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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 14:30
Hiroshima, il y a 69 ans 
Hiroshima, il y a 69 ans Hiroshima, il y a 69 ans Hiroshima, il y a 69 ans 

      Le 6 août 1945, à 8h15, le bombardier américain Enola Gay larguait sur Hiroshima une bombe atomique d'une puissance de 15 Kt, qui transforma la ville en un enfer nucléaire

 

      Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées, ce matin, près du mémorial de la Paix d'Hiroshima, pour marquer le 69 ème anniversaire de ce bombardement, qui, avec celui de Nagasaki, trois jours plus tard, fit près de 250 000 victimes.

 

      Le maire d'Hiroshima, Kazumi Matsui*, a appelé le président américain Barack Obama "et tous les dirigeants des nations possédant l'arme nucléaire à venir visiter les villes de la bombe A le plus vite possible", pour se convaincre "que les armes nucléaires sont le mal absolu et qu'il ne doit plus être permis qu'elles existent".

 

     Ce conseil me semble d'autant plus nécessaire qu'aucun président américain en exercice ne s'est rendu dans les deux villes martyres japonaises et que les Etats-Unis ne se sont jamais excusés pour ces bombardements, dont on sait aujourd'hui qu'ils n'étaient pas nécessaires pour obtenir la capitulation du Japon et mettre fin à la guerre! A ceux qui en douteraient encore et qui préfèrent se voiler la face, en répétant les contrevérités habituelles sur l'arme nucléaire, je conseille la lecture de ce passionnant texte de Ward Wilson * 

_____________________________________________________________

* Kazumi MATSUI, Maire d' Hiroshima, est le Président du réseau mondial des "Maires pour la paix", dont fait partie ma commune de Cordes sur ciel.  

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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 10:31
Les touristes à Cordes sur Ciel

Reportage de France 3 Tarn

 

à Cordes sur Ciel,

 

"village préféré des Français"

 

Visionner le JT du 29/07/2014

 

(de 4' à 5'50)

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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 09:27
En direct du spectacle

Beau reportage de France 3

 

sur le spectacle "Jaurès, une voix pour la paix"

 

(images, interviews de bénévoles,

 

de Claude Moreau, d'Aurélie Filippetti)

 

Visionner

 

(de 1' à 3'20)

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 12:02

      Beaucoup d'émotion hier soir à la Maison de la musique de Cap'Découverte pour la dernière représentation du spectacle "Jaurès, une voix pour la paix".
 

      Devant une salle comble et enthousiaste, les acteurs ont donné le meilleur d'eux-mêmes pour transmettre le message de Jean Jaurès, en cette soirée de commémoration du centenaire de sa mort.

 

      Vous pouvez revivre quelques instants de ce beau spectacle en ouvrant ce lien

 

      La veille, la ministre de la culture, Aurélie Filippetti, avait longuement rencontré les acteurs bénévoles, après la représentation du spectacle et partagé avec eux et avec les anciens mineurs présents de vrais moments de convivialité, qu'ils ont appréciés.

 

Lire l'article de la Dépêche "Aurélie Filippetti au pays de Jaurès"

Dernier jour
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 10:54

Tribune de Paul Quilès publiée  le 31 juillet sur le

site de Figarovox

 

     Les pays de l’Union européenne viennent de s’engager dans une politique de sanctions économiques significatives à l’égard de la Russie. Mais se sont-ils suffisamment interrogés sur les finalités de cette politique ?

 

     Après la fin de la guerre froide, la Russie a été, pendant toute une période, un partenaire des pays d’Europe occidentale. Il semble qu’elle ne le soit plus. Doit-elle pour autant devenir notre ennemi ?

 

Défendre l’Ukraine ?

 

      Selon les gouvernements occidentaux, les sanctions ont pour seul objectif de défendre l’Ukraine. Il s’agit d’exercer une pression sur la Russie pour qu’elle cesse de déstabiliser ce pays et de soutenir, en armes et en hommes, les insurgés de ses régions orientales.

 

     Pourtant, lors de leur réunion de Berlin le 2 juillet dernier, les ministres des affaires étrangères français, allemand, ukrainien et russe avaient défini les bases d’un règlement : cessez-le-feu, fermeture complète de la frontière russo-ukrainienne à toute infiltration d’hommes et d’armes en provenance de la Russie.

 

     Pourquoi intensifier à présent les sanctions ? Considère-t-on que la Russie ne respecte pas sa parole ? S’agit-il d’amener la Russie à soutenir inconditionnellement le plan de paix établi par le président ukrainien Petro Poroshenko ?

 

L’effet des sanctions

 

      Les sanctions relèvent d’un pari : celui d’un changement radical d’attitude du pouvoir russe. Si ce pari échoue, le durcissement des sanctions ne fera que radicaliser le nationalisme russe. Il aggravera la situation économique de l’Ukraine et pénalisera l’industrie européenne. Des contre-mesures sont à attendre, concernant en particulier les prix du gaz russe.

 

      Dans une étape ultérieure, des sanctions financières coupant la Russie d’une large partie du monde, à l’exemple de l’embargo imposé à l’Iran, sont envisageables. Leur coût pour l’Europe serait élevé et leurs conséquences politiques sur la Russie imprévisibles.

 

    A la différence de l’Iran, la Russie dispose d’un potentiel nucléaire militaire considérable. Cherchera-t-elle à faire valoir cet atout, en l’absence d’autres ? Les accords de désarmement de l’après-Guerre froide, comme l’accord russo-américain sur l’élimination des missiles de portée intermédiaire vont-ils être remis en cause ? L’Europe devra-t-elle revivre l’équilibre de la terreur ? De la Syrie à l’Extrême-Orient en passant par l’Iran, les Occidentaux trouveront-ils en face d’eux une Russie décidée à les contrer ? L’ONU sera-t-elle marginalisée comme pendant la guerre froide ? Quelle politique militaire devrons-nous adopter ? Ceux qui suggèrent que Poutine serait un nouvel Hitler ou un nouveau Staline, vont-ils aller jusqu’à demander de remonter rapidement les budgets de la défense à des niveaux beaucoup plus considérables qu’aujourd’hui ?

 

Ce qu’il faut demander à la Russie

 

     L’arme des sanctions est puissante. Elle est de nature à frapper directement le « système Poutine » de réseaux affairistes et de corruption. Ce régime peut donc être amené à la négociation sous l’effet des sanctions, mais il ne s’y résoudra que s’il est confronté à des demandes précises. Sanctionner ne suffit pas, il faut aussi clairement indiquer à la Russie les conditions que nous posons au retour à des relations normales.

 

     1- L’Est de l’Ukraine. Il est urgent d’y établir un cessez-le-feu internationalement vérifié. Les pouvoirs de fait doivent être dissous et l’ordre rétabli pacifiquement, si nécessaire par l’envoi d’une force internationale de l’ONU sous chapitre VII et non de l’OSCE, dont l’impuissance est flagrante. Cette force doit contrôler l’étanchéité de la frontière pour empêcher tout transfert d’armes, sans faire obstacle au passage des civils[1]. L’acceptation de ces mesures par la Russie doit être clairement formulée comme une condition sine qua non de l’allègement progressif des sanctions. Il devra être parallèlement indiqué aux autorités ukrainiennes que l’aide européenne suppose des mesures sincères de décentralisation, d’assouplissement de la législation linguistique et de démocratisation, l’interdiction de partis représentatifs n’ayant pas de place dans un tel programme.

 

     2- L’appareil de la Malaysia Airlines. L’enquête internationale impartiale exigée par la résolution 2166 du Conseil de sécurité doit être exhaustive et crédible et se dérouler sans entrave sous contrôle international indépendant. Des présomptions graves pèsent sur les insurgés mais il est problématique d’en tirer des conclusions politiques tant que des preuves substantielles n’ont pas été rendues publiques. Si l’implication de la Russie est démontrée, des mesures de réparation devront naturellement être exigées d’elle.

 

       3- La Crimée. Il est hors de question de reconnaître le coup de force russe. Mais est-il sage d’imposer à la péninsule un régime d’exclusion plus sévère que celui de Chypre nord ? Sans « punir » collectivement les populations, il faut exiger de la Russie une négociation sur le statut de la péninsule sur la base de son appartenance juridique à l’Ukraine, notamment en impliquant l’ONU. En cas de veto russe au Conseil de sécurité, pourquoi ne pas s’appuyer sur l’Assemblée générale qui a, à une écrasante majorité, condamné l’annexion ? Il devra enfin être clairement indiqué à la Russie que le retour à des relations normales passe aussi par le règlement de la question de la Crimée.

 

Maintenir le dialogue

 

      Un dialogue politique de fond devra, dans un stade ultérieur, être noué avec la Russie. Sur des questions telles que la souveraineté des États et le « droit d’ingérence » ou l’intégrité territoriale et la possibilité des sécessions, la Russie et l’Europe occidentale sont en total désaccord. Ces questions doivent être franchement débattues, par des voies informelles, si la diplomatie traditionnelle ne s’avère pas praticable[2].

 

     Quant au sauvetage durable de l’économie ukrainienne, il nécessite la coopération de la Russie. Sans même évoquer l’énergie, il faut être conscient que, dans beaucoup de secteurs, les « chaînes de valeur » ukrainienne et russe sont fortement intégrées : les rompre condamnerait de nombreuses entreprises ukrainiennes.

 

    Plus généralement, l’Union européenne et la Russie devront, le moment venu, reprendre leur dialogue sur l’établissement d’un espace économique commun de Lisbonne à Vladivostok.

 

    Les conséquences de la crise ukrainienne peuvent et doivent être contenues. Malgré la gravité de leurs désaccords, la Russie et les pays occidentaux partagent d’importants intérêts communs : stabilité de l’Afghanistan, non-accès de l’Iran à l’arme nucléaire, lutte contre le danger djihadiste…

 

      Il y a cent ans, une crise locale avait dégénéré en conflagration générale, parce que les « petites torches » des conflits, que dénonçait Jaurès juste avant sa mort[3], avaient fini par allumer l’incendie. Si nous n’en sommes plus là, c’est parce que des institutions, des systèmes coopératifs de sécurité, des procédures de dialogue sont en place. Sachons faire fructifier cet acquis indispensable à la préservation de la paix.

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[1] De très nombreux réfugiés fuient actuellement vers la Russie ; leur retour devra être organisé.

 

[2] Je viens de co-signer – avec 11 personnalités politiques européennes (Malcolm Rifkind, Des Browne, Vyacheslav Trubnikov, Igor Ivanov, Adam Daniel Rotfeld, Hervé Morin, Anatoly Adamishin, Ozdem Sanberk, Volker Ruhe, Alexei Gromyko, Tarja Cronberg) - un document d'orientation politique publié par le réseau European Leadership Networkqui présente, dans ce contexte de crise russo-ukrainienne-européenne, des mesures fortes à la fois politiques et militaires, sur la base d’un dialogue accru, dans le but d’établir une coopération renforcée et profonde pour le futur.

 

[3]  Discours de Jean Jaurès à Vaise (25 juillet 1914)

Sanctionner la Russie et après ?
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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 14:58

       La ministre de la Culture honorera le spectacle "Jaurès, une voix pour la paix" de sa présence, ce soir, à la veille de la commémoration du centenaire de la mort de Jean Jaurès.

 

      Aurélie Filippetti, issue elle-même d’un territoire de tradition minière, appréciera certainement que ce spectacle, mis en scène par Claude Moreau, soit joué sur le site réaménagé de l'ancienne mine à ciel ouvert, au coeur du Carmausin, encore imprégné du souvenir des combats de Jaurès auprès des mineurs et des verriers.

 

 « L’art, ce n’est pas une sorte d’étang mélancolique et trouble mais un grand fleuve qui emporte avec lui tous les mélanges de la vie, toutes les audaces de la réalité » (Jean Jaurès, cité par Aurélie Filippetti dans la brochure de présentation du spectacle)

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Le spectacle est donné dans la Maison de la musique de Cap’ Découverte.

 

Les 3 dernières représentations auront lieu :

       - mercredi 30 juillet, à 20h30

       - jeudi 31 juillet à 15h et à 20h30

 

Pour tout renseignement, consulter: http://www.jaures-lespectacle.fr/

Aurélie Filippetti à Cap'Découverte ce soir
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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 10:24

Communiqué de Jean Padilla,

 

Président de l’Association Histoire(s) du Pays de Jaurès

 

   Sur l’invitation de Paul Quilès, Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire national du Parti Socialiste honorera de sa présence la représentation du spectacle "Jaurès, une voix pour la paix" aujourd'hui, lundi 28 juillet.

 

    Ce spectacle, qui sera présenté, du 27 au 31 juillet, à la Maison de la Musique, sur le site de Cap’Découverte, est unanimement reconnu comme une réalisation culturelle et historique de haute qualité.

 

    Il reste aussi un acte militant et la venue de Jean-Christophe Cambadélis constitue un hommage à la mobilisation impressionnante et au dévouement de près de cent bénévoles du Carmausin et de l’Albigeois, indispensables à réalisation de notre projet, devenu celui de tout un bassin de vie, imprégné de la pensée et de l’action de Jean Jaurès.

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 11:53

     Nous allons présenter à nouveau, à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 31 juillet, le spectacle "Jaurès, une voix pour la paix", à la Maison de la Musique, sur le site réaménagé de l’ancienne mine à ciel ouvert de Cap’Découverte,

 

     Alors que certains n’hésitent pas à polémiquer autour de l’héritage de Jaurès, je pense utile de redonner mon interview d’octobre 2013 à ce propos. Ecouter l’entretien

  

     Dans notre monde si agité, dangereux et parfois difficile à déchiffrer, il est important de mieux situer le rôle et l’action des décideurs politiques.

 

     Le spectacle  "Jaurès, une voix pour la paix", au-delà de sa valeur artistique, aide justement à cette prise de conscience, en faisant revivre les grands évènements du siècle écoulé à la lumière des valeurs et des enseignements que nous a légués Jaurès.

 

       Présentation du spectacle par Paul Quilès

au JT 19/20 de France 3 Midi-Pyrénées du 27/07/2014:

cliquez ici (de 7’ à 11’)

     Pour tout renseignement pratique sur le spectacle,

consulter:

 http://www.jaures-lespectacle.fr/

Parler de Jaurès
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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 09:12
Lutter contre la haine

       Dans l'ambiance tendue et où les extrémismes se déchaînent, j'ai apprécié cette tribune signée par un collectif d'associations et publiée par Libération .

 

      C'est une expression forte, qui, tout en prenant la mesure du drame de Gaza, montre qu'on peut s'indigner, sans pour autant tomber dans les propos de haine attisant ces poisons de notre société que sont l'antisémitisme et l'islamophobie. 

 

___________

 

Mettre en acte nos valeurs républicaines 

 

pour lutter contre la haine

 

     Tribune signée par: SOS Racisme, France terre d'asile (FTDA), Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl), Jcall, Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), Union nationale des syndicats autonomes (Unsa), Cfdt, Collectif Dom, Comité Marche du 23 mai 1998 (CM98), Mouvement National pour l’Egalité et la Diversité (MNED), Amitié Judéo-Musulmane de France (AJMD).

       

      Alors que des mères meurtries, appartenant à des parties en guerre, semblent capables de se parler, pourquoi serions-nous incapables ici, dans un pays en paix, de manifester autre chose qu’une agressivité nourrie de racisme et d’antisémitisme ? Il y a quelques jours, la mère de Naftali Fraenkel émettait le souhait de rencontrer la mère de Mohammed Abu Khdeir. La première avait perdu son fils, un des trois adolescents israéliens assassinés par balles. La deuxième avait perdu son fils, un adolescent palestinien brûlé vif.

 

       Depuis, la situation s’est embrasée. Tandis que le Hamas lançait des roquettes sur Israël, Israël ripostait par des bombardements au corollaire inéluctable : des victimes civiles par centaines.

 

       Le sang a déjà trop coulé au Proche-Orient et les haines se sont à ce point aiguisées que les voix qui plaident pour la paix n’arrivent plus à submerger celles de l’intolérance.

 

     Chez nous, en France, à plusieurs milliers de kilomètres de là, ce conflit est devenu prétexte pour mieux servir la haine. Ces derniers jours, l’air est devenu lourd dans notre pays du fait de minorités actives. Les esprits s’échauffent et chacun est renvoyé dans un camp exclusif et quasiment sommé d’affronter le camp d’en face. Alors que des mères meurtries, appartenant à des parties en guerre, semblent capables de se parler, pourquoi serions-nous incapables ici, dans un pays en paix, de manifester autre chose qu’une agressivité nourrie de racisme et d’antisémitisme ?

 

      L’existence d’affinités et l’expression de solidarités sont bien évidemment parfaitement légitimes. Mais elles ne sauraient en aucun cas venir justifier des expressions de haines ou des agressions envers celles et ceux qui exprimeraient une sensibilité différente. À cet égard, l’antisémitisme qui s’affiche ces derniers jours est inacceptable et doit être combattu. Les expressions d’un racisme anti-arabe ne sauraient être davantage tolérées.

 

      Toutes ces manifestations de haine n’ont d’ailleurs pas attendu que des déchirements interviennent sur le conflit au Proche-Orient pour s’exprimer. Ces derniers mois et tout récemment, un antisémitisme brutal dans les mots et violent dans les actes – que l’on pense aux meurtres de Mohammed Merah il y a deux ans et aux agressions envers plusieurs synagogues de la région parisienne ces dernières heures- signe le retour en force des logiques de boucs émissaires et des phénomènes de peur chez les Juifs de France.

 

      Mais ce qui apparaît comme une terrible décomposition du «vivre ensemble à la française» nous est depuis un certain temps donné à voir et à prévoir.

 

      À force de délaisser les quartiers populaires, de ne pas prendre en considération le racisme et les discriminations dont les populations d’origine immigrée sont victimes, la violence symbolique et réelle qui leur est infligée n’a jamais été questionnée. Pas plus que la violence parfois démesurée qu’elle peut générer en retour.

 

      C’est ainsi qu’aujourd’hui en France le racisme anti-rom vient de frôler le meurtre, après le lynchage de Gheorghe, un adolescent de 16 ans. Aujourd’hui le racisme biologique réapparaît en France et vise une ministre que l’on compare à un singe et que l’on invite à remonter dans un arbre. Aujourd’hui en France la stigmatisation des populations arabo-musulmanes est à l’œuvre avec, au mieux, des accusations d’appartenance à une 5ème colonne, au pire à celle d’une mouvance terroriste. Et c’est ainsi qu’aujourd’hui en France, un parti qui a la haine pour matrice regroupe 25% des suffrages exprimés à des élections européennes.

 

      C’est pour tout cela qu’aujourd’hui en France nous devons avoir un horizon commun : celui de construire une société fraternelle plutôt que de nous perdre dans des luttes épuisantes qui détournent de cet objectif. Ne pas le comprendre, c’est laisser prospérer ceux-là même dont le projet de société est fondé sur le refus de l’égale dignité entre les citoyens.

 

      Construire une société fraternelle, c’est œuvrer à la mise en actes des valeurs républicaines d’égalité et de fraternité. Cette mise en acte renvoie chacun à sa responsabilité individuelle, par un réengagement massif dans les dynamiques de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations. C’est pour notre pays la condition sine qua non de la construction d’une dynamique collective de progrès à laquelle chacun participera au-delà de ses différences. 

 

      C’est d’ailleurs parce que nous aurons réussi à construire cette dynamique collective que nous aurons une voix plus utile au Proche-Orient. Une voix utile pour œuvrer à un cessez-le-feu immédiat et pour contribuer avec les sociétés israélienne et palestinienne à la reprise sincère d’un processus de paix conclusif et permettant d’aboutir à ce qui ne sera plus simplement un slogan mais une réalité : «Deux peuples, deux États». 

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 22:17

 

"Il faut toujours revenir à Jaurès, à ses actes, à ses paroles". Ainsi commençait le texte de François Mitterrand dans la brochure de présentation du spectacle « Ils ont tué Jaurès », que nous avons organisé en 1994 à Carmaux.

 

Comment ne pas revenir à lui en effet, alors que nous allons bientôt commémorer le centenaire de sa mort, qui coïncida tragiquement avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale ?

 

C’est ce que nous avons voulu faire en présentant « Jaurès, une voix pour la paix », un spectacle vivant qui montre, de façon originale, l’actualité du message de Jaurès sur la guerre et sur les causes des conflits qui conduisent parfois à l’affrontement : les nationalismes, le racisme, l’exploitation du travail, les rivalités économiques…

 

Les 10 premières représentations de ce grand spectacle, écrit par Jean-Louis Sagot-Duvauroux et mis en scène par Claude Moreau, ont rassemblé près de 5000 spectateurs, en octobre dernier, dans la salle François Mitterrand, ancienne salle de la Verrerie de Carmaux, lieu emblématique des combats de Jean Jaurès il y a un siècle.

 

Il sera présenté à nouveau du 27 au 31 juillet, à la Maison de la Musique, sur le site réaménagé de l’ancienne mine à ciel ouvert de Cap’Découverte, situé entre Albi et Carmaux, au cœur de la circonscription qui a marqué le parcours de ce grand homme de paix. Cette manifestation constituera un évènement remarquable parmi ceux prévus dans notre région. Elle prendra un relief particulier, puisque nous commémorerons, le 31 juillet, le centenaire de l’assassinat de Jean Jaurès.

 

Je souhaite que « Jaurès, une voix pour la paix » ne soit pas seulement perçu comme le spectacle d’hommes et de femmes fiers de leur histoire, mais qu’il soit aussi une occasion de voir le monde d’aujourd’hui à travers les paroles et les actes du grand socialiste.

 

Afin de mieux éclairer nos réflexions et nos engagements dans ce monde incertain et violent, il me semble utile que soit ainsi évoquée l’action de Jaurès, pacifiste et patriote -selon la belle formule de Gilles Candar une action inlassable pour la paix, pour une Europe unifiée, pour la dignité humaine.

 

                                                                                     Paul Quilès   

_______________________________________________________

 

Renseignements pratiques 

 

Le site du spectacle : http://www.jaures-lespectacle.fr/

 

Une revue de presse est disponible sur les actualités du site du spectacle , où on trouve également un extrait vidéo permettant d’avoir une première approche de la qualité et du contenu émotionnel de cette œuvre, qui expliquent son succès auprès des spectateurs. 

 

Les représentations auront lieu en soirée du 27 au 31 juillet, tous les jours à 20 heures 30, à la Maison de la Musique, sur le site de Cap’Découverte, situé entre Albi et Carmaux, Tarn. 

 

Deux représentations en matinées seront données à 15 heures,  le dimanche 27 et le jeudi 31 juillet.

Le prix de l’entrée est de 15 €, avec un tarif réduit de 12 € pour les enfants de moins de 12 ans, les chômeurs et les groupes d’au moins 10 personnes.

Pour tout renseignement, téléphoner au 07 80 04 10 95.

Possibilité de manger sur place au Restaurant de la Découverte, réservations 06.60.44.83.90 ou fdefez@laposte.net

 

La réservation des places se fait par Internet  sur Ticketnet 

Les tickets sont en vente au tarif de 15 € et 12 € dans les lieux suivants :

          * Office de Tourisme- Place Gambetta-CARMAUX

          * Office du Tourisme – Place Sainte Cécile-ALBI

          * Office du Tourisme – CORDES SUR CIEL

          * Grand Théâtre- ALBI    http://albilletterie.fr

          * Magasins E. Leclerc

Eclairer nos réflexions et nos engagements
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la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez