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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 10:58
Hiroshima, Nagasaki, un mythe à déconstruire! 
Hiroshima, Nagasaki, un mythe à déconstruire! 
Hiroshima, Nagasaki, un mythe à déconstruire! 

      72 ans plus tard, peut-on oublier ? 

 

      Le 6 août 1945, à 8h15, les Américains lançaient une bombe atomique sur la ville japonaise d’Hiroshima : 95 000 à 166 000 victimes. Trois jours plus tard, le 9 août 1945 à 11h02, ils bombardaient  Nagasaki, à l’aide d’une bombe au plutonium 239 d'une puissance de 20 KT: 60 000 à 80 000 victimes.

      Au-delà du terrible inventaire des victimes et des destructions matérielles de cette première utilisation de l’arme nucléaire, il n’est pas inutile de revenir à nouveau sur ce qui s’est passé : les faits, les mensonges, les conséquences….notamment quant à la signification de l’arme nucléaire dans le monde d’aujourd’hui.

      Je vous recommande à ce propos la lecture d’un texte très argumenté de Ward Wilson, qui conteste la thèse longtemps mise en avant de la capitulation du Japon qui aurait été déclenchée par le bombardement atomique d’Hiroshima.

Ce n'est pas la bombe atomique qui a poussé le Japon à capituler

      Conclusion de Ward Wilson:

      « Notre connaissance d’Hiroshima et de Nagasaki détermine, depuis près de 70 ans, la vision que nous avons des effets du nucléaire. Ces événements constituent, en quelque sort, le socle de toute pensée de dissuasion nucléaire. C’est à cause d’Hiroshima que nous tenons l’arme atomique pour une arme différente des autres, à cause d’Hiroshima que notre vision d’une telle bombe est celle d’une apocalypse à laquelle rien ne peut être comparée. Hiroshima sert d’unité de mesure de la menace nucléaire, une menace qui est pour la première fois énoncée quand Truman évoque la «pluie de destruction» qui va s’abattre sur le Japon. Hiroshima et Nagasaki sont la clé de voûte de l’aura de puissance qui nimbe les armes atomiques et en font des armes d’un poids écrasant dans les relations internationales.

      Mais que penser de tout cela si l’histoire traditionnelle du bombardement d’Hiroshima est remise en cause? Hiroshima est l’épicentre de la pensée atomique. Mais l’histoire que nous nous racontons semble bien éloignée des faits. Que devons-nous penser des armes atomiques si leur premier effet connu —le miracle de la capitulation japonaise— s’avère être un mythe? »        

      Voilà qui devrait faire réfléchir les détenteurs jupitériens de la foudre nucléaire, qui s’obstinent pourtant à refuser de participer aux efforts de la communauté internationale pour interdire les armes nucléaires. Ces quelques pays –dont la France- n’ont pas encore saisi l’occasion de « sortir de l’ancien monde » et continuent malheureusement à pratiquer « la politique de l’autruche », qui consiste à nier une réalité qui  déplaît. 

****************

      Deux  déclarations à méditer :

      - celle du Général Lee Butler, qui fut commandant en chef (1992-94) des Forces aériennes nucléaires des Etats-Unis : 

       « Nous n’avons pas de plus grande responsabilité que de mettre un terme à l’ère nucléaire (….)  Nous ne pouvons continuer de soumettre à un blocage souverain les clés qui nous délivreraient enfin du cauchemar nucléaire.  Nous ne pouvons refuser d’engager les ressources essentielles pour nous délivrer de son emprise, pour réduire les dangers qu’il représente.  Nous ne pouvons rester là, assis, à acquiescer par notre silence aux sermons dépassés des grands prêtres du nucléaire.  Il est temps de réaffirmer la primauté de la conscience individuelle, de redonner voix à la raison et aux intérêts légitimes de l’humanité. » (2 février 1998)

      - celle de Ronald Reagan, qui fut Président des Etats-Unis (1981-89)

       « Vous apprenez que des missiles soviétiques ont été lancés, vous savez que, désormais, plus rien ne peut les arrêter et qu’ils vont détruire une partie de votre pays, beaucoup plus grande que ce que vous pouvez imaginer. Et vous êtes assis là, sachant que tout ce que vous pouvez faire est d’appuyer sur le bouton pour que des Soviétiques meurent aussi, alors que nous serons déjà tous morts. » (1985)

****************

A lire:  Les véritables raisons de la destruction d'Hiroshima  

Tout savoir sur le bombardement d’Hiroshima et Nagasaki  

 

Bombes atomiques, causes et conséquences  (Excellent recueil de documents sur l’utilisation de l’arme nucléaire lors de la seconde guerre mondiale) 

 

Regarder:  Le Japon n'a pas capitulé à cause d'Hiroshima (1’40)

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 18:38

Voici l'enregistrement vidéo intégral de la "soirée mémorable" dont je vous ai parlé il y a une semaine.

 

Il vous permettra de visionner les moments forts de cette soirée et de partager l'enthousiasme des 2000 participants présents le 26 juillet à Cordes sur Ciel.

 

4’50….les astronautes français dans l'espace (film)

 

23’40…présentation de la conférence (Michel Chevalet, Paul Quilès, Jean-Yves Le Gall)

 

32’…..débat avec Thomas Pesquet, Léopold Eyharts, Alain Maillet

 

1h17'…..questions du public

 

1h39’30….présentation des activités du CNES (film)

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 10:26
Tout savoir sur l'espace (suite)
Tout savoir sur l'espace (suite)

Encore 2 interviews de Charlyne:

      - Michel Chevalet

      - Alain Maillet

 

Voir également  ICI  les interviews de:

      - Paul Quilès

      - Léopold Eyharts

      - Jean- Yves Le Gall

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 09:53
Tout savoir sur l'espace

      Ces interviews réalisées par Charlyne* (11 ans) à l’occasion de la 6 ème édition du « Ciel sur Cordes » montrent que la passion pour l’espace « n’attend pas le nombre des années » !

     On trouvera ci-après 3 courtes interviews de Paul Quilès, Léopold Eyharts et Jean-Yves Le Gall.

     Voir aussi les interviews de Michel Chevalet et Alain Maillet: ICI

*********************

  * Bonjour, Je m'appelle Charlyne, j'ai commencé ce blog en 2016 à l'âge de 10 ans et je suis passionnée de science et d'espace.

  Ce blog est dédié aux sciences et à l'Espace pour les enfants, mais aussi pour toutes les personnes qui s'y intéressent.

  Bonne lecture !

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 14:53
Une soirée mémorable

     En cette belle soirée d’été, Thomas Pesquet a fait vibrer les 2000 participants rassemblés sur le stade de Cordes sur Ciel pour le lancement de la 6 ème édition du "Ciel sur Cordes".

     En compagnie de l’astronaute Léopold Eyharts et de l’ingénieur Alain Maillet, avec la complicité du journaliste Michel Chevalet, Thomas Pesquet s’est prêté de façon très spontanée à une série de questions/réponses. On a pu alors observer l’enthousiasme des Français pour le spatial …. et pas seulement pour les performances remarquables des astronautes.

     Jean-Yves le Gall, président du Centre national d’Etudes Spatiales (CNES), qui a rendu la manifestation possible, a apprécié, comme moi, cet engouement pour les activités de l’espace, indispensables à notre vie sur terre (environnement, observation, communication…) et à une meilleure connaissance de l’univers.

    Les yeux brillaient après cette rencontre qui nous avait emmenés près des  étoiles et, alors que nous quittions le stade, la station spatiale (ISS) passa au-dessus de Cordes.....comme un clin d'oeil venu du ciel! 

**************

     Visionner l'enregistrement vidéo intégral de la soirée

**************

     Je remercie vivement les intervenants qui ont permis le succès de l’évènement et notamment :

- en tout premier lieu, le CNES, avec le soutien de l’ESA (Agence Spatiale Européenne), Arianespace, la Cité de l’Espace, Planète sciences ;

- les nombreux bénévoles, qui se sont dépensés sans compter ;

- les services de l’Etat dans le département ;

- l’ensemble du personnel municipal de Cordes (culture, technique, police) qui s’est fortement mobilisé;

- la mairie d’Albi et la Communauté d’agglomération de l’Albigeois, les transports Gau, les établissements Gautier, M. Saoudi, le circuit d’Albi…. pour l’aide matérielle ;

- les élus de Cordes et notamment François Llonch.

*****************

     Parmi les nombreux témoignages audiovisuels de cette mémorable soirée (photos, vidéos, reportages sur Facebook), j’ai retenu quelques images qui traduisent bien l’ambiance de la rencontre.

********************

     Lire:

* l’article de la Dépêche du Midi

* l’article du Journal d’ici

    Regarder et écouter:

* le reportage de France 3 Occitanie

* sur Facebook

* sur CFM Radio

Une soirée mémorable
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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 13:52
Claude Rich et "la mémoire des pierres"

     Toutes celles et tous ceux qui ont connu Claude Rich à Cordes sur Ciel ou ont assisté au merveilleux spectacle "la mémoire des pierres" joué au pied de la cité médiévale en 1996-97-98 ont une pensée émue et forte pour ce formidable comédien. Son charme, sa gentillesse et son immense talent les avaient séduits.

     Claude Moreau, metteur en scène du spectacle, se joint à moi pour faire part de notre grande tristesse.

  Voici quelques "photos souvenirs" de ces moments forts. Un public nombreux et enthousiaste (près de 50 000 spectateurs en 3 étés) a vibré en écoutant l'histoire de Cordes racontée par Claude Rich et en regardant les scènes grandioses jouées par plus d'une centaine d'acteurs bénévoles. 

    Voici également une vidéo (8'30), qui donne un bon aperçu de ce spectacle inoubliable, fruit de la collaboration entre trois personnalités de talent: Jean-Gabriel Jonin pour le scénario, Claude Moreau pour la mise en scène et Claude Rich pour l'interprétation.

Regarder

 

Présentation du spectacle   

Dans "la mémoire des pierres", Claude RICH incarne Claude MOLINIER, "Chevalier de l’Ordre Royal et Militaire du Christ, pensionnaire du Roi, Amateur de la science Hermétique", personnage historique du 18ème siècle. Poursuivi par les soldats du Roi, il vient à Cordes retrouver la demeure de son ancêtre, en percer les mystères et retrouver son propre destin. Ses recherches dans la cité (séquences filmées) provoquent en flash-back des épisodes de l’histoire de Cordes (scènes jouées par les figurants). Le talent de Claude RICH a donné à cette fiction dramatique l’ampleur et le prestige que méritait cet évènement culturel.

Claude Rich et "la mémoire des pierres"
Claude Rich et "la mémoire des pierres"
Claude Rich et "la mémoire des pierres"
Claude Rich et "la mémoire des pierres"
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Claude Rich et "la mémoire des pierres"
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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 15:30
Photo Jean-Paul Pélissier/Reuters

Photo Jean-Paul Pélissier/Reuters

Communiqué de Paul Quilès,

ancien ministre de la défense, ancien président de la

Commission de la défense de l’Assemblée nationale

**************

Le Président de la République vient de prononcer à Istres un discours qui illustre les contradictions dans lesquelles il se débat :

1) malgré ses promesses réitérées d’augmentation des moyens alloués aux armées, il confirme que les crédits 2017 du ministère seront lourdement amputés ;

2) en annonçant d’ores et déjà le montant du budget 2018 de la défense (34,2 Milliards €), il fait l’impasse sur la mission constitutionnelle du Parlement qui doit voter, après débat, le budget;

3) il annonce pour l’automne 2017 une "revue stratégique", dans laquelle il ne sera pas question de la dissuasion nucléaire et il proclame –contre toute évidence- que celle-ci contribue à l’image internationale de la France et à sa crédibilité dans le monde.

Ces annonces, qui visent par avance à interdire tout débat sérieux ne sont pas rassurantes quant à l’évolution des institutions et à la transparence des choix stratégiques.

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Lire aussi: "une crise d'autorité"

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 14:29
Une crise d'autorité

      Après le psychodrame qui s’est joué entre le Président de la République et son Chef d’état-major des armées depuis le 14 juillet et qui vient de se traduire par la démission de ce dernier, il est temps de se poser les bonnes questions pour la politique de défense de notre pays.

Voici l'analyse de Paul Quilès* et de Bernard Norlain**

 

****************

 

         Personne ne remet en cause le statut de chef des armées du Président (article 15 de la Constitution), mais ce statut implique un respect de l’autorité déléguée et récemment renouvelée à son Chef d’état-major des armées.

 

        Où est l’indignité quand celui-ci s’adresse à une commission parlementaire qui l’a convoqué dans le cadre des institutions démocratiques et de surcroît avec une garantie de confidentialité ?

 

       Où est l’indignité quand le Chef d’état-major ne fait que son devoir en alertant les représentants de la République sur le décalage entre les missions qui lui sont imparties et les moyens qui lui sont octroyés ?

 

     Où sont les possibilités laissées au Parlement pour s’informer directement de l’état des forces et de leur adaptation aux menaces ? Le contrôle parlementaire n’est pas une entrave à l’action ni « une pression » sur l’exécutif, c’est la garantie de la transparence démocratique. De ce point de vue, on ne peut que s’inquiéter qu’aucun compte rendu des récentes auditions de la ministre et du Chef d’état-major des armées n’ait encore été publié.

 

       L’autorité ne se décrète pas et ne s’impose pas, elle se nourrit d’une relation de confiance et de compréhension. Ce désaveu brutal, alors que le constat n’est que l’expression d’une réalité vécue quotidiennement par des hommes et des femmes qui souvent risquent leur vie, ne peut que saper le lien de confiance sur lequel repose toute autorité.

 

       Par ailleurs « la grande muette », qui a toujours su faire connaître son état d’esprit, quelles que soient les contraintes de son devoir de réserve statutaire, doit pouvoir aussi s’exprimer et témoigner de ses difficultés, mais aussi et peut-être surtout de sa vision de la défense du pays qu’elle pour mission d’assurer.

 

       L'autre question que pose cette crise d’autorité est celle du brouillard des chiffres. Entre les coupes budgétaires demandées cette année, les engagements  du gouvernement précédent, l’engagement de campagne d’un budget à 2% du PIB, il devient difficile de s’y retrouver. Pendant ce temps-là, nos forces sur le terrain manquent parfois cruellement d’équipements récents correctement entretenus et d’entraînement. Dans cette perspective, il est effectivement insupportable de constater que ce sont trop souvent les intérêts industriels qui prédominent au détriment des besoins prioritaires des armées. La liberté d’information du Parlement, qui a pour mission constitutionnelle de voter le budget, est à cet égard une garantie indispensable du bon emploi des crédits.

 

       Cette constatation et la crise d’autorité que nous venons de connaître auront le mérite de soulever la question fondamentale de l’emploi des crédits de la défense. Les chiffres ne sont rien s’ils ne recouvrent pas des objectifs  stratégiques définis. Le chiffre symbole de 2% du PIB ne signifie rien s’il n’est pas au service d’une politique de défense élaborée et déclinée jusqu’au niveau des équipements et non pas pour satisfaire les besoins de tel ou tel constructeur.

 

      Une « revue stratégique » devrait définir ces objectifs et une politique de défense cohérente. Mais que penser d’une telle revue alors qu’en est exclue, par exemple, la prétendue « clé de voute « de notre politique de défense, c’est-à-dire l’arme nucléaire ? Que penser d’une réflexion qui pose comme principe indiscutable le renouvellement sans délai de ces armes, contrairement aux engagements de la France à l’égard du TNP (traité de Non-Prolifération Nucléaire), qu’elle a pourtant ratifié ? Comment gérer les conséquences budgétaires de cette priorité donnée à l’arme nucléaire et en particulier les quelque trois milliards d’euros supplémentaires que nécessiterait sa modernisation accélérée ?

 

       Dans l’état actuel du monde, de nos ambitions de notre position, de nos moyens, une telle revue ne peut être que globale et donc concerner aussi l’arme nucléaire. Tout doit être remis à plat dans une concertation qui ne se limite pas à un cercle coopté d’experts autoproclamés.

 

     C’est une ardente obligation si l’on souhaite une politique qui soit « en marche », c’est-à-dire qui n’hésite pas à assumer les remises en cause et les ruptures que réclame notre époque.

 

 

 * Paul Quilès, ancien ministre de la défense,  ancien président de la Commission de la défense de l’Assemblée nationale, Président d'IDN

* Bernard Norlain, général d’armée aérienne (2S), ancien directeur de l’IHEDN, vice- Président d'IDN

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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 08:45
"Si nous partons dans l’espace, ce n’est pas pour nous-mêmes, mais parce que nous croyons que c’est utile pour tout le monde sur Terre. C’est une aventure collective, née des rêves et du travail d’une multitude de personnes. C’est pourquoi je tiens à la faire partager au plus grand nombre" (Thomas Pesquet)

"Si nous partons dans l’espace, ce n’est pas pour nous-mêmes, mais parce que nous croyons que c’est utile pour tout le monde sur Terre. C’est une aventure collective, née des rêves et du travail d’une multitude de personnes. C’est pourquoi je tiens à la faire partager au plus grand nombre" (Thomas Pesquet)

Communiqué de Paul Quilès, maire de Cordes sur Ciel

 

A l’occasion de la 6ème édition du « Ciel sur Cordes »,  organisée par la mairie de Cordes sur Ciel et le Centre National d’Etudes Spatiales, avec la participation de l’ESA et d’Arianespace, Thomas Pesquet sera présent pour nous faire partager sa récente expérience dans l’espace.

En compagnie de l’astronaute Léopold Eyharts et d’Alain Maillet, ingénieur au Medes pour le Cadmos*, il participera à une soirée animée par Michel Chevalet, journaliste scientifique. Ensemble, ils délivreront des clefs de compréhension de la vie dans l’espace et de l’espace à votre service.

Rendez-vous le 26 juillet 2017 à 2Oh30 à Cordes sur Ciel.

La soirée se déroulera en bas de la cité, sur le terrain du stade.

 

Accès voitures : la départementale D8 (route de Cordes à Bournazel) sera interdite à la circulation de 14h à 24h. Des parkings seront prévus aux abords du site.

L’accès piétons ne sera possible que de 17h30 à 20h.

Entrée gratuite

Buvette et petite restauration sur place.

 

 * Medes: Institut de Médecine et de Physiologie spatiales

  Cadmos: Centre d'Aide au développement des Activités en Micropesanteur et des                   opérations Spatiales.

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Egalement au programme de la manifestation "Le Ciel sur Cordes", du 26 juillet au 3 août 2017, dans le haut de la cité:

  • Exposition "Thomas Pesquet : un peu plus près des étoiles" cour de la mairie, Maison Fonpeyrouse

Des ateliers ludiques à partir de 8 ans sans limite d’âge, du 26 juillet au 3 août, de 14h à 19h

  • La Cité de l’espace sera présente avec "Le labo des expériences" les 26 et 27 juillet
  • "Vivre en microgravité avec le Gyrospace" pour les amateurs de sensations 3D
  • "Rejoins les Jedi" dans Star Wars ou la Guerre des étoiles
  • "Ateliers découverte FABLAB" autour de la fabrication du lanceur Ariane 5 avec les imprimantes 3D (jusqu’au 31 juillet) 
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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 22:00
La vulnérabilité des armes nucléaires aux cyberattaques

Tribune publiée dans le quotidien Libération

 

sous le titre "Et si la prochaine cyberattaque ciblait un site nucléaire"

 

Paul Quilès

Ancien ministre de la défense

Président d’IDN (Initiatives pour le Désarmement Nucléaire)

 

 

     Terrorisme, réchauffement climatique, épidémies, flux migratoires et, depuis quelques jours, cyberattaques : ces menaces, présentées comme nouvelles, font de plus en plus la « Une » des médias et suscitent une forte émotion dans l’opinion publique.

 

     Outre le fait que la plupart d’entre elles sont loin d’être nouvelles, la présentation qui est faite de ces menaces ne permet pas toujours de distinguer leur degré de dangerosité.

 

     Prenons l’exemple de la récente cyberattaque par le virus Petya, qualifiée de géante, qui fait suite à d’autres piratages (hackings) de même nature. Ses conséquences planétaires ont de quoi inquiéter : destruction des fichiers informatiques des particuliers, interruption de la production de certaines entreprises, dérèglement de services publics….Et pourtant, le danger pourrait être beaucoup plus grave si de telles attaques visaient des systèmes tels que des équipements ou des armes nucléaires.

 

      Pour comprendre la nature et l’étendue du risque, il faut d’abord essayer de déterminer l’origine de ces actions et leurs motivations. Il peut s’agir d’un individu comme d’un groupe de pirates ou encore d’une vaste organisation aux perspectives géopolitiques. Leurs objectifs sont de 3 ordres :

 

   - La récolte d’information et le rançonnage. L’attaquant souhaite acquérir un ensemble de données en ciblant leur propriétaire ou un individu, une entreprise, un ministère ayant accès à ce réseau d’information. Il peut s’agir d’une variété de données ciblées ou non, qu’il s’agisse de propriété intellectuelle ou d’informations critiques pour une entreprise. La finalité de ces actions, conduites par des individus ou des organisations, est en général d’ordre pécuniaire, par le biais de logiciels de rançon.

 

    - L’espionnage. L’objectif est ici de surveiller et de voler des informations, notamment  confidentielles, ce qui pourrait compromettre la sécurité nationale d’un pays ou tenter de peser sur le cours de sa politique, comme semble l’indiquer l’ingérence électorale russe lors des élections américaines.

 

      - Le sabotage. L’objectif de cette troisième catégorie est de détruire, à l’aide de cyber-armes (cyber weapons). L’illustration la plus manifeste de ce type de cyberattaque, est l’attaque Stuxnet, lancée en 2010 sous l’administration Bush contre le programme nucléaire iranien, à l’aide d’un ver informatique conçu par la NSA pour contaminer et détruire l’usine de centrifugeuses nucléaires de Natanz. Il s’agit de la première arme digitale cyber créée au monde, qui a démontré les capacités de destruction de ces armes de nouvelle génération. En 2007, un test avait déjà été réalisé afin de démontrer la vulnérabilité des systèmes de sécurisation informatique, le test Aurora, conduit sur un générateur massif et hautement sécurisé de diesel. Une expérience aussi concluante qu’inquiétante, qui s’est traduite par la destruction quasi-immédiate du générateur.

 

     Les conséquences des cyberattaques sont donc sérieuses, bien plus qu’un arrêt de production ou qu’une simple panne de métro. On pourrait assister à de véritables drames humains et même à des conflits de nature politique. Il faut donc se protéger ; de nombreuses parades sont développées dans la plupart des pays et notamment en France, au niveau européen et aux Nations-Unies.

 

     Cependant, on ne doit pas faire l’impasse sur l’immense danger que représenterait une cyberattaque menée par un groupe terroriste sur des infrastructures nucléaires ou sur les systèmes de contrôle des armes nucléaires. Un grand nombre de rapports alertent sur les différentes méthodes et techniques de sabotage qui pourraient être employées à cet effet et ils insistent sur la vulnérabilité de tous les logiciels informatiques. C’est dans ce sens que le bureau des Sciences de la défense (comité d’experts du Pentagone) révélait dans un rapport de 2013 que « les armes nucléaires américaines pourraient être vulnérables à des cyberattaques extrêmement sophistiquées ». Il faut noter que le nucléaire civil est également concerné, comme l’a montré la récente attaque du 27 Juin 2017, qui a obligé à repasser les systèmes de contrôle de la centrale de Tchernobyl en mode manuel.

 

     Plus que jamais, ce constat devrait amener les pays « dotés » de l’arme nucléaire et notamment la France à prendre conscience de la lourde responsabilité qu’ils prennent en ne s’associant pas à la rédaction, en cours à l’ONU, d’un traité d’interdiction des armes nucléaires. Il faut souhaiter qu’ils se souviennent de la phrase d’Albert Camus, au lendemain du bombardement d’Hiroshima : « Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l’utilisation intelligente des conquêtes scientifiques ».

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Recherche

Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez