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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 08:37

   La date du 11 septembre nous rappelle évidemment le terrible

attentat du World Trade Center à New York en 2001.

 

En ce 11 septembre 2013, il ne faut pas non plus oublier

qu'il y a exactement 40 ans,

le Président chilien Salvador Allende

était victime du coup d'Etat

monté par la junte de Pinochet, avec l'aide de la CIA.


      Pour moi, cet évènement tragique, qui a mis fin,

dans un bain de sang,

à trois années de transition vers un socialisme démocratique,

a marqué le début de mon engagement politique à gauche.

 

      Je me souviens de mon émotion en entendant

les dernières paroles d'Allende.

Vous pouvez les retrouver ici.

 

Ecouter son dernier discours sur Radio Magallanes

                          (11 septembre 1973, à partir de 9h10)

 

Lire sur le site de MEDIAPART: Le dernier jour d'Allende

Souvenir d'Allende
Souvenir d'Allende
Souvenir d'Allende
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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 16:05

                                              Marianne 

                           

                              Tribune de Paul Quilès

 

 

Extraits:

 

      "Avais-je raison trop tôt ? Depuis 15 jours, j’attire publiquement l’attention sur la nécessité de contraindre la Syrie à adhérer immédiatement à la « Convention sur l'interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l'emploi des armes chimiques et sur leur destruction ».

 

         Dès la confirmation de l’attaque chimique de Damas, il aurait été souhaitable que la France demande à la Russie et à la Chine de participer, notamment dans le cadre du Conseil de sécurité, à un effort diplomatique concerté pour obliger Damas à souscrire sans réserves à la Convention de désarmement chimique et à appliquer immédiatement l’ensemble de ses dispositions.   (....)

 

           La quasi-totalité des États l’ont ratifiée, à sept exceptions près, dont celle de la Syrie[1]. Je regrette, dans ces conditions, l’absence de véritable effort, du côté occidental, pour contraindre la Syrie à cette ratification après que son gouvernement eut annoncé, le 23 juillet dernier détenir l’arme chimique.

 

         La menace était pourtant bien connue.  (....)

 

         Voici que la Russie a elle-même pris l’initiative, en proposant de placer les armes chimiques en Syrie sous contrôle international. Cette initiative a rencontré un accueil prudent mais positif des États-Unis, de la France et des pays occidentaux. Elle peut ouvrir la voie à une solution politique qui écarterait définitivement le danger chimique en Syrie. (....)

 

         La proposition de résolution française doit s’inscrire dans cette logique et exiger l’adhésion immédiate de la Syrie à la Convention de 1993.  (....)

 

         Plus généralement, ce serait se bercer d’illusions de croire que la suprématie politique et militaire des États-Unis, éventuellement complétée par l’apport de leurs alliés, suffit seule à protéger durablement le monde contre les dangers des armes de destruction massive, qu’il s’agisse de l’arme chimique ou de l’arme nucléaire et de sa prolifération. Le Président Obama le reconnaît d’ailleurs lui-même.

 

         Il n’y a d’autre voie pour conjurer « le fléau de la guerre », selon la formule de la Charte des Nations Unies, que la négociation internationale la plus large en vue notamment de parvenir à des accords de désarmement contraignants.  (....)

 

         La voix de Jaurès mérite, aujourd’hui encore, d’être entendue : « avant tout, il faut rompre le cercle de fatalité, le cercle de fer, le cercle de haine … où la guerre tourne après la guerre en un mouvement sans issue et sans fin, où le droit et la violence, sous la même livrée sanglante, ne se discernent presque plus l'un de l'autre, et où l'humanité déchirée pleure de la victoire de la justice presque autant que de sa défaite ». (Discours à la jeunesse- Albi- 1903)

 

                                            Lire la tribune sur le site Marianne.fr

____________________________________________________________________

[1] Israël et la Birmanie (Myanmar) l’ont signée mais non ratifiée. Outre la Syrie, l’Angola, la Corée du Nord, l’Égypte et le Soudan du Sud ne l’ont ni signée ni ratifiée.

Menace chimique: comment contraindre Damas à désarmer ?
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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 19:45

Sergueï Lavrov, le ministre russe des affaires étrangères,

vient de demander à Damas, de placer son arsenal chimique

sous supervision internationale et de le détruire.

 

Dépêche AFP (18h37): "Nous appelons les dirigeants syriens à non seulement accepter de placer sous contrôle international leur stock d'armes chimiques, et ensuite à le détruire, mais aussi à rejoindre pleinement l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques", a déclaré le chef de la diplomatie russe, disant aussi espérer une réponse "rapide et positive" de Damas.

 

      C'est exactement ce que je propose sans interruption

 

depuis le 29 août:

 

que la France présente une résolution en ce sens

 

au Conseil de sécurité de l'ONU.

 

      Voir notamment:

 

 - http://paul.quiles.over-blog.com/comment-la-france-peur-faire-entendre-sa-voix

 

 -     http://paul.quiles.over-blog.com/prendre-poutine-au-mot

 

     Il est dommage que l'inertie de la diplomatie française, qui n'a pas réagi à cette suggestion, ait empêché que la France puisse se trouver aujourd'hui au coeur d'une démarche dont j'espère qu'elle permettra de trouver une issue politique à la grave crise syrienne.

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 11:36

Pour comprendre la formidable hypocrisie

 

du monde financier (et politique?),

 

ne manquez pas 

 

"Le hold-up du siècle"

 

mardi 10 septembre à 20h50, sur ARTE

 

 

Présentation de l'émission:

 

       "Imaginez un monde dans lequel vous pourriez choisir de payer ou non des impôts tout en continuant de bénéficier de services publics de qualité (santé, éducation, sécurité, transport...) payés par les autres. Ce monde existe : c'est le nôtre.

 

       Aujourd'hui, les multinationales peuvent dégager des milliards d'euros de bénéfice et ne pas payer un euro d'impôt. De même que des riches contribuables ont tout loisir de dissimuler leurs fortunes à l'abri du secret bancaire suisse ou dans des trusts domiciliés à Jersey.

 

       L'évasion fiscale a pris de telle proportion qu'elle menace aujourd'hui la stabilité de nos États. Entre vingt mille et trente mille milliards de dollars sont ainsi dissimulés dans les paradis fiscaux, soit l'équivalent des deux tiers de la dette mondiale ! "

Evasion fiscale: le hold-up du siècle
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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 08:36

 

On dit avec justesse qu'il est "inutile de réécrire l'Histoire".

 

Encore faut-il au moins se souvenir.....


J'ai retrouvé cette proposition que j'ai faite il y a 18 mois, le 6 mars 2012

 

(le Président de la République s'appelait.....Nicolas Sarkozy!).

 

Elle faisait partie d'une tribune que j'ai écrite pour le Monde et intitulée:

 

"Syrie: il ne suffit pas de protester".

 

A relire.Vous pourrez dire alors:

 

que de temps perdu...que d'occasions manquées!

Retour en arrière
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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 09:45

"Paul Quilès insiste sur l’urgence humanitaire en Syrie…

 

Il souhaite que la France propose au Conseil de Sécurité de l’ONU

 

une résolution demandant à la Syrie

 

qu’elle ratifie une convention internationale de 1993

 

sur l’élimination de l’arme chimique."

 

Intervention de Paul Quilès sur Radio Orient

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 08:00

      J'ai entendu le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, faisant part de son inquiétude devant les conséquences d'une possible intervention militaire en Syrie, décidée par quelques pays.

 

      Je viens aussi d'entendre que Vladimir Poutine avait enfin "fait un pas" dans son jugement sur l'affaire syrienne. Tant mieux, mais il faut rapidement agir pour que ce mouvement ne reste pas sans lendemain.

 

      C'est pourquoi, je propose à nouveau, puisque le G 20 se réunit demain à Saint-Pétersbourg, que les pays occidentaux  -et notamment la France- décident de prendre des initiatives pour que la Russie (et la Chine....qui suivra) ne bloquent pas une action internationale décidée par le Conseil de sécurité de l'ONU.

 

      Cela pourrait commencer par le vote d'une résolution au Conseil de sécurité demandant l’adhésion immédiate de la Syrie à la Convention de 1993 d’élimination de l’arme chimique.

 

      La Russie et la Chine ne pourraient pas bloquer ce vote, sauf à se faire complices de l'utilisation d'armes chimiques, attitude que semble désormais clairement abandonner Vladimir Poutine.

 

      Il n'est alors pas impossible d'envisager, une fois connues les conclusions de l'enquête des inspecteurs de l'ONU sur le massacre du 21 août,  que soit prise une décision du Conseil de sécurité destinée à sanctionner les auteurs du massacre de Damas et prévenir de nouvelles attaques chimiques.

 

      Il ne faut pas qu'un excès de précipitation vienne contrarier les chances (même minces) d'apporter une réponse internationale au drame que vit le peuple syrien depuis maintenant deux ans et demi.

Prendre Poutine au mot!
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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 22:56

  Dans le cadre de l'émission "28 minutes" d'ARTE,

 

Paul Quilès a participé à un débat sur la Syrie

 

avec l'historien et spécialiste du Moyen-Orient Jean-Pierre Filiu

 

et Thomas Snégaroff, historien spécialiste des États-Unis.

 

Pour visionner,

 

cliquez ici

 

(entre 14'45 et 37')

 

                                      

 

Visionnez le débat sur ARTE
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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 09:36

Je serai sur ARTE ce soir lundi 2 septembre,

 

vers 20h15

 

pour l'émission de rentrée d'Elisabeth QUIN,

 

"28 minutes".


Il sera question ....de la Syrie.

Paul Quilès sur ARTE ce soir
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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 17:32

Les contradictions des discours sur l’urgence d’une

intervention militaire en Syrie rendent ceux-ci

incompréhensibles.

 

Pour comprendre le désarroi des opinions publiques

dans les pays occidentaux,

il faut analyser les 4 principales contradictions

qui affectent les positionnements officiels.

 

*****

 

1- Comment concilier l’affirmation que cette opération ne viserait pas à « renverser le dictateur syrien» et une attitude refusant sa participation à des négociations politiques ?

 

       Cette contradiction entretient le flou sur l’objectif d’une intervention militaire présentée comme « limitée ».

 

 

2- Qu’est-ce qui régit les relations internationales : le droit ou la morale ?

 

        Il faut relire la Charte des Nations-Unies (signée à San Francisco, entrée en vigueur le 24 octobre 1945) : l’objectif  est de « préserver les générations futures du fléau de la guerre » ; la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationale est confiée au Conseil de sécurité, qui peut décider d’une intervention militaire (chapitre VII de la Charte)

 

       Malgré ses imperfections et certains échecs, le système de l’ONU constitue la principale source du droit international, complétée par des traités multilatéraux, qui engagent de nombreux pays, notamment dans des actions de désarmement. Il y a actuellement 15 opérations de « maintien de la paix » de l’ONU dans le monde. Elles sont menées par plus de 110 000 personnes, dont 90% de militaires.

 

      Seule la justice internationale (Cour pénale internationale) a la possibilité de juger les auteurs d’une action qualifiée d’immorale (crime contre l’humanité, crime de guerre, génocide….) et de la sanctionner.

 

       On n’a pas assez insisté sur la démarche de la Suisse engagée en janvier dernier et appuyée par une cinquantaine de pays (dont la France et le Royaume Uni mais non les Etats-Unis), consistant à demander au Conseil de sécurité de saisir la CPI de la situation en Syrie. Si les experts de l'ONU concluent qu'il y a bien eu attaque chimique, il y aurait là un cas évident de crime contre l'humanité tombant sous la juridiction de la Cour. La démarche devrait donc être relancée. Même s’il y avait un blocage russe et chinois, ce serait une nouvelle pression sur ces deux pays.

 

3- Comment faire comprendre à l’opinion internationale que le Président du pays le plus puissant au monde annonce que ses forces militaires pourront intervenir en Syrie « demain, dans une semaine ou dans un mois » et qu’il demande, dans le même temps, un feu vert à son Congrès....ce qui prendra du temps et peut se traduire par un rejet de la décision présidentielle !

 

       Sa lettre aux parlementaires américains ne lève pas les ambiguïtés sur l’objectif d’une telle opération, présentée comme devant « protéger les Etats-Unis et ses alliés contre la menace des armes chimiques ; dissuader, faire cesser, empêcher et dégrader les possibilités de futurs usages de l’armement chimique et d’autres armes de destruction massive »

 

4- Le discours sur les « armes inhumaines » et « le danger pour l’humanité » est confus et parfois empreint d’une indignation sélective.

 

       Même s’il ne doit pas faire oublier les 100 000 victimes du conflit depuis 2 ans et demi, le massacre de plus de 1000 personnes à Damas le 21 août est une abomination, qu’il faut dénoncer et qui doit donner lieu, une fois les preuves clairement établies, à toutes les sanctions permises par le droit international. Mais deux interrogations ne peuvent pas être éludées :

 

         1)  au nom de quel principe un seul pays (même s’il est secondé par quelques autres) est-il habilité à définir la sanction et à l’appliquer ?

 

         2) quelle est et quelle a été jusqu’ici l’attitude des Etats (notamment les plus puissants) à l’égard des « armes inhumaines » ? Je rappelle que celles-ci ont fait l’objet de plusieurs traités internationaux* et que les dirigeants des grands pays n’ont pas toujours été très attentifs à la nécessité de leur universalisation.

         L’exemple du massacre d’Halabja (16-19 mars 1988) doit être rappelé. Cette ville kurde a été soumise à une « attaque punitive » de Saddam Hussein avec des armes chimiques. Le bombardement a fait près de 5000 morts et entre 7000 et 10 000 blessés. Il entrait dans le cadre de l’opération « Anfal » menée par le régime irakien et qui s’est traduite par la destruction de 2000 villages et de 12 villes, entraînant la mort de 200 000 Kurdes.

         A cette époque, les Occidentaux soutenaient l’Irak dans sa guerre contre l’Iran. Les USA ont attendu la fin 1990, après l’invasion du Koweit par Saddam Hussein, pour attribuer ce massacre à l’Irak….et pas à l’Iran !

_________________________________________________________________

 

* Traités d’interdiction des « armes inhumaines »

 

- la Convention d’Ottawa interdisant les mines antipersonnel, signée par 160 pays, entrée en vigueur en 1999. Une soixantaine de pays – notamment producteurs !- ne sont pas signataires (dont USA, Russie, Chine, Inde, Iran…) 10% des stocks ont été détruits.

 

- la Convention d’Oslo interdisant les armes à sous-munitions, signée par 112 Etats (sauf USA, Russie, Chine, Israël, Inde, Pakistan), entrée en vigueur en 2010.

 

- le traité interdisant la fabrication et le stockage des armes chimiques.

         . Le protocole de Genève (1925) interdisait l’utilisation des armes biologiques et chimiques et des gaz asphyxiants. Les USA ne l’ont ratifié qu’en 1975 !

         . La mise au point, le stockage et l’utilisation des armes biologiques ont été interdits par la Convention de 1972, signée par plus de 50 Etats, ratifiée par la France en 1984, par l’URSS et les USA.

         . La Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l’emploi des armes chimiques et sur leur destruction a été signée à Paris le 14 janvier 1993. Le traité est entré en vigueur le 29 avril 1997. Il a été ratifié par 189 Etats, sauf 8 (Syrie, Egypte, Angola, Corée du Nord, Somalie, Soudan du Sud, Israël, Birmanie). L’OIAC, organisme de vérification dont le siège est à La Haye, a pour mission de vérifier la bonne application de l’accord. Tous les stocks déclarés n’ont pas encore été détruits, mais les Etats ont pris des engagements concernant le calendrier de destruction.

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dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez