable, avec Jérusalem-Est pour capitale, est mort. Reposant sur un dialogue entre Israël et les Palestiniens, sous le parrainage des Etats-Unis, ce processus est allé d’échec en échec : en 2000, à Camp David ; en 2001, à Taba ; en 2007, à Annapolis ; en 2011, avec la mission du sénateur américain George Mitchell, et, en 2014, avec la médiation du secrétaire d’Etat, John Kerry.

 

      Pendant ces vingt-trois années, l’occupation militaire israélienne s’est encore consolidée tandis que la condition des Palestiniens n’a cessé de se dégrader et leur horizon de s’assombrir. Gaza et ses deux millions d’habitants sont enfermés par un blocus qui rend leurs conditions de vie insupportables. En Cisjordanie et à Jérusalem-Est, le désespoir est tel que des dizaines de jeunes Palestiniens (souvent âgés de moins de 20 ans !), qui n’ont strictement aucun lien avec des organisations politiques, poignardent des Israéliens en sachant qu’ils seront exécutés sur place. Depuis octobre 2015, le bilan est terrible : 28 Israéliens et 183 Palestiniens ont été tués. Jusqu’à quand verrons-nous, impuissants ou indifférents, le sang israélien et palestinien couler ?

 

      En l’absence de toute négociation véritable, la seule chose qui avance de manière fulgurante, c’est la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Les chiffres sont sans appel : 270 000 colons israéliens en 1993, près de 700 000 aujourd’hui. Cela signifie d’incessantes et brutales expropriations de terres palestiniennes avec des colons toujours plus nombreux qui, assurés de leur impunité, s’en prennent violemment à leurs voisins palestiniens ; certains n’hésitant pas à incendier leurs maisons et même à brûler vif des familles palestiniennes, comme celle d’Ali Dawabcheh à Duma en juillet 2015.

 

      Pour les Nations unies, l’Union européenne et une bonne partie de la communauté internationale, ce processus continu de colonisation des Territoires palestiniens occupés de Cisjordanie et de Jérusalem-Est est l’un des obstacles majeurs à la recherche d’une solution pérenne permettant la création d’un Etat palestinien.

 

      Il est, par ailleurs, illégal au regard du droit international et, plus précisément, de l’article 49 de la IVe convention de Genève du 12 août 1949. Le Conseil de sécurité des Nations unies ainsi que la Cour internationale de justice se sont formellement prononcés sur ce point de principe. De surcroît, il constitue un crime de guerre au regard de la convention de Rome de 1998 portant statut de la Cour pénale internationale. La Palestine y ayant adhéré, la procureure a récemment entrepris un «examen préliminaire» pour s’assurer «qu’il y a de bonnes raisons d’ouvrir une enquête» sur cette question dont la Cour pourrait donc un jour se saisir. On le voit bien, les principes qui ont guidé les tentatives de négociations entre Israël et les Palestiniens au cours de toutes ces années - le face à face des deux parties sous le regard de Washington -ont fait la preuve de leur faillite.

 

      Pourtant, dans un Moyen-Orient en proie au chaos, il n’est peut-être pas trop tard pour tenter autre chose. C’est ce que veut faire le gouvernement français en proposant une conférence internationale avec les membres du Quartette (Nations unies, Union européenne, Etats-Unis, Russie) et quelques autres pays pour préciser les termes de référence du règlement du conflit dans la perspective de la solution à deux Etats. C’est sur ces bases que pourraient ensuite négocier Palestiniens et Israéliens avec le soutien d’un groupe de plusieurs pays émanant de la conférence et non plus d’un seul. Cette initiative est déjà critiquée et donc fragilisée par tous ceux qui préfèrent le maintien du statu quo, c’est-à-dire, la pérennisation d’une occupation militaire qui empêche tout un peuple d’être maître de son destin. Un tel immobilisme ne pourra évidemment qu’aggraver encore et encore une situation déjà insupportable avec toutes les formes de violence erratique qu’elle peut engendrer.

 

      Face à de tels risques de pourrissement, l’initiative de la France est très importante. En proposant un règlement conforme aux résolutions pertinentes des Nations unies, aux accords déjà signés, et tenant compte des points de convergence agréés par les deux parties, elle va dans la bonne direction. C’est pourquoi nous lui apportons notre soutien.

 

     SIGNATAIRES

Yves Aubin de La Messuzière, ex-diplomate

Jean-Christophe Attias, universitaire

René Backmann, journaliste

Denis Bauchard, ancien diplomate

Esther Benbassa, sénatrice et universitaire

Pierre Blanc, universitaire

Pascal Boniface, universitaire

Estelle Brack, économiste

Rony Brauman, médecin et universitaire

Jean-Paul Chagnollaud, universitaire

Charles Enderlin, journaliste

Salam Kawakibi, chercheur

Agnès Levallois, consultante

Gilbert Meynier, universitaire

Bruno Péquignot, universitaire

Jean-Pierre Perrin, journaliste

Géraud de La Pradelle, universitaire

Paul Quilès, ancien ministre

Patrick Renauld, ex-diplomate

Xavier Richet, universitaire

Giovanna Tanzarella, dirigeante associative

Hubert Védrine, ancien ministre

Dominique Vidal, journaliste

Dominique de Villepin, ancien Premier ministre

Catherine Wihtol de Wenden, universitaire.

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Published by Paul Quilès - dans International et défense
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Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez